Forum du plan C : pour une Constitution écrite par et pour les Citoyens

Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Les membres de l'Assemblée constituante doivent être tirés au sort
et, bien sûr, inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.

Vous n'êtes pas identifié.

Bienvenue :o)

Bonjour :o)
Ici, depuis le 1er janvier 2006, nous parlons d'un sujet que les politiciens de métier voudraient bien garder pour eux : nous parlons de la Constitution, de ce texte absolument fondamental pour tous les citoyens (et pourtant complètement négligé par eux), de ce texte qui pourrait nous protéger tous contre les abus de pouvoir si nous le faisions nôtre au lieu d'en abandonner la maîtrise à ceux-là mêmes qu'il est censé contrôler.
Nous discutons principe par principe, méthodiquement. Nous avons d'abord suivi le plan de mon document "Les grands principes d'une bonne Constitution", mais nous avons ensuite élargi nos thèmes à partir de vos réflexions, critiques et suggestions. C'est simplement passionnant. Ce que nous avons mis au clair sur la monnaie, sur le vote blanc, sur les vertus méconnues du tirage au sort et sur le référendum d’initiative populaire, par exemple, est enthousiasmant.
Le prolongement de cette réflexion constituante, c’est d’écrire enfin nous-mêmes un exemple de constitution, article par article. C’est ce qui se passe sur la partie wiki-constitution de ce site. Je vous invite à venir y participer également, ne serait-ce que sur un article ou deux. Vous verrez, c’est passionnant ; on sent vite qu’on est là sur l’essentiel, sur la seule vraie cause (et aussi la solution !) de nos impuissances politiques.
C’est un projet pédagogique en quelque sorte, un objet concret, réel, qui montre que 1) c'est possible : des hommes dont ce n'est pas le métier peuvent écrire une Constitution, et 2) c'est beaucoup mieux : quand ils n'écrivent pas des règles pour eux-mêmes, quand ils n'ont pas un intérêt personnel à l'impuissance des citoyens, les délégués constituants écrivent les règles d'une authentique démocratie. Merci à tous pour ce travail formidable.
Amitiés. Étienne.
[19 août 2012 : ATTENTION : pour cause de spam ultra-actif mi 2012, je FERME la possibilité aux nouveaux venus de créer un compte sans moi : il faut m'écrire à etienne.chouard@free.fr (EN ME DONNANT LE PSEUDO QUE VOUS VOULEZ) et je créerai votre compte à votre place. Il faudra ensuite venir ici pour définir un nouveau mot de passe. Désolé, mais les spammeurs deviennent infects et je n'ai pas le temps de gérer les spams (je préfère vous aider un à un à nous rejoindre). Au plaisir de vous lire. ÉC]

#1561 07-04-2011 11:14:18

beo
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Mouais pas mal. A mon avis si les pirates acceptent la base européenne de notre programme c'est envisageable.

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#1562 07-04-2011 14:15:03

NingúnOtro
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

beo a écrit:

Mouais pas mal. A mon avis si les pirates acceptent la base européenne de notre programme c'est envisageable.

Comme tu sais peut-être, le langage de communication des partis pirates est actuellement l'anglais, et cela donne un avantage organisationnel trop grand aux composantes anglo saxonnes du mouvement. Le mouvement pirate est originel de la Suède et c'est développé surtout en Europe, mais il prétend aller plus loin que l'Europe. Cela n’empêche pas qu'il soit souhaitable d'avoir une bonne concentration circonstancielle et temporaire  du mouvement en Europe.

L'adoption de l'espéranto comme langue opérationnelle (même petit à petit) aiderait à éviter une colonisation progressive de tout le mouvement par les anglo-saxons (Partis Pirates Américains, Canadiens, Nouvelle-Zelandais, Australiens, etc.). Ils useraient l'anglais dans leur sphère linguistique, car il ne s'agit pas de bannir complètement l'anglais, mais ils ne coloniseraient plus les infrastructures supra-nationales avec leur maitrise supérieure de la langue de travail commune à tous. L'anglais met en clair désavantage tous ceux qui ne l'ont pas comme langue maternelle. Avec l'espéranto, tout le monde aurait les mêmes opportunités de faire valoir les idées (avec un avantage temporel pour ceux qui sont déjà espérantistes, mais aux moins ceux-ci ne se concentrent pas autour d'un héritage historique et religieux unique -et assez malsain wink -).

Les Pirates sont en train de se découvrir une base nettement humaniste qui ne ferait pas honte à Zamenhof. Une étape européiste est naturellement envisageable temporellement pour plusieurs raisons, mais le monde entier en clé humaniste est le but final.

Il me faut les convaincre d'aller plus vite, tout comme tu as des problèmes pour faire adopter le tirage au sort par les espérantistes.

Toi au moins t'a l'avantage d’être le président, moi je ne suis toujours que matelot pirate, même si j'échange des mots avec l'admiralité.

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#1563 07-04-2011 15:29:37

beo
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Message n°10528
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Ah non moi je suis plus que secrétaire. Par contre Zolko est passé trésorier.

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#1564 09-04-2011 18:53:27

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Voici le second volet du film sur l'argent (fait sans argent) et sur cette crise qui n'en finit pas...
http://www.dailymotion.com/video/xi0yr7 … nomie_news
Vous êtes peut-être de ceux (parmi quelques milliers déjà) qui ont vu la première partie et qui s'impatientaient d'avoir la suite. Voilà, c'est chose faite.
Suivront 2 autres parties : l'endettement généralisé, des solutions pour envisager une autre économie.
Pour finir, nous prévoyons de sortir et distribuer un DVD utile au débat entre concitoyens surtout sur ces questions cruciales.
Bon visionnage et si vous avez des remarques, suggestions ou encore quelques bonnes pistes, nous sommes toujours à la recherche d'éventuels partenaires et même de courageux diffuseurs.
En attendant, merci de faire circuler dans vos réseaux si vous jugez que ça en vaut la peine.


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#1565 13-04-2011 12:12:03

bernarddo
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Message n°10554
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

AJH

La vidéo 2 est très intéressante.

Je souhaite revenir sur un passage court où Christian Gomez semble livrer une vérité, de façon assez embarrassée d'ailleurs ("il y a ...des gains... de la création monétaire qui sont...euh qui peuvent être... totalement illégitimes") (dans la sixième minute de la vidéo.)

L'interview s'interrompt, alors que l'on aimerait naturellement aller plus loin sur l'idée originale et fondamentale qu'il introduit quasi subrepticement: il y a des gains monétaires légitimes et d'autres illégitimes.

Je vous suggère donc, si c'est possible, de creuser la question avec lui et les autres intervenants.
Je précise les questions qui me viennent à l'esprit.

D'abord, une question purement technique:

Puisqu'il n'y a qu'un seul mode de création monétaire par le crédit, comment est-il possible d'établir une frontière de légitimité?

Puis les questions de fond plus importantes à mon sens

- quel est l' "espace" sur lequel se fonderait et se discuterait actuellement cette légitimité
- peut-on imaginer en démocratie une discussion sur une légitimité quelconque qui n'implique pas tous les citoyens dans un débat national

Dernière modification par bernarddo (13-04-2011 12:17:21)

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#1566 15-04-2011 08:15:13

AJH
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Message n°10558
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Merci Bernarddo de ce retour.
Je vais effectivement essayer de creuser auprès de Christian G.

Je ne suis pas absolument certain de comprendre et il vaut mieux que vous précisiez (avant que je réponde à coté de la plaque) ce que vous voulez dire par "frontière de légitimité"


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#1567 15-04-2011 10:55:03

Jacques Roman
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Message n°10559
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Dans Le Monde diplomatique d'avril, il y a un excellent article de Frédéric Lordon dans lequel il est question de la monnaie commune à deux niveaux.

L'article s'intitule "L'extension du domaine de la régression.  JR

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#1568 15-04-2011 11:38:18

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Signalé par Gilles sur la page précédente.
On le trouve sur le net  http://toutsurlachine.blogspot.com/2011 … de-la.html

Extrait

La médecine du bon docteur Keynes

Quant à la compétitivité, il faut vraiment une logique à oeillères pour ne l'envisager que du côté du coût salarial et jamais de celui du taux de change. Les Allemands doivent pourtant en avoir une vague idée, sachant bien qu'une éventuelle sortie de l'euro verrait leur nouveau mark sensiblement réévalué... et l'avantage compétitif de leur belle décennie de déflation salariale aussitôt partir en fumée. Or un schéma raisonné de gestion des soldes commerciaux et des taux de change a été donné de longue date par John Maynard Keynes avec son projet de " chambre de compensation internationale " (International Clearing Union, ICU). La prémisse fondamentale en est que les marchés financiers sont constitutivement incapables de procéder à des ajustements ordonnés - pas de chance évidemment pour une époque qui a choisi de tout leur confier. C'est pourquoi, aux emballements systématiquement déstabilisateurs des marchés, il faut préférer des procédures institutionnelles et politiques de correction des déséquilibres.

L'ICU keynésienne proposait un volet de financement des soldes déficitaires des balances des paiements. Mais elle offrait également des mécanismes institutionnels d'ajustement des taux de change. Chaque pays s'y voyait allouer un quota de déficit ou de surplus commercial. Passé le quart de ce quota, un pays déficitaire était autorisé à dévaluer de 5 %, davantage encore au-delà. Mais la grande innovation de l'ICU consistait à mettre à contribution directement les pays excédentaires. Seul le matraquage à la compétitivité, mêlé de reliquats mercantilistes, a pu faire passer l'excédent commercial pour une incontestable vertu. Or l'excédent est le plus souvent le fruit d'une stratégie non coopérative d'avantage compétitif unilatéral exercée sur le dos des autres - à l'image de l'Allemagne qui fait payer sa déflation salariale à ses partenaires européens en manque à croître. L'ICU applique aux pays excédentaires un système de taxation progressive, en fonction de seuils d'excédents prédéfinis, afin de décourager leur stratégie unilatérale et de les inciter à une relance qui rééquilibre leur solde et améliore par là même les déficits (et la croissance) de leurs partenaires.

Monnaie commune à deux niveaux

On objectera que ce sont désormais les marchés qui déterminent les taux de change et non les ajustements ciblés décidés dans des bureaux gouvernementaux, et que tout projet de dévaluation finit régulièrement en tempête monétaire. C'est la raison même pour laquelle il faut soustraire ces ajustements aux marchés ! Si une ICU n'a aucune chance de se substituer au marché mondial des changes, elle peut en revanche offrir son modèle à une eurozone qui fonctionnerait sur le schéma d'une monnaie commune à deux niveaux (12) : monnaie unique pour les relations monétaires extérieures, mais admettant à l'intérieur des dénominations nationales à des parités non plus irrévocablement fixes, mais ajustables selon des mécanismes entièrement politiques et institutionnels du type ICU. Disons clairement qu'une telle monnaie commune ne pourrait engendrer à elle seule des miracles de croissance par les exportations : il n'y a jamais que 120 milliards de dollars d'excédent allemand (13) à redistribuer pour toute l'eurozone... Mais elle aurait au moins offert quelques appréciables degrés de liberté dans la période présente, notamment en donnant la possibilité aux pays d'où la crise européenne est partie - Grèce, Portugal et Irlande, tous trois déficitaires commercialement (14) - de dévaluer et de trouver des relais de croissance capables de rendre plus soutenables leurs ratios de dette publique (15). Enfin, par-dessus tout, en changeant profondément la façon de penser et de régler les compétitivités relatives à l'intérieur de l'Union, elle nous libérerait de facto du fléau régressif des " pactes pour l'euro ".

