Forum du plan C : pour une Constitution écrite par et pour les Citoyens

Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Les membres de l'Assemblée constituante doivent être tirés au sort
et, bien sûr, inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.

Vous n'êtes pas identifié.

Bienvenue :o)

Bonjour :o)
Ici, depuis le 1er janvier 2006, nous parlons d'un sujet que les politiciens de métier voudraient bien garder pour eux : nous parlons de la Constitution, de ce texte absolument fondamental pour tous les citoyens (et pourtant complètement négligé par eux), de ce texte qui pourrait nous protéger tous contre les abus de pouvoir si nous le faisions nôtre au lieu d'en abandonner la maîtrise à ceux-là mêmes qu'il est censé contrôler.
Nous discutons principe par principe, méthodiquement. Nous avons d'abord suivi le plan de mon document "Les grands principes d'une bonne Constitution", mais nous avons ensuite élargi nos thèmes à partir de vos réflexions, critiques et suggestions. C'est simplement passionnant. Ce que nous avons mis au clair sur la monnaie, sur le vote blanc, sur les vertus méconnues du tirage au sort et sur le référendum d’initiative populaire, par exemple, est enthousiasmant.
Le prolongement de cette réflexion constituante, c’est d’écrire enfin nous-mêmes un exemple de constitution, article par article. C’est ce qui se passe sur la partie wiki-constitution de ce site. Je vous invite à venir y participer également, ne serait-ce que sur un article ou deux. Vous verrez, c’est passionnant ; on sent vite qu’on est là sur l’essentiel, sur la seule vraie cause (et aussi la solution !) de nos impuissances politiques.
C’est un projet pédagogique en quelque sorte, un objet concret, réel, qui montre que 1) c'est possible : des hommes dont ce n'est pas le métier peuvent écrire une Constitution, et 2) c'est beaucoup mieux : quand ils n'écrivent pas des règles pour eux-mêmes, quand ils n'ont pas un intérêt personnel à l'impuissance des citoyens, les délégués constituants écrivent les règles d'une authentique démocratie. Merci à tous pour ce travail formidable.
Amitiés. Étienne.
[19 août 2012 : ATTENTION : pour cause de spam ultra-actif mi 2012, je FERME la possibilité aux nouveaux venus de créer un compte sans moi : il faut m'écrire à etienne.chouard@free.fr (EN ME DONNANT LE PSEUDO QUE VOUS VOULEZ) et je créerai votre compte à votre place. Il faudra ensuite venir ici pour définir un nouveau mot de passe. Désolé, mais les spammeurs deviennent infects et je n'ai pas le temps de gérer les spams (je préfère vous aider un à un à nous rejoindre). Au plaisir de vous lire. ÉC]

#961 02-05-2011 16:55:58

beo
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Message n°10648
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bon puis moi c'est par période, là j'ai envie de me reposer. Se battre pour sortir de l'UE ? Il suffit d'aller dans un parti qui préconise cela. Il y en a à droite et à gauche si j'ai bien compris.

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#962 02-05-2011 18:01:17

Sandy
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Message n°10651
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

A gauche ?

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#963 02-05-2011 18:11:36

beo
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Message n°10652
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Ah bah oui y'en a pas. Ben va falloir voter à droite alors.

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#964 02-05-2011 18:13:40

beo
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Message n°10653
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Ou ne pas voter du tout et s'occuper de ses affaires.

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#965 02-05-2011 19:23:39

Sandy
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Message n°10656
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Mais peut-on si facilement oublier que les mêmes clans politiques de « gauche » qui se montraient à l'époque à la tête des manifestations françaises votaient en même temps au Parlement Européen des textes antisociaux soutenant la politique de Nicolas Sarkozy ?

N'importe quoi ...
Ca c'est le genre de malhonnêteté qui me met hors de moi.
Y'a qu'un clan qu'a fait ça, il porte un nom, il s'appelle le PS, alors pourquoi faire comme si il y en avait plusieurs, jetant le doute sur tous les partis de gauches sans exception ?

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#966 02-05-2011 21:41:16

beo
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Message n°10659
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Ah quand même j'ai trouvé un parti de gauche: le POI.

http://www.parti-ouvrier-independant.co … rticle1157

Mais ça m'étonnerait qu'ils présentent beaucoup de candidats aux législatives.

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#967 02-05-2011 22:36:22

gilles
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Message n°10660
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Sandy, beo, NingunOrto, merci d'avoir contribué.

Réponse à beo, il y a aussi le PCRF, le comité Valmy…

http://www.initiative-communiste.fr/wor … #more-9030


réponse à  Sandy, le reste plus tard.

Sandy, ton indignation est belle et vertueuse, merci de ta fougue et de ton courage. Il n'y a dans ce jugement de valeur aucune ironie, puisque dans la situation où nous sommes nous allons avoir besoin de beaucoup de courage, mais pas seulement, nous devons réfléchir avec le maximum d'acuité et de perspicacité possible. Ce à quoi, je t'invite.

Luis Gonzalès-Mestres jetterait-t-il le doute sur tous les partis de gauches sans exception ?

Réexaminons calmement la question :

D'abord qui est Luis Gonzalès-Mestres ?

En 1999, il travaille au sein de l'Institut National de Physique Nucléaire et Physique des Particules du CNRS (IN2P3). Membre de l'Intersyndicale du Laboratoire de Physique Corpusculaire du Collège de France (FSU - CGT).
Il fut aussi l'un des fondateurs de l'Association Contre le Harcèlement Professionnel. Plus tard, il devient défenseur syndical (CNT) auprès de la juridiction prud'homale.


Réexaminons calmement cette affirmation posée par  Luis Gonzalès-Mestres qui est un chercheur en physique et qui a été responsable syndical successivement à la CGT, puis à la CNT au CNRS. C'est un homme de gauche qui est critique des dérives d'une certaine partie des gauches. Il est nullement à droite ou à l'extrême-droite, je précise bien pour beo qui a bien besoin de se reposer, non, je rigole, il est en pleine forme, il a trouvé le Parti Ouvrier Indépendant !



Sandy, déjà note-bien qu'il ne mentionne pas le Parti de Gauche, ni le Parti Communiste comme faisant parti des clans politiques de « gauche » qui se montraient à l'époque à la tête des manifestations françaises et qui votaient en même temps au Parlement Européen des textes antisociaux soutenant la politique de Nicolas Sarkozy,  puisque ce sont les  « socialistes » et les verts qui ont voté une proposition en faveur des fonds de pension au Parlement Européen et qu'il les cite nommément plus loin dans son texte, . Il y a en a bien déjà plusieurs puisque nous pouvons déjà en compter deux au sens strict.

Mais plus généralement, il ne compte pas du tout sur la CFDT pour défendre efficacement les travailleurs. Troisième clan politique de gauche à soutenir en catimini « les fonds de pension à la française » ( à l'européenne serait plus exact ! )



Il est déçu et moi également par le nouveau cours de la direction de la CGT depuis que Bernard Thibault en est devenu le dirigeant. Notamment par le recul de la notion de lutte syndicale au profit du « dialogue consensuel entre partenaires sociaux » pour reprendre une expression que nous subissons à longueur de médias. Il ne jette pas l'opprobre sur les syndiqués de base à la CGT, mais sur une certaine partie de la direction.




Voir ce document du Monde Libertaire pour mesurer le recentrage de la direction de la CGT notamment au sujet des retraites par capitalisation.







Faire défiler la page suivant ce lien ( Confrontations Europe ) pour avoir une idée du consensus entre patronat et syndicalisme « d'accompagnement » que veut créer l'européisme.



Prochain thème qu'il faudrait que j'aborde, puisque les traités européens empêchent les politiques de gauches, quel parti ou mouvement politique de gauche soutenir pour mener une vraie politique de gauche ?

Dernière modification par gilles (04-05-2011 15:18:16)

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#968 03-05-2011 05:13:48

Jacques Roman
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

lLa fonction publique française

La fonction publique française, bien qu'elle ait subi beaucoup d'altérations ces dernières années, présente encore de nos jours les grandes caractéristiques suivantes :

– Mission de service public, axée donc sur la satisfaction des besoins collectifs essentiels. Cette mission peut néanmoins s'étendre à des missions de gestion entrepreneuriale dans la mesure où l'État estime que c'est dans l'intérêt général ;

– Statut législatif du fonctionnaire, considéré comme un serviteur de la collectivité bénéficiant de la part de celle-ci d'une protection particulière, notamment financière (salaire décent, retraite par répartition) et, en principe, de la titularisation (mais on essaie de plus en plus souvent de remplacer les titulaires par des intermittents de la fonction publique).

Grands avantages du système :

– Les fonctionnaires – du moins les titulaires – bénéficient d'une situation stable, relativement confortable et, ce qui n'est pas à négliger, psychologiquement agréable par le sentiment qu'ont généralement les fonctionnaires d'être utiles au public ;

– La tranquillité d'esprit et l'absence de pressions (notamment politiques) dont bénéficient les fonctionnaires leur donnent le temps d'innover et de perfectionner dans l'intérêt de la société ;

– La fonction publique française, du fait qu'elle regroupe environ 20 % des salariés, lesquels sont très convenablement traités dans l'ensemble, sert de modèle et souvent de moteur (en France) pour les avancées sociales en général. C'est pourquoi les grèves de la fonction publique sont le plus souvent tolérées par l'ensemble des usagers.

Son grand inconvénient :

– La tranquillité statutaire du fonctionnaire titulaire se traduit dans quelques cas, ou de temps en temps, par de la paresse : si je me rappelle bien, l'État estimait à 12 ou 13 % il y a quelques années la déperdition d'activité imputable aux fonctionnaires qui volent leur traitement en en prenant trop à leur aise (congés de maladie notamment).

Bilan provisoire

– La fonction publique continue de faire des jaloux, mais elle est surtout attaquée (sous le prétexte de réformes et de plus grande efficacité) par les puissances d'argent soucieuses de maximiser le profit, en particulier au détriment de la rémunération du travail. Sans compter que cette recherche exclusive du profit conduit un nombre appréciable d'entrepreneurs et de leurs actionnaires (qui ne sont plus alors que des mercantis) à proposer des biens ou des services d'utilité nulle ou extrêmement marginale, voire nocifs ;

– Le facteur "paresse" du secteur public est à mettre en balance avec le facteur "publicité" du secteur privé (10/15 % du chiffre d'affaires  dans les grandes entreprises ?) ;

– La fonction publique française a une assez bonne réputation d'efficacité et d'honnêteté, notamment aux niveaux les plus élevés. Surtout, elle assure un niveau de vie décent à un cinquième ou un quart de la population française active et fournit aux autres une bonne base comparative de revendications sociales.

Conclusions

– Défendre et promouvoir la fonction publique, et l'étendre à d'autres secteurs de l'activité nationale (je pense par exemple à la nationalisation de toutes les banques sans exception), ce qui n'exclut nullement de la réformer et de l'adapter ;

– Autre possibilité : tâcher de "fonctionnariser" l'entreprise privée, c'est-à-dire d'étendre aux salariés du secteur privé les "avantages" des salariés du secteur public.

