Ce premier cadre bleu (une page papier) est l’"en-tête" de cette longue page web "Liens et documents utiles" : il regroupe les principaux liens à connaître.
Plus bas, vous trouverez un grand nombre de liens passionnants, dans l’ordre chronologique : j’en ajoute tous les jours (sous l’en-tête) depuis le printemps 2005.

 

Le plan C : concevoir nous-mêmes une Constitution d’origine Citoyenne

C’est aux citoyens eux-mêmes, directement, de façonner et protéger leur démocratie.
C’est folie de laisser les hommes au pouvoir écrire eux-mêmes les règles du pouvoir :

les CONSTITUANTS (les élus de l’Assemblée Constituante) doivent être TIRÉS AU SORT (pour éviter que des complices des candidats
ne nous soient imposés discrètement via les commissions d’investiture des partis),
et déclarés INÉLIGIBLES aux fonctions qu’ils instituent
(pour qu’ils n’écrivent surtout pas des règles pour eux-mêmes débouchant sur une impuissance citoyenne et des contre-pouvoirs factices).

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MAJ : 4 mai 2010

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Pour les sons et vidéos :

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Lieux de débat

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Infos ciblées
liées aux blocages institutionnels

 

MÉDIAS :
acrimed.org

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etats-generaux-medias.org

info-impartiale.net

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LIMITES DE LA BIOSPHÈRE :
manicore.com et reporterre.net

 

DIVERS (et pourtant PRÉCIEUX) :

UPcaen  et  inegalites.fr

bonvote.com

actuchomage.org

classiques.uqac.ca

 

 

La plus précieuse radio,
radio des citoyens debout,
sur France Inter à 17 h 15 h,
"Là-bas si j’y suis".
Archives
sonores : la-bas.org
Répondeur : 01 56 40 37 37

La chronique d’Albert Jacquard
F.Cult à 17h50, sans archives mais podcastable
(le jour-même seulement !)

Terre à Terre, par Ruth Stégassy :
le sam. matin à 7 h, sur France Culture.

Archives sonores : http://terreaterre.ww7.be

Le Monde diplomatique : monde-diplomatique.fr
et son blog : blog.mondediplo.net

Lieux de réflexion et d’action ciblés sur les perspectives européennes et sur les institutions :

Europe :

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france.attac.org/r717

new-constitution.net

touteleurope.fr/debats

europa-constitution.net

vanb.typepad.com/versac

europe-des-consciences.org

bruxelles.blogs.liberation.fr/

observatoiredeleurope.com

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europe-maintenant.org

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France :

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Évolution de la démocratie :

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elandescitoyens.com

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CNR

Choix institutionnels détaillés :

stochocratie.free.fr

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partiblanc.fr

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elire.free.fr

ric-france.fr

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la-democratie.fr/

laconstituante.org

pouruneconstituante.fr

6eme-republique.com/ludf

etienne.chouard.free.fr/forum

etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution

Affaire Clearstream : il faut aider Denis Robert : http://lesoutien.blogspot.com/  

Importants documents de synthèse, une sélection de textes vraiment remarquables, à lire et à relire :

 

• « Quelle Europe construire ? Les termes du débat. » par R. Joumard, H. Paraton, M. Christian & JF Escuit (pdf - espagnol pdf – polyglotte pdf)

• « Proposition iconoclaste pour des citoyens législateurs : des députés tirés au sort » par Hervé Chaygneaud-Dupuy.

• « Récapitulatif sur le RIC, référendum d’initiative citoyenne » par Yvan Bachaud.

•    L’étonnante et passionnante « Constitution du Venezuela ».

• « La mondialisation capitaliste : malheur aux vaincus » par Jean-Marie Harribey.

• « L'Europe en crise - Que faire ? » un texte majeur, par Maurice Allais – "Prix Nobel" d'Économie.

• « Le manifeste des chômeurs heureux »

• « Êtes-vous démocrate ou républicain ? » par Régis Debray (qui charge le mot démocratie de tous les maux, mais qui liste bien les points à débattre).

• « Manifeste pour la vraie démocratie » par André Tolmère. (version pdf)

• « Maastricht : s’est-on trompé d’Europe ? » par André Grjebine.

• « De la réélection des députés » par Maximilien Robespierre.

• « Les chaînes de l'esclavage » par Jean-Paul Marat.

• « L’ère démocratique est-elle finie ? (Un traité anti-constitutionnel) » par Christian Darlot.

• « Conférence de Citoyens sur les OGM : une expérience enthousiasmante » par Michel Pimbert.

• « Replacer l’humain au centre de l’économie » par René Passet.

• « L'escroquerie monétaire mondiale » un document bouleversant écrit par Eberhard Hamer.

• « Limiter le rôle de l’endettement dans la création de la monnaie »  proposition de loi organique de Tovy Grjebine.

• « Le vote électronique en France : opaque et invérifiable »  un rapport accablant et consternant de Chantal Enguehard.

• « Contre le libre-Échange, la Charte de La Havane » par Jacques Nikonoff.

• « Pour un néo-protectionnisme, écologique et social ! » par Jacques Sapir (excellent).

• « Sommes-nous en démocratie ? » par Les renseignements généreux.

• « Cornélius Castoriadis analyse notre "démocratie" » un enregistrement audio d’une richesse enthousiasmante.

• « Incursion dans un domaine trop réservé : la monnaie » un document très intéressant rédigé par Attac 78.

• « Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu » leçons totalitaires ou comment détourner les institutions (pdf)

• « L’apport de Pierre Rosanvallon pour résister aux abus de pouvoir » regroupement de textes importants, épars sur ce site

• « La crise mondiale d’aujourd’hui - Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires » par Maurice Allais

• « Monnaie et souveraineté » un document littéralement passionnant sur un sujet crucial, écrit par Éric Dillies

• « Analyse du projet de traité modificatif de l'Union européenne » une rigoureuse et utile réflexion de Robert Joumard.

• « Reconsidérer la richesse » un rapport d’une importance capitale, de Patrick Viveret (résumé)

• Voir aussi Bibliographie 1 , Bibliographie 2 et Documents de référence

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas de liens publiés
entre le 21 juin 2009
et le 4 mai 2010

 

Complètement découragé
par la passivité de mes contemporains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« 9 000 milliards de dollars disparus à la FED
et le silence des médias »

par Adenanthera :

http://www.lepost.fr/article/2009/05/27/1552985_9-000-milliards-de-dollars-a-la-fed-disparu-et-le-silence-des-medias.html

 

 

« 9 000 milliards  de dollars, soit  9 billions en Francais, ou 9 trillions en norme US, ou encore 9 000 000 000 000 $ (en chiffres, ça parle tout de suite plus), l'équivalent de 30 000 dollars pour chaque Américain, ou plus serieusement, 1 500 dollars pour chaque habitant de la planète (sachant que nombre d'entre eux ne gagnent pas plus de 1 dollar par jour), quatre fois ce que le trésor USA doit à la Chine. C’est aussi 100 000 euros pour chaque Français, voila le triste résultat du vol de la FED dont on vient de découvrir le pot aux roses, et étonnement : Silence dans les médias, depuis le 6 mai 2009.

 

Pourtant on avait fait un foin du diable concernant l'affaire Kerviel : 5 milliards,
ou dernièrement, l'affaire Madoff : 50 milliards...
Au regard de la somme faramineuse, vraiment des petits joueurs.

 

Pourquoi une telle omerta dans l'information ? Y a-t-il un mot d'ordre lancé pour ne pas faire de vagues sur cette histoire ?

 

Donc, la source est une video/débat surréaliste entre le rep Alan Grayson et une inspectrice générale de la FED au Sénat americain :

 

Je vous joins la vidéo pour ceux qui comprennent la langue, pour les autres un résumé traduit, et de toutes façons il suffit de voir l’air embarrassé et les incohérences de l’inspectrice de la FED pour comprendre :

 

http://www.youtube.com/watch?v=PXlxBeAvsB8

 

ON NE SAIT PAS OÙ EST PASSÉ L'ARGENT !!!!!!
DANS L'HISTOIRE DE LA FINANCE AMERICAINE, IL N'Y A PAS DE PRÉCÉDENT COMME CELUI-CI.

 

-Inspecteur Sherman, vous êtes bien inspecteur à la Réserve Fédérale ?

 

-Absolument

 

-Vous avez conduit une enquête je suppose sur le rôle de la FED dans l'aide accordée a LEHMAN BROTHERS ?

 

-Dans cette affaire particulière, nous n'avons pas conduit d'enquête.

 

-Avez-vous diligenté une enquête sur les trillions de $ qui ont disparu de vos livres comptables aux dire de Bloomberg ?

 

-Nous avons actuellement regardé pour évaluer les risques.

 

-Cela, je le comprends, mais avez-vous fait une enquête spécifique sur ce sujet précis ?

 

-(hésitation) Nous sommes dans le processus de commencer quelque chose à ce sujet.

 

-Vous êtes l'inspecteur général, alors connaissez vous l'identité de celui ou de ceux qui sont receveur des fonds ?

 

-Concernant cette transaction nous n'avons pas encore enquêté sur ce point précis.

 

-Êtes-vous au courant de la disparition de ces trillions de $ qui ont disparu de vos livres comptables ?

 

-Nous n'avons pas conduit d'enquête spéciale dans notre juridiction à ce sujet pour la clarifier, et nous n'avons pas juridiction non plus pour certains détails de l'enquête.

 

-Madame, 9 trillions de $ ce qui représente $30,000 par chaque habitant américain, incluant toutes couches de population, vous me dites ne pas être responsable de l'enquête, alors qui l'est ?

 

-(hésitant) qui est responsable concernant l'enquête............. pouvez vous reposer la question ?

 

-Qu'avez-vous fait concernant la disparition de cette argent sur vos livres aux dires de Bloomberg, pour un montant de 9 trillions de $, dans les 8 derniers mois ?

 

-Je dois regarder l'article de Bloomberg, articles que je n'ai d'ailleurs pas lu.

 

-Madame ce n'est pas la question ! Je repose la question : où sont passés les 9 trillions de $ disparus de vos comptes ?

 

-À ce point, nous conduisons une enquête à haut niveau.

 

-Avez-vous conduit cette enquête depuis septembre dernier ?

 

-Nous sommes en train de collecter les informations pour savoir ce qui se passe concernant ce sujet.

 

-Vous êtes en train de me dire que personne ne suit la trace d'une façon régulière de la disparition de cet argent !!

 

-Je ne sais pas et nous ne sommes pas en position de pouvoir dire si c'est une perte ou quoique ce soit d'autre.

 

-Mon temps est écoulé, Mrs Chairman, mais je suis choque que personne à la FED ou même l'inspecteur général ne puisse avoir trace de tout ceci.

 

 

************************************************************************************************

Je voudrais remercier par ce present post quelques acteurs de la transmission de cette information  dont vous pourrez suivre certains élements non repris ici  en cliquant sur les liens suivants tel que :

 

Pierre JC Allard sur  Agoravox qui m'a fait découvrir l'info

 

Liberté Internet  dont j'ai recopié le texte ci dessous

 

Zabeau : membre du Post : à lire, ses divers articles aussi !

 

*************************************************************************************************

 

En espérant que La Rédaction du Post aura le courage de mettre cette information en avant sur son site par le biais de la fonction  : info choisie par la rédaction (ne connaissant pas la marche à suivre, un coup de main ?).

