Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Les membres de l'Assemblée constituante doivent être tirés au sort
et, bien sûr, inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.
Vous n'êtes pas identifié.





Dernière modification par gilles (22-07-2011 13:59:00)
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Sandy a écrit:
Nous n'avons pas ciblé d'articles en particulier. Comme je te l'ai déjà expliqué. Et cela ne se fera jamais. Parce que c'est un mouvement collectif on est obligé de s'accorder sur des principes généraux plus ou moins précis.
... ce qui sera une excellente excuse pour faire marche arrière .. ![]()
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AJH a écrit:
Sandy a écrit:
Nous n'avons pas ciblé d'articles en particulier. Comme je te l'ai déjà expliqué. Et cela ne se fera jamais. Parce que c'est un mouvement collectif on est obligé de s'accorder sur des principes généraux plus ou moins précis.
... ce qui sera une excellente excuse pour faire marche arrière ..
Ah bon, peux-tu expliquer ton raisonnement stp ?
En partant par exemple des mesures que j'ai cité plus haut.
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PEUPLE GREC EN COLÈRE, MÉDIAS SOUS MUSELIÈRE...
Images d'une violence rare (qu'on peut comprendre, quand on voit ce que les riches imposent aux pauvres).
Et nos "journalistes professionnels" n'en parlent presque pas...
CES VIOLENCES NE SERAIENT PAS NÉCESSAIRES SI LES PEUPLES SE RÉAPPROPRIAIENT LE PROCESSUS CONSTITUANT (ne pas oublier que la police et l'armée obéissent à la Constitution).
http://www.facebook.com/permalink.php?s … =600922316
Athens reduced to smoldering battlefield — in pictures | Reflections on a Revolution ROAR
http://roarmag.org/2011/06/pictures-ath … ests-riot/












































Loi naturelle très importante,
pour comprendre le réel et pour imaginer les actions nécessaires :
TOUT POUVOIR VA JUSQU'À CE QU'IL TROUVE UNE LIMITE. (Montesquieu)
Application pratique : les riches nous voleront jusqu'à ce que nous nous mettions en travers de leur route.
Ils nous tueront même, si nous les laissons faire.
Mais IL NE SERT À RIEN D'EN VOULOIR AUX POUVOIRS QUI ABUSENT
(ils sont programmés pour ça : "tout pouvoir est porté à abuser") :
IL FAUT EN VOULOIR À CEUX QUI NÉGLIGENT D'IMPOSER DES LIMITES.
Et ceux-là, c'est souvent... nous-mêmes.
Là, les Grecs, ils commencent à en mettre, des limites...
Images impressionnantes, vraiment.
NOTRE PROBLÈME N'EST PAS UN PROBLÈME DE PERSONNES.
NOTRE PROBLÈME EST UN PROBLÈME D'INSTITUTIONS.
Il ne sert à rien de reprocher à certains acteurs leurs vices,
ni de compter sur d'autres acteurs pour leur présumée vertu :
IL NOUS FAUT UNE (VRAIE) CONSTITUTION.
Il faut donc D'URGENCE SORTIR DU PIÈGE POLITIQUE DE L'UNION EUROPÉENNE.
Étienne.
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Tiens, au fait, voyez ce très intéressant article, bien documenté :
LES RACINES DE L'UNION EUROPÉENNE
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/ar … enne-96545
Plan :
I. Quand les nazis pensèrent à l’après guerre
II. Quand les nazis construisirent l’Europe
III. Quand les nazis pensèrent l’Europe
On est mal, quand même...
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Vu que l'UE est dirigée par les gouvernements je ne comprends pas votre comportement Etienne. Vous succombez à la démagogie nationaliste qui vise à dédouaner notre gouvernement de toute responsabilité pour ne faire qu'accuser l'UE.
Il y a de bonnes raisons de vouloir une union européenne, pas celle-là, mais une autre union européenne.
Vous l'oubliez au profit d'une idéologie qui vise à donner à toute volonté d'union forcément un projet machiavélique, c'est profondément ridicule ...
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Pas du tout, Sandy (c'est vous qui succombez
) : je ne dédouane aucun gouvernement national : nos représentants nationaux nous trahissent au dernier degré, GRÂCE À la mécanique politique infernale de l'Union européenne. Où avez-vous vu jouer que je dédouane quelque gouvernement que ce soit ?
Ce n'est pas moi qui me conforme à une idéologie, il ne faut pas mettre les choses cul par dessus tête : ce sont les eurolâtres qui sont des dingues de l'idéologie mondialiste (bien commode pour les Parrains qui les mettent en place).