Ce qui précède est, je le précise, une évaluation purement personnelle... mais on l'avait peut-être compris..  JR

Dernière modification par Jacques Roman (04-05-2011 03:52:12)

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#969 04-05-2011 15:31:02

gilles
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Message n°10663
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Reprise du compte-rendu de lecture du livre de François Denord et Antoine Schwartz, « L’Europe sociale n’aura pas lieu », éditions Raisons d’agir, Paris, avril 2009, 139 pages




http://files.getwebb.org/files/84/57/76/8cb3b666e9a9a7fe94af2fa19f1be8cca7/source.jpeg



La démonstration se base essentiellement sur une genèse de la construction européenne depuis l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui. L’ouvrage nous rappelle le rôle primordial qu’a joué la diplomatie états-unienne dans les premières étapes de la construction et l’orientation essentiellement anti-communiste et anti-soviétique des projets d’unité européenne, promus dans les premières années de la guerre froide.

Un retour sur les méthodes pour le moins anti-démocratiques des promoteurs de cette construction nous éloigne des panégyriques actuels qui circulent sur les « pères de l’Europe ». Il en est ainsi de Jean Monnet dont la biographie élaborée par J-B Durosselle fait « une sorte de héros à la fois visionnaire et pragmatique » (p. 34). L’identification des inspirateurs réels de la promotion de la CECA, de la CED puis du traité de Rome montre clairement que la recherche de l’assentiment populaire en faveur de leurs entreprises institutionnelles supranationales était la dernière de leurs préoccupations.

La nature capitaliste et libérale du traité de Rome et de la mise en place du marché commun dès les premières années apparaît au grand jour. La mise en concurrence des travailleurs entre eux, par le jeu des différences de salaires, de systèmes de protection sociale et des droits des salariés entre les États européens n’est pas un phénomène récent mais la conséquence, ouvertement recherchée par ses promoteurs, de la mise en place marché commun. La communauté européenne se fait donc, dès le départ, dans l’intérêt du patronat. Les politiques de rigueur du nouveau pouvoir gaulliste sont ainsi justifiées par les impératifs européens. Il en est de même en ce qui concerne la modération salariale pratiquée par le patronat français qui voit dans le marché commun une nouvelle aubaine pour résister aux pressions des salariés, compensant largement le danger lié à l’abaissement de la protection douanière pour l’écoulement de leur production.

Les deux auteurs étudient ensuite longuement l’inspiration idéologique des traités européens successifs. L’influence primordiale de la pensée néo-libérale (avec entre autres Hayek, Rueff, etc.) et de sa version allemande, l’ « ordolibéralisme », est minutieusement démontrée. Le poids du « modèle social » allemand, qui cherche à façonner une société adaptée aux exigences du marché, est mis en avant dans la conception au sommet des politiques européennes.

Du côté des sociaux-démocrates, « l’Europe sociale » reste un horizon plus que jamais inatteignable. Il l’était déjà à la fin des années 1940 lorsqu’un certain nombre de partis sociaux-démocrates d’Europe continentale se prononcent pour la construction d’une Europe unifiée comme préalable à la construction du socialisme, inversant l’ordre des priorités au bout de quelques mois seulement. Cet horizon est toujours aussi lointain en 1999 alors que la majorité des États de l’UE est dirigée par des coalitions dominées par ces mêmes partis. C’est dans cette « Europe rose » que le traité d’Amsterdam est ratifié, que l’euro est lancé sous le contrôle de la Banque Centrale Européenne, conservatrice du dogme monétariste le plus étroit. Le carcan libéral européen n’est pas bousculé par des sociaux-démocrates qui continuent de gérer loyalement les intérêts du capitalisme.

En conclusion, la question de la « réappropriation démocratique de la politique économique » est posée. Selon les auteurs, « ce ne sont pas les idées, mais des forces sociales mobilisées qui rompront avec le consensus libéral qui règne en maître à Bruxelles » (p. 121). On ne saurait leur donner tort dans la mesure où l’appel à la « construction de l’Europe sociale » peut être repris tous azimuts sans que les dirigeants bruxellois ou les lobbies patronaux européens ne se sentent le moins du monde inquiétés. Cela démontre, à notre avis, la profonde faiblesse du discours réformiste qui projette un changement progressif du modèle de société tout en nourrissant la consolidation d’un édifice institutionnel, juridique, économique et politique conçu de A à Z comme un instrument au service des forces du capital. Ne nous méprenons pas, le plan B, C ou Z, c’est toujours l’Europe capitaliste.
Sommes-nous sortis du carcan idéologique de l’ "Europe sociale" ?

Posons-nous néanmoins la question de savoir si, pour mobiliser ces forces sociales, le seul mot d’ordre antilibéral suffit. Le consensus néo-libéral européen existe effectivement, comme le prouve à merveille cet ouvrage. Il fonctionne depuis plusieurs décennies parce qu’il a servi au mieux l’intérêt des classes dominantes au niveau national et au niveau international comme outil et prétexte aux politiques de rigueur dans les pays de l’Union. La CEE et l’UE ont aussi été des pôles d’impulsion pour les dernières phases de la mondialisation capitaliste, élargissant l’espace du libre-échange et de la libre-circulation des capitaux bien au-delà du niveau géographique continental. Mais l’Europe n’est que cela, elle n’est pas le cadre où se déploient aujourd’hui les luttes sociales et où se déroulent les grands débats publics. Il est donc peu probable qu’un tel mot d’ordre mobilise au-delà d’un cercle de militants convaincus.

Le refus de la Constitution européenne lors du référendum de 2005 a été gagné sur la base du rejet de politiques de casse sociale menées par et au nom de l’Union européenne au plus grand profit du patronat. L’erreur a été d’interpréter cette victoire comme celle de l’antilibéralisme résumé sous la formule « L’Europe, oui, mais pas celle-là ! ». Les forces politiques parties prenantes de la campagne référendaires pour le NON se sont donc engouffrées dans la promotion d’une « autre Europe » qui serait, elle aussi, une sorte d’« Europe sociale » dans une version plus radicale. Cependant, la volonté de casser le consensus libéral bruxellois ne nous paraît pas beaucoup plus convaincante que la thèse des sociaux-démocrates qui font de l’ « Europe sociale » la prochaine étape qui, seule, permettra d’achever la construction d’une Europe politique démocratique et de « renouer avec les citoyens ».

Mener la bataille idéologique contre le consensus libéral européen ne suffit pas si le lien n’est pas clairement établi avec la nature de classe des politiques européennes. Sans cela, nous courons le risque de raisonner et d’agir dans un cadre européen apparemment naturel et indépassable alors qu’il s’agit d’un terrain où les luttes sociales sont perdues d’avance. L’ « Europe sociale » ne peut donc en aucun cas être notre objectif car il nous ferait perdre de vue les luttes urgentes à mener en surestimant l’échelon européen que nous contribuerions à renforcer, nos adversaires immédiats avec lui.


Source : Site « L'idéologie européenne »

Dernière modification par gilles (08-05-2011 21:20:52)

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#970 13-05-2011 21:58:33

gilles
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Message n°10695
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Une conférence d'Étienne Chouard : 10 raisons majeures de sortir de l'Union Européenne





http://files.getwebb.org/files/db/24/0e/17a1279b5e0d9d605613a0c0dfcfca8500/source.png

Cliquez sur l'image pour écouter la première partie de la conférence : Pourquoi le chômage de masse ?

Partie du I Traité Constitutionnel Européen : Explication du choix par les institutions européennes de la priorité donné  à la lutte contre l'inflation dans le politique de la Banque Centrale Européenne ( Article 119 et Article 282 du TFUE - Traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne -)



http://files.getwebb.org/files/53/90/c1/dd9804a12f780051f82103d1f046c6e19a/source.png?w=300&h=200
Cliquez sur l'image pour écouter la deuxième partie de la conférence ( durée : 21 mn )

II ] Pourquoi les institutions européennes interdisent-elles aux États d'emprunter à leur Banque Centrale ( Article 123 du TFUE ) et obligent au contraire les États à emprunter sur les marchés ?







Troisième partie de la conférence … … ( durée 22 mn) La dépendance des juges européens vis à vis des exécutifs qui les nomment et la non-séparation des pouvoirs au sein des institutions de l'UE ( Article 253 du TFUE ) et la non-séparation des pouvoirs dans la V ème « République ». La résistance aux abus de pouvoirs par la Constitution : protéger le plus grand nombre des abus de pouvoirs en afflaiblissant et séparant les pouvoirs. Dans la Constitution européenne, il n'y a pas de séparation des pouvoirs, ce qui entraîne qu'il n'y a aucun moyen de résister aux abus de pouvoirs, la Constitution européenne est un piège politique tendu aux citoyens. Il n'y a pas d'argument pour valider le choix de rester dans les institutions européennes.



Les trois parties de la conférence d'Étienne sont disponibles aussi sur dailymotion ici :



Première partie : http://www.dailymotion.com/video/xiegy7 … e-1-3_news


Deuxième partie : http://www.dailymotion.com/video/xieks6 … e-2-3_news



Troisième partie : http://www.dailymotion.com/video/xigon8 … e-3-3_news

Dernière modification par gilles (30-09-2011 07:57:32)

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#971 20-05-2011 00:05:53

Étienne
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Entraînante musique de fond, que nos soi-disant journalistes ne veulent pas nous laisser entendre

Moi, je me suis mis cette webcam espagnole (direct permanent) en musique de fond…

http://www.facebook.com/permalink.php?s … =600922316

Je ne sais pas pourquoi, ça me plaît, ce bruit de fond roll

Étienne.

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#972 22-05-2011 06:45:49

Étienne
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Révolution espagnole cachée par nos <oxymore>journalistes professionnels</oxymore>

Lien direct vers la vidéo évoquée ci-dessus : http://www.ustream.tv/channel/8306676

Remarque à propos de Facebook : après bien des hésitations, et sur les conseils pressants de mes enfants, je me suis inscrit sur Facebook (http://www.facebook.com/profile.php?id=600922316).

Finalement, FB permet d'échanger avec de nouveaux groupes très différents de ceux que je connais habituellement, et cela semble une bonne idée pour semer des graines d'émancipation sur une terre plus étendue. Je vous invite à faire comme moi pour découvrir — et utiliser — ce monde à part et ses potentialités.

Étienne.

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#973 22-05-2011 07:03:25

AJH
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Je précise concernant facebook
Rien ne vous oblige à donner votre "vrai" nom, et de quelconques précisions exactes sur votre vie privée. Vous pouvez même prendre (par exemple chez gmail une adresse mail que vous réserverez à facebook.)