 

*************************************************************************************************

 

Après Vous n’auriez pas vu mon or ?, voici une nouvelle péripétie d’une dimension inimaginable.

 

On s’inquiétait pour la dette US, qui vient de dépasser les 11 300 milliards de dollars US, mais on découvre avec stupéfaction que la banque centrale des USA, la “Federal Reserve”, qui n’est en fait rien d’autre qu’un cartel constitué par les plus grands établissements bancaires [privés] des États-Unis d’Amérique, aurait égaré pas moins de 9 000 milliards de dollars.

 

Disparus, volatilisés, plus aucune trace de ce qui représente une dette supplémentaire de 30 000 dollars par citoyen des USA. Je n’ose imaginer les motivations et les mécanismes qui se cachent derrière ce qui constitue – à mon très humble avis – un détournement de fonds organisé par quelques banksters privilégiés, qui ont compris que le système qu’ils ont mis en place court à sa perte et va s’effondrer.

 

Pendant que la population devra trimer dur pour tenter de réparer les dégâts et rebâtir une nouvelle société sur les ruines du mercantilisme et du monétarisme mis en place par les autorités américaines à la botte de ces mêmes bangsters, ces derniers auront probablement déjà pris la poudre d’escampette après avoir accumulé des fortunes qu’ils auront précautionneusement fait sortir du pays et placés dans des actifs tangibles.

 

Cette fortune accumulée par les banksters constitue la plus grande escroquerie jamais mise en place, le système pyramidal d’exploitation de la population le plus monstrueux qui n’ait jamais été manigancé, et qui leur permettra de se mettre bien à l’abris en attendant que les conséquences du Tsunami s’estompent, mais plus grâve encore, leur permettra ensuite de refaire surface une fois que la crise touchera à sa fin, dans plusieurs années au minimum, pour perpétuer leur domination sur le système économique grâce aux fortunes qu’ils auront accumulées, et céder en héritage à leurs descendants un contrôle élargi du pouvoir politique.

 

La catastrophe se rapproche à grandes enjambées et il devient selon moi urgent et impératif de fuir les marchés d’action à toutes jambes. La baisse soudaine du dollars US la semaine dernière et la hausse simultanée des taux sur les obligations à long terme du trésor US (voir l’analyse On n'ira pas plus haut !) sont les signes précurseurs d’une crise monétaire et financière en voie d’accélération, dont on ose à peine imaginer les conséquences.

 

En 2001, le 10 septembre, c’est-à-dire la veille des funestement célèbres attentats du 11 septembre 2001, Donald Rumsfeld déclarait que le Pentagone avait égaré de manière inexpliquable la somme de 2 300 milliards de dollars US :

 

http://www.youtube.com/watch?v=3kpWqdPMjmo

 

 

(À titre informatif : 500 milliards de dollars US correspond environ au budget annuel de la defense : 9 000 milliards ! de quoi faire tourner la machine de guerre pendant 18 ans) »

 

 

 

 

 

« Le malheur est dans le prêt »

Un bon reportage d'Arte sur la catastrophe sociale des subprimes

http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2672836,scheduleId=2636716.ht

 

Il reste deux jours seulement pour voir ce film (c'est idiot, du gâchis, mais c'est la "politique" d'Arte).

 

 


 

 

 

 

 

« La citoyenneté contre le marché ? »

un livre exceptionnel, d'Éric Desmons, professeur de droit à Paris II, Paris XIII et Sciences Po :

http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:La_citoyennet%C3%A9_contre_le_march%C3%A9_%3F

 

Je trouve ce livre formidable : l'auteur y articule des centaines d'idées essentielles puisées dans une bibliographie remarquable : je retrouve beaucoup de mes livres préférés (et j'en découvre bien d'autres !) à travers la foultitude de notes, et le maillage de toutes ces fortes pensées est composé avec intelligence.

 

Les coups de boutoirs — logiques, théoriques, historiques — contre "l'État de droit" (avec le juge hors contrôle comme seul maître de l'effectivité de la garantie des droits) comme complément logique verrouillant l'escroquerie intellectuelle "démocratie représentative" au profit d'une caste de privilégiés, ces coups de boutoir contre les infinis détournements du droit sont précieux de la part d'un grand juriste.

 

Je regrette cependant la minceur de la conclusion (et du livre entier, d'ailleurs) : chaque chapitre est en soi un outil de résistance très intéressant contre les abus de pouvoir, alors que, au contraire, la courte conclusion, étrangement, presque vide de propositions concrètes, ne sert quasiment à rien. Ce n'est pas grave.

 

Sans parler du grand absent (apparemment) de cet important petit livre qu'est le tirage au sort.

 

C'est précisément ce genre de livre que j'aimerais écrire un jour, en articulant les meilleures réflexions que j'ai identifiées sur mon sujet (dans de nombreuses spécialités), pour produire une démonstration et fonder un projet cohérent, original et décisif pour le bien commun. Je trouve ce livre remarquable ; de la même qualité que le dernier livre de Jacques Généreux, "Le socialisme néomoderne" (une merveille d'intelligence, plus riche encore mais dans d'autres disciplines) ; je vous les recommande chaleureusement tous les deux.

 

J'en donnerai quelques extraits sur le blog. Le chapitre 2 du livre d'Éric Desmons, "Être citoyen : exercer le pouvoir ou jouir des droits fondamentaux ?", est passionnant d'un bout à l'autre, tous les paragraphes comptent, on voudrait tout citer !

 

Je n'ai pas encore fini cet essai (comme avec tous mes livres, je fais durer le plaisir), et j'espère y trouver —vous le devinez, mais sans grand espoir ;-) — quelques éléments de réflexion sur la décisive (et méconnue) qualité du processus constituant — processus essentiel historiquement jamais impartial, toujours dévoyé, perverti, du fait (méconnu) de l'élection des constituants, élection parmi des candidats imposés par les partis, au lieu de leur très nécessaire tirage au sort. Si j'y trouve quelques pistes dans ce sens, je ne manquerai pas de vous en faire part, évidemment.

 

J'espère un jour avoir le privilège d'échanger des idées avec cet homme-là.

 

Un très bon livre.

À lire, vraiment.

 

 


 

 

«Microcrédit, macro-espoir »

un entretien du Nouvel Obs avec Muhammad Yunus :

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20080320/articles/a370134-.html

 

"Depuis vingt-cinq ans, il est le «banquier des pauvres» au Bangladesh.

Il développe aujourd'hui des projets audacieux pour un «capitalisme social»" (…)

 

 

 

 

« À travers la  Banque du Peuple  de P. J.  Proudhon  »

une synthèse passionnante d'un des projets essentiels de Proudhon
proposée par l'excellent Janpier Dutrieux, sur son site renové, très riche :

http://prosperite-et-partage.org/spip.php?article23

 

À propos, vous devriez écouter cette émission de France Culture, Concordance des temps,
Jean-Noël Jeanneney recevait hier Philippe Régnier :
 « Actualité de Proudhon : la gauche, le crédit et l’Europe »

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/concordance/fiche.php?diffusion_id=73708

Ce spécialiste de Proudhon est tout simplement enthousiasmant…

 

Pensez à explorer la véritable corne d'abondance qu'est le site
Prospérité et partage :

http://prosperite-et-partage.org

 

 

 

 

« Devinette : qui cultive la démagogie sécuritaire ?

Lettre ouverte du Syndicat de la magistrature »

vendredi 12 juin 2009, par Olivier Bonnet :

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1150

 

 

« Nous publions intégralement ci-dessous une lettre ouverte signée par le bureau national du Syndicat de la magistrature, en date du 11 juin, qui dénonce les poncifs et fausses évidences sécuritaires, faits et chiffres à l’appui. Un rappel toujours salutaire, doublé d’un petit jeu : à vous de deviner à qui la missive est adressée. » (Lire la suite…)

 

 

 

 

 

« Histoire d’une utopie émancipatrice

De l’éducation populaire à la domestication par la "culture" »

Un article très intéressant de Franck Lepage dans Le Monde diplomatique (mai 2009) :

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/LEPAGE/17113

 

À propos de cet étonnant sabotage public du projet d'éducation populaire de 1945,
voici une vidéo, un peu longue mais assez amusante, du même Franck Lepage :

 

« Inculture(s)

Conférence gesticulée de Franck Lepage »

http://www.alpesolidaires.org/incultures-conference-gesticulee-de-franck-lepage

(ça devient dense et important à partir de la minute 75)

 

 

« Décapante, tonique et drôle, cette conférence gesticulée par Franck Lepage, nous raconte comment le mouvement d'éducation populaire qui avait l'ambition, après la deuxième guerre mondiale, d'être une "formation à la politique", a progressivement perdu son but et son sens à travers l'institutionnalisation de la CULTure, de la JEUNEsse et du SPORT. Le recul dans l'histoire amène à une redécouverte du sujet, pour un dépoussiérage salutaire.

 

Franck Lepage a notamment participé au "Livre noir de l'animation socio-culturelle" en 2006.

 

Incultures est produit par la scop d'éducation populaire Le Pavé qui édite le DVD de ce spectacle. »

 

 

 


 

 

« Il faut imposer les riches,
estime la majorité des populations
sondées par l’institut Harris »

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2603

 

 

 

 

« Argentine : les salariés redémarrent en coopérative des entreprises faillies »

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2681

 

 

En Argentine, le mouvement de reprise d’entreprises par leurs salariés, qui avait vu le jour après l’effondrement économique de 2001, connaît un renouveau depuis quelques mois. De nombreux salariés de firmes en faillite ont choisi de se battre et de sauvegarder leur emploi en relançant l’activité sous forme de coopérative ouvrière. Emblème de ce mouvement, le luxueux Hôtel Bauen de Buenos Aires, occupé par ses employés en 2003 après sa fermeture, est aujourd’hui devenu une entreprise rentable qui emploie 150 personnes. » (Lire la suite…)

 

 

 

 

 

« Résistance individuelle contre l'oppression, partout sur terre,
l'exemple emblématique de Tian'anmen et la vidéo historique »

http://www.youtube.com/watch?v=9-nXT8lSnPQ

 

© Stuart Franklin

 

Et une bonne synthèse proposée par Mots d'images :

http://motsdimages.ch/L-Homme-de-Tian-anmen.html

 

 

 

 

« La folie du libre échange dérégulé
résumée par l'excellent Jacques Généreux »

 

 

« Oubliant que ce sont des lois qui ont fait le marché, d'aucuns ont cru que l'avenir du marché était dans l'abolition des lois !

 

Folie comparable à celle d'un gardien de zoo qui ouvrirait la cage des lions, au prétexte qu'en trente ans de carrière il n'a jamais vu un lion agresser qui que ce soit ! »

 

Jacques Généreux, Les vraies lois de l'économie, 2005, p 295.

 

 

Une réserve (en forme de procès d'intention) : je suis sûr que les idéologues du libre échange n'oublient rien du tout, je suis sûr qu'ils savent très bien que leur idéologie va martyriser le plus grand nombre au profit de quelques privilégiés (privilégiés qui payent justement ces économistes pour soutenir théoriquement les sottises du libre échange et du saint-marché). ÉC.