On dira que toutes ces pistes tiennent du rêve éveillé et n'ont pas la moindre chance de voir le jour dans les conditions présentes. Et c'est vrai ! Mais il se pourrait précisément que les conditions changent. Il faudra douze ou dix-huit mois pour que l'absurdité de la rigueur générale soit avérée et que, les ratios dette/PIB continuant leur irrésistible ascension, les marchés en prennent une conscience claire. Ce jour-là, ce n'est pas la pauvre EFSF, même aux moyens gonflés, qui pourra rattraper les défauts simultanés auxquels mèneront tous les taux d'intérêt emballés. Un scénario de fracture de la zone euro n'est pas moins probable qu'en décembre dernier. Pour le bloc qui se sera débarrassé des obsessions allemandes, la page sera à nouveau blanche, et l'occasion donnée de reconstruire autrement.

Dernière modification par AJH (15-04-2011 11:38:58)


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#1569 15-04-2011 14:25:31

gilles
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Message n°10563
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Il me semble que les dirigeants de l'UE sont dans un dilemme dont il est difficile pour eux de sortir avec les oeillères idéologiques dont ils sont encore pourvus ( jusqu'à quand ? ).
Je m'explique : outre la paix et la reconstruction, un des buts de la « construction » européenne était et est toujours d'imposer une camisole ordo-libérale.

Voir les travaux de François Denord et son ouvrage : « L'Europe Sociale n'aura pas lieu » ( que je vais acheter ).

Voir la critique de ce livre sur le blog  : « La lettre volée »…


Extrait du blog :
[…]Les points communs des ordo-libéraux, c’est d’être convaincus que le libre marché doit être construit, que la tâche même de la politique devient celle d’établir une société de marché. C’est d’ailleurs le sens exact de l’expression allemande « économie sociale de marché » : il ne s’agit nullement de concilier l’économique et le social, mais de prendre en compte la nécessité de construire la société où s’imposera le marché. Le livre donne ainsi un aperçu sur la notion d’ordolibéralisme allemand, très proche du néolibéralisme.[…]


L'ordo-libéralisme, et je parle sous le contrôle d'un économiste en l'occurrence, André-Jacques consiste, en réaction à l'impuissance du libéralisme classique face à la crise de 1929 et en opposition au marxisme et au keynesianisme, à donner à l'État la responsabilité de créer un cadre légal et institutionnel à l'économie, et de maintenir un niveau sain de concurrence « libre et non faussée » via des mesures en accord avec les « lois » du marché.



Or, la crise des finances publiques qu'a crée l'ordo-libéralisme lui-même en sauvant les banques par les contribuables sans aucune contre-partie de contrôle politique de ces mêmes banques, au nom de la concurrence libre et non-faussée, ne peut pas se dénouer avec les mesures récessives d'austérité que prône le même ordo-libéralisme.

En résumé : La « construction » européenne a été, entre autres buts, crée pour imposer l'ordo-libéralisme sans tenir compte de l'avis des populations et maintenant ce même ordo-libéralisme est en train de soigner la « construction » européenne, soigner mais au sens des médecins de Molière, c'est à dire que le malade mourra guéri !

Il me semble, mais je demande l'avis d'André-Jacques et des autres participants, que le choix décisif se rapproche de nous :

— soit une autre construction européenne avec au minimum dans le domaine économique des solutions keynésiennes à l'intérieur, comme celles exposées par Frédéric Lordon (monnaie commune, fluctuation des monnaies nationales grâce à une chambre de compensation des déséquilibres …),

c'est à dire : une solution très difficile à mettre en oeuvre, comme nous le faisait d'ailleurs remarquer même Jacques Roman en pointant ses objections vis à vis de la constitutionnalisation des choix politiques ordo-libéraux dans le TCE et vu le dogmatisme des dirigeants actuels conforté par le bouclier anti-démocratique que constitue l'UE ( j'ai l'impression que ces drigeants tiennent plus à leur ordo-libéralisme qu'à la construction européenne, sinon il y a longtemps qu'un tournant keynésien aurait du avoir lieu )

— soit la restauration de l'autonomie des pays ex-membres de l'UE : écouter l'intervention de Bernard Cassen, enregistrée lors du colloque intitulé En finir avec l’Eurolibéralisme, organisé par Mémoire des luttes et Utopie critique le samedi 7 Juin 2008, Université Paris 8. Conférence mp3 durée : 18 mn 57 s

Dernière modification par gilles (24-04-2011 12:56:00)

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#1570 20-04-2011 10:34:57

bernarddo
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Message n°10580
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

AJH a écrit:

Merci Bernarddo de ce retour.
Je vais effectivement essayer de creuser auprès de Christian G.

Je ne suis pas absolument certain de comprendre et il vaut mieux que vous précisiez (avant que je réponde à coté de la plaque) ce que vous voulez dire par "frontière de légitimité"

Excusez-moi du retard, je n'avais pas remarqué votre message.

Sur la notion de frontière de légitimité, il s'agit évidemment de faire préciser celle qui sépare les gains légitimes des gains illégitimes que C.G. semble avoir identifiés comme existant simultanément dans la création monétaire, et que l'on peut pratiquement poser ainsi: en quoi réside la légitimité de l'intérêt financier?

Il s'agit d'une question tout à fait fondamentale, qui est la seule qui vaille d'être posée quand on parle de réformer le système financier. Il est évident que les C.G. de la planète en sont tout à fait conscients ce qui explique leur embarras quand, par inadvertance sans doute, ils ouvrent la boîte de Pandore.

J'ajoute que je n'accepterai aucune justification liée au fait qu'il existerait un risque spécifique qui serait pris par les créanciers. Pour la bonne raison que toute l'histoire (la contemporaine en particulier) nous apprend que c'est le citoyen qui est "in fine" appelé à les assumer.

Ma position personnelle est qu'aucune création monétaire liée au crédit n'est légitime, et que les remboursements doivent simplement correspondre nominalement à la somme empruntée (incluant un système mutualiste de garantie) augmentée de la rémunération du service associé.

Il est absolument extraordinaire à mes yeux que les discussions sur la finance fassent une aussi grande place à des solutions certes astucieuses mais compliquées, comme la monnaie fondante par exemple, mais zappent complètement l'idée de loin la plus simple de l'intérêt zéro.

La Dame de Condé doit rester une prestataire de service comme une autre.

Dernière modification par bernarddo (20-04-2011 10:47:53)

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#1571 20-04-2011 23:20:58

Étienne
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Prochaines conférences :
financement de l'économie sans avoir besoin d'épargne préalable
et rôle irremplaçable du tirage au sort en démocratie


http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f … -politique


Bonjour à tous.

Je vous signale, dans l'ordre chronologique, trois prochaines conférences-débats (où j'aimerais vous rencontrer, si cela est possible) :

• Samedi prochain, 23 avril 2011, 15 h, à MARSEILLE : La Cobema, 7 impasse Albarel-Malavasi (15e) :
  Les enjeux économiques et politiques de la création monétaire et la solution juridique et politique du tirage au sort.

-------------------------------------------------------------------------------------

• Vendredi 29 avril 2011, 19 h, à NICE :

  Le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR organise une conférence
  sur le thème de la création monétaire et de la dette publique
  le vendredi 29 avril 2011 à 19 h, maison des associations, place Garibaldi à Nice.

-------------------------------------------------------------------------------------

• Samedi 28 mai 2011, 19 h, à FRÉJUS :

  Ce sera à 19 h, après le Congrès d'Europe-Écologie, au Palais des Congrès. On parlera surtout de tirage au sort, mais les deux sujets (avec le contrôle de la monnaie) sont indissociables. Je vous en dirai un peu plus bientôt.


Amicalement.

Étienne.

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#1572 21-04-2011 08:03:15

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

@Bernarddo

Difficile de répondre pour Christian Gomez, mais celui ci considère que les revenus des intérêts doivent véritablement être représentatifs des préférences des agents économiques


"les taux d’intérêt ne deviendraient sensibles qu’à l’offre et la demande de fonds prêtables (investissement et épargne) dans une économie qui deviendrait monétairement neutre.  Seuls les investissements rentables pour des taux d’intérêt véritablement représentatifs seraient sélectionnés et, donc, les risques d’un mauvais « aiguillage » de l’épargne seraient minimisés."

Mais plutôt que le citer je pense que vous comprendriez mieux sa pensée en lisant le résumé de sa proposition sur http://osonsallais.wordpress.com/2010/0 … 100-money/ et mieux encore le lien pdf de son article complet sur cette page.

Pour ma part je n'ai pas beaucoup varié dans mon analyse : je continue de penser que la demande d'intérêts sur la création monétaire bancaire ex nihilo est "anormale" alors que la demande d'intérêts par un épargnant n'est pas sur le même registre car il n'y a pas de création de monnaie supplémentaire (ce qui ne veut pas dire que les taux ne doivent pas être encadrés ou "limités" par la loi).
Pour s'en convaincre il suffit de penser à la légalité de divers placements (location immobilière ou investissements dans des entreprises): pourquoi les revenus d'intérêts seraient-il à ce moment là autorisés et pas dans le prêt direct d'épargne?

En ce qui concerne la monnaie fondante, je ne pense pas que ce soit une bonne idée: nous ne sommes plus dans un système où la quantité de monnaie était limitée (par des contreparties en or), ni dans une économie où il faudrait "acheter au plus vite"...
Nos problèmes économique ne sont pas la conséquence de thésaurisations auxquelles d'ailleurs je ne crois pas (qu'elle existe), si ce n'est quelques centaines de milliards en billets de banque (30% - ? - des 800 Md€ de billets, sur un total de monnaie M1 de plus de 4500 Md€ dans la zone euro)

A+
AJH

Dernière modification par AJH (21-04-2011 08:04:50)


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#1573 21-04-2011 17:27:10

bernarddo
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

AJH a écrit:

Mais plutôt que le citer je pense que vous comprendriez mieux sa pensée en lisant le résumé de sa proposition sur http://osonsallais.wordpress.com/2010/0 … 100-money/ et mieux encore le lien pdf de son article complet sur cette page.

Pour ma part je n'ai pas beaucoup varié dans mon analyse : je continue de penser que la demande d'intérêts sur la création monétaire bancaire ex nihilo est "anormale" alors que la demande d'intérêts par un épargnant n'est pas sur le même registre car il n'y a pas de création de monnaie supplémentaire (ce qui ne veut pas dire que les taux ne doivent pas être encadrés ou "limités" par la loi).

J'ai démarré la lecture de son blog.

Sa critique initiale est celle du concept de réserve fractionnaire, sur laquelle vous êtes d'accord.

Le problème est qu'elle n'est responsable que des effets de levier qui permettent de multiplier les prêts à partir d'une couverture donnée. (ou même sans couverture: Madoff, l'homme qui avait le mieux optimisé le système aurait dû pour cela logiquement recevoir le Nobel d'économie!)