L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod)
http://www.societal.org

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#974 26-05-2011 08:14:36

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

FMI : Christine Lagarde  « rapprochée » du capital financier, 
candidate favorite de l’Union européenne




Un article de Jean Levy



Source de l'article … …



La course à la succession de Dominique Strauss-Kahn, «  empêché », est officiellement ouverte. Christine Lagarde, présentée par l’Union européenne, apparaît déjà comme la mieux placée comme candidate. En effet, toute sa carrière s’est développée au cœur même du capital financier :

— Si à deux reprises, Christine Lagarde tente, sans succès, d’intégrer l’École nationale d’administration, en 1981, elle devient cependant avocate au barreau de Paris. Elle rejoint le bureau parisien du cabinet d’avocats Baker & McKenzie, un des premiers cabinets d’avocats mondiaux (4600 collaborateurs dans 35 pays) dont elle gravira tous les échelons en 25 ans de carrière : associée du bureau parisien en 1987, associée gérante en 1991, membre du comité exécutif mondial à Chicago en 1995 et présidente de ce comité en 1999, la première femme à le devenir.
Elle occupera ce poste jusqu’en 2004.
— De 1995 à 2002, elle est membre du think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle coprésidait avec Zbigniew Brzezinski.
— En 2003, elle est également devenue membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique.
— En avril 2005, elle entre au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde, place qu’elle a quittée avant de devenir ministre déléguée, puis ministre des Finances de Nicolas Sarkozy.

Dévote du « Wall Street English », elle l’impose dans son ministère comme première langue de communication au détriment du français, en dépit de la législation en vigueur. Ainsi, Christine Lagarde donne « toutes garanties » au capitalisme financier international, dans les fonctions qui lui ont été dévolues, aux États-Unis, puis en France et, peut-être, demain, à la tête du FMI. Christine Lagarde est donc, naturellement, soutenue par la « France », l'« Allemagne » et la « Grande-Bretagne », comme candidate potentielle, à la tête de l’instrument de domination du monde par le Capital.
Ses chances se sont encore renforcées ce week-end depuis que les ministres allemand et britannique des Finances, Wolfgang Schäuble et George Osborne, l’ont adoubée. «  Si Christine Lagarde se décidait à être candidate, l’Europe aurait les meilleures chances d’occuper à nouveau ce poste », a déclaré le premier. «  Du point de vue du mérite, je crois que Christine (Lagarde) est la candidate évidente pour le FMI, et c’est pourquoi la Grande-Bretagne va la soutenir », a déclaré le second.
Si, en plus du CAC 4O, la place financière de Francfort et la City adoubent l’hôte de Bercy, celle-ci, forte de l’appui de BusinessEurope, a des chances de succéder à DSK.
Avec même la bénédiction du parti de celui-ci !

En effet, Martine Aubry, la première secrétaire du PS, a déclaré :
« la candidature de Christine Lagarde à la direction du FMI, qui serait une très bonne chose pour notre pays et pour l’Europe ».
Quant à François Hollande, il s’est prononcé, lui-aussi, pour Christine Lagarde, « pas en tant que Français, mais comme Européen » !
Certains croyaient naïvement que le Parti socialiste combattait la politique économique de Christine Lagarde, ministre des Finances de Nicolas Sarkozy. En fait, le positionnement électoral est une chose, la politique en est une autre.
La réalité, c’est que Lagarde, Sarkozy et Aubry, l’UMP comme le PS, tous ont tous fait le même choix, celui de l’intégration européenne, celui du marché, celui de la « concurrence libre et non faussée ».

Il est donc normal et logique qu’ils s’entendent comme larrons en foire. Sauf en période électorale, où chacun joue son équipe, les « ROSES » contre les « BLEUS », aspirant d’abord à accéder au pouvoir. Une fois, l’un, une fois l’autre. Les électeurs, dégoûtés de la politique suivie pendant cinq ans, votent contre le sortant, qu’il soit « ROSE » ou « BLEU ».
Cela s’appelle « l’alternance ». On change d’équipe mais pas de politique. Celle de l’Union européenne, celle du Marché.
Martine Aubry vient de nous le rappeler.
À chacun de nous de nous en souvenir en 2012.

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#975 30-05-2011 23:34:22

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Jean Quatremer dans son billet : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses … crise.html

indique faussement que les Grecs ne tiennent plus à la "démocratie" sans indiquer les causes de cette situation :

Il faudrait pas inverser la charge de la preuve, c'est la « construction » européenne qui a tué toute influence du peuple sur la politique menée par le pouvoir exécutif, je ne vois pas pourquoi les grecs seraient attachés à des institutions oligarchiques qui ne tiennent pas compte de leurs difficultés.

Rappelons quelques faits récents :

Le socialiste Papandréou du ΠΑΣΟΚ ( PASOK ) a promis du mieux pour ses électeurs dans le cadre de l'Union Européenne pendant sa campagne. Il a donc tenté à nouveau l'expérience qu'avait tenté Mitterrand et l'Union de Gauche en mettant son action à long terme dans le cadre de l’Union européenne. Eh, bien, cela ne marche pas, on vient de voir à nouveau le résultat, comme Mitterand en 1983, il a aussi jeté l'éponge et de quelle manière :

Un plan d'austérité adopté, en mai 2010, vise à économiser 4,8 milliards d’euros sur le dos de la population grecque pour rembourser les créanciers. Ils serviront également à payer les honoraires de la banque Goldman Sachs dont on sait maintenant qu’elle a aidé le gouvernement à dissimuler une partie de sa dette. Au menu notamment :

• gel du recrutement et réduction des salaires des fonctionnaires (forte baisse du montant des 13e et 14e mois, diminution des primes, après une réduction des salaires de 10% décidée en janvier) ;
• gel des retraites ;
• hausse de la TVA de 19% à 21%, alors qu’il s’agit d’un impôt injuste qui frappe davantage les plus démunis ;
• hausse des taxes sur l’alcool et le tabac ;
• réduction drastique des budgets sociaux, comme celui de la Sécurité sociale.

Tout ceci en bafouant la démocratie et la séparation des pouvoirs :

Toutes les lois et tous les accords pris dans le cadre du plan dit de soutien à l’économie défini par le gouvernement grec, l’UE et le FMI ont été signés par Georges Papaconstantinou, le ministre grec des Finances, sans vote de la Vouli, le Parlement, qui n'a été qu’informé.


Si l'article de Quatremer voulait légitimer les abandons de la souveraineté du peuple grec sur les domaines de décisions qui le concernent, il ne s'y prendrait pas autrement.

Dernière modification par gilles (30-05-2011 23:50:42)

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#976 31-05-2011 08:21:47

AJH
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

> Gilles
Quelques soient les causes (je t'approuve... "ils" semblent bien avoir gagné et personne ne fera de révolution sans le peuple), si les sondages sont justes, les grecs ne croient plus en la démocratie élective, et sont plutôt prêts a accepter les diktats du FMI et de l'UE ... je constate, c'est tout

Plus grave : ce sondage confirme le rejet grandissant de la démocratie. 30 % des sondés souhaitent que le pays soit dirigé par « un groupe d’experts et de technocrates », 22,7 % par un « dirigeant puissant auquel parlement et élection ne puissent pas faire obstacle » pour réformer le pays et moins d’un quart des sondés estime qu’un gouvernement élu démocratiquement est capable de faire face à la crise. Dès lors, rien d’étonnant à ce que 52,7 % des Grecs (contre 44,1 %) approuvent le « contrôle économique » de la Grèce exercé par l’Union européenne et le FMI, même s’ils sont 62 % à trouver que la cure d’austérité va dans la mauvaise direction. Ils estiment manifestement qu’au moins les institutions internationales savent ce qu’elles font à la différence de leur personnel politique.

Cette dérive autoritaire de l’opinion est pour le moins inquiétante, 36 ans après la chute de la dictature fasciste des colonels (1967-1974). Mais les Grecs se méfient d’une classe politique soupçonnée de vouloir à la fois préserver ses privilèges tout en continuant à piller l’État. Ce n’est pas un hasard si 80 % des sondés approuvent la vente des biens publics exigée par l’UE et le FMI. Car, en Grèce, le patrimoine de l’État est synonyme de prévarication ou d’incompétence et non de service public. Un exemple ? Les bâtiments construits à l’occasion des Jeux olympiques d’Athènes, en 2004, ont été laissés à l’abandon – il faut le voir pour le croire-, une partie d’entre eux ayant été finalement cédée pour une bouchée de pain à l’église orthodoxe, ce qui a déclenché un scandale.

A+
AJ


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#977 02-06-2011 09:59:29

Sandy
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

gilles a écrit:

FMI : Christine Lagarde  « rapprochée » du capital financier, 
candidate favorite de l’Union européenne




Un article de Jean Levy



Source de l'article … …



La course à la succession de Dominique Strauss-Kahn, «  empêché », est officiellement ouverte. Christine Lagarde, présentée par l’Union européenne, apparaît déjà comme la mieux placée comme candidate. En effet, toute sa carrière s’est développée au cœur même du capital financier :

— Si à deux reprises, Christine Lagarde tente, sans succès, d’intégrer l’École nationale d’administration, en 1981, elle devient cependant avocate au barreau de Paris. Elle rejoint le bureau parisien du cabinet d’avocats Baker & McKenzie, un des premiers cabinets d’avocats mondiaux (4600 collaborateurs dans 35 pays) dont elle gravira tous les échelons en 25 ans de carrière : associée du bureau parisien en 1987, associée gérante en 1991, membre du comité exécutif mondial à Chicago en 1995 et présidente de ce comité en 1999, la première femme à le devenir.
Elle occupera ce poste jusqu’en 2004.
— De 1995 à 2002, elle est membre du think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle coprésidait avec Zbigniew Brzezinski.
— En 2003, elle est également devenue membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique.
— En avril 2005, elle entre au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde, place qu’elle a quittée avant de devenir ministre déléguée, puis ministre des Finances de Nicolas Sarkozy.

Dévote du « Wall Street English », elle l’impose dans son ministère comme première langue de communication au détriment du français, en dépit de la législation en vigueur. Ainsi, Christine Lagarde donne « toutes garanties » au capitalisme financier international, dans les fonctions qui lui ont été dévolues, aux États-Unis, puis en France et, peut-être, demain, à la tête du FMI. Christine Lagarde est donc, naturellement, soutenue par la « France », l'« Allemagne » et la « Grande-Bretagne », comme candidate potentielle, à la tête de l’instrument de domination du monde par le Capital.
Ses chances se sont encore renforcées ce week-end depuis que les ministres allemand et britannique des Finances, Wolfgang Schäuble et George Osborne, l’ont adoubée. «  Si Christine Lagarde se décidait à être candidate, l’Europe aurait les meilleures chances d’occuper à nouveau ce poste », a déclaré le premier. «  Du point de vue du mérite, je crois que Christine (Lagarde) est la candidate évidente pour le FMI, et c’est pourquoi la Grande-Bretagne va la soutenir », a déclaré le second.
Si, en plus du CAC 4O, la place financière de Francfort et la City adoubent l’hôte de Bercy, celle-ci, forte de l’appui de BusinessEurope, a des chances de succéder à DSK.
Avec même la bénédiction du parti de celui-ci !