 


 

 

« Paul Jorion est l'invité — décapant — de France Info (vidéo) »

http://www.pauljorion.com/blog/?p=3299

 

Cet entretien est souvent passionnant. Il est même enthousiasmant de voir ainsi critiquer radicalement le système sans qu'aussitôt les chiens de garde ne mordent les jarrets du résistant.

 

Je ferai seulement une nuance et une réserve :

 

1) Sur la monnaie, je nuancerais : quand Paul dit qu'"une reconnaissance de dette, ce n'est pas de la monnaie", il devrait plutôt dire qu'"une reconnaissance de dette c'est une mauvaise monnaie, voire une fausse monnaie" ; je ne reviens pas là-dessus ;o)

 

2) Le plus important, c'est ma réserve ; elle concerne le libre échange : j'ai l'impression que Paul n'a (encore) rien lu d'important sur la question et qu'il répond intuitivement ; nous serions alors un peu dans la même situation qu'il y a un an, à propos de la monnaie : Paul avait des positions assez tranchées sur un sujet (la création monétaire) où il avoua plus tard qu'il n'avait jamais lu un seul livre… ce qui se comprend (les employés des banques n'ont jamais conscience de la création monétaire, ils n'en voient aucun signe), et ce qui défend tout à fait car l'opinion de Candide apporte toujours un précieux sang neuf aux débats d'idées, mais ce qu'on doit garder à l'esprit pour ne pas exagérément survaloriser certains points de vue : Candide n'a pas toujours raison par le seul fait qu'il est candide.

 

Sur le libre échange, il y a six mois, Paul a censuré un de mes commentaires qui évoquait une excellente synthèse sur le libre échange, simplement parce que son auteur était d'un petit parti (Solidarité et progrès) que Paul suspecte (très injustement, à mon avis) d'être, sans le dire, d'extrême droite, ce qui est une sottise, un vrai procès en sorcellerie (injuste de A à Z), je crois : Pierre Bonnefoy avait écrit une synthèse passionnante contre l'idéologie (impérialiste) du libre échange, outil de domination des Anglais à l'époque, devenu aujourd'hui outil de domination des multinationales.

 

Pierre Bonnefoy soulignait dans ce long document, entre autres, l'importance de l'œuvre de Friedrich List, dont le livre "Système national d'économie politique" (excellemment préfacé par Emmanuel Todd) est effectivement une merveille de raisonnements et de faits articulés en faveur du protectionnisme c'est-à-dire d'un échange intelligent, régulé, garanti équitable, au lieu de la jungle libréchangiste qui ne favorise évidemment que les plus forts.

 

Résultat de la calomnie contre Solidarité et progrès (et de la crédulité de ceux qui font crédit aux calomnies sans prêter attention à la défense des calomniés) : Paul semble (pour l'instant) intellectuellement fermé à cette critique radicale de la plus dangereuse idéologie économique qui soit… c'est très dommage. C'est un  exemple de plus de la redoutable efficacité de la calomnie.

 

C'est d'autant plus paradoxal que Paul Jorion défend (vaillamment, courageusement) quasiment toutes les thèses essentielles de Solidarité et progrès, et notamment la dénonciation de la finance et la banque comme parasites mortels du système. Comme prévu par les calomniateurs, la calomnie conduit les résistants à se tirer dessus mutuellement : ça marche depuis des millénaires.

 

Si vous n'avez pas lu cet article de Pierre Bonnefoy qui explique les enjeux du combat idéologique entre libre échange et protectionnisme, (l'article coupé par Paul), je vous le recommande instamment :

http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=3031#p3031.

 

Contre la nuisibilité crasse du libre échange (au regard de l'intérêt général, bien sûr, car au regard des intérêts des ultrariches, c'est l'inverse, évidemment), il faut lire Jacques Généreux qui, à mon avis, sur ce sujet-là, est mille fois plus crédible que Paul Jorion (ou moi).

 

Cette réserve faite, Paul est formidable dans cet entretien : attachant, bagarreur, convainquant, décapant.

 

 

 

 

Excellente synthèse vidéo des arguments 
pour le RIC, Rassemblement pour l'Initiative Citoyenne 

par Jean-Michel Vernochet :

http://www.youtube.com/watch?v=Z58NFfR5iGU

 

Ne ratez pas cette courte et forte vidéo.

Et... faites passer ;o)

 

PS : le site du RIC, pour imprimer vous-même vos bulletins :
http://www.ric-france.fr/

 

 


 

 

« Élections au parlement européen : combien passeront au privé ? »

http://blog.agone.org/post/2009/05/09/Elections-au-parlement-europeen:-combien-passeront-ils-au-prive

 

Excellente question : face à l'évidente et profonde corruption de la démocratie par les marchands,
devient plus que jamais nécessaire la vigilance citoyenne de tous les instants
(les armes à la main, comme à Athènes ?).

 

 

« À quelques semaines des élections au parlement européen, les affiches électorales ont commencé à fleurir dans les villes d'Europe. Si on connait désormais la liste de ceux qui concourent à une (ré-)élection, on sait également quels députés ne briguent pas de nouveau mandat. Beaucoup vont retourner à la politique nationale, prendre leur retraite ou chercher un nouveau job. Mais il sera particulièrement intéressant d'observer au cours des mois et des semaines qui viennent, lesquels parmi les actuels députés vont passer de l'autre côté de la barrière et trouver un emploi de lobbyiste au service de l'industrie.

 

Après les dernières élections, en 2004, Elly Plooij van Gorsel, le vice-président sortant du parlement européen est devenu consultant senior pour la firme de lobbying Blueprint Partners, très peu de temps après avoir quitté ses fonctions.

 

Les deux anciens députés britanniques David Bowe (travailliste) et Nick Clegg (libéral-démocrate) ont rejoint les rangs de la société de lobbying GPlus Europe (M. Clegg est depuis retourné à la politique et est devenu le Pt du parti social-libéral.)

 

Pat Cox, l'ancien président du parlement européen a intégré le géant des relations publiques APCO ainsi que la firme de conseil basée à Bruxelles European Integration Solutions. Pat Cox est aussi conseiller de Microsoft, Pfizer et Michelin.

 

Quant à l'ex-député allemand Rolf Linkohr, il a créé le Centre for European Energy Strategy (CERES), un think tank spécialisé dans le conseil en lobbying pour les grandes firmes énergétiques, y compris l'industrie nucléaire.

                                                          

(Lire la suite…) »

 

                                      

À propos de prévarication (de moins en moins secrète, de plus en plus "décomplexée",

de plus en plus révoltante), écoutez l'excellente rediffusion de Là-bas si j'y suis, intitulée :

 

« Lobby planet »

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1694

 

 

On y entend (minute 25'30) cet avertissement (terrifiant) de Gérard de Sélys contre les "AGENCES", ex journaliste de la radio publique belge (RTBF), un vrai journaliste ayant suivi pendant 35 ans tout ce qui concerne l'Europe et particulièrement les lobbies industriels : l'ERT (European Round Table) ne sert exclusivement qu'à rédiger la loi européenne à la place des députés européens :

 

 

« Les lobbies existent depuis toujours, depuis la création du monde industriel, ils ont commencé surtout dans le monde anglo-saxon, et ça s'explique très bien : pour légiférer en matière industrielle ou commerciale, le législateur doit essayer de comprendre au mieux ce qui se passe dans le monde industriel, donc, il doit le consulter, ce qui est tout à fait normal : on ne va pas légiférer n'importe comment, il faut que la loi soit précise, pertinente… Et donc, aux États-Unis, les lobbies (parce que les ÉU, c'est un très très grand pays, 6000km de largeur), les lobbies se sont installés à Washington, à la fin du 19e siècle, pour être près du Congrès, et pour informer le Congrès.

 

 

Mais très vite, ça a dérapé : les industriels se sont dit "plutôt que d'informer le Congrès, on va faire les lois nous-mêmes, et les proposer aux congressistes, qui vont les voter sans problème : ils ne comprennent rien aux lois techniques, donc, on va s'occuper de ça".

 

Et le même processus s'est passé en Europe au début des années 80 : on a créé la Table Ronde des Industriels (TRI) pour ça et uniquement pour ça, pour légiférer avec les juristes de la commission européenne. Et donc, la Table Ronde Européenne des Industriels existe depuis mars 1983, et depuis, elle ne fait que ça, et elle va très loin, elle va très loin parce qu'elle ne s'occupe pas seulement de rédiger la loi européenne (donc, la loi qui nous concerne, hein, tous les jours), elle donne les grandes lignes de la politique à suivre : par exemple, en 2002, la Commission européenne a publié un Livre Blanc sur la bonne gouvernance européenne et que trouve-t-on dans ce livre blanc ? Que les parlements sont trop lents, mettent trop longtemps à comprendre les dispositions réglementaires élaborées par la Commission européenne et donc qu'il faut se passer d'eux, y compris du Parlement européen qui n'a pratiquement rien à dire.

 

Donc comment s'en passer ? Oh ! idée de génie qu'ils ont eue, encore une fois on a copié sur les États-Unis, on va faire des AGENCES, comme la Food and Drug Administration [FDA] aux États-Unis qui est l'agence qui réglemente tout ce qui est médicaments et alimentation : quelle est la différence entre une agence et une direction générale de la Commission européenne ? C'est que l'agence est indépendante, c'est que l'agence ne réglemente pas par directives européennes, c’est-à-dire par des lois, mais par des réglementations, et que ces réglementations ne passent plus devant les parlements nationaux, qui ne sont pas tenus informés. Il y a déjà dix agences européennes, on va créer probablement des agences pour tout ce qui concerne la politique ou les politiques de l'Union européenne : une agence pour l'agriculture, une agence pour le commerce extérieur, une agence commerce intérieur, une agence économie et finances, qui vont être installées, par exemple pour l'agence économie et développement, probablement à Montpellier en France, pour l'agence de l'agriculture, Parme (la ville italienne) est candidate, donc tout est déjà préparé.

 

Une fois que ces AGENCES seront créées, il n'y aura plus aucun contrôle démocratique sur la politique de l'Union européenne, plus aucun. Et tout ça est en train est en train de se préparer à notre nez et à notre barbe sans qu'on soit tenus informés. »

 

 

Commentaire de Daniel Mermet : « Pourtant, pourtant, c'est pas ce qui manque, les "informations" : de tous les côtés ça nous tombe, de tous les côtés, on est oppressés d'informations à longueur de temps, et effectivement, malgré tout, avez-vous souvent entendu parler de l'ERT, European Round Table ? Pas beaucoup, quand même… »

 

Mon commentaire à moi : il est urgent de sortir de ce piège à rats, en commençant par ne surtout pas s'abstenir et voter pour des résistants, n'importe qui d'AUTRE que l'UMP, le PS, le MODEM, est autres prétendus "verts" qui nous poussent dans la cage de l'UE avec de bonnes paroles.

                                                                                                                    

Je vous recommande vraiment d'écouter cette émission de Là-bas si j'y suis.