Exiger une réserve globale revient simplement à considérer que tout emprunt doit être couvert par des actifs mis en jeu par le prêteur, que ces actifs soient immeubles ou monétaires, et place le prêteur en position d'assumer effectivement ses risques. Mais si cela améliore considérablement la situation (et permettrait d'exiger des banquiers et de tous intermédiaires financiers une transparence qui éviterait d'être obligé de voler à leur secours), cela ne changerait pas complètement la donne.

Si ces actifs sont monétaires chez votre épargnant (et donc préexistants), vous indiquez qu'il n'y a pas de création de monnaie supplémentaire, et c'est tout à fait exact.

Le problème, c'est que l'intérêt exige le retour d'un excédent de monnaie chez l'épargnant; et ne pas créer de monnaie par ailleurs crée automatiquement un "assèchement monétaire" pour l'économie, de la fraction de cet excédent que les épargnants ne consomment pas, du montant qu'ils thésaurisent.

C'est là  que je ne vous suis plus, je pense en effet que la thésaurisation existe de plus en plus: sa principale composante n'est pas dans les billets de banque, (plus grand monde ne fait confiance à son matelas pour l'abriter) mais dans la plus-value extraordinaire que prennent les achats de biens matériels à grande durée de vie, l'immobilier par exemple, et surtout la phénoménale valeur que prennent les propriétés qui peuvent rapporter qui se concentrent mondialement chez les puissances d'argent.

Examinez la règlementation toujours plus sophistiquée qui facilite de plus en plus la consolidation et  la perennisation des patrimoines. (je pense spécialement aux multinationales). Il me semble qu'il y a là tout un domaine à la seule action économique n'est plus suffisante.

Les prêteurs, de quelque terme que vous voulez bien les appeler, prennent le pouvoir sur la planète. Il faudrait aussi prévoir quelques miettes à ceux qui sont contraints à emprunter.

AJH a écrit:

Pour s'en convaincre il suffit de penser à la légalité de divers placements (location immobilière ou investissements dans des entreprises): pourquoi les revenus d'intérêts seraient-il à ce moment là autorisés et pas dans le prêt direct d'épargne?

Votre questionnement se place sur le plan juridique de la légalité. Et encore faudrait-il s'assurer pour qu'il ait un sens que les catégories de prêt que vous opposez, s'opposent juridiquement dans un statut avéré et stable.

C Gomez se posait la question de la légitimité de certains gains financiers. Ce n'est plus du tout la même chose, c'est une question citoyenne.
Les éléments de réponse qui suivent sont une ébauche de réponse.

Pour les prêts financiers et d'investissement: il n'y a aucune raison de favoriser le créancier par rapport à l'emprunteur.
Pour les prêts immobiliers: le bailleur ne peut légitimement exiger plus que le revenu qui permet de conserver son bien en l'état.

Dernière modification par bernarddo (21-04-2011 17:50:42)

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#1574 21-04-2011 18:22:24

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

@bernarddo
Pouvez-vous me préciser une chose avant que je ne réponde: comment, d'après vous, thésauriser de la monnaie scripturale?


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#1575 23-04-2011 10:06:22

bernarddo
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Je comprends votre questionnement et vais essayer d'y répondre sur un exemple concret.

La thésaurisation à laquelle je pense n'est pas celle, individuelle, du matelas à laquelle on voudrait la réduire.
Elle est en fait partagée.

L'excédent de monnaie (l'intérêt qui lui est servi), permet au prêteur d'acheter un bien généralement durable, (de l'immobilier par exemple, ou mieux, un bien dont la valeur est appelée à croître), à un prix supérieur de ce montant au prix qu'il aurait pu consentir avec le même effort financier sans l'existence de l'intérêt.

L'effet visible est simplement le constat d'une inflation.

Le matelas financier (du montant de l'intérêt) qui existait chez l'acheteur est maintenant passé chez le vendeur, il n'en demeure pas moins qu'il n'a pas disparu.

"L'assèchement monétaire" de l'économie existe bien hors les acteurs de la transaction: il n'est pas nominal bien sûr, mais les autres acteurs économiques qui disposent par définition de la même quantité nominale de monnaie auront vu leur pouvoir d'achat diminuer: pour eux, la valeur d'estime du bien immobilier qu'ils pourraient convoiter n'a pas changé, alors que sa valeur d'échange a augmenté.

Cette "thésaurisation" , (le mot n'est peut-être pas le mot adéquat) apparaît donc globalement comme génératrice d'inflation au bénéfice des possédants. On voit bien que ses effets sont inégalitaires.

Vous allez me dire que cet excédent va passer in fine chez un investisseur.

C'est la prochaine étape. Là, l'intérêt servi à l'investisseur, de concert avec l'exclusivité qui lui est généralement reconnue de décider de la répartition des bénéfices, va transformer cet investisseur en spéculateur.

Dernière modification par bernarddo (23-04-2011 11:10:52)

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#1576 23-04-2011 11:01:49

NingúnOtro
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

C'était quand-même infantile à prévoir!

La crise sert surtout à mettre sur le marché les propriétés de ceux qui ne gagnent plus assez pour faire honneur aux termes de leurs prêts et hypothèques. De cette façon, les banques et tous ceux qui ont thésaurisé du liquide échangent leur liquidité volatile (inflation galopante au fur et à mesure que cette bulle es plus populaire -entre ceux qui peuvent-). Bien qu'ils paient le moins possible... ils paieront n'importe quoi avant que la logique poussée au bout ne rende ce qui leur reste apte à s'essuyer le cul si c'est du papier physique (quel spectacle, utiliser des mauves pour cette humble occupation wink ).

Cette course apparente vers la liquidité est un leurre... pour que ce soient finalement les humbles citoyens qui se trouvent avec l'essuie-merde dans les mains quand sera décrété finalement qu'on met fin à la première République de Weimar du XXIième Siècle wink

L'assaut par Occident des enclaves pétroliers comme la Libye est servi par les mêmes motifs... avoir accès au pétrole lorsqu'il ne sera plus possible de l'obtenir en échange de monnaie inutile... pour ce faire il faut avoir le contrôle physique des lieux. Pas étonnant que l'OTAN s'y prête... comment ferait-il la guerre sans combustible pour ces chars, bateaux et avions?

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#1577 23-04-2011 18:26:42

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Désolé Bernarddo, je ne comprends pas bien.
L'intérêt versé au prêteur corresponds, certes à une augmentation de pouvoir d'achat, mais l'emprunteur voit bien une diminution de pouvoir d'achat . A "vitesse de rotation" de la monnaie identique, la "valeur des achats" restera identique.
Je ne vois ni conséquence inflationniste, ni thésaurisation.


L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod)
http://www.societal.org

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#1578 24-04-2011 19:24:24

bernarddo
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

NinGùnOtro a écrit:

C'était quand-même infantile à prévoir!

AJH a écrit:

Désolé Bernarddo, je ne comprends pas bien.
L'intérêt versé au prêteur corresponds, certes à une augmentation de pouvoir d'achat, mais l'emprunteur voit bien une diminution de pouvoir d'achat . A "vitesse de rotation" de la monnaie identique, la "valeur des achats" restera identique.
Je ne vois ni conséquence inflationniste, ni thésaurisation.

C'est paradoxal de se situer entre l'évident et le non compris.
A la réflexion, c'est probablement parce que le terme d'inflation ne peut qualifier qu'une partie du phénomène qui serait plutôt une ségrégation économique.

Je vais donc essayer de préciser ma pensée

L'exemple proposé est par nature microéconomique. Le phénomène inflationniste ne se situe pas dans la première transaction (prêt avec intérêt).

On le trouve dans la seconde opération, en tant qu'exemple d'inflation dans l'immobilier lorsque le prêteur initial  fait monter le prix de la transaction (valeur d'échange) du bien immobilier sans modifier la valeur de service de celui-ci (valeur intrinsèque liée à ses caractéristiques matérielles), simplement parce que la mise à sa disposition d'une plus grande quantité de monnaie (intérêt du prêt) a fait monter sa propre évaluation de la valeur du bien (sa valeur d'estime).

Il faut maintenant voir ce qui se passe au niveau macroéconomique.

Le niveau macroéconomique ne serait pas touché si le débiteur du prêt initial qui se retrouve amputé d'une partie de ses liquidités par l'intérêt du prêt qu'il a dû rembourser, et désirant lui aussi acheter le même immeuble, était en capacité de faire baisser de façon symétrique le prix de la transaction , simplement parce que la baisse de la quantité de monnaie qui l'affecte a fait baisser sa propre évaluation de la valeur du bien (sa valeur d'estime) dans les mêmes proportions.

De toute évidence, ce n'est pas le cas, puisque il se retrouvera en concurrence avec le premier candidat à l'achat. Et que, très probablement en fonction de l'estimation de celui-ci que se conclura la transaction.

Cela ne veut pas dire que votre affirmation soit erronée, cher AJH: globalement, il se trouvera des biens moins attractifs pour lesquels les prix de transaction pourront baisser, car tirés vers le bas par leur délaissement par les candidats acheteurs plus fortunés.

De sorte que, globalement l'équilibre des pouvoirs d'achat serait respecté, comme vous le rappelez au niveau microéconomique

Mais au niveau de la distribution on voit bien que les produits les plus attractifs vont se concentrer, par le fait de ces prêts d'épargne à intérêt, vers les mêmes épargnants, alors que les biens les moins attractifs vont se concentrer du côté des débiteurs.

C'est donc un phénomène de ségrégation économique de même nature que l'actuel, bien que beaucoup moins prononcé, puisqu'il nous épargnerait les effets encore plus pervers de l'inflation monétaire et les effet de levier.

Mais tant qu'à s'attaquer au problème, il faudrait le prendre à la racine, "à l'os" comme dirait Etienne.

Est-ce plus conpréhensible ?

Dernière modification par bernarddo (24-04-2011 19:25:13)

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#1579 25-04-2011 13:03:16

NingúnOtro
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

bernarddo a écrit:

NinGùnOtro a écrit:

C'était quand-même infantile à prévoir!

AJH a écrit:

Désolé Bernarddo, je ne comprends pas bien.
L'intérêt versé au prêteur corresponds, certes à une augmentation de pouvoir d'achat, mais l'emprunteur voit bien une diminution de pouvoir d'achat . A "vitesse de rotation" de la monnaie identique, la "valeur des achats" restera identique.
Je ne vois ni conséquence inflationniste, ni thésaurisation.

C'est paradoxal de se situer entre l'évident et le non compris.

Il n'y à rien de paradoxal, Bernardo... simplement vous n'avez pas compris wink .

Vous n'avez pas compris mon expression. J'aurais dû compléter, mais je n'ai pas voulu enfoncer le clou, trop humaniste que je suis. En fait, ce que je disais en exclamant cela, c'est que même l'infantile vous n'avez pas arrivé à le comprendre.

Cela dit, il est fortement probable que mes raisons pour arriver a cette conclusion (générique, pas seulement pour vous) ne soient guère compatibles avec celles d'AJH.