En effet, Martine Aubry, la première secrétaire du PS, a déclaré :
« la candidature de Christine Lagarde à la direction du FMI, qui serait une très bonne chose pour notre pays et pour l’Europe ».
Quant à François Hollande, il s’est prononcé, lui-aussi, pour Christine Lagarde, « pas en tant que Français, mais comme Européen » !
Certains croyaient naïvement que le Parti socialiste combattait la politique économique de Christine Lagarde, ministre des Finances de Nicolas Sarkozy. En fait, le positionnement électoral est une chose, la politique en est une autre.
La réalité, c’est que Lagarde, Sarkozy et Aubry, l’UMP comme le PS, tous ont tous fait le même choix, celui de l’intégration européenne, celui du marché, celui de la « concurrence libre et non faussée ».

Il est donc normal et logique qu’ils s’entendent comme larrons en foire. Sauf en période électorale, où chacun joue son équipe, les « ROSES » contre les « BLEUS », aspirant d’abord à accéder au pouvoir. Une fois, l’un, une fois l’autre. Les électeurs, dégoûtés de la politique suivie pendant cinq ans, votent contre le sortant, qu’il soit « ROSE » ou « BLEU ».
Cela s’appelle « l’alternance ». On change d’équipe mais pas de politique. Celle de l’Union européenne, celle du Marché.
Martine Aubry vient de nous le rappeler.
À chacun de nous de nous en souvenir en 2012.

Martine Aubry a été désavouée par le porte parole du PS Benoit Hamon ...

Que faut-il comprendre ? Un porte parole qui ne porte que sa propre parole ? Une façon de ratisser le plus large possible ? De véritables dissenssions, la chef qui se la joue perso ?

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#978 04-06-2011 23:21:25

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Sandy, le PS n'est vraiment un modèle avec ses élections internes truquées, que ce soit sur la décision qu'il devrait prendre sur le TCE ou l'élection des premiers secrétaires ou ses affaires dans les fédérations du Nord ou des Bouches du Rhône.

Je viens de lire ceci  :

Un collectif de strauss-kahniens a publié dans Le MONDE du 3 juin une tribune qui a le mérite de la clarté. Ces héritiers de « la Deuxième Gauche » qui prétendait en finir avec l'idéologie sont pour le coup ultra-idéologues.  Pour eux, tout est bon pour faire à tout prix « l’Europe » et sauvegarder sa monnaie. Comme tous les européistes, face à l’inextricable et fatale crise en Europe, la solution est la fuite en avant comme en témoigne cette citation de leur tribune dans Le Monde : « L’acceptation d’emprunts européens est un pas absolument nécessaire au bénéfice d’investissements d’avenir et de solidarité. Mais cela suppose d’harmoniser les politiques fiscales et d’aller plus loin dans l’intégration. Il ne peut pas y avoir d’union monétaire durable sans des formes d’union fiscale et de fédéralisme budgétaire. C’est aussi la condition de la relance du moteur franco-allemand ». Le mot à la mode vient à l’esprit en lisant ces lignes : sidération. Le programme de ces messieurs-dames est tout simplement Lire la suite ici …


et ceci :



La Commission européenne a publié le 24 mai 2011 plusieurs documents présentant sa stratégie sur les sujets de « propriété intellectuelle ». Ces documents concernent le logiciel libre et l'April à plusieurs titres : sont évoqués des enjeux aussi différents et importants que les brevets, l'ACTA (accord commercial anti-contrefaçon), mais aussi des possibles modifications du droit d'auteur, la question des œuvres orphelines, ou encore la contrefaçon Lire la suite ici …

Dernière modification par gilles (04-06-2011 23:39:14)

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#979 05-06-2011 08:59:43

AJH
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La position du PG sur la sortie de l'UE et de l'euro

http://www.jean-luc-melenchon.fr/argume … 80%99euro/

Comme ça fait 11 pages, je ne copie pas ici.. mais n'oubliez pas de le lire

Deux petits extraits:

Tous les fléaux associés à ce que l’on dénomme la « crise de l’euro » peuvent être combattus, dans l’immédiat, sans sortir de l’euro, par des mesures nationales immédiates contrevenant à certaines dispositions des traités européens. En invoquant le compromis du Luxembourg, le gouvernement français pourrait obtenir une clause d’exception (opt out) pour une liste déterminée de dispositions qui empêchent la mise en œuvre du programme validé par les élections nationales. La violation de la volonté exprimée par le suffrage universel constitue en effet une atteinte grave aux intérêts supérieurs de la nation française (cadre d’application du compromis du Luxembourg). Face à un gouvernement déterminé à agir, nos partenaires n’ont d’autre alternative que l’acception de cette exception française ou la contemplation de sa mise en œuvre sans leur accord (aucune procédure n’est prévue dans les traités pour exclure un membre de la zone euro au motif des infractions prévues ci-dessous). A défaut du consentement de nos partenaires, le gouvernement peut faire adopter par le peuple français et ses représentants élus toutes les dispositions nécessaires pour que l’exercice effectif de l’exception française se fasse dans un cadre légal et constitutionnel.
5.    Les mesures nationales face à la crise de la zone euro
En pratique, pour surmonter la « crise de la zone euro » et mettre en œuvre la stratégie énoncée ci-dessus, chaque pays qui le souhaite pourrait et devrait : refonder un système bancaire public (5.1, 5.2), éliminer une part du stock de dette publique (5.3 et 5.4), renationaliser le financement de la dette publique (5.5, 5.6), s’assurer de l’autonomie du pays à l’égard de toute pression spéculative des marchés financiers (5.7, 5.8), soutenir l’activité et l’emploi pour compenser le choc dépressif engendré par la crise financière et l’accumulation imbécile de plans de rigueur (5.9, 5.10, 5.11), mettre en place une politique sélective du crédit (5.12, 5.13) pour corriger les défauts de la politique monétaire unique de la BCE.

et

Conclusion
Le PG se prononce donc, de préférence, pour le maintien d’une zone euro refondée ou d’une nouvelle zone monétaire limitée aux seuls pays disposés à engager la refondation d’une union monétaire démocratique et progressiste. A défaut, il soutient le projet d’une monnaie commune européenne.
« À défaut », car la monnaie commune n’est pas un système conçu pour le développement d’une intégration économique et politique des nations ; il s’agit d’un système conçu pour une coopération internationale visant à équilibrer les échanges et stabiliser les échanges entre des pays strictement indépendants qui n’ont aucune intention de constituer ensemble un espace politique, économique et social plus intégré. C’est pourquoi le PG soutient le projet d’une monnaie commune, en tant qu’élément souhaitable d’une nouvelle organisation des relations monétaires internationales. En revanche, au niveau européen, les peuples peuvent avoir une ambition qui dépasse la constitution d’un simple espace de coopération interétatique. L’Union européenne est aussi un cadre d’intégration politique partielle qui permet la production de biens publics européens à une échelle plus pertinente que le seul niveau national. C’est pourquoi, la monnaie unique peut constituer un système préférable à la monnaie commune, dans le cas où il serait possible de transformer radicalement les conditions de son fonctionnement.
Si l’on postule la mort définitive, l’impossibilité ou la nocivité de tout projet d’intégration européenne, alors l’idée même de monnaie unique doit être exclue a priori. Il nous faut retourner vers un état antérieur de l’Europe ou ne subsisterait que des éléments de coopération internationale technique et économique. Or le PG entend œuvrer à la refondation du projet européen et non à sa dissolution ; il préfère donc une Union européenne refondée à une simple coopération monétaire internationale entre les États. C’est pourquoi, il n’exclut pas la possibilité de maintenir une monnaie unique. Mais il n’exclut pas davantage a priori l’abandon de cette monnaie unique s’il s’avère impossible de réformer et de démocratiser suffisamment le cadre de sa mise en œuvre.

Dernière modification par AJH (05-06-2011 09:00:16)


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#980 05-06-2011 09:51:36

Étienne
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Je suis désolé :

OBJECTIVEMENT (sans considération des intentions, inconnues), ce projet est ANTIDÉMOCRATIQUE : on n'unit pas les peuples entre eux contre leur gré, en violation de ce qu'ils ont expressément dit ne pas vouloir.

Le (beau) rêve internationaliste n'a rien à voir avec le cœur de la lutte sociale, partout sur terre : la résistance des pauvres aux abus des riches. L'internationalisme est même violemment contre-productif : il nous dresse les uns contre les autres (ceux qui y tiennent mordicus contre ceux qui n'en veulent à aucun prix).

Je ne voterai plus jamais pour un projet qui m'enferme dans une prison politique.

J'attends toujours un projet politique — VRAIMENT de gauche— qui me protège VRAIMENT de l'oligarchie technocratique unioneuropéiste.

Je suis vraiment désolé... Tout ça est affreux.

Étienne.

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#981 05-06-2011 10:15:29

AJH
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Étienne

Je te comprends

Il y a déjà cela http://engagement2012.wordpress.com/ ... c'est insuffisant mais mieux que rien...


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#982 06-06-2011 00:49:05

Étienne
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

AJ,

j'ai relayé là, http://www.facebook.com/permalink.php?s … =600922316

et ça pétille, sur FB...

Étienne.

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#983 06-06-2011 06:32:19

Sandy
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Étienne a écrit:

Je suis désolé :

OBJECTIVEMENT (sans considération des intentions, inconnues), ce projet est ANTIDÉMOCRATIQUE : on n'unit pas les peuples entre eux contre leur gré, en violation de ce qu'ils ont expressément dit ne pas vouloir.

Le (beau) rêve internationaliste n'a rien à voir avec le cœur de la lutte sociale, partout sur terre : la résistance des pauvres aux abus des riches. L'internationalisme est même violemment contre-productif : il nous dresse les uns contre les autres (ceux qui y tiennent mordicus contre ceux qui n'en veulent à aucun prix).

Je ne voterai plus jamais pour un projet qui m'enferme dans une prison politique.

J'attends toujours un projet politique — VRAIMENT de gauche— qui me protège VRAIMENT de l'oligarchie technocratique unioneuropéiste.

Je suis vraiment désolé... Tout ça est affreux.

Étienne.

Je ne vois là vraiment aucun rapport avec l'internationalisme ? Comment pourrait-il s'agir de dresser les peuples les uns contre les autres alors qu'il s'agit de solidarité entre les peuples ? plus précisément de se soutenir les uns les autres dans les différentes luttes menées, et de s'échanger nos savoir faire et nos réussites pour qu'elles puissent être reproduites ailleurs.

A mon avis vous n'attribuez pas le même sens au mot internationalisme que moi ?

C'est la guerre économique et le nationalisme qui consistent à dresser les peuples les uns contre les autres.