 

 

PS : tiens, à propos de constitutionnalisme, je vous signale deux choses importantes :

 

• Je vous recommande de découvrir un grand penseur du constitutionnalisme : il s'appelle Dominique Rousseau, il est professeur de droit public à Montpellier et, à l'invitation de Pierre Rosanvallon, il a donné une conférence littéralement passionnante au Collège de France intitulée "Constitution et démocratie". C'est de haut niveau et c'est pile poil sur ce qui compte le plus pour l'humanité (à mon avis), sur la racine réelle des malheurs des hommes (qui n'arrivent nulle part à contrôler les pouvoirs) :

http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/his_pol/dominique_rousseau.jsp

 

Bien sûr, comme chez Rosanvallon, il manque au travail de Dominique Rousseau (à mon avis) l'analyse du processus constituant, il y manque la mise en accusation de l'appropriation du pouvoir constituant par les pouvoirs constitués et le conflit d'intérêt désastreux qui surgit de cet abus de pouvoir originel, il manque l'évaluation méthodique de la procédure du tirage au sort de l'assemblée constituante, mais, et c'est ma deuxième nouvelle importante :

 

• nous pourrons bientôt féliciter et interpeller de vive voix cet homme passionnant, car  Dominique Rousseau sera à Marseille vendredi prochain, 5 juin 2009, de 19h à 21 h, 1 rue Massabo (métro Joliette) pour une conférence intitulée : "Quelle pensée constitutionnelle pour la gauche ? La Ve République contre la démocratie".

 

Ce n'est pas alléchant, ça ? smile Au plaisir de vous y retrouver.

Étienne.

 

Remarquez que les conférences politiques au Collège de France à l'initiative de Pierre Rosanvallon sont une mine insondable pour alimenter nos résistances :

http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/his_pol/audio_video.jsp

 

                                                                                               


 

 

 

« L'alarme extrême de Jacques Attali 
et bien sûr… l'Union européenne comme unique recours… »

http://www.dailymotion.com/video/x99fg2_intervention-de-m-attali_webcam


Jacques Attali repousse l'idée (pourtant évidente) de nationalisation des banques,
et il ne conçoit la soumission des banques… qu'à l'Union européenne (profondément antidémocratique)…
Il fallait oser. Ça ressemble fort à
la stratégie du choc (identifiée par Naomi Klein) en action.

 

 

 

 

« Au Parlement européen :

La plaque des lobbys chéris »

 

 

C’est une révélation du journal Fakir.

 

À quinze mètres de l’entrée principale du Parlement européen, à Bruxelles, se trouve posée une plaque.

 

Avec ce slogan : « C’est par les discours, les débats et les votes que doivent se résoudre les grandes questions, avec détermination, patience et dévouement. »

 

Tout en bas : « Inaugurée le 6 décembre 2001, par Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen ».

 

 

Et avec un logo au milieu :

 

« EAP. Society of european affairs professionnals.

Incorporating felpa. Fédération européenne du lobbying et public affairs. »

 

 

Pour le journal Fakir, François Ruffin a mené l’enquête à Bruxelles : derrière le « SEAP », se cachent Unilever, Mac Donalds, Carrefour, Unilever. Ce « lobby des lobbys » est hébergé par un groupe proche de Coca-Cola et Pepsi-Cola.

 

Cette amitié, affichée, publique, entre lobbys et parlementaires européens ne semble gêner personne. Le journal Fakir a ainsi interrogé, non seulement le président du SEAP, mais également Nicole Fontaine. Qui se montre plus qu’embarrassée par cette révélation : c’est qu’on imagine mal, à l’entrée des jardins du Luxembourg à Paris, une plaque de Total remerciant les sénateurs !

 

Le 22 mai prochain à 17 heures, le journal Fakir – en compagnie d’associations européennes et de syndicats belges – inaugurera sa propre plaque à Bruxelles.

 

Fakir, disponible dans (presque) tous les kiosques pour 2,80 €.

 


 

 

« Abolir les droits des personnes morales au nom des droits des individus »

Une excellente analyse de Sam, sur un fil du forum qu'il vient de créer pour en parler :

http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7198#p7198

 

 

Abolir les droits des personnes morales au nom des droits des individus

 

Une recette géniale pour anéantir progressivement les libertés : en créer de nouvelles !

 

Les régimes totalitaires vantent les libertés pour mieux les anéantir (Hannah Arendt).

 

Quels nouveaux droits a-t-on créés ? Ceux de personnes morales — des entreprises.

 

Prenez déjà tous les principes néolibéraux gravés dans les traités fondant l'Union européenne ; vous pouvez y voir ces caractéristiques :

 

- ils consistent tous en l'octroi de "droits positifs" à des entreprises, ou bien en des interdictions faites aux pouvoirs publics (dans l'esprit de la formulation des droits fondamentaux "à l'américaine" : les 10 premiers amendements de la constitution des EUA) ;

 

- mais ils consacrent le droit de personnes morales, des entreprises, non pas de personnes physiques. Ils établissent aussi des droits pour les personnes non ressortissantes, qui plus est souvent anonymes. En l'espèce, des investisseurs — mais c'est un peu secondaire, déjà, dans la mesure où, justement, les pouvoirs des personnes morales qu'on a ainsi libérées écrasent ceux des personnes physiques. Un ressortissant étranger seul ne fait évidemment pas le poids devant les banques, les fonds de pension, les grosses entreprises. Par ailleurs, il n'y a évidemment pas d'égalité généralement assurée entre ces personnes non ressortissantes : ce n'est qu'une porte grande ouverte pour les plus puissantes.

 

- "Marché monétaire" — cf. mon message censuré chez VGE = droit des banques et plus généralement de la haute finance de ne pas subir l'interventionnisme des États consistant à émettre une part marginale de la monnaie... Précision : la BCE, si elle ne peut pas prêter (a fortiori donner) aux pouvoirs publics dans l'UE, elle n'est pas privée et ne se prive pas d'acheter des bons du trésor des États-unis !

À mon sens, c'est le premier pilier de la domination néolibérale.

 

Ajoutons ici, évidemment, le "droit de battre monnaie" pour les banques, qui est une vieille affaire.

 

- Libre circulation des capitaux, y compris en provenance ou à destination de pays tiers (hors UE). L'un des deux piliers majeurs, avec le régime monétaire actuel, de la force de frappe des fonds de pensions, de la spéculation sur les devises, du pouvoir d'influence sur les banques centrales des banques et autres fonds spécialisés dans les produits dérivés, ... « Régressions » interdites en la matière (sauf unanimité ÉM (Nice) – PE impliqué « seulement en marche-avant » c.à.d si plus de libéralisation… (projet Lisbonne)

 

- Libéralisation des services — AGCS — idem, mode du "cliquet" ou "verrou" (fondement du droit OMC : sujets = entreprises ; États = instruments) ; PE impliqué pour ratifier si accords "constituants" mais ensuite, plus impliqué, notamment pour la dénonciation de tels accords... pour laquelle l'unanimité des États membres est requise !

 

- Liberté d’établissement  — cf. notamment les 4 fameux arrêts CJCE de 2008 relativisant en particulier le droit de grève

 

- Principe du pays d'origine (projets avortés AMI, directive service "Bolkestein", AGCS mode 4, nouveau projet de règlement UE "entreprise européenne)

 

- Droit de « lock-out » (droit de grève des patrons, c-à-d en fait essentiellement décisions d'entreprises non "familiales")

 

- Privatisations forcées même par le droit (sans parler des autres facteurs) : création, pérennisation ou développement de services publics interdit dès lors que le domaine est investi par le secteur marchand — grande subtilité lecture des traités / statut SIEG

 

- Propriété intellectuelle  /  brevets — on pense aux OGM  - Monsanto / lobby Europabio (traité d'Amsterdam ; dir. 2001/18 voté par... D. Voynet /  transposition (2003) : Parlement français contraint d’abroger une clause qu'il avait voté à l'unanimimité interdisant de breveter des découvertes portrant sur des éléments du corps humain ou des gènes humains)

 

- … et même ce fameux droit de pétition ! Non seulement une insulte / RIC et leurre terrible, grain à moudre / ouistes, mais un amendement semblable de la constitution des EUA a été à la base du "lobbying act" = droit de lobbying)

 

  Dans la même idée : « assemblée des lobbies » copieusement assimilée à la « société civile » dans le langage "de Bruxelles".

 

 

Ces droits-là sont carrément appelés « droits fondamentaux » (du droit européen) par la CJCE elle-même et les analystes reprennent souvent ce terme.

 

Certains de ces droits (ceux qui sont « positifs ») sont repris dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

 

... Je trouve que la liste se passe de plus de commentaires et de conclusions.

 

- En remontant plus avant, j'ajouterais :

 

- Liberté d’expression pour les organes de médias, sans mesure anti-concentration industrielle (et de capital, notamment). Cf. en particulier oligopole de 6 entreprises (d'armement) aux EUA possédant quasiment toute l'édition, médias numériques, presse.

 

  Simone Weill écrivit qu'on devrait interdire la liberté d'expression aux organes de Presse au nom même de la liberté d'expression des individus, notamment les journalistes eux-mêmes.

 

- Des partis dotés de droits ("Les partis contribuent [...] à l'exercice de la démocratie" ; seuils de constitution des groupes parlementaires ; ...) — et monopolisant l'accès aux élections — mais n'ayant aucun devoir... d'assurer une démocratie interne.

 

Cette recette est géniale parce qu'on n'abolit pas frontalement des droits que pourtant on condamne. Car on sape la constitution (cf. "connaissance de nos droits..." Préambule de 1789)

 

Et avec ça, on trompe les juristes eux-mêmes... Comment leur faire prendre conscience de ça ? En leur rappelant ceci :

 

L'état de droit, la garantie des libertés (pour tous) n'est pas possible sans l'égalité. Or, ici on a précisément mis en concurrence des personnes inégales. Par leur force effective, mais aussi par la nature des "objets" apposés. Tandis qu'on entend leur accorder des droits et des libertés similaires. »

 

 

 

 

 

« Plus le mensonge est gros... »

Une démonstration forte (et révoltante) de Dominique Vidal, dans le Diplo de février,

du mensonge des prétendus "représentants" politiques pour justifier la guerre :

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/VIDAL/16774

 

Je suis justement en train de lire le livre "Les saigneurs de la guerre", de Jean Bacon,

qui démontre, entre autres, que, tromperies détestables, quelles qu'en soient les origines et les motifs,
toutes les guerres doivent avoir
l'apparence de guerres défensives.

 

De bonnes institutions protègeraient assurément les peuples contre les guerres.

 

 

 

 

 

« L’histoire navrante, mais pourtant révélatrice, d’une interview manquée pour le bulletin du PS »

par Jacques Sapir :

http://www.legrandsoir.info/article8596.html

 

 

 

 

 

« Conférence de Jean-Marc Jancovici :
Énergie et climat : la fin de l'âge d'or ? »

 

http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/session_1_fr_new/files/index.html

 

Une vidéo littéralement passionnante mais assez effrayante (comme d'habitude avec cet homme-là).

Ce film va probablement vous transformer.

 

 


 

 

« Le scandale des notes de frais sonne le glas du modèle anglais »

par Philippe Marlière, sur Rue89.com :

http://eco.rue89.com/2009/05/20/le-scandale-des-notes-de-frais-sonne-le-glas-du-modele-anglais

 

« Le scandale ne cesse de prendre de l'ampleur : depuis deux semaines, The Daily Telegraph publie quotidiennement les notes de frais abusives des députés anglais. Le président de la chambre des Communes (« speaker »), Michael Martin, vient d'annoncer sa démission.