Volonté d'union ?! C'est une blague, Sandy ? Il n'y a manifestement AUCUNE VOLONTÉ RÉELLE D'UNION dans le projet de l'Union européenne. Il faut être d'une crédulité extrême pour croire à ce bobard de l'union des peuples au niveau des gouvernements (vous, je vous crois, Sandy, mais pas mon gouvernement).
Ça ne vous gêne pas, les sources nazies du projet que vous défendez ?
Ben moi, ça me gêne. Et je commence à comprendre. Alors, je me défends. Marre des bobards.
Il n'y a rien de ridicule dans cette position de défense politique urgente avant de mourir sous les bombes des mercenaires de Blackwater ou d'Halliburton.
Je ne veux plus de représentants : je veux la démocratie.
Et la démocratie est DIRECTE ou elle n'est pas.
À l'évidence, à l'occasion des multiples controverses, ma réflexion évolue et je continue à me radicaliser : il faut prendre nos maux à la racine.
Et vous pouvez trouver ça "profondément ridicule", ça me laisse à 37 ![]()
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Etienne,
si vous avez lu le livre de Jacques Généreux, "le socialisme néomoderne" vous savez très bien ce que je défends
Je ne défends rien dont les sources seraient nazies ...
Vous abusez quand même ...
Je défends une union des peuples européens pour des raisons très simples :
1) parce qu'on est voisins et que nos économies sont interdépendantes ( ce qui se décide chez eux a des répercussions sur nous et inversement ), dans ce cas là il vaut mieux s'accorder ensemble plutôt que de rester chacun dans son coin à subir les décisions des autres sans pouvoir rien y faire
en l'occurence il faudrait essayer de s'accorder sur une convergence vers le haut des minimas sociaux ( ex un smic européen ), de la fiscalité des entreprises, et mettre en place une véritable politique d'aide au développement pour faire converger vers le haut les niveaux de vies
2) parce que la concurrence entre les peuples contraint ceux-ci à appliquer les volontés des multinationales et de la finance ( modération des salaires, baisses de la fiscalité sur les entreprises, régressions sociales et écologiques etc ... etc ... )
il faut donc passer à un système de coopération entre les peuples à la place
cela signifie revenir sur les traités de libre échange et donc remettre en cause le marché unique des traités européens ( la concurrence libre et non faussée )
à la place il faut que les pays s'accordent pour équilibrer leurs échanges ( cf charte de la havane )
3) parce que la démocratie est préférable aux négociations intergouvernementales ( confusion des pouvoirs ), à la technocratie qu'elle implique et à la diplomatie
je préfère donc que les règles internationales soient décidées directement par des représentants du peuple, sans que cela ne remette en cause la souveraineté de chaque peuple évidemment, cela suppose donc des décisions en deux temps :
- une décision au niveau européen
- une approbation au niveau national
et il faut aussi que cela respecte la séparation des pouvoirs ( actuellement l'UE sert aux gouvernement à légiférer )
4) alors qu'il serait difficile de remettre en cause les accords de Bretton woods, une monnaie unique c'est à moindre mal pour se protéger de la spéculation financière sur la monnaie, à condition évidemment de changer les règles du système monétaire européen
et entre autre chose d'autoriser à nouveau les états à emprunter à leur banque centrale afin de se libérer de la pression des marchés financiers via le financement des déficits publics
5) une politique agricole commune qui assure la souveraineté alimentaire de chaque pays, qui respecte la souveraineté alimentaire des pays du sud, qui protège l'environnement, la biodiversité ( pèche ), basée sur une agriculture non intensive, qui ne pollue pas les sols avec des pesticides ou des ogms, qui garantie leur fertilité et non cruelle avec les animaux, leur assurant notamment leur besoin d'espace vital et une saine et naturelle nourriture
Comme vous le constatez c'est tout le contraire de l'union européenne actuelle
Néanmoins il y a des acquis, comme le parlement européen, certaines politiques de coopération, ainsi que la monnaie unique, ( non exhaustif ) qui vont dans le même sens que ce que je souhaite, par conséquent, plutôt que de tout détruire, je préfère changer simplement ce qui ne va pas dans le bon sens, c'est tout.
Vous m'objecterez qu'on ne peut pas changer l'UE, et on ne sera pas d'accord. De plus je ne suis pas homme à abandonner avant d'avoir essayé. Je croyais que vous aussi d'ailleurs, voilà pourquoi ça me désole de vous avoir vu rallier les adeptes de la sortie de l'UE ...
Je sais que vous êtes au fond de vous homme de gauche, et je ne comprends pas pourquoi vous vous rangez du côté de la droite nationaliste ... Vous vous trompez de chemin ...
En tout cas, aucun lien avec un quelconque projet nazi vous voyez bien ^^
En ce qui concerne la démocratie directe je ne demande qu'à être convaincu, et ce n'est pas faute de lire et de poser la question. Mais rien ne m'a convaincu jusqu'à présent. Personne n'a notamment réussit à m'expliquer comment cela fonctionnait passé les assemblées ouvertes aux citoyens au niveau local ni comment on peut se protéger avec un tel système contre les abus de pouvoir et notamment contre l'accaparation du pouvoir par une minorité, comme ce fut le cas pour les soviets en Russie ...