"Le patriotisme c'est l'amour des siens; - Le nationalisme, c'est la haine des autres." Romain Gary
"Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène." Jean Jaurès
"Le nationalisme est une maladie infantile. C'est la rougeole de l'humanité." Albert Einstein

C'est l'extrême droite qui donne au mot internationalisme un contre sens pour essayer d'en faire un mot négatif.
Ils essaient de faire croire que l'internationalisme c'est vouloir la destruction des nations, alors qu'il ne peut évidemment pas y avoir d'inter nationalisme ( entre nations ) sans les nations ...
Ils tentent d'amalgamer l'européisme béat et le mondialisme avec l'internationalisme alors que c'est évidemment tout le contraire.
L'internationalisme ce sont les peuples qui s'entraident dans la lutte des classes, contre l'oligarchie, l'européisme béat et le mondialisme, sont au contraire des idéologies défendant les intérêts de l'oligarchie ...
C'est clairement une tentative pour l'extrême droite de dénigrer la gauche, comme d'habitude oserais-je dire, quand je vous dis qu'ils sont incapables de gagner sur le fond, ils sont obligés de recourir à ces méthodes malhonnêtes.

C'est cette même extrême droite qui a assassiné Jaurès, eux, les nationalistes, voulaient la guerre, et lui l'internationaliste, défendait la paix !

Dernière modification par Sandy (06-06-2011 06:52:21)

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#984 07-06-2011 14:17:48

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Initiative de l’association  « Citoyens Résistants d’Hier et d'Aujourd'hui »



Le 14 mai 2011, à l’initiative de l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, un Appel a été lancé par des grandes figures de la résistance, suivies par des « résistants d’aujourd’hui », en vue des élection présidentielles et législatives de 2012. Cet « Appel de Thorens-Glières » vise à remettre dans le débat politique les principes du Conseil National de la Résistance. Des principes toujours actuels qui permettraient de mettre réellement en application la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité ».


Le 8 mars 2004 treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « Appel aux jeunes générations » dénonçant notamment « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement.
Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.
Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle.

Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :
- des causes politiques des injustices sociales,
- des raisons des dérégulation internationales,
- des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR « Les jours heureux » adopté le 15 mars 1944.
Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.


Avec l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre 3 engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité ».


Premièrement, afin de garantir l’égalité :

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :
- Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
- Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle :
« gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
- garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.
Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’ « Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.



Troisièmement, afin de garantir la fraternité :
Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.
Écarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie.

Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute-nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.
Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection :

« Créer c’est résister. Résister c’est créer ».



Source : http://www.citoyens-resistants.fr/spip.php?article182

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#985 14-06-2011 18:25:24

AJH
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Un excellent article de Lordon (comme d'hab): "Qui a peur de la démondialisation" http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Q … ialisation
C'est une suite à l'idiote attaque d'Attac aux propositions de Jacques Sapir, lequel a d'ailleurs répondu : http://postjorion.wordpress.com/2011/06 … re-avenir/


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#986 14-06-2011 19:57:26

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Oui, AJH, excellents articles de Sapir et de Lordon.

Sandy, tu annonces, comme tant d'autres avant toi, le slogan : « Une Autre Europe Est Possible » en donnant une méthode  : renégocier des traités signés à 27.

Sandy a écrit:

Si on arrive à la tête de la France, et que l'on demande la renégociation des traités, on obtiendra la renégociation des traités c'est tout, ils pourront nous opposer toutes les règles des traités actuels qu'ils veulent, si ces règles ne valent rien pour nous, ils seront obligés de renégocier.
Si on a la légitimité du peuple français derrière nous ils n'auront pas le choix. On fait un référendum par exemple :" est ce que vous êtes pour ou contre la renégociation des traités européens ?".
Les français tranchent. S'ils disent qu'ils sont pour. Qu'est ce que vous voulez qu'ils fassent ? Comment voulez-vous qu'ils nous obligent à nous plier à leurs règles si on dénonce leur illégitimité ? Des amendes qu'on ne payera pas ? Des tentatives de chantage que l'on retournera contre eux ? La guerre ? Vous croyez réellement que cela irait jusque là ? Ils renégocieront ...Ils n'auraient pas le choix ...

Dont acte.
Sachant ce qu'il est arrivé des promesses de Mitterrand en 1983, de Socrates, de Papandréou et de Zapatero, je ne me contenterais pas d'un slogan creux et usé jusqu'à la corde sans exiger d'y mettre au moins un tant soit peu de contenu :


1 Quels articles des traités en vigueur les Dirigeants du Front de Gauche souhaitent renégocier ?


2 Peux-tu communiquer au public les seuils minimaux selon lesquels les Dirigeants du Front de Gauche estimeraient que cette renégociation aurait abouti à un succès ?


3 Quelle serait la politique de rechange que ces dirigeants envisageraient au cas où ces seuils minimaux n'auraient pas été atteints ?

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#987 14-06-2011 21:47:02

Sandy
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Ben voyons Gilles en gros il te faut un rapport de 1000 pages pour demain soir sur ton bureau c'est ça ? Et un café en plus de ça ?

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#988 14-06-2011 23:45:25

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Sandy a écrit:

Ben voyons Gilles en gros il te faut un rapport de 1000 pages pour demain soir sur ton bureau c'est ça ? Et un café en plus de ça ?

Avec ces questions, tu avais une occasion unique de rédiger patiemment une réponse expliquant de manière circonstanciée et détaillée la position de ton parti le Parti de Gauche sur l'amélioration du niveau d'exigence démocratique qu'il était possible d'obtenir en votant pour le Front de Gauche. Or, au lieu de réfléchir et de te mettre honnêtement à chercher à répondre, tu as préféré rapidement te lancer dans des sarcasmes malvenus.


Étienne a écrit:

OBJECTIVEMENT (sans considération des intentions, inconnues), ce projet est ANTIDÉMOCRATIQUE : on n'unit pas les peuples entre eux contre leur gré, en violation de ce qu'ils ont expressément dit ne pas vouloir.

Le (beau) rêve internationaliste n'a rien à voir avec le cœur de la lutte sociale, partout sur terre : la résistance des pauvres aux abus des riches. L'internationalisme est même violemment contre-productif : il nous dresse les uns contre les autres (ceux qui y tiennent mordicus contre ceux qui n'en veulent à aucun prix).

Je ne voterai plus jamais pour un projet qui m'enferme dans une prison politique.

J'attends toujours un projet politique — VRAIMENT de gauche— qui me protège VRAIMENT de l'oligarchie technocratique unioneuropéiste.

Je suis vraiment désolé... Tout ça est affreux.

Mêmes sentiments …

Je rappelle à ton attention qu'un simple particulier ayant moins de moyens qu'un parti politique et nommé André-Jacques HOLBECQ n'a pas attendu 2011 et a déjà fait la liste des articles qu'il souhaite voir modifier ou disparaître, donc je répète mes questions au cas où il te viendrait la volonté de répondre :

1 Quels articles des traités en vigueur les Dirigeants du Front de Gauche souhaitent renégocier ?


2 Peux-tu communiquer au public les seuils minimaux selon lesquels les Dirigeants du Front de Gauche estimeraient que cette renégociation aurait abouti à un succès ?




3 Quelle serait la politique de rechange que ces dirigeants envisageraient au cas où ces seuils minimaux n'auraient pas été atteints ?

( Je peux attendre et pour le café, cela ne sera pas la peine. )

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#989 15-06-2011 03:01:33

Sandy
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

lol

Tu sais quand on est militant on rencontre régulièrement ce genre de situation où une personne nous demande de lui pondre une dissertation sur commande. C'est loin d'être une occasion unique wink

Et c'est très irrespectueux de ta part, d'où ma réponse.

Car vu le niveau d'information ( irréaliste en plus ) que tu exiges, je n'ai ni le temps ni le courage de fournir un tel effort. Je n'en ai pas non plus l'envie car quand on exige un tel niveau d'information, on doit faire un minimum l'effort soi même d'aller s'informer hors tu n'as visiblement rien fait.

J'ai déjà largement prouvé je pense mon ouverture au débat, et si tu veux discuter de questions précises ya aucun problème. Mais je ne suis pas ton esclave, et je ne vais pas faire à ta place le travail d'information que tu n'as visiblement pas fait.

Pour cette même raison, tes accusations sont gratuites et infondées. Tu accuses sans savoir. Les bases de l'échange que tu veux initier sont donc malhonnêtes, voir insultantes.

Tu dis :

Sachant ce qu'il est arrivé des promesses de Mitterrand en 1983, de Socrates, de Papandréou et de Zapatero, je ne me contenterais pas d'un slogan creux et usé jusqu'à la corde sans exiger d'y mettre au moins un tant soit peu de contenu

Où as-tu vu que ce qu'on propose se résume à un slogan creux et usé jusqu'à la corde ?
Et sur quoi tu te bases pour nous comparer à tous ces traitres ?
Comment peux-tu espérer une réponse en affichant un tel mépris d'emblée ?

ayant moins de moyens qu'un parti politique

Ah bon et quels sont ces plus grands moyens d'un parti politique ? Au parti de gauche, mis à part quelques députés / conseillers généraux, nous sommes tous des bénévoles et donc aussi de simples particuliers.
Et tout ce que nous décidons, nous le décidons collectivement, donc c'est un peu plus compliqué à décider que pour AJH tout seul dans son coin. C'est d'autant plus compliqué au niveau du front de gauche qui est un rassemblement de plusieurs partis politiques et associations.
Alors si un jour on a le temps d'organiser une grande consultation des 300000 personnes qui composent le front de gauche pour savoir quels articles précisément on voudrait changer dans les traités européens et avec quels amendements, ou ce qu'on voudrait supprimer et rajouter. Bah je serais en mesure de te répondre.

Mais en attendant, il faudra te contenter de propositions et de grands principes wink Parce que c'est le mieux qu'on puisse faire.

Tu as ici nos propositions pour pouvoir gouverner face aux banques ( face "au mur de l'argent" ):
http://www.lepartidegauche.fr/images/st … anques.pdf

AJH a donné un peu plus haut nos propositions spécifiques concernant l'euro :
http://www.jean-luc-melenchon.fr/argume … 80%99euro/

Enfin tu as ici ce que nous proposons au PCF et à nos amis du front de gauche dans le cadre du programme partagé que nous sommes en train de discuter :
http://programme.lepartidegauche.fr/programme

Malheureusement si ce que nous proposons n'est pas aussi précis et détaillé que ce que tu exiges, il me semble néanmoins que contrairement à ton accusation gratuite on est extrêmement loin du simple slogan creux. Et n'importe quelle personne un tant soi peu honnête sait que nous n'avons rien avoir avec Papandréou et compagnie.

Si encore tu exigeais le même niveau de détail pour tout le monde ... Mais force est de constater que quand quelqu'un te dit qu'il veut sortir de l'UE ou de l'euro ça te suffit tu ne lui demandes pas plus de détail que ça. Pourtant ça signifirait bien plus de changements et bien plus de traités à renégocier.