 

(…)

 

Un vent mauvais souffle sur le Royaume-Uni : celui du ras-le-bol populaire, d'une nation touchée de plein fouet par la crise du capitalisme de casino que Blair et Brown ont, depuis 1997, tant favorisé et entretenu.

 

Parce que plus néolibérale et moins égalitaire que le reste de l'Europe, la Grande-Bretagne est davantage touchée par la crise économique actuelle :

 

• taux de chômage similaire à celui des années 80

 

• endettement des ménages catastrophique (avec de nombreuses repossessions de maisons achetées à crédit)

 

• une protection sociale minimale et inadéquate et des services publics toujours aussi inefficaces et hors de prix (avec les scandaleux « partenariats privé-public »)

 

La colère populaire monte devant une telle injustice : le gouvernement vilipendait encore récemment les smicards et les chômeurs, soupçonnés de « refuser le travail » ou « d'abuser du système d'aide sociale ».

 

Les ministres travaillistes qui hier encore reprenaient cette antienne de la droite dure, sont aujourd'hui épinglés par les révélations du Daily Telegraph.

 

Deux croyances fondatrices du système anglais anéanties

 

Coup sur coup, deux croyances totémiques du système politique britannique ont été anéanties :

 

D'une part, la prétendue supériorité d'une économie basée sur la dérégulation, la flexibilité et la privatisation des biens communs.

 

Même l'ultralibéral The Economist vient de concéder que les pays continentaux s'en sortent mieux présentement, car ils sont plus dirigistes et égalitaires que la Grande-Bretagne.

 

D'autre part, la prétendue supériorité morale d'une classe politique supposée plus « propre » que ses homologues européens.

 

 (…)

 

Une longue série d'escroqueries politiques

 

Le scandale des notes de frais vient s'ajouter au long cortège d'escroqueries politiques du New Labour :

 

• l'escroquerie de la guerre d'Irak (une guerre totalement fabriquée pour plaire à Bush)

 

• l'escroquerie d'une économie « florissante » (les inégalités sont aujourd'hui plus marquées que sous Thatcher)

 

• l'escroquerie d'une « Troisième voie » censée représenter un modèle pour la gauche européenne (la gauche italienne qui a pris la recommandation au pied de la lettre a aujourd'hui implosé)

 

• l'escroquerie d'une « Cool Britannia » médiatiquement montée en épingle par Alastair Campbell, l'ex-directeur de la communication à Downing Street (à voir, « In the Loop », une comédie qui fait ici un tabac et qui montre la machine médiatique du New Labour à l'œuvre : un mélange de vulgarité et de cynisme)

 

• l'escroquerie du sommet du G20 à l'issue duquel le pyromane Gordon Brown a été présenté comme le pompier héroïque qui avait éteint l'incendie capitaliste.

 

Il serait erroné de ne voir dans cet épisode qu'un faux pas moral. Ces manquements à l'éthique parlementaire n'ont été possibles que parce qu'ils ont été politiquement justifiés.

 

Ainsi, Peter Mandelson déclara un jour qu'il n'avait rien contre ceux qui s'en « mettent plein les poches ». Et Tony Blair assura que l'écart croissant entre riches et pauvres ne constituait pas à ses yeux un problème. Sans oublier l'inepte Gordon Brown, qui, il y a huit mois à peine, affirmait que peu importe l'endettement des ménages, car le « succès de l'économie britannique » repose sur la consommation.

 

De forts courants populistes et antiparlementaires traversent aujourd'hui le pays. Avant de perdre le pouvoir, le New Labour aura anéanti la gauche britannique et favorisé la percée de l'extrême-droite (BNP) et de la droite europhobe (UKIP). Ces dernières seront les grands bénéficiaires de la crise politique. »

 

 

 

 

 

« Aidons Jean-François Copé à lutter contre les députés godillots ! »

http://www.deputesgodillots.info/

 

Excellente idée. Quel outil !

 

« Députésgodillots.info rappelle à l'ordre les députés paresseux »

http://www.20minutes.fr/article/327563/France-Deputesgodillots-info-rappelle-a-l-ordre-les-deputes-paresseux.php

 

 


 

 

« Internet selon Serge Soudoplatoff »

une vidéo passionnante sur le site PARTI PIRATE (drôle de nom)

qui montre un autre monde possible, non marchand, sans chef, sans programme,
sans règles claires, où tout le monde participe, où les progès sont fulgurants,

quand on ne sait pas, on demande, et où quand on sait, on partage :

 

http://partipirate.org/blog/com.php?id=163

 

À voir, vous ne le regretterez pas.

 

 

 

« Incroyable : Jean-Luc Hees débarque en direct sur France Inter face à Edwy Plenel »

Un fait signalé par Sophie Lherm sur le site de Télérama :

http://www.telerama.fr/radio/jean-luc-hees-intervient-en-direct-durant-la-matinale-de-france-inter,42821.php

 

Par ailleurs, ce que dit Edwy Plenel à France Inter est très intéressant.
Son dernier
livre "Pour une Presse Libre. Le manifeste de Mediapart" est probablement pasionnant.
J'en reparlerai.

 

« Comment marche la police de la pensée »

Une analyse d'André Gunthert :

http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2009/05/16/990-comment-marche-la-police-de-la-pensee

 

 

 

 

« La terreur fabriquée, made in USA »

(rappel) un livre vraiment passionnant, formidable invitation au débat (ici interdit), de Webster G. TARPLEY :

http://www.editionsdemilune.com/la-terreur-fabriqu%C3%A9e-made-in-usa-p-6.html

 

Avec une vidéo intéressante de l'auteur (qui parle fort bien français) sur cette page web

 

 

 

 

« Discussion sur l'excellente métaphore d'André-Jacques Holbecq
"la Dame de Condé", chez Paul Jorion »

http://www.pauljorion.com/blog/?p=3052

 

Paul Jorion vient de publier ce billet :

 

 

La dimensionalité de la monnaie (Introduction)

 

J’ai connu l’« apologue de la Dame de Condé » à partir d’un commentaire de La monnaie, c’est de la sueur (et du soleil) condensés, posté par A-J Holbecq le 16 juin 2008. J’ignore où lui-même l’a trouvé (il nous le précisera sans doute). Je le reprends car j’y vois une excellente introduction à un nouvel éclairage qu’il me semble essentiel d’introduire quand il s’agit de la monnaie : celle qu’essaie de capturer maladroitement la notion d’agrégat monétaire M1, M2, M3. Je commence donc par rappeler cet apologue en recopiant ce qu’A-J Holbecq nous en dit, y compris son commentaire quant à la morale de l’histoire.

 

 

Nous sommes à Condé-sur-Gartempe. Son hôtel de la Gare est réputé pour ses ortolans et sa discrétion…! Un vendredi après-midi débarque une jeune femme, d’apparence convenable, bien qu’un peu trop fardée. Elle réserve une chambre pour la nuit et, comme elle n’a pas de bagage, elle laisse en acompte un billet de 100 euros, tout neuf. Puis elle s’en va visiter la vieille ville. Le pâtissier qui a vu la scène dit au patron : « Ça fait six semaines que vous me devez 100 euros pour la pièce montée que j’ai livrée à l’occasion de la communion de votre fille. » Le patron lui donne le billet de bonne grâce. Comme cette scène a été vue par d’autres, elle se reproduit cinq nouvelles fois, car le pâtissier devait aussi 100 euros au minotier… qui en devait autant au garagiste… lui-même débiteur de cette somme au boucher… qui avait à régler 100 euros au représentant de la maison Erlida… lequel devait à son tour acquitter sa chambre à l’hôtel de la Gare pour 100 euros. Il redonne donc le billet au patron de l’hôtel. Notre Dame revient de promenade. Elle annonce, qu’ayant fait une rencontre, elle annule sa réservation. Ce qui arrange bien l’hôtelier qui, entre temps, a eu une demande d’un de ses vieux clients. L’hôtelier lui rend donc son billet qu’elle brûle aussitôt. « Il était faux », dit-elle en souriant.

 

Moralité de cette histoire :

 

- Le PIB du village a augmenté puisque les commerçants, ayant été payés, ont pu inclure leurs ventes dans leur comptabilité…

 

- Ce faux billet a été capable de catalyser autant d’échanges parce qu’un billet est de la monnaie fiduciaire (du latin fiducia : confiance). C’est exclusivement une « valeur de confiance » entre les membres d’une communauté. Dans un autre pays il n’aurait pas été accepté. Un billet faux perd « sa valeur » seulement au moment où il se révèle faux et n’est plus accepté par celui qui le reçoit. C’est celui qui le détient en dernier qui assume la perte. Dans cette histoire il n’y a pas eu de perte sauf pour la Dame de Condé qui savait de toute façon qu’il était faux.

 

- La Dame de Condé, en réservant sa chambre, a accru de 100 euros la masse monétaire du village, ce qui a permis à six personnes d’éteindre réciproquement leur dette pour un montant total de 600 euros. La « qualité » de la monnaie utilisée, bonne ou mauvaise, est indifférente, mais la quantité de monnaie en circulation dans une zone est importante.

 

 

Dans son commentaire, A-J Holbecq écrit à juste titre que « La “qualité” de la monnaie utilisée, bonne ou mauvaise, est indifférente » à la morale de l’histoire, ce qui est vrai et fait aussi qu’on se demande pourquoi celui qui l’a inventée a tenu à ajouter ce détail sans réelle pertinence. Il a dû se dire, je suppose, que la bizarrerie de l’effacement en moins de temps qu’il ne faut pour le dire d’un montant si élevé de dettes au sein d’une petite communauté à l’aide d’un seul billet de 100 €, apparaîtrait encore plus étonnant si ce billet s’avérait a posteriori avoir été faux et donc n’ayant en réalité rien valu du tout. Il y a là un raccourci certainement excusable mais inacceptable : un faux billet cesse de valoir quoi que ce soit aussitôt qu’il a été reconnu comme tel, ce qui interrompt sa circulation, mais tant que sa « dénonciation » n’a pas eu lieu, rien ne le distingue d’un vrai billet et il lui est strictement équivalent. Quand la Dame de Condé révèle que le billet de 100 € était contrefait et le brûle pour convaincre un public sans doute encore incrédule qu’elle ne ment pas, l’affaire est en fait déjà réglée : il lui a permis de réserver une chambre d’hôtel pour se dédire ensuite – usage on ne peut plus utile d’un billet de banque ! On pourrait alors s’interroger : pourquoi n’a-t-elle pas continué à l’investir dans des activités encore plus profitables ?

 

Ce qui intrigue dans l’histoire, ce n’est donc pas qu’une petite communauté ait pu prendre pour vrai un billet qui était faux, ce qui est banal et ne permet de tirer aucune leçon, mais c’est qu’un unique billet (vrai ou faux) ait pu avoir un tel effet : transformer un village criblé de dettes en un autre libéré de toutes obligations d’un citoyen envers un autre.