Pour moi, ce qui était évident... c'est que vous n'arrivez pas à comprendre (et en cela, vous êtes loin d'être le seul, vous êtes plutôt en très bonne compagnie, rassurez-vous et tant pis pour moi et l'humanité).

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#1580 26-04-2011 17:53:51

Étienne
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Rapport du Sénat sur le krach de Wall Street :
La criminalisation de la classe dirigeante américaine

Par Barry Grey
23 avril 2011

Mercredi dernier, le sous-comité permanent sur les enquêtes du Sénat américain a rendu public un volumineux rapport sur le krach de Wall Street de 2008 qui documente combien la fraude et la criminalité sont répandues au sein de tout le système financier et de ses relations avec le gouvernement.


Le rapport de 650 pages est le résultat d'une enquête qui s'est déroulée sur deux ans et qui comprend 150 entrevues et dépositions ainsi que l'examen de courriels et documents internes de grandes banques, d'organismes de réglementation gouvernementaux et d'agences de notation. Le rapport, intitulé « Wall Street et la crise financière : Analyse d'un effondrement financier », établit que le krach financier et la récession qui a suivi étaient le résultat de fraude et d'escroquerie systémiques de la part des prêteurs hypothécaires et des banques, de connivence avec les sociétés de notation et avec la complicité du gouvernement et de ses organismes de réglementation des banques.

Le World Socialist Web Site analysera en détail le contenu de cet important document dans les prochains jours. Sa portée fondamentale est cependant déjà claire. D'après le résumé du rapport, « L'enquête a découvert que la crise n'était pas un désastre naturel, mais le résultat de produits financiers complexe, à haut risque; de conflits d'intérêts maintenus secrets; et du fait que les organismes de contrôle, les agences de notation et le marché lui-même n'aient pas freiné les débordements de Wall Street. »

Lors d'une conférence de presse mercredi, et dans d'autres entrevues par la suite, le sénateur Carl Levin (démocrate du Michigan), président du sous-comité, a été encore plus explicite. « En se basant sur des courriels, des notes de service et d'autres documents internes », a-t-il dit, « ce rapport montre les dessous d'un assaut économique qui a fait perdre à des millions d'Américains leur emploi et leur maison, et qui a ruiné des investisseurs, des entreprises et des marchés de qualité. Des prêts à haut risque, le manque de supervision, des notations financières gonflées et des firmes de Wall Street impliquées dans d'immenses conflits d'intérêts ont contaminé le système financier des États-Unis avec des hypothèques toxiques et ont miné la confiance du public dans les marchés américains. »

« En utilisant les mots mêmes que l’on trouve dans les documents que le sous-comité avaient exigés pour son enquête, le rapport montre comment des sociétés financières ont délibérément profité de leurs clients et investisseurs, comment des agences de notation ont donné la cote AAA à de titres à haut risque, et comment les organismes de contrôle n'ont rien fait plutôt que de mettre un frein aux pratiques risquées et douteuses partout autour d'eux. Des conflits d'intérêts endémiques sont au coeur de cette sordide histoire. »

Levin a ensuite ajouté que l'enquête avait trouvé « un désordre financier où régnaient la cupidité, les conflits d'intérêts et les méfaits ». Il a dit au New York Times : « Hors de tout doute, ces institutions ont trompé leurs clients et trompé le public, et les organismes de contrôle et les agences de notation,qui étaient en situation de conflit d'intérêts, en sont complices. »

Le rapport est divisé en quatre sections, chacune se concentrant sur un élément particulier du réseau de fraude et d'abus : les prêteurs hypothécaires, les organismes de contrôle, les agences de notation et les banques d'investissement de Wall Street. La première section traite du cas typique de Washington Mutual (WaMu) en détaillant les pratiques prédatrices et trompeuses d'octroi de prêts, de comptabilité et de communication de l'information financière qui ont mené, suite à l'implosion du marché hypothécaire des subprimes, à l'effondrement de la banque et la reprise par JPMorgan Chase en septembre 2008.

La seconde section étudie le rôle corrompu de l'organe fédéral de l'Office of Thrift Supervision (OTS), qui a supervisé trois des plus grands échecs financiers de l'histoire des États-Unis : Washington Mutual, IndyMac et Countrywide Financial. Le rapport affirme que, « sur une période de cinq ans, de 2004 à 2008, OTS a souligné plus de 500 faiblesses importantes chez WaMu, mais n'a rien fait pour forcer la banque à améliorer ses pratiques d'octroi de prêts et a même entravé la supervision de la banque par un autre organisme de contrôle, la FDIC ».

La troisième section documente le système par lequel les agences de notation Moody's et Standard & Poor's ont attribué des cotes de crédit supérieures aux obligations adossées à des actifs (CDO) et à d’autres titres complexes liés à des subprimes et à d'autres prêts hypothécaires toxiques, ce qui permet aux banques de faire des milliards de dollars en faisant passer ces valeurs mobilières pourries pour des placements de catégorie supérieure. En retour, les agences de notation ont engrangé des bénéfices énormes pour leurs services.

Comme le rapport l'indique : « Les agences de notation ont été payées par les entreprises de Wall Street qui ont demandé leur cotation et ont profité des produits financiers cotés... Les agences de notation ont assoupli leurs normes alors que chacune faisait compétition pour fournir la cote la plus favorable pour gagner une plus grande part des entreprises et du marché. Le résultat a été une course vers le bas ».

La dernière section examine la fraude et la tromperie perpétrées par les grandes banques d'investissement qui ont profité d'abord de l'inflation du marché immobilier américain, puis de son implosion ensuite. Elle prend comme exemples Goldman Sachs et la Deutsche Bank. Goldman a commencé à miser fortement en 2007 que le marché immobilier s'effondrerait, vendant sous différentes formes des obligations adossées à des actifs liées à des prêts hypothécaires à haut risque même si elle pariait secrètement que la valeur de ces mêmes titres allait être en chute libre.

Le rapport cite des courriels par le plus gros opérateur mondial de CDO de la Deutsche Bank, Gregg Lippman, qualifiant les titres hypothécaires à risque mis sur le marché par la banque de « merde » et de « goinfres », et les opérations de la banque de « machine à CDO », qu'il désigne comme une « chaîne de Ponzi ».

Le document souligne le rôle central des grandes banques de Wall Street qui ont répandu la fraude, en déclarant: « Les banques d'investissement ont été la force motrice derrière les produits de financement structurés qui ont fourni un flux régulier de financement aux bailleurs de fonds se développant en des prêts à haut risque et de mauvaise qualité et qui augmentaient le risque dans tout le système financier américain. Les banques d'investissement qui ont fabriqué, vendu et échangé des prêts hypothécaires liés à des produits financiers structurés, et qui en ont profité, ont été une cause majeure de la crise financière ».

Le portrait général en est un de criminalité de la part de l'établissement financier dans son ensemble qui, avec l’aide de tous les paliers de gouvernement en tant que co-conspirateur, ont systématiquement pillé l'économie afin de continuer à s'enrichir. Le résultat est un drame social pour des dizaines de millions de personnes aux États-Unis et de plusieurs millions dans le monde entier. Et pourtant, le résultat de ce crime historique est que les banquiers et les spéculateurs sont plus riches et plus puissants que jamais.

Pas un seul des cadres supérieurs d'une grande banque des États-Unis, d’un fonds de couverture, d’une entreprise hypothécaire ou d’une compagnie d’assurance n’a été mis en prison. Aucun d’eux n’a même été poursuivi.

Tout porte à croire qu’aucun ne sera accusé criminellement dans le futur. Comme pour le rapport semblable accablant sorti en janvier par la Commission d'enquête de la crise financière américaine, le rapport du Sénat a été en grande partie enterré par les médias de masse. Il a été brièvement rapporté dans les pages intérieures de certains des principaux journaux et à peine mentionné par les réseaux de télé, pour ensuite être abandonné.

Un jour après la publication du rapport du Sénat, le New York Times a publié un long article concernant l’absence de poursuite judiciaire contre les criminels de Wall Street. Il raconte la tenue d'une réunion privée entre l’ancien président de la banque de la réserve fédérale de New York (qui est maintenant le secrétaire au Trésor d’Obama), Timothy Geithner, et l’ancien ministre de la Justice de New York, Andrew Cuomo, en octobre 2008, où Geithner avait fortement encouragé Cuomo à faire marche arrière sur les enquêtes des banques et des agences de notations.

L’article fait le contraste entre l’absence d’accusations criminelles contre les banquiers aujourd’hui et ce qui avait suivi la débâcle des prêts et des épargnes à la fin des années 1980, lorsque des équipes spéciales du gouvernement avaient déféré 1100 cas à la Couronne et plus de 800 responsables des banques avaient été emprisonnés. Il note le déclin important des renvois, par les régulateurs des banques, au FBI, de 1837 cas en 1995 à 75 en 2006. Lors des quatre années suivantes, à l’apogée de la crise financière, une moyenne de seulement 72 responsables des banques par année a été la cible de poursuites criminelles.

L'OTS n’a pas déféré un seul cas au département de la Justice depuis 2000 et le Bureau du contrôleur de la monnaie, un groupe du département du Trésor, a déféré seulement un cas dans la dernière décennie.

Comment cela est-il possible? Pourquoi le PDG de Goldman, Lloyd Blankfein, le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, l’ancien PDG de Washington Mutual, Kerry Killinger, ainsi que le secrétaire au Trésor Geithner et son prédécesseur Henry Paulson (anciennement le PDG de  Goldman), ne sont pas en prison?

De tels manipulateurs financiers sont protégés alors que les travailleurs sont privés d’emplois, de salaires, de maisons et de services sociaux essentiels afin de payer pour les dettes engendrées par le transfert de trillions de dollars en fonds publics vers les banques. La résistance collective à cette attaque est en train d’être criminalisée par des lois antigrèves, qui imposent des amendes et des peines de prison pour les travailleurs qui entrent en lutte.

Une raison expliquant l’absence de poursuite judiciaire est le pouvoir des individus impliqués, qui exercent tous une immense influence sur les politiciens, les médias et le système judiciaire. Mais les causes sont plus larges que le statut de quelques individus, tout comme ce sordide état de choses n’émerge pas de la cupidité individuelle, mais plutôt d'une profonde crise de tout le système.

La criminalisation de la classe dirigeante américaine est le résultat de plus de trois décennies durant lesquelles l’accumulation de richesse par l’élite financière et patronale est devenue de plus en plus séparée de toute la production. Dans sa quête du profit, la classe dirigeante a démantelé de larges sections de l’industrie et s’est tournée résolument vers la manipulation et la spéculation financière.

L’ascendance des sections les plus parasitaires de la classe capitaliste a été accompagnée par un déclin marqué du niveau de vie de la classe ouvrière. Les sections les plus riches et les plus puissantes ont acquis une quantité stupéfiante de richesses en pillant la société.

La classe dirigeante elle-même sent que de poursuivre l’une ou l’autre des personnalités les plus en vue qui ont escroqué le peuple américain (et toute l’humanité) exposerait rapidement tout le système. C'est juger le système capitaliste lui-même dont il serait question.

(Article original paru le 18 avril 2011)

Source : wsws.orghttp://wsws.org/francais/News/2011/avr2 … -a23.shtml

.