Je vous ai entendu évoquer le système suisse, que je connais mal, mais il me suffit de constater que la Suisse est dirigée par des grandes banques et rongée par la corruption pour avoir du mal à comprendre en quoi c'est un bon exemple de démocratie ? ...
Dernière modification par Sandy (07-07-2011 01:08:30)
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ce que tu mets en jaune est parfaitement faux, c'est bourré de grosses confusions sémantiques et conceptuelles
la compatibilité est un lien
si tu ne prouves pas le lien tu ne peux pas affirmer qu'il y a compatibilité
à ce compte là tu peux établir des liens de compatibilité entre tout et n'importe quoi, alors qu'il n'y a aucun lien entre eux en réalité
ex : les carottes sont compatibles avec le réchauffement climatique ... luttons contre les carottes !!!
autre énormité
l'élection démocratique ... ça signifie quoi ce concept ... moi je connais l'élection, il s'agit de voter pour mandater quelqu'un ... mais l'élection démocratique ?
si je devais qualifier les systèmes électifs actuels, où il s'agit bien souvent juste de déléguer des pouvoirs et donc de les abandonner, j'ai grand mal à les qualifier de démocratiques
il me semble que si le gouvernement impose autoritairement des politiques au peuple, cela n'a rien de démocratique
au pire, l'auteur ne fait que démontrer une banalité, en l'occurence que l'élection n'est pas suffisante pour faire d'un système politique une démocratie
c'est pas ça qui va nous faire avancer
Dernière modification par Sandy (10-07-2011 18:05:53)
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Sandy, tu te complais dans les contorsions et les arguties de la plus pure langue de bois. Je ne me fais pas de soucis, les lecteurs jugeront, ils liront le passage que tu veux incriminer dans le message tiré de James Petras et ta réponse …
Nous sommes tous grecs, révoltés par la dictature du système politique dénommé : Union Européenne ! Qui s'en prends de manière particulière aux plus pauvres.
Dernière modification par gilles (10-07-2011 19:09:40)
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Sabdy a écrit:
alors qu'il serait difficile de remettre en cause les accords de Bretton woods
Faux, ils ne sont déjà plus en vigueur de puis le 8 janvier 1976 !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de … tton_Woods
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Corruption en Suisse
Sandy a écrit:
mais il me suffit de constater que la Suisse est dirigée par des grandes banques et rongée par la corruption
C'est encore faux, la Suisse fait partie des pays où la mise en œuvre de la convention de l’OCDE contre la corruption d’agents publics étrangers est la plus active.
http://www.transparence-france.org/ewb_ … E_2011.php
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Une convergence vers le haut des minimas sociaux ( ex un smic européen ) et monnaie unique
Bien que les échanges soient très importants, chaque pays a une économie distincte qui possède des caractéristiques particulières. ( répartition des salariés entre les différentes branches d'activités, taille des entreprises, statut juridique, profitabilité des branches, répartition géographique des clients et des fournisseurs … etc … ). Une monnaie unique accroît cette divergence entre les économies, ceci en raison des échanges facilités, chaque pays se spécialise encore plus dans les domaines où il est le plus apte à produire ( théorie des avantages comparatifs de Ricardo ) => La possibilité d'un SMIC européen s'en éloigne d'autant plus.
Une proposition irréaliste de Sandy de plus.
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Jean-Luc Mélenchon dans le livre « La révolution citoyenne » a écrit:
Le rêve brisé
Que veut dire l'idée même de souveraineté populaire quand on est membre de l'Union européenne ? Pas grand-chose. C'est le premier obstacle au programme de la révolution citoyenne. Pour la gauche qui avait accroché son projet à cette construction, cette affaire est un drame. Dans son nouvel âge, le capitalisme ne s'intègre plus qu'en démantelant toutes les régulations. Et d'abord celles que les citoyens avec leurs lois, leurs alternances politiques, peuvent décider. Nous avons nous-mêmes lâché le monstre dans notre cour ! Il n'en a jamais assez. S'en est suivie une nouvelle phase. Le capital exige que soient constitutionnalisées les normes interdisant qu'on le maîtrise. En ce moment, c'est du délire ! Les uns veulent interdire dans la Constitution les déficits publics, les autres veulent passer des accords européens qui interdisent les augmentations d'impôts. Pour punir les peuples, on les priverait de droit de vote au Conseil européen, et ainsi de suite.
Bref, que reste-t-il de notre rêve ?