 

Essayons d’analyser l’apologue. Puisqu’il existe un hôtel et que l’hôtelier accepte les 100 € de la dame, on peut supposer que la petite communauté a dépassé le stade du troc et que de la monnaie y existe sous la forme de billets et de pièces. Le montant exact ne nous importe pas, appelons le A. Au moment où la dame offre son billet à l’hôtelier l’argent disponible dans le village passe de A à A + 100 €. C’est là le montant de la masse monétaire fiduciaire qui y est présente à partir du moment où la dame paie ses arrhes jusqu’au moment où elle annule sa réservation et où la masse retombe à A. La fausseté du billet, comme je l’ai dit, n’était connue que d’elle et était du coup sans impact : il n’est pas permis d’affirmer que la masse d’argent liquide ne fut jamais « en réalité » que de A : on ne parle en effet pas ici d’un produit tel que l’uranium, dont le fait qu’il soit faux empêche son action postulée, la fission, d’avoir lieu dans le réacteur : il s’agit de monnaie supposée vraie tant qu’il n’a pas été prouvé qu’elle soit fausse et qui s’acquitte fidèlement de sa tâche jusque-là.

 

Alors que s’est-il passé ? On nous dit que le billet de 100 € déposé comme arrhes à l’Hôtel de la Gare à permis en quelques heures d’éteindre des dettes pour un montant de 600 € et le mécanisme nous en est connu : il existait une chaîne de dettes partant de l’hôtelier et lui revenant en fin de circuit et le billet de 100 € a permis de proche en proche l’annulation de toutes les dettes existantes. Ce que j’essaie d’extraire de l’apologue est indépendant du fait de savoir si la situation qu’il décrit a la moindre de chance de se rencontrer dans la réalité : la réponse est non, mais cela n’a aucune importance, il s’agit clairement d’une expérience mentale et de rien de plus.

 

Pour ce qui est de l’argent, nous avons compris le circuit qu’il accomplit : le billet de 100 € passa de créancier remboursé en créancier remboursé, jusqu’à avoir opéré le circuit complet. Il demeura intact et sa valeur fut elle stable. Il en va de même pour la masse A telle qu’elle existait avant que la dame ne franchisse le seuil de l’hôtel de la Gare. C’est ce que j’ai appelé en d’autres circonstances le « principe de conservation des quantités » : en matière de finances, rien ne se crée, rien ne se perd. Si ce principe n’était pas universellement respecté, la finance n’aurait jamais pu exister. Il existe sans doute des individus qui enfreignent ce principe mais leur comportement est pris très au sérieux par la société, elle les traite sévèrement : pris, ils risquent la prison. Le « principe de conservation des quantités » en matière de finances n’est donc pas une norme que je postule à des fins théoriques : il s’agit d’une règle ayant valeur légale.

 

J’ai expliqué il y a quelques jours quelle est la meilleure manière de conceptualiser une reconnaissance de dette. J’ai dit qu’il s’agit de la trace de deux transactions : l’une, passée, étant intervenue au moment Ti, impliquant le transfert de la somme Si de l’agent X à l’agent Y, l’autre, à venir, censée intervenir au moment Ti+n, impliquant le transfert en retour de la même somme Si, cette fois de Y vers X, accompagné du transfert de Y vers X d’un « cadeau » en argent, proportionnel à la durée Ti+n – Ti, appelé « intérêts ». Une reconnaissance de dette est donc essentiellement l’annonce de transactions à venir, justifiées par une transaction passée. La transaction passée est, comme son nom l’indique, passée, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un donné irréversible : elle a eu lieu, un point c’est tout. Les transactions à venir n’ont pas encore eu lieu et sont donc contingentes : il existe un risque qu’elles n’aient jamais lieu, autrement dit, la chance qu’elles se réalisent n’est pas de 100 %. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les sommes qui ne seraient pas remboursées se soient évanouies dans la nature, contredisant le « principe de conservation des quantités », elles auront seulement trouvé leur voie vers d’autres poches que celle stipulée par la reconnaissance de dette.

 

Donc, lorsqu’on dit qu’il existait dans le village des reconnaissances de dette pour un montant total de 600 €, ce que l’on exprime ainsi, c’est qu’il existait des annonces de transactions à venir pour un montant total de 600 €, et celles-ci se situant dans le futur non pas nécessaire mais contingent, elles pourront avoir lieu ou pas. Le billet ayant circulé, la seconde transaction mentionnée par les reconnaissances de dette existantes, celle à venir, a eu lieu dans chacun des cas. L’annonce implicite s’est réalisée, et la reconnaissance de dette s’est éteinte. Le montant des reconnaissances est passé de 600 € à 0 €, ce qui est une autre manière de dire qu’il n’en existe plus.

 

Il s’est donc passé bien passé quelque chose de significatif dans le village, que les sommes d’argent disponibles à chaque instant ne révèlent pas : l’argent disponible se montait en effet à A avant que la Dame de Condé ne franchisse la porte de l’Hôtel de la Gare et il est retombé à ce niveau lorsqu’elle repassa le seuil dans l’autre direction.

 

Certains – dont je ne suis pas – considèrent une reconnaissance de dette comme l’une des manifestations possibles de la monnaie. Pour eux, la monnaie présente dans le village avant la venue de la Dame se montait à A + 600 € et s’est réduite à A à son départ, en raison de l’action qu’on pourrait appeler « catalytique » du billet de 100 € de la Dame sur l’économie du village.

 

De mon point de vue, une reconnaissance de dette n’est pas de la monnaie, le terme tendant à suggérer qu’il y aurait une identité de nature entre la marchandise privilégiée dans la fonction d’échange qu’est l’argent et une « trace de transactions » contenant l’annonce de deux transactions à venir qu’est une reconnaissance de dette. Les deux phénomènes sont à mon sens incomparables, une reconnaissance de dette étant un objet d’une toute autre nature que les pièces et billets constituant l’argent « liquide » que l’on assimile spontanément à « la monnaie ». Bien sûr une reconnaissance de dette a un prix (reflétant son « degré de liquidité » et son risque de crédit) et peut être traitée comme une marchandise, au même titre que l’argent, mais chacun s’accordera à dire que toute chose à laquelle est associée un prix n’est pas pour autant une monnaie, sans quoi presque tout dans ce bas-monde serait de la monnaie.

 

Du point de vue du « principe de conservation des quantités », rien ne s’est passé sans doute, mais il faut reconnaître que, comme l’affirment ceux qui assimilent reconnaissance de dette à monnaie, il s’est bien passé quelque chose. Mais comment en rendre compte ?

 

La réponse que je vais apporter consiste à introduire le concept de dimensionalité de la monnaie, une notion qui éclairera, comme on le verra, la question des agrégats monétaires et ce qu’ils représentent en réalité.

 

(… à suivre)

 

 

Et j'ai posté hier ce commentaire :

("en cours de modération" depuis 7 heures, je ne comprends pas pourquoi tous mes commentaires, longs ou courts, mettent tant de temps à s'afficher) :

 

 

Étienne Chouard dit : Votre commentaire est en cours de modération

11 mai 2009 à 23:21

 

Paul,

 

Personne ne dit que toute dette est assimilable à de la monnaie.

 

Ce sont les dettes des banques (et encore : seulement les dettes librement transmissibles, cad les provisions des DAV) qui sont de la monnaie (le critère étant qu’elles sont acceptées par tous pour solder les échanges).

 

La dame de Condé et son billet pourraient être remplacés —sans rien changer aux mécanismes libératoires— par une banque privée et un crédit créant une provision de DAV — c’est-à-dire une (fausse) monnaie nouvelle et temporaire — (la même somme de (fausse) monnaie scripturale circulant ensuite et servant à solder les différents échanges par virements successifs) ; la fin du circuit se réaliserait par le remboursement du crédit à la banque par l’hôtelier et par la disparition de la (fausse) monnaie correspondante.

 

Non ?

 

Étienne.

_______________

 

“La plupart des législateurs ont été des hommes bornés, que le hasard a mis à la tête des autres, et qui n’ont presque consulté que leurs préjugés et leurs fantaisies.”

 

Montesquieu, Lettres Persanes, lettre CXXIX.

 

Remarque : le “législateur”, à l’époque, est l’auteur de la Constitution (pas celui des lois ordinaires).

_______________

 

 


 

 

« François Ruffin : "Si l’Europe sociale est imaginable,
ce n’est pas sur les bases de l’Union Européenne." »

Un entretien passionnant avec un militant passionnant :

http://www.article11.info/spip/spip.php?article403

 

 

 

 

« Raoul Marc Jennar explique à la télévision sa candidature au nom du NPA »

Excellente vidéo de Raoul sur FR3, résistant serein et crédible :

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=marseille_voixlibre&video_number=0

 

 

 

 

 

« La carte de la Toile européenne »

Intéressante actualisation d'un outil extraordinaire, très spectaculaire :

http://www.touteleurope.fr/fr/actions/construction-europeenne/information-et-communication-sur-l-europe/presentation/la-carte-de-la-toile-europeenne.html

 

 

 

 

 

« La désobéissance européenne, premier pas obligé vers la sortie du capitalisme néolibéral »

Un article intéressant publié par le M'PEP, Mouvement d'Éducation Populaire :

http://www.m-pep.org/spip.php?article1266

 

 

« Résumé :

Vendredi 8 mai 2009. Auteur : M’PEP

 

Le M’PEP a largement démontré dans plusieurs textes qu’il n’est pas possible de mener une véritable politique de gauche dans le cadre de l’Union européenne. Nous pourrions dire sans risque de nous tromper que 95% des propositions de la gauche de gauche se révèlent illégales au regard du droit européen sanctifié dans les traités et la jurisprudence, et qu’il ne figurerait dans les 5% restants que des mesures décoratives.

 

Les traités européens sont incompatibles avec une politique de gauche.

 

Dès lors, les options envisageables sont peu nombreuses :

 

    * se résigner à vivre dans une Europe libérale ;

    * attendre (jusqu’à quand ?) un changement radical d’orientation de l’Union européenne ;

    * ne plus obéir aux injonctions néolibérales de l’Union.

 

Bien évidemment, la seule solution acceptable est de s’affranchir des obligations communautaires eurolibérales, ce qui d’un point de vue juridique renvoie à l’idée de désobéissance civile, avec toutefois quelques différences importantes. C’est pourquoi un large débat public est désormais impératif autour d’un concept nouveau et nécessaire proposé par le M’PEP : la « désobéissance européenne ».

 

    * En quoi consisterait la désobéissance européenne ?

    * Comment la désobéissance européenne, qui est une désobéissance civile à grande échelle, peut s’appuyer sur un processus démocratique ?

    * Comment les partis politiques et les syndicats peuvent-ils clarifier leur position ?

    * Les communes qui se sont déclarées « Hors AGCS » [2]  ne sont-elles pas les premières à avoir montré le chemin ?

    * Faut-il créer un mouvement de désobéissance européenne ?

 

 

Sommaire :

 

*   LES TRAITÉS EUROPÉENS SONT INCOMPATIBLES AVEC UNE POLITIQUE DE GAUCHE

 

*   EN QUOI CONSISTERAIT LA DÉSOBÉISSANCE EUROPÉENNE

 

*   LA DÉSOBÉISSANCE EUROPÉENNE : UNE DÉSOBÉISSANCE CIVILE À GRANDE ECHELLE QUI S’APPUIE SUR UN PROCESSUS DÉMOCRATIQUE

 

*   LA DÉSOBÉISSANCE EUROPÉENNE EST UNE ÉTAPE INCONTOURNABLE POUR SORTIR DE L’EUROLIBÉRALISME

 


 

LA DÉSOBÉISSANCE EUROPÉENNE,

PREMIER PAS OBLIGÉ VERS LA SORTIE DU CAPITALISME NÉOLIBÉRAL

 

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP),

le 8 mai 2009.