Dernière modification par Sandy (15-06-2011 03:05:10)

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#990 15-06-2011 07:07:26

AJH
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Auto-engagement de vote exclusif !

Moi, citoyen français, profondément déçu de l’orientation qu’a prise l’Union Européenne depuis le traité de Maastricht signé le 7 février 1992 et les Traités qui lui ont succédé, je dis: le 123, ça suffit !

Lors des prochaines élections, JE NE VOTERAI QUE pour un candidat qui s’engage formellement à :

1 -  dénoncer  immédiatement l’article 123 du traité de Lisbonne ( lequel interdit les prêts directs de la BCE et des banques centrales nationales au profit des États),

2 – rendre à la Nation son pouvoir régalien de création monétaire au bénéfice de l’État (pour sortir de l’impasse de la dette publique et de l’impossibilité de financement des investissements collectifs nécessaires et des services publics tels l’éducation,  la recherche, la santé, la justice, l’emploi, les transports, les énergies et le logement, etc.)

3 – donner ainsi la possibilité à la Banque de France de financer directement sans intérêt TOUS nos besoins collectifs.

4 – œuvrer  pour modifier le mandat de la BCE (laquelle  doit soutenir l’emploi, prioritairement à la lutte contre l’inflation),

5 – restaurer le contrôle démocratique sur la politique monétaire (afin de ne plus être asservis aux marchés financiers, c’est-à-dire aux investisseurs privés et à leurs agences de notation),

Et enfin, engager un référendum auprès du Peuple français sur la question de quitter la zone euro, si dans un délai de 6 mois après son élection il ne peut appliquer ces 5 engagements qui précèdent (pour quelque raison que ce soit),

Non je ne voterai pas pour un candidat ou un parti qui continueront de soutenir l’indépendance et l’actuel mandat de la BCE!

Je vous en donne ma parole, je m’y engage … et vous ? => http://www.engagement2012.net/oui.html

Dernière modification par AJH (15-06-2011 07:08:56)


L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod)
http://www.societal.org

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#991 20-06-2011 23:08:56

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le projet européen dépend, beaucoup plus qu’on ne s’en rend généralement compte, d’un sentiment d’inévitabilité.

Les électeurs  peuvent bien ne pas trouver très sympathiques les transferts de compétences constants en faveur de l’UE mais, tant qu’ils croient qu’il n’y a pas grand chose à y faire, ils courbent l’échine.

Ce phénomène est connu à Bruxelles sous le terme « doctrine de l’occupation du terrain » : une fois que l’UE a agi dans un quelconque domaine de politique, sa juridiction dans ce domaine est garantie à perpétuité.

Pourquoi l’UE devrait-elle diriger l’agriculture étant donnée la pagaille qu’elle a créée avec la PAC ? Ou la pêche ? Ou la politique monétaire ?

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#992 21-06-2011 11:33:29

NingúnOtro
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

gilles a écrit:

Le projet européen dépend, beaucoup plus qu’on ne s’en rend généralement compte, d’un sentiment d’inévitabilité.

Les électeurs  peuvent bien ne pas trouver très sympathiques les transferts de compétences constants en faveur de l’UE mais, tant qu’ils croient qu’il n’y a pas grand chose à y faire, ils courbent l’échine.

Ce phénomène est connu à Bruxelles sous le terme « doctrine de l’occupation du terrain » : une fois que l’UE a agi dans un quelconque domaine de politique, sa juridiction dans ce domaine est garantie à perpétuité.

Pourquoi l’UE devrait-elle diriger l’agriculture étant donnée la pagaille qu’elle a créée avec la PAC ? Ou la pêche ? Ou la politique monétaire ?

Un des grands problèmes que nous avons... est ce sens d'inévitabilité, mais pas seulement comme vous le voyez de la part du projet européen. Trop entre nous pensent que si il y à un tel sentiment d'inévitabilité c'est parce-que c'est le seul rempart viable contre un autre projet totalitaire... celui d'une gauche dogmatique qui poursuit un égalitarisme mécaniciste par la voie de la lobotomie et qui ne s'arrète pas devant le simple assasinat de ceux qui ont la malchance de naitre plus intelligents que d'autres. Cette gauche qui est celle des goulag russes, de Mao, des Khmer Rouges, de Sendero Luminoso, de l'annihilation des camarades anarchistes de la Makhnovchina, et tant d'autres.

Nous avons, nous les humanistes (c'est à dire, ceux qui denoncent et renoncent à tous les extremismes littéraux de n'importe quelle idéologie pour adopter la voie du consensus a fin de déterminer quelles options sont objectivement celles qui apportent le plus de bonheur au plus grand nombre ET quand elles font tort à une minorité essaient d'être acceptés quand même par celle-ci comme le moindre mal pour mieux avancer tous ET essaient d'activer des mesures pour compenser ce tort le mieux possible) l'impression que c'est souvent l'attitude intransigeante et dogmatique d'une gauche qui n'ose pas analyser les erreurs de son passé de peur de se voir annéantie par les erreurs et contraduictions accumulées qui fait qu'il continue d'avoir deux blocs antagonistes, la gauche et la droite... tous deux aspirant toutes les ressources disponibles pour la survie du reste des populations non-dogmatisées dans le besoin de continuer à s'opposer l'une à l'autre avec des moyens d'une magnitude comparable... chaque fois plus grande et obtenue au prix d'encore plus de souffrances pour les peuples qu'ils disent soit-disant protéger par des actions que la seule existence de cette situation entre deux blocs à conduite déraisonnable rends inévitables.

La gauche justifie son existance par l'existance de la droite...
La droite justifie son existance par l'existance de la gauche...

Et l'humanité est dans la merde parce-que tous les deux feront les pires follies au nom de leur mission de garantir la survie pour le plus grand nombre selon leur logique.

Il est temps de mettre à la retraite les idéologues des élites des deux tendances qui sont prisonniers tous de leur logique infernale, dans des centres de traitement psycholiogique et psychiatrique (surtout sans menacer leur vie, car cela ne donne lieu qu'a une défense à outrance... oubliez donc les guillotines :) ) et de prendre enfin en main notre destin comme humanité, tous ensemble, sans plus subir l'influence de ces fous).

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#993 21-06-2011 22:13:12

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Merci pour ton courage chaleureux et communicatif lors de l'action des Indignés à Bruxelles.
Je dois confesser NingùnOtro que j'avais parfois du mal à te comprendre, je croyais que cela venait de ta part d'une expression idiomatique due à ta langue maternelle différente de la notre, mais je suis tombé à nouveau sur plusieurs de tes anciens messages dont certaines parties ne m'avait pas paru claires à la première lecture et cette fois-là, j'ai réussi à leur attribuer un sens intelligible. Peut-être, était-ce du au contexte devenu plus évident pour moi ou à une plus grande familiarité avec les thèses que tu exposes maintenant depuis plusieurs années. Ou peut-être que je ne faisais pas assez d'effort ou que je n'étais pas en état de réceptivité pour extraire du sens aux longues phrases savoureuses que tu développes. Bon, à partir de là, j'arrête les louanges de peur que tu finisses par prendre la grosse tête !

L'inévitabilité des politiques menées est patiemment expliquée, avec beaucoup de pédagogie pour les mal-comprenants et mal-embouchés que nous sommes, martelée dans les crânes, partout les hommes politiques nous disent qu'il n'y a pas d'alternative, par exemple et nous pourrions allonger la liste :

— pas d'autres choix qu'un autre plan d'austérité pour la Grèce

— pas d'autres choix que de sauver les banques sans aucune contrepartie

— pas d'autres choix que le libre-échange

— pas d'autres choix que la lutte contre l'inflation

— pas d'autres choix que la concurrence libre et non-faussée

— pas d'autres choix que d'entendre dans les médias de marché cette novlangue qui appelle par exemple « construction » européenne : la destruction de la liberté et de la diversité européenne

— pas d'autres choix que des élections avec les partis qui existent déjà




http://files.getwebb.org/files/da/25/54/1ac8ff9ae553f89bc450cc1d830f23f4b4/source.jpeg

De même que si le socialisme version URSS ne donnait pas les résultats escomptés, c'est qu'il n'y avait pas assez de socialisme, dans le domaine de l'intégrisme fédéraliste européen, notion couramment abrégée sous le terme européisme, il ne faut rien changer pour aller dans le mur pour qu'ensuite dans une stratégie du choc qu'a bien décrite Naomi Klein dans son livre tout finisse par changer : toujours plus de centralisation à Bruxelles, toujours plus de prise en compte de l'opinion des marchés, toujours moins de prise en compte des avis des citoyens, toujours moins de pouvoirs des peuples.


Adopter la voie du consensus afin de déterminer quelles options sont objectivement celles qui apportent le plus de bonheur au plus grand nombre ET quand elles font tort à une minorité essaient d'être acceptées quand même par celle-ci comme le moindre mal pour mieux avancer tous ET essaient d'activer des mesures pour compenser ce tort le mieux possible

Beau programme d'action non-coercitive auquel je souscris et auquel ont souscrit de nombreux révolutionnaires au début de leur révolution avant qu'ils changent de point de vue, mais je ne sais pas si les humains auront l'opportunité de rencontrer cette minorité, puis le courage, la volonté de convaincre patiemment cette minorité si elle se montre trop récalcitrante à changer d'avis.

Attention à l'abus de la psychiatrie en politique, qui sait si ce n'est pas nous les fous ? lol

Je comprends que tu sois énervé, mais il ne faudrait pas à la fois dénoncer le goulag et refaire une politique de répression par la psychiatrie à la Brejnev !

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#994 22-06-2011 16:52:12

NingúnOtro
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Nous aurons toujours le choix... en nous éduquant pour savoir prendre des décisions logiques, éthiques et honnêtes en intégrant de l'information provenant de sources à différents niveaux, et en faisant l'effort d'être aussi une de ces sources d'information pour les autres en ce qui concerne ce qui se passe dans l'entourage auquel nous avons un accès plus direct.

Évidemment, nous venons de traverser une étape de notre existence comme êtres humains dans laquelle quelques-uns ont fait des choses qui se révèlent ultérieurement assez reprochables, prisonniers de certains choix qui conditionnaient leur vision des choses, et, étant maintenant pas seulement prisonniers de leur choix passes mais aussi redoutant la réaction de colère de ceux qui arriveraient à analyser leurs comportements à la vue de nouvelles connaissances... nous cachent des pénibles réalités et nous empêchent de voir clair dans la situation parce-que ils ont peur de ne pas être tolérés vivants si tout est rendu public.

Tout comme dans la Révolution Française, nos nouvelles élites craignent que le peuple n'ait pas la sagesse pour comprendre leurs raisons (qui, même erronées, ne sont pas dénouées d'une logique qu'on peut comprendre)... et prenne le raccourci de passer directement par la guillotine. Ce qu'un être humain veut avant toute chose, c'est survivre. Survivre nous donne le temps pour essayer de comprendre, pour se donner les connaissances qui nous permettront d'essayer de faire mieux. Pour comprendre mieux que je ne saurais expliquer: http://fr.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner_%28film%29 .