Des décisions qui font mal à tout le monde.Une haine populaire croissante. Maintenant, quelque chose est clair : c'est justement que l'Europe,ce n'est pas clair. Comment pourrait-il en être autrement ? L Europe a commencé à 6. Comme une bande. Ça pouvait être collectif. On est 27 sur la galère. Euh, non... peut- être 28 ; à moins que ce ne soit 30. Et combien de pays attendent leur tour ? On n'en sait plus rien. À chaque pas, l'imbroglio institutionnel s'aggrave. Il suffit de constater l'état de cette chère Union européenne depuis l'adoption du traité de Lisbonne, qui l'a dotée, comme on nous l'a tant répété, d'« institutions plus fortes et plus lisibles ». Mauvaise blague ! Il y a dorénavant trois têtes pour l'exécutif au lieu de deux, ce qui était déjà beaucoup compte tenu de leur nocivité respective. Premièrement, le président du Conseil des gouvernements, qui continue à changer tous les 6 mois. Vient ensuite le président permanent, qui, lui, change tous les 2 ans. Enfin, le président de la Commission installée pour la durée d'un mandat de l'Assemblée européenne, soit 6 ans ! Fort et lisible ! Ces trois-là se montent sur les pieds en permanence. Leur capharnaüm détruit le peu de lisibilité qu'avait tout ce fatras. Quel contrôle des citoyens est possible dans une telle confusion ? Aucun. C'est étudié pour.
Cette Europe n'est pas la solution,c'est le problème
L'Europe devait être la solution. On nous l'a assez chanté ! C'était la solution pour à peu près tout. Chemin faisant, la vérité s'avère être exactement inverse. Cette Europe n'est pas la solution. Cette Europe, c'est le problème. D'abord parce qu'elle est une machine à faire reculer le droit démocratique essentiel des citoyens. Là où l'Europe intervient, le citoyen est expulsé. Les gesticulations du Parlement européen, aux attributions atrophiées, ne sont qu'une diversion.
Sandy a écrit:
Néanmoins il y a des acquis, comme le parlement européen…
Sandy trouve toujours du positif à l'UE et à la « construction » européenne, alors que Mélenchon a quasiment fait une croix dessus !
Sachant que Sandy aborde uniquement le thème d'une autre « construction » européenne et rarement les autres thèmes du Parti de Gauche comme la volonté du Parti de Gauche de sortir de l'OTAN, la visite de Jean-Luc Mélenchon aux salariés de Fralib http://dai.ly/m00enD
le discours de lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon place Stalingrad http://www.lepartidegauche.fr/front-de- … -melenchon
Je me pose cette question depuis quelques jours : « Sandy est-il vraiment un membre du parti de Gauche ? »
Dernière modification par gilles (10-07-2011 19:42:31)
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Un RÉSUMÉ en TEXTE de la conférence magistrale ("Les 10 raisons urgentes de sortir de l'UE", trois heures),
(conférence de référence à laquelle François fait allusion au-début de celle intitulée "Il ne faut pas avoir peur de sortir de l'euro"), est paru ici :
http://occidere.files.wordpress.com/201 … ineau1.pdf
Faites passer.
Étienne.
_________
Rappel de ces deux vidéos passionnantes de François Asselineau (à connaître absolument) :
1) Les 10 raisons qui nous imposent de sortir de l’Europe
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences- … de-leurope
2) Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ?
http://www.dailymotion.com/video/xhuq90 … uro-1_news
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gilles a écrit:
Une convergence vers le haut des minimas sociaux ( ex un smic européen ) et monnaie unique
Bien que les échanges soient très importants, chaque pays a une économie distincte qui possède des caractéristiques particulières. ( répartition des salariés entre les différentes branches d'activités, taille des entreprises, statut juridique, profitabilité des branches, répartition géographique des clients et des fournisseurs … etc … ). Une monnaie unique accroît cette divergence entre les économies, ceci en raison des échanges facilités, chaque pays se spécialise encore plus dans les domaines où il est le plus apte à produire ( théorie des avantages comparatifs de Ricardo ) => La possibilité d'un SMIC européen s'en éloigne d'autant plus.
Une proposition irréaliste de Sandy de plus.
Tu ne fais que ressortir un dogme néo libéral.
Nous voyons au contraire que ces dogmes libéraux ne mènent pas à une optimisation de chaque pays pour produire ce qu'il est soit disant "apte à produire" mais à des productions et à des échanges artificiels dont les seuls critères d'existence sont les différents dumpings, monétaires fiscaux ou salariaux.
Ton ricardo tu devrais le mettre à la poubelle.
Nous devons au contraire sortir de tous ces dogmes, qui sont tous basées sur l'idologie " la guerre économique mondialisée apportera la prospérité". Nous avons derrière nous 40 années d'expérience pour en conclure que c'est totalement faux.
Chaque pays doit pouvoir souverainement décider des politiques qu'il veut mener sur son territoire, des protections sociales qu'il veut financer, des normes écologiques qu'il faut respecter, ou encore des échanges qu'il veut avoir avec les autres pays. A la place de la guerre économique qui permet aux multinationales et à la finance de nous imposer leurs volontés, nous devons au contraire, développer la coopération avec les autres pays en maintenant ensemble un équilibre de nos balances commerciales et mettre ainsi fin à la guerre économique.