 

Le M’PEP a largement démontré dans plusieurs textes (disponibles sur http://www.m-pep.org/spip.php ?rubrique76) qu’il n’est pas possible de mener une véritable politique de gauche dans le cadre de l’Union européenne. Nous pourrions dire sans risque de nous tromper que 95% des propositions de la gauche de gauche se révèlent illégales au regard du droit européen sanctifié dans les traités et la jurisprudence, et qu’il ne figurerait dans les 5% restants que des mesures décoratives.

 

 

LES TRAITÉS EUROPÉENS SONT INCOMPATIBLES AVEC UNE POLITIQUE DE GAUCHE

 

    Ainsi par exemple, un protocole au Traité de l’Union européenne stipule que le « marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée ». À partir de là, peu de mesures sont possibles en matière de politique industrielle, de réorganisation du système bancaire et financier ou de mise en œuvre de protections commerciales.

 

    Dès lors, les options envisageables sont peu nombreuses. Il en existe trois :

 

        * se résigner à vivre dans une Europe libérale en dissimulant ce renoncement par un verbiage du type « Une autre Europe est possible » ou « changer l’Europe » sans qu’aucune mesure concrète ne soit envisagée pour mettre en accord ces grandes déclarations et la manière de les traduire en réalités ;

 

        * attendre (jusqu’à quand ?) un changement radical d’orientation de l’Union européenne qui paraît absolument impossible car il faudrait que les 27 pays membres passent tous à gauche et se mettent d’accord pour modifier les traités, ce qui signifie que la demande d’un nouveau traité est parfaitement démagogique

 

        * ne plus obéir aux injonctions néolibérales de l’Union.

 

    Bien évidemment, la seule solution acceptable est de s’affranchir des obligations communautaires eurolibérales, ce qui d’un point de vue juridique renvoie à l’idée de désobéissance civile, avec toutefois quelques différences importantes. C’est pourquoi un large débat public est désormais impératif autour d’un concept nouveau et nécessaire proposé par le M’PEP : la « désobéissance européenne ».

 

 

EN QUOI CONSISTERAIT LA DÉSOBÉISSANCE EUROPÉENNE ?

 

    Obéir n’est pas se soumettre, puisqu’il s’agit d’écouter et d’agir pour « aller vers le mieux ». L’obéissance fait donc appel à la conscience. Or, la construction européenne actuelle menant les États membres vers le pire (la concurrence, le dumping social et environnemental, la destruction des solidarités...), il existe une profonde contradiction entre le droit communautaire et l’intérêt des peuples, ce qui justifie pleinement de désobéir.

 

    Cette désobéissance pourrait prendre deux formes : l’une défensive et l’autre offensive.

 

La désobéissance européenne défensive

 

    Elle correspond à la nécessité, pour chaque pays qui le souhaite, de se protéger contre les politiques néolibérales de l’Union européenne.

 

    C’est la construction d’un droit national socialement juste et protecteur de l’environnement, de l’industrie et des régimes sociaux, quitte pour ce faire à se mettre dans l’illégalité vis-à-vis du droit communautaire. C’est aussi, par exemple, le refus d’abonder le budget communautaire lorsque ces fonds sont utilisés pour mener des politiques libérales. Bien sûr, la construction revendiquée d’un droit « illégal » implique qu’aucune astreinte ne sera payée en dépit des condamnations qui ne manqueront pas d’arriver de la part de l’Union.

 

    Autre exemple, dans le domaine crucial de l’agriculture, il est nécessaire de ne plus abonder le budget de la Politique agricole commune (PAC) tant que celle-ci aura pour objectif le développement de l’agriculture intensive. Les fonds disponibles seront alors mobilisés pour soutenir la conversion à une agriculture respectueuse de l’environnement et à créer des emplois non-marchands en zones rurales notamment sur le territoire français et pour développer des partenariats agricoles avec d’autres pays, Etats membres ou non, souhaitant s’engager dans des voies similaires.

 

    En matière d’OGM, il faut dénoncer la directive 2001/18 et le règlement 1829/2003 et produire une loi nationale qui interdise sans ambigüité les OGM dans les champs et dans l’alimentation, comme le souhaite une très large majorité de la population. Il en va évidemment de même pour toutes les directives européennes de libéralisation (« Bolkestein » ; postale ; ferroviaire ; électricité ; gaz…) ou en matière de fiscalité.

 

 

La désobéissance européenne offensive

 

    Elle viserait quant à elle à passer outre aux injonctions éventuelles qui pourraient provenir de l’Union européenne contre des pays qui voudraient mener une politique de gauche.

 

 

 

LA DÉSOBÉISSANCE EUROPÉENNE : UNE DÉSOBÉISSANCE CIVILE À GRANDE ÉCHELLE QUI S’APPUIE SUR UN PROCESSUS DÉMOCRATIQUE

 

 

Telle que définie par des universitaires [1], la désobéissance civile comprend quatre caractéristiques :

 

        * l’opposition à l’ordre juridique représentant un pouvoir politique démocratiquement désigné. Contrairement aux actions de type révolutionnaire, elle se situe au sein du système juridique et vise à faire changer la loi.

 

        * le positionnement de l’acte de désobéissance au sein de l’espace public. A la différence de l’objection de conscience, qui est individuelle, la désobéissance civile est collective et politique.

 

        * le rattachement de l’acte de désobéissance à des valeurs éthiques. La désobéissance est « civile » si elle agit pour le bien de la cité.

 

        * la volonté de participer à une transformation des valeurs et d’influencer le contenu des décisions publiques.

 

 

La désobéissance européenne peut donc être assimilée à une forme de désobéissance civile, mais elle va bien plus loin que les exemples de désobéissance civile connus. Elle est de la résistance !

 

        * La capacité de changement de l’Union européenne qu’offre la désobéissance européenne est considérable. Elle permettra de sortir du carcan libéral et de mettre en œuvre une véritable politique de gauche interdite depuis plusieurs décennies par l’Union européenne. Chaque pays peut la pratiquer, individuellement ou en se groupant.

 

        * Du point de vue du législateur, la désobéissance civile remet en cause la force contraignante de la loi, au risque de remplacer l’arbitraire de la loi par l’arbitraire de la conscience. Or, la désobéissance européenne remet seulement en cause un élément de hiérarchie du droit, à savoir la soumission des lois nationales au droit communautaire. Elle est donc bien moins sujette à la critique que la désobéissance civile, puisque la force contraignante de la loi nationale demeure entière.

 

        * La désobéissance européenne sera mise en œuvre par un gouvernement démocratiquement élu, alors que l’Union européenne produit un droit qui ne s’appuie à aucun moment sur une quelconque souveraineté populaire. La désobéissance européenne est donc une nécessité démocratique dont la légitimité sera totale.

 

 

La désobéissance européenne résulterait de trois mécanismes démocratiques

 

    Finalement, la désobéissance européenne, s’appuyant sur la souveraineté populaire, est parfaitement légale. Ses variantes offensive ou défensive résulteront de trois mécanismes démocratiques :

 

        * Le principe de la désobéissance européenne doit être intégré aux programmes des partis politiques de gauche, accompagné de propositions concrètes. Comme ces programmes seront soumis aux électeurs, d’une part les élus de ces partis seront engagés, et d’autre part ils disposeront de toute la légitimité populaire pour agir conformément au programme sur lequel ils se seront faire élire.

 

        * En cours de mandat, le Parlement peut être amené à voter des lois si la situation l’exige. La désobéissance européenne serait donc doublement légitimée : par le peuple au travers des programmes électoraux sur lesquels il se sera prononcé, et par les députés, représentants du peuple.

 

        * Enfin, en cas de crise ou de situation particulière, des référendums peuvent être organisés pour rejeter telle ou telle directive ou pour engager la France dans telle ou telle action. Comme la bataille avec les forces néolibérales sera permanente, la simple acceptation de la désobéissance européenne dans les programmes politique ne peut suffire. Rappelons ici que l’article 11 de la Constitution française stipule qu’il est possible de « soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. »

 

 

 

LA DÉSOBÉISSANCE EUROPÉENNE EST UNE ÉTAPE INCONTOURNABLE POUR SORTIR DE L’EUROLIBERALISME

 

    Le M’PEP a précédemment écrit (http://www.m-pep.org/spip.php ?article506) qu’un dispositif en trois étapes est nécessaire afin de sortir de l’eurolibéralisme :

 

*          trouver des alliances au sein de l’Union européenne pour des « coopérations renforcées » en rupture avec les politiques libérales ;

 

*          si ces propositions de coopération étaient rejetées, il faudrait soumettre au peuple français, par référendum, la question de la sortie de l’Union européenne, chaque pays membre pouvant faire de même selon sa constitution ;

 

*          réorienter la diplomatie et les alliances de la France sur la base, notamment, de la Charte de La Havane.

 

    La désobéissance européenne est donc incontournable, et ce dès la première étape. En effet, l’article 280A du Traité de Lisbonne (qui n’est pas encore en vigueur mais qui reprend pour l’essentiel les traités antérieurs sur cette question) stipule : « Les coopérations renforcées respectent les traités et le droit de l’Union. Elles ne peuvent porter atteinte ni au marché intérieur ni à la cohésion économique, sociale et territoriale. Elles ne peuvent constituer ni une entrave ni une discrimination aux échanges entre les Etats membres ni provoquer de distorsions de concurrence entre ceux-ci. ». Aucune « coopération renforcée » ne peut donc être en rupture avec les politiques libérales sans que les États pratiquent la désobéissance européenne.

 

    Les partis politiques et les syndicats doivent clarifier leur position

 

    En dehors du M’PEP, aucun mouvement, parti politique ou syndicat de gauche ne revendique le droit à la désobéissance européenne et le devoir d’y recourir pour restaurer l’exercice de la souveraineté populaire, s’opposer à l’eurolibéralisme et promouvoir des politiques de gauche. Ce faisant, ils s’arrêtent au milieu du gué, en décrivant les mesures progressistes qu’ils veulent mettre en œuvre sans décrire les moyens d’y parvenir. Au contraire, il est indispensable de poser clairement ce débat, afin de proposer aux citoyens un ensemble d’actions cohérentes pour sortir du capitalisme néolibéral. La désobéissance européenne en fera inévitablement partie. Cette façon de poser les problèmes, cette politique de vérité, est de nature à mobiliser la population.

 

 

S’inscrire dans le sillage des communes Hors AGCS

 

    En réalité les communes qui se sont déclarées « hors Accord général sur le commerce des services » (AGCS) ces dernières années constituent les premières institutions politiques républicaines à pratiquer une forme de désobéissance européenne. Alors qu’elles devaient se soumettre à la concurrence libre et non faussée, elles ont annoncé qu’elles renonceraient à mettre en concurrence sur le marché une série d’activités sociales et culturelles sur leur territoire. Et elles ont revendiqué leur action en se déclarant « hors AGCS ». Certaines ont même affiché le logo à l’entrée de leur commune, sur leur journal d’information. Elles ont, en quelque sorte, montré le chemin à la gauche qui pourrait se trouver en situation de gérer le pays. Un exemple parlant du principe « du local au global ».

 

 

Créer un mouvement de désobéissance européenne ?