Alors, nos élites essaient de nous maintenir aussi mal informées et passifs que possible pendant qu'elles essaient de mettre sur pied une structure (le soit-disant NWO, New World Order ou Nouvel Ordre Mondial) ou elles cesseront de se battre entre elles et formeront un monopole du pouvoir qui n'aura plus à rendre compte des affreux actes commis dans le passé.

C'est à dire, ils cherchent aussi une solution à cette problématique de la survie pour tous qui bouffe toutes nos ressources en suivant les logiques compétitives qu'on connait... mais de façon à pouvoir garder le contrôle du processus pour s'assurer de le mener à bon terme (un bon terme, soyons clair, qui met quand-même -que ce soit pour des bonnes ou des mauvaises raisons- la survie de leurs intégrants par dessus de la survie des "autres" en le justifiant par le besoin de contrôle pour que le processus aboutisse).

Leur conduite passée pose problème de tolérance envers les horreurs commis, mais l'intransigeance présente dans une gauche victime de définitions et dogmes construits dans le temps pour avoir une efficacité catalysatrice envers une mission spécifique (se débarasser du Tzar Nicolas II de Russie) plutôt que pour être des vérités universelles ne pose pas moins un problème énorme.


Ce n'est hélas pas de la psychiatrie qu'il faut abuser... c'est la pédagogie et la communication à tous qu'il faut développer et utiliser à fond... car on ne force pas à boire un âne qui n'a pas soif... sauf en lui présentant une carotte liquide ;) .


Ce qui m'énerve, c'est que vous soyez si lents à même essayer de comprendre, tant vous vous sentez réconfortés par les mensonges et demi-vérités qui vous entourent, tant cela vous coute d'explorer des interprétations alternatives hors du faux connu dont vous reconnaissez néanmoins les incohérences (bon, parfois, quelques-uns ;) ).

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#995 26-06-2011 02:27:08

Sandy
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Message n°10865
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Salut une émission intéressante sur @rrêt sur images entre Frédéric Lordon et Thomas Coutrot, co-président d'Attac :

L’adresse :
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4129

Voilà le lien de téléchargement pour ceux qui n’ont pas un abonnement à @si ( 610 mégas, 1h30 de débat ):
http://www.megaupload.com/?d=RPR8OVD9

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#996 27-06-2011 07:19:00

bourik
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Message n°10866
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Merci Sandy


Notre impuissance politique face aux privilégiés n’est pas une fatalité : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/f … e-la-video
Et si l’idée vous semble bonne, vous êtes libre de la relayer VOUS AUSSI dans votre signature automatique.

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#997 27-06-2011 23:02:22

gilles
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Message n°10867
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

ΤΗΝ ΚΡΙΣΗ ΝΑ ΠΛΗΡΩΣΕΙ ΤΟ ΜΕΓΑΛΟ ΚΕΦΑΛΑΙΟ



LA CRISE DOIT ÊTRE PAYÉE PAR LE GRAND CAPITAL


http://files.myopera.com/anamorphose/blog/manifestations-gre%CC%80ce-110530-30-mai-2011.jpg
30 mai 2011 - Les Indignés, sur la place, se préparaient pour LE rassemblement.

Ce sont tous ces Grecs qui n’en peuvent plus. De tous les âges. Les sifflets, les klaxonnes retentissent. Les mains se lèvent dans un geste typique du pays : doigts écartés, haut tendus, pour insulter quelqu’un. « C’est la Mouza, confie Zoe. Ici, il n’y a rien de plus insultant ».

Et ce geste, ils le destinent au Parlement et au gouvernement, à la troïka [Le FMI, la BCE et l’UE].

Bref, à tous ceux qui leur font avaler l’austérité depuis 18 mois, alors qu’ils avaient dit « de l’argent, il y en a », à l’instar du Premier ministre, le social-démocrate George Papandreou, lors de la campagne électorale en 2009.


http://files.myopera.com/anamorphose/blog/La-crise-doit-%C3%AAtre-pay%C3%A9e-par%20le%20grand-capital.jpg


Grève du 15 juin 2011 du syndicat ΠΑΜΕ en réponse aux mesures anti-salariés de l'UE, de la BCE et du FMI


http://files.myopera.com/anamorphose/blog/2011-06-15-KKE.jpg
Autre image de la grève du 15 juin 2011





http://files.myopera.com/anamorphose/blog/2011-06-27-akropoli1.jpg

À l'Acropole aujourd'hui le lundi 27 juin 2011




Une analyse de Panagiotis Sotiris enseignant au Département de sociologie, ( Πανεπιστήμιο Αιγαίου ) (Université de l’Egée). :


La seule façon de décrire les récents développements socio-politiques en Grèce consiste à les caractériser comme une insurrection populaire pacifique. Les rassemblements massifs sur les places centrales des principales villes grecques continuent à dicter l’élan du mouvement. Le dimanche 5 juin, Athènes et les principales villes de Grèce ont connu les plus grandes mobilisations de masse de leur histoire récente. Plus de 100 000 manifestants se sont réunis sur la Place de la Constitution (Syntagma) à Athènes. Des dizaines de milliers ont fait de même à Thessalonique. Et des milliers d’autres ont manifesté dans de très nombreuses villes grecques. C’est une expérience unique de mobilisation sociale et une forme originale de protestation populaire qui combine des rassemblements de masse avec un processus de discussions démocratique au moyen d’assemblées populaires.

Ce qui est plus important, c’est que ces manifestations et assemblées comme un point de ralliement non seulement pour les personnes qui ont déjà pris part à des manifestations, à des grèves, à des mouvements sociaux au cours des mois passés – à l’occasion de la grande vague de protestation sociale qui répondit au programme d’austérité –, mais aussi pour d’autres personnes qui jusqu’à maintenant s’étaient abstenues de participer à des actions de masse.

Ce mouvement repose sur des expériences collectives de lutte au cours des années passées, telles que l’explosion de la jeunesse en décembre 2008, les grèves générales d’ampleur au printemps 2010, les grandes grèves dans le secteur des transports publics au cours de l’hiver 2010-2011, le combat héroïque de la population de Keratea, une petite ville qui se trouve dans le département d’Athènes (Attiki) et dont la population a lutté avec succès contre les forces de sécurité, s’opposant à des plans de l’Etat grec qui [depuis 2003] voulait faire d’une partie de la région (Omvriokastro) une décharge publique, désastreuse pour l’environnement. En même temps, des personnes sans expérience de lutte ont rejoint les nouvelles protestations du début juin, qui ne sont pas une simple imitation des manifestations et occupations dites du 15 mai en Espagne, mais qui expriment une forme de lutte plus étendue et ayant des racines plus profondes dans la société grecque.

La composition de ce mouvement est un changement important avec les luttes passées parce qu’elle met encore plus en évidence la crise ouverte de représentativité et de légitimité non seulement du gouvernement du ΠΑΣΟΚ ( PASOK ) (parti social-démocrate), mais aussi de toute la scène politique. La crise sociale, que le programme d’austérité a engendrée, se transforme actuellement en une crise politique. Nous avons atteint actuellement un point de rupture pour ce qui a trait aux rapports de force. Les mesures successives d’austérité ont miné le nivau de vie de base; la montée du chômage, spécialement du chômage jeune, s’y ajoute; l’annonce d’un pillage complet des biens publics au travers d’un programme de privatisations massif est un nouveau choc; à cela s’ajoute l’appréhension qu’il n’y a pas de voie de sortie du cercle vicieux de la dette, de l’austérité et d’une récession plus profonde; tout cela a séparé la vaste majorité de la population du PASOK et du système politique en général. Les rassemblements de masse, avec leur ouverture démocratique et le fait qu’ils apparaissent différents des syndicats et des partis traditionnels, ont fonctionné comme un débouché pour la colère et la frustration. Le peuple refuse d’être gouverné d’une telle façon et le gouvernement est incapable de le gouverner. Cette définition classique d’une crise politique est complètement manifeste en Grèce.

Les jeunes ont joué un rôle important dans les développements de ce mouvement. Mais ce n’est pas un mouvement de jeunesse. Les jeunes ont été un bras de levier pour organiser les assemblées en utilisant les réseaux sociaux, en diffusant les informations, en se proposant comme volontaires afin d’organiser ces assemblées, mais les manifestations et les assemblées constituent le point de ralliement de toutes les générations.

Bien que pas très articulées en termes de programme politique traditionnel, ces protestations sont profondément démocratiques, radicales et substantiellement anti-systémiques. Elles représentent un fort désir de changement politique; elles traduisent la revendication pour des emplois sûrs, pour une dignité au travail, pour une démocratie authentique et pour une souveraineté populaire contre la tentative de mettre en place des mesures dictées par l’Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne. Elles rejettent la tentative présente d’un modèle extrême d’ingénierie sociale que le gouvernement grec et la «troïka» (UE, FMI, BCE) ont cherché à mettre en œuvre. Peut-être est-ce l’expérience de l’attaque la plus agressive contre les droits sociaux qu’un pays européen a connue depuis les «thérapies de choc» au début des années 1990 dans les pays de l’Est. Y compris l’utilisation de drapeaux grecs dans les manifestations – une pratique que certains secteurs de la gauche ont mal interprétée comme étant du «nationalisme» – est l’expression du besoin d’une souveraineté populaire, d’une cohésion sociale et d’une dignité collective.

Toutefois, ce mouvement a au moins une demande centrale: que ne soit pas soumis au vote [le gouvernement a envisagé un référendum si la «troïka» accorde un «nouveau prêt»] le programme économique à moyen terme et que soit mis fin à toutes les politiques dictées par l’UE et le FMI. Cela est accompagné par le refus de la  population de payer la dette qu’elle n’a pas créée. «Nous ne sommes pas redevables – nous ne devons pas vendre – nous ne devons pas payer», cela a été un slogan très populaire et très répandu sur les pancartes, banderoles et les autocollants. C’est exactement le contraire du chantage  idéologique constant effectué par le gouvernement et les mass media avec la formule «Nous partageons ensemble le repas». Les gens ont réalisé que les raisons de la crise de la dite dette souveraine ne résident pas dans les salaires des fonctionnaires ou dans les dépenses sociales, mais dans la défiscalisation du monde des affaires, dans les prix gonflés de travaux publics inutiles (comme ce fut le cas pour les Jeux olympiques de 2004), dans les dépenses militaires très élevées et finalement dans la camisole de force financière et monétaire appliquée au travers de la participation à l’Eurozone. C’est pourquoi la revendication pour un arrêt immédiat du paiement de la dette et l’annulation de la dette est un point de référence qui unit les personnes, conjointement au rejet de l’austérité et des privatisations. Il est aussi important de souligner que, contrairement à l’opinion populaire traditionnellement en faveur de l’UE, de plus en plus de gens commencent à mettre en question la participation de la Grèce à l’Eurozone. Le retrait de l’euro est ouvertement discuté par les gens au lieu d’être rejeté a priori comme c’était la norme jusqu’à récemment.