Le smic européen est tout à fait possible dans ces conditions. Il est clair que ce n'est pas la plus accessible, mais ça tombe bien ce n'est pas une de nos propositions centrales, cela fait partie de notre projet à long terme dans le cadre de la mise en oeuvre d'une UE alternative. Donc en effet, il y a encore un bout de chemin à faire avant d'en arriver à discuter d'une telle mesure avec les autres peuples européens. Ce n'est pas irréaliste, c'est juste lointain.
Nous reprocherais-tu de voir aussi à long terme ? Je pensais que c'était plutôt une vertue, et qu'au contraire c'était de ne voir qu'à court terme qui était une tare.
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gilles a écrit:
Je me pose cette question depuis quelques jours : « Sandy est-il vraiment un membre du parti de Gauche ? »
Ne sois-pas ridicule, mes quelques messages ici ne sauraient résumer l'ensemble des idées auxquelles j'adhère.
De plus, tu m'as très mal compris, ce n'est pas le parlement européen actuel que je défends, mais l'idée d'un parlement européen, je pensais que c'était évident, vu que je défends une ue alternative.
Je ne comprends pas ta vendetta à mon encontre ?
Je suis en désaccord avec toi donc ça y'est je suis passé à l'ennemi, je suis un menteur etc ???
Dernière modification par Sandy (29-08-2011 21:31:11)
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Gilles ![]()
Je ne suis pas partisan d'un fédéralisme européen, ou de je ne sais quel super état européen, je suis comme toi attaché à la souveraineté des peuples et aux nations ![]()
Mais justement, pour que nous puissions être pleinement souverains, nous avons besoin de nous accorder avec les autres peuples pour mettre fin à la guerre économique entre nous.
Car la guerre économique nous impose de nous plier aux volontés des multinationales et de la finance.
Comprends-tu ?
Et parmi les différentes manières de nous accorder avec les autres pays, il y a la manière intergouvernementale ( c'est à dire ministre + technocrates + diplomates tous non élus qui décident à notre place, ce qui conduit systématiquement à une dérive oligarchique ex : ONU, UE, et toutes les institutions internationales ) et la manière démocratique, c'est à dire on met en commun certains domaines de décision ( qui concernent l'international ) et on envoie des représentants directements élus et responsables devant les citoyens dans un parlement pour en discuter.
Comprends-tu ?
Dernière modification par Sandy (01-09-2011 14:21:00)
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Travail de rédaction inachevé pour le moment
Je ne suis pas partisan d'un fédéralisme européen, ou de je ne sais quel super état européen, je suis comme toi attaché à la souveraineté des peuples et aux nations
Je suis heureux de te l'entendre dire.
Sandy, tu as des éléments d'informations et d'analyse avec cet extrait de l'article de Bruno Poncelet, anthropologue, chercheur Econosphères du blog éconosphères:
Bruno Poncelet est proche du syndicat FGTB et signataire de l'appel contre l'amalgame entre Jean-Luc Mélenchon et l'extrême-droite.
Voir sa signature ici :
http://www.lesoir.be/debats/cartes_blan … 840944.php
[…]
Aujourd’hui, certaines sociétés commerciales prennent une telle ampleur qu’elles rivalisent avec les États. Citons quelques exemples : Toyota dispose d’une puissance financière équivalente à l’État d’Israël, l’entreprise pétrolière Chevron est plus riche que le Portugal, tandis que les firmes Walt-Mart, Exxon Mobile et Royal Dutch/Shell brassent chacune plus d’argent que des pays tels que l’Argentine, l’Iran, la Grèce ou le Danemark.
Comme toute organisation, les multinationales produisent leurs propres normes : elles régissent la vie de leurs succursales et de leurs employés, par exemple en imposant à leur personnel des phrases stéréotypées, des sourires standardisés ou encore des coupes de cheveux uniformisées.
Très logiquement, le droit des Etats prime sur celui des firmes privées : en Belgique, une multinationale ne peut pas faire travailler des enfants parce que la loi l’interdit. Là où des contraintes éthiques et légales n’existent pas, les multinationales développent par contre des logiques de prédations exceptionnelles : conditions inhumaines de travail (y compris pour les enfants), destruction et pillage des ressources naturelles, et même recours au meurtre contre des leaders syndicaux ou écologistes4.
Le constat est limpide : là où le pouvoir politique ne leur tient pas tête, les sociétés multinationales imposent leurs diktats.