 

    À l’instar des objecteurs de conscience qui affirmaient la dimension politique de leur refus d’effectuer le service militaire et qui se sont constitués en mouvement, revendiquant publiquement leurs actes, et ainsi refusant le strict engagement individuel, allant au-delà de la « clause de conscience », un mouvement pourrait se créer composé de citoyen-n-es, d’ « objecteurs de l’Union européenne ». Ces « désobéissants » auraient vocation à se créer dans tous les pays européens, affichant dans chaque pays, des raisons communes de vouloir désobéir à l’eurolibéralisme et à l’Union européenne. Mais, dans le respect de la réalité nationale, seraient également soulignées les dimensions particulières de leur engagement.

 

    Ainsi les différents niveaux de la vie politique et de l’engagement citoyen seraient reliés les uns aux autres au plan européen, national et local.

 

    Car finalement, sans le savoir, nombreux sont les citoyens qui revendiquent la désobéissance européenne en contestant par exemple la PAC, des directives sur les OGM, la libéralisation des services publics, la privatisation de la santé, etc. Nombreux aussi sont les syndicats, les partis, les associations qui refusent la directive services, la directive « de la honte », etc.

 

    Seraient-ils déjà des désobéissants/objecteurs de l’Union européenne sans le savoir ? »

______

Notes :

[1] David Hiez et Bruno Villalba, La désobéissance civile, approches politiques et juridiques, Septentrion, 2008.

[2] voici le lien du film sur l'AGCS : http://video.google.fr/videoplay?docid=8215080427168435251

 

 


 


« Prochain colloque de La République des idées (Pierre Rosanvallon) à Grenoble :
"Réinventer la démocratie" »

http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/2008-2009/forum_democratie/prog_repid.php


J'aurais vraiment aimé assister à tous ces échanges, le programme est passionnant (voir ci-après).        

D'après vous, tous ces gens importants vont-ils aborder, ne serait-ce qu'une seule fois,        
la qualité du processus constituant et la pertinence du tirage au sort     
pour désigner une Assemblée constituante désintéressée ?         

Ayant lu les travaux de beaucoup d'entre eux, j'ai sur cet espoir les plus grands doutes. 

Si certains d'entre vous sont à Grenoble et participent aux débats,        
s'il vous plaît, essayez de glisser la question cruciale :    

"Quelle est la légitimité politique des hommes aux pouvoirs à écrire eux-mêmes la Constitution qui est censée limiter leurs propres pouvoirs ?

Que pensez-vous du tirage au sort de l'Assemblée constituante comme procédure décisive (et évidemment détestée par les élus) pour composer une assemblée désintéressée et instituer enfin une authentique démocratie ?

Est-ce que la cause de l'impuissance durable des citoyens n'est pas simplement à la source du texte qui programme cette impuissance, c'est-à-dire dans la mauvaise qualité du processus constituant, puisque, jusqu'à ce jour, les constituants ont toujours écrit des règles pour eux-mêmes ?"

Et tous les débats sur les institutions démocratiques ne sont-ils pas condamnés à rester de vaines paroles si on laisse finalement à César le droit d'écrire la Constitution ?


et soyez gentils de nous raconter les réactions. Merci :-)    

 


Vendredi 8 mai

10h30 - 11h00
L'impératif démocratique
Introduction par Pierre Rosanvallon
(historien et philosophe, président de la RDI)

11h30 - 13h00
Table ronde
De nouvelles utopies pour la démocratie ?
Animateur Thomas Wieder (Le Monde)
Avec Patrick Viveret (philosophe)
Alain Caillé (sociologue)
Nathalie Dompnier (politologue)

Controverse
La parité en question
Animateur Yvan Avril
Avec Geneviève Fraisse (philosophe, ancienne secrétaire d’État) vs. Irène Théry (philosophe)

Table ronde
Lutter contre la pauvreté
Animateur Philippe Frémeaux (Alternatives Economiques)
Avec Serge Paugam (sociologue)
Julien Damon (sociologue)
Philippe Warin (politologue)

Table ronde
Représenter les minorités
Animatrice Cécile Amar (journaliste)
Avec Emmanuelle Cosse (journaliste, anc. pdte d’Act Up)
Gwenaële Calvès (politologue)
François Héran (démographe)

14h30 - 16h00
Table ronde
Réinventer la démocratie sociale ?
Animateur Michel Noblecourt (Le Monde)
Avec Michel Doneddu (CGT)
Alain Supiot (juriste)

Table ronde
Crise du capitalisme et avenir de la démocratie
Animateur Guillaume Duval (Alternatives Économiques)
Avec André Orléan (économiste)
Laurence Fontaine (historienne)

Table ronde
Les expériences démocratiques en Afrique
Animateur Philippe Bernard (Le Monde)
Avec Achille Mbembe (historien)
Jean-Pierre Dozon (anthropologue)
Mamadou Diouf (sociologue)

Laboratoire Démocratique 1
Expérimenter de nouvelles techniques, de nouvelles formes démocratiques

Animateurs Dominique Picard et Patrick Viveret

16h30 - 18h00
Table ronde
Nation ouverte, nation fermée :
quelle place pour les immigrés ?

Animateur Pierre Singaravélou
Avec Danièle Lochak (juriste, ancienne présidente du GISTI)
Patrick Weill (historien)
Geneviève Domenach-Chich (militante à la Cimade)

Table ronde
La démocratie peut-elle s’exporter ?
Animateur Florent Guénard (philosophe, sg de la RDI)
Avec Pierre Hassner (politologue)
Bassma Kodmani (politologue, spécialiste du Moyen Orient)

Table ronde
Démocratiser la culture ?
Animateur Xavier de la Porte (France Culture)
Avec Michel Orier (directeur de la MC2: Grenoble)
Françoise Benhamou (économiste)
Jean-Marie Songy (directeur artistique du festival d’Aurillac)

18h30 - 20h00
Conférence
Claude Lefort (philosophe)

avec Pierre Rosanvallon (historien et philosophe,
président de la république des idées)


Samedi 9 mai

9h30 - 11h00
Table ronde
Gouvernance mondiale ou démocratie mondiale
Animateur Pascal Riché (rue 89)
Avec Gilles Andréani (conseiller à la cour des comptes),
Antoine Garapon (juriste)

Table ronde
Éducation et recherche :
quelle démocratisation du savoir ?

Animateur Ivan Jablonka
Avec Eric Maurin (économiste)
Marie Duru-Bellat (sociologue)
Bertrand Monthubert (mathématicien, ancien président de Sauvons la recherche)
Roger Establet (sociologue)

Table ronde
Expériences démocratiques : France
Animateur Loïc Blondiaux (politologue)
Avec Laurence Monnoyer-Smith(politologue)
Pierre Mahey (association Arpenteurs)
Daniel Breuiller (maire d’Arcueil)

Table ronde
Les ressources naturelles, un bien commun ?
Animatrice Jade Lindgaard (Médiapart)
Avec Dominique Bourg (philosophe),
Eloi Laurent (économiste)
Alain Lipietz (économiste et député européen)


Laboratoire Démocratique 2
Expérimenter de nouvelles techniques, de nouvelles formes démocratiques
Animateurs Dominique Picard et Patrick Viveret

11h30 - 13h00
Table ronde
Internet : nouvel espace démocratique ?
Animatrice Caroline Broué (France Culture)
Avec Patrice Flichy (sociologue)
Dominique Cardon (chercheur à France Télécom)
Daniel Bougnoux (spécialiste de la communication, Grenoble)

Controverse
Citoyenneté et Intégration
Animateur Gérard Courtois (Le Monde)
Avec Dominique Schnapper (membre du Conseil constitutionnel) vs. Robert Castel (sociologue)

Table ronde
Classes, générations, populations :
solidarité ou concurrence ?

Animateur Sylvain Bourmeau (Médiapart)
Avec Louis Chauvel (sociologue)
Olivier Schwartz (sociologue)
François Héran (démographe)

Table ronde
De la démocratie en Amérique
Animateur Daniel Vernet
Avec Romain Huret (historien)
Sylvie Laurent (historienne)
Arthur Goldhammer (essayiste et traducteur)

14h00 - 15h30
Table ronde
Les institutions européennes
sont-elles démocratiques ?
Animateur Marc Olivier Padis (Esprit)
Avec Michel Rocard (député au parlement européen)
Justine Lacroix (politologue)

14h30 - 16h00
Table ronde
Expériences démocratiques : dans le monde
Animateur Yves Sintomer
(Directeur du centre Marc Bloch, Berlin)
Avec Yves Cabannes (chercheur, Londres)
Marie-Hélène Bacqué (sociologue)
Giovani Allegretti (urbaniste)

Table ronde
Le travail : nouvelles pratiques, nouvelles injustices ?
Animateur Nicolas Hatzfeld
Avec François Dubet (sociologue)
François Chérèque (CFDT)
Philippe Askenazy (économiste)

Projection
ENTREE LIBRE
Film de Pascale Henry
(durée 40 min)
Sur l'œuvre d'Alexis de Toqueville
De la démocratie en Amérique

16h30 - 18h00
Controverse
Démocratie mondiale
et institutions internationales
Animatrice Sophie Fay
Avec Susan George (militante altermondialiste et écrivain) vs Pascal Lamy (directeur de l’OMC)

Table ronde
Y a-t-il une transition démocratique en Chine ?
Animateur Jean-Luc Domenach (historien)
Avec Mireille Delmas-Marty (juriste)
Alain Roux (sinologue)

Table ronde
Territoires, répartir la démocratie ?
Animateur Olivier Mongin (Esprit)
Avec Cristina Conrad (urbaniste)
David Mangin (architecte)
Laurent Davezies (sociologue)

Laboratoire Démocratique 3
Expérimenter de nouvelles techniques,
de nouvelles formes démocratiques
Animateurs Dominique Picard et Patrick Viveret


Dimanche 10 mai

9h30 - 11h00

Controverse
Le "modèle républicain" en question
Animateur Brice Couturier (France Culture)
Avec Christian Baudelot (sociologue) vs. Daniel Cohen (économiste)

Conférence
Charles Taylor (philosophe)
avec Cécile Laborde (philosophe)

Controverse :
Pouvoir et autorités indépendantes
Animateurs François Armanet et Gilles Anquetil
Avec Louis Schweitzer (président de la HALDE) vs. Guy Carcassonne (juriste)

11h30 - 13h00
SYNTHÈSE DE CLOTURE
Animateur Pierre Rosanvallon
(historien et philosophe, président de la RDI)
Avec Leslie Kaplan (écrivain)
Daniel Cohen (économiste)

 

« Réinventer la démocratie »

Forum de la République des idées - 8, 9 et 10 mai 2009, à Grenoble :

http://www.repid.com/Reinventer-la-democratie.html 

 


 


« Réinventer la démocratie »
une semaine passionnante avec les Nouveaux chemins de la connaissance, sur France Culture,
cinq émissions pétillantes (on y parle souvent, et bien, de tirage au sort)
proposées par Raphaël Enthoven :

lundi 4 mai 2009 :
La haine de la démocratie
avec Jacques Rancière (à ne pas rater) :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73062


mardi 5 mai 2009 :
L'origine et l'histoire de la démocratie à Athènes
avec Claude Mossé et Jean Bollack :
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chemins/fiche.php?diffusion_id=73063