Politiquement, ce mouvement est unifié autour de la demande: qu’ils s’en aillent tous maintenant. C’est un rejet non seulement du PASOK, mais de ce qui est perçu comme l’establishment politique. Voilà pourquoi il y a dans l’imaginaire collectif de ce mouvement un attrait pour les images de la Tunisie, de l’Egypte ou de l’Argentine (2001), avec le départ humiliant des premiers ministres.

Il est aussi important de souligner que si nous examinons ce qui se passe en Grèce en relation avec le printemps arabe et ses insurrections populaires, avec la nouvelle qualité de la contestation sociale en Grande-Bretagne contre les coupes sociales et l’augmentation des frais d’inscription universitaires, ou de l’occupation du Palais gouvernemental (Capitol) dans le Wisconsin, nous pouvons voir là les premiers signes d’une nouvelle phase historique marquée par la possibilité d’événements insurrectionnels.

Il est vrai que ce mouvement a manifesté une forte suspicion à l’égard des partis politiques, une suspicion aussi dirigée vers les partis de gauche. Mais avant de juger cette attitude anti-politique, nous devons aussi prendre en considération que la majorité des partis politiques grecs sont associés avec les politiques néolibérales injustes, avec la manipulation des médias, avec la corruption et les liens étroits entre eux et le grand business; et finalement il faut noter leur attitude servile face aux organisations financières internationales. A la lumière de ce qui est dit ci-dessus, on peut affirmer que cette attitude «anti-politique» constitue exactement la fondation d’un authentique processus de politisation radical, le début pour une action politique alternative, pour une démocratie directe et pour un changement social radical.

C’est la raison pour laquelle on est témoin d’une expérience unique de démocratie à l’œuvre sur les places des villes grecques. Les assemblées massives, avec leurs règles très strictes concernant l’égalité du temps de parole et les décisions collectives, ne laissent pas de place pour la démagogie traditionnelle. Cela fournit un paradigme alternatif aux procédures d’élaboration de revendications politiques et de définition de stratégie. En même temps se met en place un nouveau paradigme d’auto-organisation et de solidarité. Si les formes potentielles de «dualité de pouvoir» doivent toujours être le résultat d’un processus de créativité collective, alors nous faisons l’expérience du début d’un tel processus.

L’attitude de la gauche grecque a été contradictoire. Au début se manifestait un scepticisme ample, résultat d’une longue tradition consistant à traiter les mouvements sociaux comme le résultat d’initiatives politiques ou partisanes et de leurs projets. Spécialement le Parti communiste (KKE) – malgré une rhétorique fortement anticapitaliste il manifeste toujours des soupçons envers les mouvements qu’il ne contrôle pas et a une tactique sectaire croissante – a mis l’accent sur le fait que le mouvement n’était pas assez «politique». D’autres tendances de la gauche telles que SYRIZA (coalition de la gauche radicale) ou ANTARSYA (front de la gauche anticapitaliste) ont manifesté leur soutien au mouvement mais ont approché ce mouvement de masse de manière peu aisé, combiné avec un certain rejet propre à un discours traditionnel de l’extrême gauche.

Le gouvernement grec essaie d’avancer avec les mesures d’austérité, malgré la perte de toute légitimité. En même temps, les autres gouvernements européens et la machine de l’Union européenne fonctionnent comme si rien ne se passait. Toutefois, je pense qu’ils ne peuvent pas cacher leur anxiété. Il est évident que toute tentative d’appliquer ces politiques conduira à rendre la situation de plus en plus explosive. En même temps ils craignent que tout changement ou report dans l’application des mesures d’austérité pourrait avoir des effets déstabilisateurs à l’échelle de toute l’UE. Voilà pourquoi leur principal objectif est de faire passer le Programme à moyen terme par le parlement grec avec, en retour, un nouveau «paquet d’aide». Ils savent que le gouvernement du PASOK ne sera pas capable de faire face à la pression de la colère sociale et de la révolte. Mais ils espèrent qu’en choisissant cette voie ils ligoteront tout futur gouvernement. Voilà pourquoi ils font pression sur le parti conservateur de la Nouvelle Démocratie afin qu’il offre son soutien aux mesures et qu’il aide à créer un climat de consensus. Jusqu’à maintenant, la Nouvelle Démocratie a évité de soutenir ouvertement le gouvernement, mais en même temps ce parti a cherché à calmer les représentants du capital en présentant son propre programme qui leur est très favorable.

A la lumière de ce que nous avons exposé, l’objectif le plus urgent et immédiat du mouvement est de faire croître la protestation à une hauteur telle qu’il serait impossible pour le gouvernement de voter le Programme à moyen terme, gouvernement qui alors probablement devrait démissionner face à la révolte sociale. La chute du gouvernement sous l’effet d’un tel mouvement social pourrait ouvrir la voie à des changements sociaux et politiques de plus grande ampleur. Dans de telles circonstances, la gauche ne peut pas se payer le luxe de simplement articuler des revendications pour la résistance. Le développement effectif de ce mouvement [des indignés] crée les conditions pour une alliance sociale potentielle des forces du monde du travail avec les jeunes et d’autres couches des classes subalternes. Il ouvre la voie pour l’émergence d’un nouveau «bloc historique». En même temps, la crise politique ouverte et la possibilité d’une chute du gouvernement sous la pression du mouvement social inaugurent une conjoncture totalement différente pour ce qui a trait aux relations de la gauche avec le pouvoir politique. La gauche a la possibilité d’apparaître comme une force contre-hégémonique, pour autant qu’elle abandonne aussi bien ses illusions réformistes dans un possible «gouvernement progressiste» que son sectarisme verbal traditionnel. Et qu’elle combine sa participation dans le mouvement de masse avec une série de demandes transitoires telles que l’arrêt immédiat du paiement de la dette et l’annulation de la dette; la sortie de la Grèce de l’Eurozone et potentiellement de l’UE; la nationalisation des banques et des infrastructures stratégiques et la redistribution radicale des revenus en faveur des salariés, revendication qui offre la possibilité d’une alternative anticapitaliste.

Nous vivons une expérience où l’histoire est en train de se faire. Espérons que le résultat sera le contraire des politiques néolibérales de destruction sociale et l’ouverture de la possibilité d’alternatives radicales au plan social et politique.


http://alencontre.org/?p=3059#more-3059

Dernière modification par gilles (27-06-2011 23:32:28)

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#998 28-06-2011 10:19:40

Sandy
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Message n°10868
Date d'inscription: 28-11-2006
Messages: 2421

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Salut d'après les médias dominants ces mouvements restent minoritaires ? Les grecs sont prêts à accepter un nouveau plan de rigueur et ils indiquent que la majorité de la population y est favorable.

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#999 28-06-2011 18:43:47

gilles
Membre
Message n°10869
Date d'inscription: 16-07-2008
Messages: 1268

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bonjour Sandy et merci pour la vidéo de Frédéric LORDON sur la démondialisation. J'espère qu'au parti de Gauche vous avez pu avancer sur les 3 questions que je t'ai posé précédemment. Il me semble que l'élection présidentielle est en mai 2012.

1 Quels articles des traités en vigueur les Dirigeants du Front de Gauche souhaitent renégocier ?


2 Peux-tu communiquer au public les seuils minimaux selon lesquels les Dirigeants du Front de Gauche estimeraient que cette renégociation aurait abouti à un succès ?


3 Quelle serait la politique de rechange que ces dirigeants envisageraient au cas où ces seuils minimaux n'auraient pas été atteints ?

Déjà quelques idées pour répondre à ces questions de la part d'un homme qui mérite le beau nom de citoyen :http://etienne.chouard.free.fr/Europe/C … rences.pdf

Bien que je tape au clavier les caractères cyrilliques les mots d'ordre et les slogans avec le module d'insertion des caractères spéciaux et que je les passe ensuite à Google traduction, j'en sais très peu, pour bien répondre à ta question, à savoir si la résignation à la « construction » européenne est majoritaire. Il faudrait être du pays pour bien sentir l'opinion, en tout cas, il me semble que beaucoup de grecs perçoivent l'autoritarisme de l'UE, le caractère dictatorial et absurde que représentent la politique d'austérité. Ils manifestent parce qu'ils sentent dans leurs tripes que l'on aurait pu faire autrement en gardant la souveraineté populaire. La résignation et la combativité doivent dépendre des professions puisque l'UE a déréglementé l'accès à 150 professions dont les marins, les chauffeurs de taxis, les camionneurs …


https://lh3.googleusercontent.com/-9x0GYTB4Ax0/TfmhrrV76RI/AAAAAAAADU0/q_GPXoPYDEY/s800/6.jpg

J'espère que des forces politiques organisées arriveront à structurer cet autrement et le faire advenir.

Les images viennent du Spiegel et du site photo du Parti Communiste Grec  qui contrairement au Parti Communiste Français n'a jamais changé d'avis sur la « construction» européenne et qui est logiquement pour la sortie de la Grèce de l'UE et de l'OTAN. L'analyse de Panagiotis Sotiris a été traduite par un site proche du NPA dont je n'ai pas repris les commentaires sur les solutions blablabla à l'échelle européenne puisque Panagiotis Sotiris est pour la sortie de l'UE.

Dernière modification par gilles (28-06-2011 18:44:58)

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#1000 29-06-2011 14:58:36

Sandy
Membre
Message n°10870
Date d'inscription: 28-11-2006
Messages: 2421

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Nous n'avons pas ciblé d'articles en particulier. Comme je te l'ai déjà expliqué. Et cela ne se fera jamais. Parce que c'est un mouvement collectif on est obligé de s'accorder sur des principes généraux plus ou moins précis.

On défend par exemple la possibilité pour les états européens et les collectivités d'emprunter directement à leurs banques centrales ( bref à la banque centrale européenne ) et on veut accompagner cela d'une refonte du pacte de stabilité pour limiter le recours de ces emprunts au financement de dépenses d'investissement et pour en limiter l'utilisation tant que l'on reste sous un taux d'inflation seuil.

Cela concerne donc des modifications de plusieurs articles et à toi d'aller voir quels articles sont concernés si ça t'amuse.

Pour les autres revendications je t'ai donné les liens vers nos travaux sur comment "gouverner face aux banques" ou sur "l'euro", pour le reste il faudra attendre.

Il n'y a pas d'histoire de seuils minimaux de revendications, ce serait absurde, on n'accorde pas la même importance aux différentes idées non plus, ça se fera donc au feeling. Il va falloir accorder ta confiance. Etienne Chouard l'a bien expliqué, l'élection = confiance ... Malheureusement ...

Et si il s'avère impossible de réorienter l'union européenne, de préférence on cherchera à créer une sous région européenne avec les pays qui veulent une zone euro progressiste, on créerait ainsi une monnaie pour cette sous région, et dans le cas où on serait vraiment esseulés on se résoudra à sortir de l'UE.

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