Commentaire :

Pour ma part, je trouve consternant l'aveuglement des commentateurs à la recherche des VRAIES CAUSES : tous animés par la religion du suffrage universel, aucun ne pense à incriminer la vache sacrée de L'ÉLECTION qui permet aux riches — DE FAÇON CRIANTE — de financer la campagne de leurs domestiques politiques.

Dans un système où les serviteurs politiques sont TIRÉS AU SORT, les riches ne gouvernent JAMAIS et les pauvres gouvernent TOUJOURS. Ce sont des FAITS.

Des faits ignorés de tous, même de la gôôôche...,  avec une incompréhensible viscosité intellectuelle.

La doxa est un rouleau compresseur pour la pensée.

Tant pis pour les manants, la sélection naturelle fera son oeuvre: "mort aux cons".

C'est une vielle affaire. J'ai mis dans ma page En vrac cette vieille pensée parfaitement d'actualité :

"Cette disposition à admirer, et presque à vénérer, les riches et les puissants, ainsi qu'à mépriser, ou du moins à négliger, les personnes pauvres et d'humble condition, quoique nécessaire à la fois pour établir et pour maintenir la distinction des rangs et de l'ordre de la société, est en même temps la cause la plus grande et la plus universelle de la corruption de nos sentiments moraux.

Les moralistes de toutes les époques se sont plaints que la richesse et la grandeur soient souvent regardées avec le respect et l'admiration seulement dus à la sagesse et à la vertu ; et que le mépris, dont le vice et la folie sont les seuls objets convenables, soit souvent très injustement attaché à la pauvreté et à la faiblesse."

Adam Smith, Théorie des sentiments moraux, 1759.

Notre organisme social manque de globules blancs : personne pour nous débarrasser de nos parasites ? On en crèvera tous (y compris les parasites, peut-être).

Quelle tristesse.

Alain nous l'annonçait :

« Car enfin le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres et de gouverner seulement lui-même.
Cela décide tout.
Autant dire que les pires gouverneront. »

Alain, 10 décembre 1935

Mais, bon sang de bonsoir !, cette prévision est vraie si on élit des candidats ! Mais cette terrible prophétie, parfaitement confirmée par les faits actuels, serait complètement fausse si on tirait au sort les serviteurs politiques de la Cité !

Quelle tristesse d'être si seuls ici à cultiver la plante qui sauverait sans doute le corps social, alors que les rapaces de la grande banque préparent à nouveau la guerre pour éviter d'être égorgés pour leurs meurtres, comme d'habitude : la guerre déclenchée par les riches pour éviter la révolution.

Et tous nos jeunes gens vont partir en guerre comme un seul homme... contre "les musulmans" cette fois... n'importe quoi...

Quelle tristesse.

Étienne.

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#1581 26-04-2011 18:00:35

bernarddo
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

NingúnOtro a écrit:

C'était quand-même infantile à prévoir!

NingúnOtro a écrit:

Vous n'avez pas compris mon expression. J'aurais dû compléter, mais je n'ai pas voulu enfoncer le clou, trop humaniste que je suis. En fait, ce que je disais en exclamant cela, c'est que même l'infantile vous n'avez pas arrivé à le comprendre.

Incompréhensible et gratuit.

Je pensais que quand la situation devient sérieuse, les vrais hidalgos se raccrochaient aux trois C:
cabeza, corazon, cojones.

Assurez-vous bien que les trois n'aient été remplacées chez vous par une hypertrophie des chevilles !

Dernière modification par bernarddo (26-04-2011 18:03:36)

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#1582 26-04-2011 19:02:23

Étienne
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

41 FAITS sur les Banques Centrales que vous n’apprendrez jamais à l’école

Par Toni Straka. - The Prudent Investor
Article originellement publié le 01 février 2011


Une grande majorité des étudiants Américains ne comprend pas le fonctionnement d'une banque centrale, et encore moins que la bataille menée contre ces banques centrales est l'une des plus importantes batailles de l'histoire des Etats-Unis.

La vérité est que cette nation est née d'un conflit autour de la taxation et du contrôle de la monnaie, et que le XIX° siècle a été marqué par la lutte entre les partisans et les opposants à l’établissement d’une banque centrale. Les présidents ayant résisté à l'emprise des banques centrales ont fini assassinés, laissant les autres se plier honteusement à leurs demandes. La banque centrale actuelle est appelée Réserve Fédérale, bien qu'elle ne soit pas plus 'fédérale' que Federal Express. Il s'agit en effet d'une institution financière privée à qui l’on peut attribuer  la responsabilité de la Grande Dépression, et qui se trouve être aujourd’hui au cœur de la crise économique.En 2010, les jeunes Américains ne se voient étudier qu'une version aseptisée de l'histoire Américaine n'ayant en réalité aucun sens. Comme pour tout autre chose, si vous avez soif de vérité, suivez simplement la piste de l’argent.

Voici donc 41 faits historiques concernant les banques centrales que tout Américain devrait connaître...

1.    Suite à la guerre de Sept Ans menée contre la France, le roi George III s'est vu lourdement endetté face à la banque centrale d'Angleterre.

2.    Dans une tentative d'augmenter ses revenus, le roi George III tenta de taxer massivement les colonies en Amérique.

3.    En 1763, la Banque d'Angleterre questionna Benjamin Franklin au sujet de la prospérité de ses colonies. Voici sa réponse...

4.    'C'est très simple. Dans les colonies, nous produisons notre propre monnaie, appelée le Script Colonial. Nous le délivrons en quantité proportionnelle à la demande commerciale et industrielle afin de permettre aux produits un transfert simplifié depuis les producteurs jusqu'aux consommateurs. De cette manière, c'est à dire par la création de notre propre monnaie papier, nous contrôlons son pouvoir d'achat, et n'avons donc aucun intérêt à l'utiliser de quelque autre manière'. Avec l'Acte des Devises de 1764, les colons Américains se virent déchus de ce droit d'imprimer leur propre monnaie. Le Script Colonial (monnaie de ce temps utilisée par les colons) fût échangé au ratio 2:1 contre des 'billets' imprimés par la Banque d'Angleterre.

Plus tard, dans son autobiographie, Benjamin Franklin expliquera l'impact que ce changement de devise eût sur les colonies :'En l'espace d'un an, ce renversement de situation mit fin à l'ère de prospérité coloniale et laissa s'installer une dépression  d'une ampleur telle que les rues des colonies se virent emplies de chômeurs'.

En réalité, Benjamin Franklin décrit également ce pouvoir qu'est l'impression de monnaie comme étant sans équivoque la raison première de la Révolution Américaine : 'Les colonies se seraient bien volontiers chargées d'une petite taxe sur le thé et autres produits de consommation plutôt que de laisser l'Angleterre éradiquer leur monnaie, entraînant chômage et insatisfaction. L'impossibilité pour les colons de produire de manière permanente leur propre monnaie, et ce indépendamment de George III et des banquiers internationaux, fût la cause de la Révolution Américaine'.En 1787, l'un des auteurs de la Constitution Américaine, le gouverneur Morris, avait solennellement mis en garde contre une mise en esclavage par les banquiers :'Les riches vont s'efforcer d'établir leur domination afin de réduire les autres à l'esclavage, puisque c'est ce qu'ils ont toujours fait, et feront toujours...

Cela aura le même effet ici que partout ailleurs si, par le (pouvoir du) gouvernement, nous ne les gardons pas dans leurs propres sphères'.

9.    Malheureusement, ceux ayant mis en garde les Américains contre les dangers que représentent les banques centrales n'ont jamais exercé le pouvoir. Après une tentative avortée d'établir une banque centrale dans les années 1780, la Première Banque des États-Unis vit le jour en 1791. Alexander Hamilton (lié de très près à la famille banquière Rothschild) assura qu'il supporterait la candidature de Washington DC en tant que nouvelle capitale Américaine en échange d'un support sudiste en faveur de l'établissement d'une banque centrale. George Washington signa en faveur de la création de la Première Banque des États-Unis le 25 avril 1791. Une charte fût instaurée pour une durée de 20 ans.

10.    Durant les cinq premières années de vie de la Première Banque des États-Unis, le gouvernement Américain emprunta 8,2 millions de dollars, et les prix augmentèrent de 72%.

11.    Les opposants au système de banque centrale ne s'en trouvèrent pas satisfaits. En 1798, Thomas Jefferson fit les déclarations suivantes.... 'Je souhaite qu'il fût possible d'obtenir un amendement de notre Constitution afin de mettre fin au pouvoir d'emprunt de notre gouvernement fédéral'.

12.    En 1811, la charte de la Première Banque des États-Unis ne fût pas renouvelée.

13.    Un an plus tard, la guerre de 1812 fit rage, opposant à nouveau les Américains aux Anglais.

14.    En 1814, les Anglais prirent Washington DC et la brûlèrent, mais les Américains sortirent victorieux des combats clés que représentaient New York et New Orleans.

15.    Le traité de Ghent, mettant officiellement fin à la guerre, fût ratifié par le Sénat Américain le 16 février 1815, puis le 18 février 1815 par les Anglais.

16.    En 1816, une autre banque centrale fût créée : la Deuxième Banque des États-Unis, également établie grâce à une charte sur 20 ans.

17.    Andrew Jackson, devenu président en 1828, était déterminé à mettre fin au pouvoir des banquiers centraux aux États-Unis.

Plus tard, en 1832, le slogan d'Andrew Jackson en vue de sa réélection était 'JACKSON et PAS DE BANQUE'. Le 10 juillet 1832, le président Jackson fit la déclaration suivante concernant le danger des banques centrales : 'Ce ne sont pas uniquement nos propres citoyens qui se voient recevoir la générosité de notre gouvernement. Plus de huit millions du capital de cette banque sont possédés par des étrangers... n'y a-t-il aucun danger pour notre liberté et notre indépendance en une banque dont l'objectif n'est plus que le ligotage de notre propre pays?... Contrôler notre devise, recevoir des monnaies publiques, et tenir des milliers de nos citoyens en état de dépendance... serait bien plus formidable et plus dangereux qu'un pouvoir militaire de la part de l'ennemi'.

20.    En 1835, le président Jackson remboursa la dette nationale en sa totalité. Il est le seul président Américain à avoir jamais accompli cet exploit.

21.    Le président Jackson posa son veto contre la tentative de renouvellement de la charte de la Deuxième Banque des États-Unis en 1836.

22.    Richard Lawrence tenta d'assassiner Andrew Jackson, mais ce dernier survécut. Lawrence aurait annoncé que 'de riches européens' l'avaient incité à mener cette tentative d'assassinat.

23.    La guerre civile n'était qu'une autre opportunité pour les banquiers européens de mettre une main sur l'Amérique. En fait, Abraham Lincoln aurait contacté les banquiers de Rothschild en Europe dans une tentative de financer les efforts de guerre. Selon des rapports, les Rothschild demandaient des taux d'intérêts si élevés que Lincoln hésita à les rembourser.

24.    Finalement, plutôt que de rembourser sa dette, Lincoln créa l'Acte de Change Légal en 1862, grâce auquel le gouvernement Américain délivra 449,338,902 dollars sans facteur d'endettement.