Dans nos pays riches, de tradition sociale-démocrate, les États ont su faire contrepoids tout un temps à ces multinationales. Mais les choses changent. En remettant les valeurs de l’entreprise au cœur de la société (productivité, compétitivité, rentabilité, …), le néolibéralisme a permis aux hommes d’affaires de gagner en influence et de multiplier les complicités au sein du monde politique. Il a également permis les fusions et acquisitions, donnant naissance à des entreprises gigantesques.
Et si jusqu’à présent l’entreprise s’adaptait aux normes nationales, désormais c’est aux normes publiques à s’adapter aux besoins des grandes entreprises. Dans cette logique, plusieurs objectifs stratégiques sont poursuivis. Observons-les.
Que veulent les multinationales ?
Un marché mondial ! Nous l’avons dit : le marché, pour exister, a besoin de normes. Tant que les États sont souverains, le monde s’apparente (pour les PDG) à de multiples zones juridiques distinctes qui entravent la logique expansive des multinationales. Raison pour laquelle celles-ci veulent établir des législations mondiales favorables au marché.
Un marché stable et sécuritaire ! Un marché ne repose pas seulement sur des législations marchandes. Il suppose aussi une stabilité politique et des institutions répressives.
En effet, quel investisseur risquerait ses avoirs dans une région instable, en proie aux guerres ou à la violence ? A fortiori quand ces investissements se chiffrent, comme ceux des multinationales, en millions ou milliards de dollars ?
De même, les mouvements de contestation syndicaux, écologistes, citoyens, etc. sont un danger pour l’expansion des sociétés commerciales avides de rentabilité maximum.
Dès lors, unifier le travail des polices, de l’armée, des douaniers, des tribunaux et de toutes les forces de contrôle « publique » à une échelle transnationale est également une priorité pour les multinationales.
Le Transatlantic Policy Network (TPN)
Pour réaliser ces objectifs et adapter le monde à leurs exigences, les multinationales ont mis en place différentes stratégies. Dans nos sociétés, cela se traduit notamment par la formation d’alliances entre les élites politiques et les milieux d’affaires internationaux. Cette collusion passe par la création de nombreux lobbys, dont nous retiendrons ici l’un des plus emblématiques : le Transatlantic Policy Network (TPN), ou Réseau de Gouvernance Transatlantique.
Comparé à la majorité des lobbys existants, qui font pression de l’extérieur sur la sphère politique, le TPN est constitué, dès le départ, pour influencer de l’intérieur le monde politique.
Il se caractérise par les éléments suivants :
il réunit des hommes politiques, des hommes d’affaires et des universitaires de premier plan ;
il réunit des élites américaines et européennes qui ont pour ambition de rapprocher, à tous niveaux, les États-Unis et l’Union européenne.
Dès sa naissance en 1992, le TPN inclut parmi ses membres 40 parlementaires européens, 18 sénateurs américains, ainsi que des PDG représentant « vingt des plus importantes compagnies mondiales »5. Il jouit aussi de puissants soutiens institutionnels qui vont du Collège Saint Antony d’Oxford à la Table Ronde Européenne des Industriels, de l’Institut Aspen d’Italie à l’Institut Européen de Washington, du Fond German Marshall des États-Unis à la Commission Européenne. Les présidents d’honneur du TPN sont alors, côté européen, Peter Sutherland (président du GATT) et, côté américain, l’ambassadeur Robert Strauss.
Que veut le TPN ? Créer une Union Transatlantique entre les Etats-Unis et l’Union Européenne, visant à transformer en profondeur nos vies, nos lois et nos institutions.
[…]
Article complet ici : http://www.econospheres.be/spip.php?article133
Marjolin
http://aei.pitt.edu/13575/1/S3-S2-S5-S4.pdf
http://aei.pitt.edu/13575/
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Dernière modification par gilles (12-09-2011 23:02:24)
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Merci pour ton travail Gilles. Si je ne commente pas souvent, je continue à lire à peu près tout. Et je rédige aussi. On en reparlera plus tard. Merci encore.
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Merci Déhel, je cherche tellement que je n'ai plus le temps de commenter les infos avec des idées personnelles, je le regrette. Une dernière info :
http://reflets.info/eurogauchistes-dans … eur-part1/
Je vais essayer dans mes prochaines interventions de moins coller à l'actualité et pour être constructif de tracer un chemin de sortie de crise donc pour moi un chemin de sortie de l'UE, mais pas seulement ( je tape à répétition sur ce clou, mais j'aimerais faire autre chose que tirer sur l'ambulance UE puisque maintenant les faux-fuyants idéologiques fédéralistes ne trompent plus grand-monde, à condition qu'Attali nous lâche la grappe : )
http://www.slate.fr/story/43501/crise-p … ent-attali
Dernière modification par gilles (19-09-2011 20:04:55)
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Bonjour Gilles
Pour ma part, je ne me pose pas la question monnaie nationale ou monnaie commune (disons l'ECU), car l'une ne va pas sans l'autre. Bien sur les grecs seront obligé d'emprunter en ECU car il ne pourront emprunter en drachme (s'il n'y a pas l'ECU) et un emprunt en dollars pourrait être catastrophique pour eux. N'oublions pas que les emprunts en devises correspondent au solde des balances des transactions ( http://postjorion.wordpress.com/2011/05 … s-en-2010/ )
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Le problème de la Grèce est plus complexe que vous ne l'affirmez.