25.    Cette monnaie sans facteur d'endettement fut connue sous le nom de 'Greenbacks', du fait de l'encre verte qui servait à sa fabrication.

Les banquiers centraux Européens ne furent pas satisfaits de la situation. La note suivante fût publiée dans le London Times en 1865 : 'Si cette politique financière nuisible prenant racine en Amérique du Nord se voyait devenir un appareil durable, alors le gouvernement Américain sera en mesure de produire sa propre monnaie sans aucun coût. Cela lui permettra de rembourser ses dettes et de se trouver exempt de toute dette. Il aura en sa possession toute la monnaie nécessaire au bon fonctionnement de son commerce. Il atteindra une prospérité sans précédent dans l'histoire du monde. Les cerveaux et richesses de tout pays se verront migrer vers les États-Unis. Ce pays se doit d'être détruit sans quoi il détruira toute monarchie sur notre planète'.

27.    Abraham Lincoln fût assassiné par John Wilkes Booth le 14 avril 1865.

28.    Suite à la Guerre Civile, toute la monnaie des États-Unis fût créée par les banquiers achetant des obligations du gouvernement Américain en échange de billets de banques.

29.    James A. Garfield, opposant aux pouvoirs bancaires, devint président des États-Unis en 1881. La même année, il fit la déclaration suivante....

'Quiconque contrôle la monnaie en notre pays est le maître absolu de l'ensemble de l'industrie et du commerce...et lorsque vous réaliserez que le système est très facilement contrôlable, d'une manière ou d'une autre, par quelques hommes puissants, alors vous n'aurez plus à être informés de l'origine des périodes d'inflation ou de déflation'.

30.    Le président Garfield fût agressé deux semaines plus tard, le 2 juillet 1881, par Charles J. Guiteau. Il mourût le 19 septembre 1881 suite à des complications.

31.    En 1906, la bourse Américaine était particulièrement nerveuse. Elle s'effondra en mars 1907. Selon les dires, des banquiers de New York en seraient responsables.

32.    De plus, en 1907, J.P. Morgan lança une rumeur au sujet d'une banque New-Yorkaise qui aurait fait faillite. Cela entraîna une course massive vers les banques. En retour, les banques commencèrent à réclamer le remboursement des prêts qu'elles avaient octroyé. La panique de 1907 entraîna une investigation du Congrès, déclarant pour finir qu'une banque centrale était nécessaire afin d'éviter le retour à la panique.

33.    Cela nécessita quelques années, mais les banquiers internationaux obtinrent finalement leur banque centrale en 1913.

34.    Le Congrès vota en faveur de l'Acte de la Réserve Fédérale le 22 décembre 1913, entre 1h30 et 4h30 du matin.

35.    Une portion significative du Congrès était soit au lit à cette heure, ou était déjà chez elle à fêter les vacances en compagnie de sa famille.

36.    Le président ayant ratifié la loi donnant naissance à la Réserve Fédérale, Woodrow Wilson, déclara par la suite qu'il regrettait sa décision et fit la déclaration suivante :

'Une grande nation industrielle est dirigée par son système de crédit. Notre système de crédit est un système privé. Cependant, la croissance de la nation, ainsi que toutes nos activités ne se trouvent qu'entre les mains de quelques hommes... Nous sommes devenus l'un des gouvernements les plus dirigés, les plus contrôlés et plus dominés du monde civilisé – nous ne sommes plus un gouvernement d'opinion libre, de conviction et de vote majoritaire, mais un gouvernement régi par l'opinion et la contrainte d'un petit groupe d'hommes de pouvoir'.

37.    Entre 1921 et 1929, la Réserve Fédérale augmenta la réserve de monnaie de 62%. Cette période est mieux connue sous le nom des 'années 1920 rugissantes'.

38.    De plus, un effet de levier élevé des 'prêts sur marge' devint commun durant cette période.

39.    En octobre 1929, les banquiers de New York commencèrent à contracter ces prêts sur marge à grande échelle. Cela donna naissance à l'effondrement initial ayant débouché sur la Grande Dépression.

40.    Plutôt que d'étendre la masse monétaire en réponse à cette crise, la Réserve Fédérale l'a resserrée.

41.    En réalité, la masse monétaire des États-Unis régressa de huit millions de dollars entre 1929 et 1933. Cela représentait alors une somme extraordinaire. Plus du tiers des banques Américaines firent faillite. Les banquiers de New York furent alors en mesure de s'approprier d'autres banques et un volume d’autres actifs tout à fait colossal pour une bouchée de pain. Les étudiants Américains sont-ils mis au courant de tout cela?

Bien sûr que non.

Actuellement, seule une mineure partie des étudiants  serait capable de décrire ce qu'est une banque centrale, et a perdu le sens de l’essentiel de cette histoire.Et vous savez ce qui se dit :  – ceux qui oublient l'histoire sont ceux qui seront condamnés à la revivre.

From http://endoftheamericandream.com

Toni Straka

Editeur, the Prudent Investor,http://prudentinvestor.blogspot.com/
Source : http://www.24hgold.com/francais/actuali … oni+Straka

.

Chers amis,

Je profite de ce résumé, pour pour inviter à nouveau, avec insistance, à lire cette véritable BOMBE qu'est le livre d'Eustace MULLINS, "Les secrets de la réserve fédérale" :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f … americaine

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Mullins_LSDLRFr.jpg

Amicalement.

Étienne.

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#1583 26-04-2011 23:51:19

NingúnOtro
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

bernarddo a écrit:

NingúnOtro a écrit:

C'était quand-même infantile à prévoir!

NingúnOtro a écrit:

Vous n'avez pas compris mon expression. J'aurais dû compléter, mais je n'ai pas voulu enfoncer le clou, trop humaniste que je suis. En fait, ce que je disais en exclamant cela, c'est que même l'infantile vous n'avez pas arrivé à le comprendre.

Incompréhensible et gratuit.

Je pensais que quand la situation devient sérieuse, les vrais hidalgos se raccrochaient aux trois C:
cabeza, corazon, cojones.

Assurez-vous bien que les trois n'aient été remplacées chez vous par une hypertrophie des chevilles !

Désolé d'avoir touché là une fibre sensible, Bernardo.

La situation ne devient pas sérieuse, Bernardo, cela fait des années qu'elle est sérieuse. Et la fenêtre de lancement d'une possible solution devient chaque fois plus petite.

Cabeza, corazón, cojones, tout à fait d'accord. Si j'étais tout seul en cherchant une solution pour moi tout seul, un pourcent de chacune d'elles suffirait à tirer mon épingle du feu.

Mais je cherche à implémenter des solutions valables pour tous (6+ milliards que nous sommes), et ma tête, mon cœur et mes couilles à moi ne suffisent pas pour mettre tout en mouvement (fichue dynamique des masses wink ), alors je lance des coups de pieds vers les chevilles de ceux qui devraient aider à tout faire bouger.

La plupart d'entre vous est prisonnier, paralysé, de  trop d'idées mauvaises, qui vous empêchent de voir ce qui est évident pour celui qui, en voulant le mieux pour tous, n'est guidé que de son éthique universelle et une logique cohérente.

Cela fait plus de six années que nous visitons ces forums... et voilà que dernièrement quelques-uns commencent à accepter ce que je savais déjà pertinemment des le début et dont je n'ai réussi à convaincre personne.

Ne m'en veuillez pas si j'ai moins de patience chaque jour qui passe et que je lance des coups de pieds au cul vers plus d'un. Il se peut que cela ne fasse pas de bien, mais à fur et à mesure que j'arrive à la conclusion qu'il ne reste plus grand chose à perdre... je m'en prive chaque fois moins.

Tant pis pour celui qui n'est pas capable de comprendre que la patience éternelle, elle ne mène nulle part non-plus.

Il faut que quelque-chose bouge assez vite, ou il ne restera point de civilisation à sauver.

Arrivé à ce point-la, croyez moi, je me moque du politiquement correct parce-qu'on ne gagne plus rien à patienter sagement.


Jetez-moi dehors si vous êtes convaincus que je ne suis qu'un trouble-fêtes,  ce sera le moment parfait pour se convaincre du fait qu'il ne reste rien à gagner en restant sagement à attendre un miracle.

Décidez-vous une fois pour toute... et je vous en remercierais.

Et croyez-moi, ce sentiment je ne l'ai pas exclusivement envers ce forum.

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#1584 27-04-2011 10:19:08

bernarddo
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Ce n'est pas une corde sensible qui est touchée, mais au moins trois en ce qui me concerne.

La première est ma corde sensible à la logique.
On n'agresse pas quelqu'un en lui prêtant la position de "la plupart d'entre vous", position que l'on couvre à priori de sarcasmes. Cette posture ne fait que montrer qu'on dénie le terme débat dont on décide à priori qu'il sera stérile car monolithique. Dans ces conditions y participer me semble illogique.
Personnellement je fais d'énormes différences entre les positions tenues sur ce forum, dont la plupart ont au moins le mérite d'être honnêtes et méritent d'être entendues.

La seconde est celle de la raison.
Dénigrer en bloc les participants à un blog dédié à la rédaction citoyenne de la constitution et au tirage au sort  (sujets politiquement tabous)  au prétexte qu'il serait politiquement correct ne tient pas la route.
Cela m'agace, comme cela en agace d'autres et non des moindres.

La troisième est la fibre de l'injustice, actionnée par la mauvaise foi de l'argumentation

Prétendre que ce débat n'a pour seule finalité de rester sagement à attendre un miracle me paraît fort de café. A moins que les participants, instruits par un gourou de la solution miracle, ne renaclent à la répandre.
J'avoue, (mais peut-être l'ai-je zappée, d'autant que je suis un participant récent) n'avoir pas reconnu cette solution miracle parmi vos (intéressantes) contributions, dont je n'ai nulle envie de me priver, dès lors qu'elles auront retrouvé la voie de l'argumentation. Et au cas où...

NingúnOtro a écrit:

Décidez-vous une fois pour toute... et je vous en remercierais.

....de reformuler la recette miracle.

Mais sur un autre fil, celui-ci est un fil technique, au moins jusqu'au moment où j'aurai pu enfin convaincre AJH que reprendre le pouvoir sur notre monnaie en supprimant l'intérêt dépasse  la dimension technique de ce fil, car elle supprime aussi sa dimension idéologique (celle du capitalisme, la première idéologie qui a réussi un authentique miracle, celui auquel aspirent toutes les religions: la transsubstantiation de l'esprit (le concept d'intérêt financier), en la matière (la belle et bonne monnaie) au bénéfice du créancier croyant , et au détriment du débiteur suffisamment stupide (ou manipulé) pour croire aussi.

Dernière modification par bernarddo (27-04-2011 10:28:44)

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#1585 27-04-2011 13:51:48

NingúnOtro
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

bernarddo a écrit:

Ce n'est pas une corde sensible qui est touchée, mais au moins trois en ce qui me concerne.

La première est ma corde sensible à la logique.
On n'agresse pas quelqu'un en lui prêtant la position de "la plupart d'entre vous", position que l'on couvre à priori de sarcasmes. Cette posture ne fait que montrer qu'on dénie le terme débat dont on décide à priori qu'il sera stérile car monolithique. Dans ces conditions y participer me semble illogique.
Personnellement je fais d'énormes différences entre les positions tenues sur ce forum, dont la plupart ont au moins le mérite d'être honnêtes et méritent d'être entendues.