Le problème de la Grèce n'est pas un problème de "compétitivité" et d'exportations.
Le problème de la Grèce est qu'ils sont obligés d'emprunter à 18% et que ducoup leur dette devient insupportable pour leur budget. Pour faire cesser ce pillage, il faut que la Grèce restructure une partie de sa dette, par exemple en annulant tous les emprunts fait au dessus de 3%, ou en les renégociant à des taux raisonables. Et il faut qu'ils arrêtent de s'endetter, et pour cela il faut qu'ils réempruntent à leur banque centrale.
Ils se retrouvent face à un premier dilemme, soit ils le font de manière unilatérale en restant dans l'euro et donc en désobéissant aux traités européens, soit ils sont obligés de sortir de la zone euro et de remettre en place une monnaie nationale.
S'opposent face à ce premier dilemme deux visions des choses, la vision nationaliste et capitaliste, et la vision révolutionnaire et socialiste de l'autre.
En effet, désobéir aux traités européens c'est illégal, seulement il y a des tas de bonnes raisons pour le faire. D'abord parce que ces traités européens sont illégitimes car ratifiés contre la volonté des peuples. Ensuite parce qu'ils contiennent des règles qui servent manifestement à empécher ou du moins à rendre très difficile leur remise en cause ou leur réforme, c'est là justement le problème. Ensuite car les règles qui les composent sont non seulement injustes mais particulièrement néfastes.
On touche donc là aux limites du légalisme. On a le devoir d'obéir aux lois, c'est le fondement de l'état de droit, et sans cela il n'y aurait pas de libertés possibles. Mais d'un autre côté, si les lois deviennent injustes, si au lieu de protéger nos libertés elles les menacent, il est alors de notre devoir d'y désobéir.
Passé cette limite, le légalisme ne sert plus à protéger nos libertés, il devient un moyen pour nous retirer nos libertés.
Jamais la révolution française n'aurait été possible si les révolutionnaires avaient du obéir aux lois du rois ...
Donc le débat entre les nationalistes capitalistes et les révolutionnaires socialistes commence ici. Objectivement, de quel côté de la limite sommes nous ? Quand les nationalistes capitalistes invoquent le légalisme, est-ce que leur motivation est de protéger des libertés que protègeraient éventuellement les règles des traités ? Evidemment que non. Leur motivation est de nous "contraindre" à sortir de l'UE et de la zone euro.
Se forme ainsi une alliance objective entre les nationalistes capitalistes et les gouvernements libéraux et conservateurs pour appliquer les traités européens à la lettre. Bref l'union des droites. Jusqu'ici rien d'anormal.
Sauf qu'une partie de la gauche ( certains courants communistes particulièrement radicaux, ainsi que le MPEP ), avance le même argument légaliste et partage elle-aussi la volonté de sortir de l'UE et de l'euro.
Se posent alors deux questions, pourquoi vouloir sortir de l'UE ou de l'euro, pour quoi vouloir y rester, qu'est ce qui motive les uns et les autres ?
Outre la critique commune des traités et de leurs méfaits, voir même du libéralisme en général, et le consensus général des nonistes sur l'aspect non démocratique de l'UE et la volonté de récuperer les pouvoirs perdus au profit d'une oligarchie et la volonté de restaurer une certaine souveraineté, bref outre ces idées communes à tous les nonistes de 2005, il y a des clivages forts entre les uns et les autres. Et le débat qui nous anime ne saurait donc être restreint à des slogans ou des idées superficielles.
Par exemple, entre les nationalistes et les révolutionnaires, ce n'est pas la même souveraineté qui est défendue. Les uns défendent la souveraineté nationale et ne comptent évidemment pas changer grand chose aux institutions françaises et au présidentialisme monarchique qui les caractérise, les seconds défendent la souveraineté du peuple ce qui n'est pas la même chose, et pour cela ils demandent généralement la convocation d'une constituante pour changer les institutions.
Au niveau économique, les premiers partagent la croyance que les solutions à tous nos problèmes passent par la restauration de la possibilité de dévaluer la monnaie pour être "plus compétitif" dans la compétition économique mondiale, que cela permettra de restaurer la "croissance", le "plein emploi" etc ... etc ... Ces arguments sont fortement avancés par des personnes comme Asselineau ou Dupond Aignan, même à gauche par le MPEP. Et on est bien là dans une vision nationaliste et capitaliste ( car il s'agit de renforcer la compétitivité des multinationales françaises en croyant que de leur concurrence il va en découler le plein emploi ).