Oui, naturellement, mais on tourne toujours en rond depuis six ans. Quand le naturel devient tourner en rond... il faut bien faire quelque chose d'antinaturel pour casser cette routine.

Puis, ne vous aveuglez pas... quand on parle à un groupe, on parle génériquement, et on sous-entends que heureusement il y à aux moins quelques exceptions. Des exceptions qui, normalement savent se reconnaitre comme telles et ne s'estiment pas nommés. Pas au point de réagir spontanément comme vous le faites. Moi aussi je préfère ne pas avoir à molester personne. Mais bon sang si l'alternative est la passivité la plus absolue qui ne mène nulle part... qu'est-ce qu'on aurait bien à perdre en mettant un bon coup de pieds dans la fourmilière pour que vous vous réveilliez? Le temps, lui, il ne vous attends pas. 2012... c'est demain et rien de ce que j'arrive à voir sera utile pour changer quoi-que-ce soit.

La seconde est celle de la raison.
Dénigrer en bloc les participants à un blog dédié à la rédaction citoyenne de la constitution et au tirage au sort  (sujets politiquement tabous)  au prétexte qu'il serait politiquement correct ne tient pas la route.
Cela m'agace, comme cela en agace d'autres et non des moindres.

Le politiquement correct... c'est qu'on est toujours au stade bla bla bla. Cela m'agasse, moi, et j'espère beaucoup d'autres aussi. J'ai donc la raison de mon coté en voulant que cela change un peu. Le temps qui reste avant des dates clefs s'évanouit, inexorablement.

La troisième est la fibre de l'injustice, actionnée par la mauvaise foi de l'argumentation

Vous n'arrivez pas à comprendre le contexte dans toute sa splendeur... c'est peut-être cela qui rend les choses injustes pour vous. J'en suis désolé, ce n'est pas quelque chose que je puisse remédier avec quelques mots en deux minutes. Il y à trop de paramètres à expliquer dans l'équation.

Prétendre que ce débat n'a pour seule finalité de rester sagement à attendre un miracle me paraît fort de café. A moins que les participants, instruits par un gourou de la solution miracle, ne renaclent à la répandre.
J'avoue, (mais peut-être l'ai-je zappée, d'autant que je suis un participant récent) n'avoir pas reconnu cette solution miracle parmi vos (intéressantes) contributions, dont je n'ai nulle envie de me priver, dès lors qu'elles auront retrouvé la voie de l'argumentation. Et au cas où...

Ce n'est peut-être (que dis-je, certainement) pas sa finalité, mais objectivement, depuis six ans que cela dure... jusqu'ici c'est bien son seul effet. Le cas du gourou est bien paradigmatique. Il est complètement inutile de vouloir imposer une solution complexe toute faite à une communauté. Ce que ces intégrants n'arrivent pas à comprendre et à accepter logique et éthiquement avec leurs propres arguments... les collectivités le rejettent.

C'est pour cela qu'il est inutile de faire le gourou auto-inspiré de sa propre importance en pondant un document avec la solution finale.

Je ne peux que suggérer des thèmes importants qui se révèlent à moi (avec la compréhension du schème total) comme inévitables à développer pour que vous pouviez trouver votre propre chemin vers une solution la plus compatible possible. Inutile de vous faire penser sur des sujets pour lesquels la base pre-requise n'a pas été adoptée, volontairement, de plein gré.

NingúnOtro a écrit:

Décidez-vous une fois pour toute... et je vous en remercierais.

....de reformuler la recette miracle.

Le miracle, ce serait que l'humanité cesse de faire et accumuler des stupidités. Le changement nécessaire est si vaste, que vous ne pouvez l'aborder que par étapes. Vous n'y croyez pas, dans les miracles (et moi encore moins).

Mais sur un autre fil, celui-ci est un fil technique, au moins jusqu'au moment où j'aurai pu enfin convaincre AJH que reprendre le pouvoir sur notre monnaie en supprimant l'intérêt dépasse  la dimension technique de ce fil, car elle supprime aussi sa dimension idéologique (celle du capitalisme, la première idéologie qui a réussi un authentique miracle, celui auquel aspirent toutes les religions: la transsubstantiation de l'esprit (le concept d'intérêt financier), en la matière (la belle et bonne monnaie) au bénéfice du créancier croyant , et au détriment du débiteur suffisamment stupide (ou manipulé) pour croire aussi.

Vos assomptions sur la monnaie et le capitalisme sont discutables wink . Encore du pain sur la planche.

Il reste tant de travail à faire! Dans ce sens la, ces commentaires ne se trouvent pas si déplacés sur ce fil que vous ne croyez. Une fois reprise la maitrise sur une monnaie... ce qu'on peut faire avec est certainement conditionné par ce que font tous les autres avec toutes les autres monnaies.

Vous y avez pensé déjà, ou vous attendrez jusqu'à la récupération du jouet pour penser quel jeu vous jouerez avec?

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#1586 27-04-2011 14:07:08

Sandy
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Message n°10615
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Nous sommes tous impatients d'en découdre.

Donc s'il ne ressort aucune organisation politique de ce forum, ce n'est pas par manque de volonté politique, je ne pense pas, c'est surtout à mon avis parce qu'il n'y a pas de consensus entre nous.
Problème d'affinité aussi surement, de personnalités incompatibles, nigun vous traitez tout le monde de traitre ça n'aide pas.
De proximité géographique aussi sans doute, internet cela n'aide pas non plus.

Néanmoins ce forum fait évoluer les idées, peut être pas autant que s'il s'accompagnait d'une organisation derrière, mais il est faux de dire que tout ce "blabla" ne sert à rien.

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#1587 27-04-2011 18:16:34

bernarddo
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Message n°10616
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

NingúnOtro a écrit:

bernarddo a écrit:

la première idéologie qui a réussi un authentique miracle, celui auquel aspirent toutes les religions: la transsubstantiation de l'esprit (le concept d'intérêt financier), en la matière (la belle et bonne monnaie) au bénéfice du créancier croyant , et au détriment du débiteur suffisamment stupide (ou manipulé) pour croire aussi.

Vos assomptions sur la monnaie et le capitalisme sont discutables wink .

Peut-être sont-elles discutables, mais mes assertions sont au moins comprises et prises en compte par ceux qui ont besoin de se refaire une popularité avant le passage aux urnes et ont relancé la manipulation par une manoeuvre grossière de racolage pour raffermir la foi des débiteurs (la prime d'intéressement de 1000€), manoeuvre que j'ai rarement vue analysée sur le fond roll.

Dernière modification par bernarddo (27-04-2011 18:26:19)

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#1588 13-05-2011 15:12:34

bernarddo
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

? a écrit:

[L’expansion impérialiste] avait été déclenchée par une curieuse forme de crise économique, la surproduction de capitaux et l’apparition d’argent superflu résultant d’une épargne excessive qui ne parvenait plus à trouver d’investissement productif à l’intérieur des frontières nationales.

….c’était de l’argent superflu, utile à personne bien que détenu par une classe de plus en plus importante de quidams. Les crises et dépressions qui suivirent …avaient conforté les capitalistes dans l’idée que leur système économique de production tout entier dépendait d’une offre et d’une demande qui devaient désormais provenir de « l’extérieur de la société capitaliste ».

… Lorsque le capitalisme eut pénétré la structure économique toute entière ….les capitalistes eurent purement à choisir entre voir s’écrouler le système entier ou bien trouver de nouveaux marchés , autrement dit pénétrer de nouveaux pays qui n’étaient pas encore soumis au capitalisme et qui pouvaient par conséquent fournir un système d’offre et de demande nouveau non capitaliste.

…Quand,[à l’ère de l’impérialisme], les hommes d’affaires devinrent des politiciens et qu’ils se virent acclamés au même titre que les hommes d’Etat,alors que les hommes d’Etat n’étaient pris au sérieux  que s’ils parlaient le langage des hommes d’affaire couronnés par le succès…

L’essor d’une nouvelle classe de propriétaires avec la révolution industrielle avait fait de la bourgeoisie le promoteur et le nerf de la production. Tant qu’elle remplissait cette fonction essentielle dans la société moderne, qui est surtout une communauté de producteurs, sa richesse jouait un rôle important pour la nation dans son ensemble. Les détenteurs du capital superflu ont été la première fraction de la classe bourgeoise à vouloir des profits sans remplir de réelle fonction sociale (fût-ce la fonction de producteur-exploitant) et la première , par conséquent, qu’aucune police n’aurait pu protéger contre la colère du peuple.

… il y avait cet autre sous-produit de la production capitaliste : les déchets humains que chaque crise, succédant invariablement à chaque période de croissance industrielle, éliminait en permanence de la société productive. Ces hommes devenus des oisifs permanents étaient aussi superflus par rapport à la communauté que les détenteurs de la richesse superflue.

….L’élément nouveau, [à la période impérialiste], est que ces deux forces superflues, l’argent superflu et la main-d’œuvre superflue, se sont donné la main pour quitter ensemble le pays.

Amusez-vous à trouver qui a écrit, et à quelle époque ce magnifique diagnostic du système!!

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#1589 16-05-2011 12:22:52

Étienne
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Ripoublique Française : état des lieux


http://etienne.chouard.free.fr/Europe/OligarchieRipoubliqueFrancaise.jpg

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#1590 17-05-2011 00:02:48

Étienne
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Conférence à Nice :
pas de maîtrise publique de la création monétaire
sans le tirage au sort des représentants politiques



Bonjour à tous,

La livraison du jour est une vidéo.
Une vidéo qui correspond à une conférence que j'ai donnée à NICE il y a quelques jours (le 29 avril 2011).

Création monétaire et tirage au sort me paraissent parfaitement indissociables :
on ne récupérera JAMAIS 'le contrôle public de la création monétaire'
tant qu'on restera dans LA CAGE de 'l'élection des représentants politiques'.



http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f … politiques

Amicalement.

Étienne.

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#1591 19-05-2011 10:19:16

gilles
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Message n°10704
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Étienne, merci, sûrement une belle conférence que je regarderai bientôt.

À la suite d'une lecture sur le site Africa libre dont Dehel m'a généreusement communiqué l'existence, je voudrais transmettre, un peu tardivement, aux lecteurs du forum et à André-Jacques, si ils ne l'ont pas appris par ailleurs, certains aspects monétaires de la guerre en Libye et du sort des Africains liés au Franc CFA. J'aimerais souligner que si les éléments de souveraineté monétaire initiés par Khadafi sont bien entendu profitables à son pouvoir personnel et profitable au peuple libyen, les accords monétaires panafricains, dont les dirigeants africains et libyens ont été parties prenantes, ont néanmoins un contenu nettement plus émancipateur et « gagnant-gagnant » que le néo-colonialisme des dirigeants occidentaux orchestré entre autres par le FMI et ses mécanismes d'ajustement structurel. Il faudrait le souligner.

Je laisse la parole à Célestin Bedzigui, économiste et homme d'État camerounais :


Extrait :

[…]L’objectif de la guerre en Libye, préparée de longue date par les Services secrets français et ayant utilisé le fallacieux prétexte de la protection de civils, en réalité des rebelles armés, n’est pas seulement la prise du contrôle du pétrole et du gaz naturel de ce pays. Dans le viseur des envahisseurs, il y avait les Fonds Souverains Libyens, ces capitaux que l’État libyen a investis à l’étranger. Ils sont gérés par la Libyan Investment Authority (LIA) et sont estimés à plus de 150 milliards de dollars- soit 75.000 milliards de francs.

Les cercles dominants américains et européens, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont approprié ces fonds, dans le plus grand acte de piraterie et de rapine de tous les temps. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas qui, comme le révèle un câble diplomatique publié par WikiLeaks, le 20 janvier, a informé l’ambassadeur américain à Tripoli que la LIA avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques américaines. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor Américain les a soi-disant « gelés ».

Selon les déclarations officielles, c’est « la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux États-Unis », que Washington garde « en dépôt pour l’avenir de la Libye ». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie américaine toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a « gelé » de son coté environ 45 milliards d’euros de fonds libyens, pour en faire un usage similaire.

Martyr du Panafricanisme

Le « premier crime » que les nouveaux maîtres du monde imputent à Kadhafi et tentent d’en corriger férocement les manifestations est son Panafricanisme militant. Ainsi, il était connu que l’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la « Libyan Arab African Investment Company » a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, et programmait de les augmenter dans les cinq prochaines années dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications, où la Libye a contribué de manière décisive à la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization), qui permet aux pays africains de se rendre indépendants des réseaux satellitaires occidentaux, et de réaliser des économies annuelles de centaines de millions de dollars.

Beaucoup plus importants encore auraient été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine et qui auraient contribué à asseoir l’émancipation monétaire et financière du continent noir: la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fonds monétaire africain, basé à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, installée à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes devait permettre aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, tous deux instruments de domination néocoloniale, et devait marquer la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 ex-colonies françaises.

Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Notamment, si la Banque Centrale Africaine voit le jour, les dépôts au compte d’opération des réserves des pays de la zone CFA cesseront et les positions du Trésor Français en seraient fragilisées. L’hystérie interventionniste du Président Français, Nicolas Sarkozy, et du Premier ministre Britannique David Cameron dont le pays est lié inextricablement à la France s’explique donc, non pas par l’amour des « civils-rebelles armés » libyens, mais par les conséquences qu’auraient pour leurs pays l’émancipation monétaire de nos nations, dont Kadhafi était l’architecte et l’artisan.[…]


Source et intégralité de l'article : http://www.africa-libre.com/index.php?o … mp;lang=fr

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#1592 19-05-2011 11:28:49

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

@Gilles
Il me semble qu'il est difficile de faire la part de ce qui est à Kadafi et à sa famille dans la LIA (dont j'ai entendu dire que la famille détiendrait la grande majorité des parts)
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011 … adhafi.php ou http://www.algerie-focus.com/2011/02/28 … e-dollars/

Je pense que les Etats Africains peuvent, s'ils le souhaitent et sans les Kadafi, s'émanciper du CFA

A+
AJ

Dernière modification par AJH (19-05-2011 11:29:45)


L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod)
http://www.societal.org

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#1593 21-05-2011 01:16:33

Sandy
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Étienne a écrit:

Conférence à Nice :
pas de maîtrise publique de la création monétaire
sans le tirage au sort des représentants politiques



Bonjour à tous,

La livraison du jour est une vidéo.
Une vidéo qui correspond à une conférence que j'ai donnée à NICE il y a quelques jours (le 29 avril 2011).

Création monétaire et tirage au sort me paraissent parfaitement indissociables :
on ne récupérera JAMAIS 'le contrôle public de la création monétaire'
tant qu'on restera dans LA CAGE de 'l'élection des représentants politiques'.



http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f … politiques

Amicalement.

Étienne.

Super conférence Etienne ^^ Bravo.

Par contre est-ce que vous pourriez aussi la diffuser sous format AVI svp qu'on puisse la distribuer autrement que via des liens internets et pour que les gens puissent la regarder sur leur télévision ?

Sinon un truc que j'avais mal compris dans ce que vous proposez, vous dites que ce ne sont pas les tirés au sort qui décident. Dans ces cas là cela lève mes objections.
Mais la question, et ce que je ne comprends pas dans le système que vous défendez, c'est finalement, ben, qui décide ??? et surtout comment concrètement ?

Dernière modification par Sandy (21-05-2011 05:27:49)

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#1594 22-05-2011 07:00:01

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Étienne
Je pense que tu devrais faire une section spécifique du blog (ou du forum ?) avec toutes les vidéo, dont les liens seraient des vignettes ... et quelques lignes d'explication.. les tiennes et celles que tu as sélectionné d'autres intervenants...
A+
AJ


L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod)
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#1595 26-05-2011 14:07:07

AJH
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Message n°10716
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Financer l'avenir sans creuser la dette: http://financerlavenir.fnh.org/


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#1596 27-05-2011 17:38:21

gilles
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Message n°10720
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Un des objectifs de guerre de l'Axe anti-libyen : Prendre le pouvoir sur la monnaie libyenne !


Contribution rédigée grâce à l'agrégation des extraits tirés de deux sources dont le Réseau voltaire



Alors que le néo-colonialisme fait rage en Côte d'Ivoire, plusieurs chroniqueurs ont noté le fait étrange que les insurgés libyens ont pris le temps en mars, pendant leur rébellion, et cela avant même d’avoir un gouvernement, de créer leur propre banque centrale.

Robert Wenzel a écrit dans Economic Policy Journal :

« Je n’avais jamais entendu parler d’une création de banque centrale en juste quelques semaines par un soulèvement populaire. Tout ça donne à penser que nous avons là un peu plus qu’un groupe de rebelles en guenilles courant ça et là, et qu’il y a des influences d’un genre plutôt subtil ».

Alex Newman a écrit dans le New American : « Dans un communiqué publié la semaine dernière, les rebelles ont rapporté les arrêtés d’une réunion tenue le 19 mars. Entre autres choses, les révolutionnaires hétéroclites ont annoncé la désignation de la Banque centrale de Benghazi comme autorité compétente dans les affaires monétaires de Libye, et la nomination d’un gouverneur à la Banque centrale de Libye, avec un siège provisoire à Benghazi ».

Newman a cité John Carney, le rédacteur en chef de CNBC, qui a demandé, « Est-ce la première fois qu’un groupe révolutionnaire crée une banque centrale alors qu’il est toujours en pleine lutte contre le pouvoir politique établi ?


Source première partie : Un article signé Ellen Brown dans Asia Times Online : http://www.atimes.com/atimes/Middle_Eas … 1dfc50a3,0




Une remise en cause de la suprématie du dollar par la Chine et par la Libye relayée par le président du FMI Dominque Strauss-Kahn

Le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle.

http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/1-2885.jpg
Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier mot.

Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity ».

Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale.

Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

http://files.getwebb.org/files/5d/1a/6c/4f423808f9cd3c6804ceaf5b4c67232947/source.jpeg

Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.



Le grain de sable

Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

Selon les contacts de l'auteur de l'article à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser.


Source deuxième partie : Un article de Thierry Meyssan sur le site Réseau Voltaire http://www.voltairenet.org/article170056.html




Mon commentaire :  Pour la première partie, la création d'une Banque Centrale à Benghazi, les faits sont avérés, mais en ce qui concerne l'article de Thierry Meyssan, j'ai du mal à croire que les dirigeants allemands et les dirigeants libyens puissent s'entendre pour contourner le dollar en promouvant les droits de tirage spéciaux grâce à l'aide de Dominique Strauss-Kahn, mais nous pouvons noter que Berlin n'a pas voté la résolution 1973 des Nations-Unies et s'est opposé à la guerre :

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-L … filDMA.Htm

http://www.suite101.fr/content/interven … and-a26566

http://afriqueactu.net/26575/monde-2/gu … r-la-libye

Pour étayer le fait que Dominique Strauss-Kahn était en bon rapport avec le Colonel Khadafi, nous pouvons nous rapporter au communiqué de presse n° 08/290 (F) du  18 novembre 2008 en ligne sur le site du Fonds Monétaire International

http://www.imf.org/external/french/np/s … 08290f.htm

Extraits : A l'issue de sa visite en Libye, M. Strauss-Kahn a fait la déclaration suivante :

« C'est avec grand plaisir que j'ai participé à la conférence sur les progrès de l'intégration régionale et la promotion des projets communs au Maghreb et échangé avec les ministres des finances, les gouverneurs de banque centrale, le Secrétaire général de l'Union du Maghreb Arabe et les représentants du secteur privé. Je tiens à remercier les autorités libyennes pour l'organisation remarquable de cette conférence. »
« J'ai aussi eu le privilège de rencontrer le Chef d'État de la Libye, le Colonel Kadafi, le Secrétaire général du comité populaire des finances, M. El-Huweij, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Bengdara.
«  Les entretiens que nous avons eu ont témoigné de notre unité de vues sur les réalisations de la Libye et sur les principaux défis auxquels elle est confrontée. »



Dernière modification par gilles (07-06-2011 13:28:52)

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#1597 07-06-2011 13:44:12

gilles
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Ma conclusion : Puisque Thierry Meyssan ne donne pas de sources vérifiables, nous ne pouvons rien conclure sur la véracité ou non de l'information rapportée suivante : les dirigeants allemands et les dirigeants libyens se seraient entendu pour contourner le dollar en promouvant les droits de tirage spéciaux grâce à l'aide de Dominique Strauss-Kahn. Il est donc plus prudent d'écarter cette affirmation tant que des sources vérifiables et authentifiés ne seront pas mise à la disposition du public. Il est regrettable que Thierry Meyssan qui effectue souvent un travail de recherche considérable, ne soit pas entièrement irréprochable dans la rigueur qu'il apporte à l'information, ce qui amoindrit et fait douter des autres informations exactes qu'il amène.

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#1598 07-06-2011 22:08:37

Candide
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Et après ça, d'aucuns s'étonneront que certains, en dépit du véritable tir de barrage médiatique auquel nous avons assisté, continuent de croire à un complot contre DSK...


Si une nation espère pouvoir rester à la fois ignorante et libre, elle espère ce qui n'a jamais été possible et ne le sera jamais.
(Thomas Jefferson)

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#1599 15-06-2011 18:37:57

Étienne
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

La Plus Grande Arnaque de l'Histoire : La Réserve Fractionnaire

http://youtu.be/r2z4q33pKk8

Une bonne vidéo, courte et stimulante (et dépaysante), de Bill Still.

Merci à Stéphane Laborde qui l'a signalée sur Facebook.

Étienne.

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#1600 15-06-2011 20:03:07

AJH
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Re: 07 Reprendre le pouvoir sur notre monnaie

Étienne a écrit:

La Plus Grande Arnaque de l'Histoire : La Réserve Fractionnaire

http://youtu.be/r2z4q33pKk8

Une bonne vidéo, courte et stimulante (et dépaysante), de Bill Still.

Merci à Stéphane Laborde qui l'a signalée sur Facebook.

Étienne.

Oui, merci, super vidéo...


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