Ils sont dans une vision "nation" contre "nation" propre au nationalisme.
Les seconds sont dans une vision "lutte des classes" moderne, c'est à dire "peuple" contre "oligarchie", sachant qu'aujourd'hui l'oligarchie n'est pas juste nationale mais transnationale. Ils pensent notamment qu'il faut que tous les peuples européens se solidarisent contre cette oligarchie européenne. Pour eux le plein emploi ne peut découler que d'un juste partage des richesses et par le partage du temps de travail, et cela vaut en Grèce comme en France.
Le clivage est donc très complexe et total.
Et c'est là dessus qu'il faudrait débattre. Et non pas débattre sur pour ou contre l'Euro.
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@Sandy
Ca serait bien quand tu écris "les uns... les autres, les premiers les seconds"de mettre des noms de partis ou des personnalités que nous puissions en débattre. Là je n'y comprends rien (qui est qui? qui propose quoi? qui demande quoi?)
Tu te trompes totalement sur l'argumentation de NDA. Le but d'une éventuelle sortie de l'euro (s'il n'est pas possible de changer l'euro en "monnaie commune") n'est pas la "compétitivité" mais la protection du pays ET le fait de pouvoir ainsi retrouver notre pouvoir monétaire... ce qui aura pour conséquence l'emploi et non pas la compétitivité des multinationales (tu fais un faux procès)
J'espère que tu as lu le dernier "Généreux" ...
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À André-Jacques et à Sandy ( éventuellement )
Quelles solutions pour le valeureux peuple grec qui lutte contre l'étranglement exercé par l'UE et le FMI ?
Cela serait moche de les laisser dans la panade parce que nous français nous voulons sortir de l'UE. Ce sont les partis fédéralistes-européistes qui nous mis dans l'impasse d'une monnaie unique, mais que pourrait faire un président français attaché à la souveraineté du peuple ( FdG, UPR, DLR … ) qui serait en situation de responsabilité en 2012 pour aider à restaurer l'autonomie économique de la Grèce ?
La balance commerciale de la Grèce n'a cessé de se dégrader du fait de l'intégration fédérale. La sortie de la Grèce de l'euro ne réglerait qu'une partie des problèmes.
Comment simultanément recouvrer notre autonomie vis à vis de l'UE et aider à restaurer l'autonomie grecque ?
L'article de Claudio Katz évoque cette succession de mesures que le mouvement populaire grec et ses vastes mobilisations devrait appuyer :
— suspension unilatérale des paiements
— mettre immédiatement en pratique un audit de la dette
— nationaliser les banques et d’établir un contrôle total sur les mouvements des devises et des capitaux
— rompre immédiatement avec l’euro. Mais la récupération de la monnaie nationale requiert en premier lieu d’assurer les réserves, en empêchant la fuite frénétique des capitaux qu’accompagnerait un virage économique. Ce n’est qu’en intervenant sur les banques (en les nationalisant) et au travers d’un strict contrôle des changes qu’il serait possible de contrebalancer la perte des devises résultant d’une souveraineté monétaire retrouvée.
Mais au-delà comment réparer les dégâts du fédéralisme ?
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Avant de parler des sujets où nous ne serions pas d'accord, il me semble que nous sommes d'accord sur le caractère insupportable et inique de la dette grecque. A contrario des libéraux, des socialistes, des centristes et des euro-écologistes qui n'y trouvent rien d'anormal !
À partir de là, puisque la nation française <=> le peuple français, il n'est pas étonnant que pas mal de gens qui ont étudié la question parmi les souverainistes ( DLR, UPR …), le PG, les communistes, les membres du Mouvement Pour Une Éducation Populaire et les révolutionnaires socialistes ( NPA) arrivent au même point d'accord sur les solutions :
— 1 — La suspension provisoire du paiement de la dette grecque
— 2 — un audit de la dette grecque
— 3 — une répudiation d'une partie de la dette grecque
— 4 — la nationalisation des banques grecques
— 5 — le contrôle total des mouvements des devises et des capitaux
5 points d'accords et pas sur des broutilles. Sur un sujet internationaliste d'importance. C'est assez rare pour le souligner ! Tellement d'ailleurs qu'il serait intéressant de prolonger ces convergences au détriment de l'UMPS-Euro-écologie-Centre. Évidemment, cela décoiffe et dérange dans leurs habitudes certaines personnes de retrouver tout ce monde du même côté de la barricade, mais cela va leur passer, puisqu'à force ils vont s'habituer ! ![]()
C'est seulement sur la sortie de l'euro que se fait une divergence entre ces courants, le choix entre une monnaie du peuple grec ou une monnaie unique fédérale sous l'autorité indépendante des peuples de la BCE, en réalité, sous l'autorité des marchés financiers. Cette dernière analyse de la situation, l'indépendance de la BCE vis à vis des peuples, puisqu'elle est inscrite nommément dans les traités, ne fait pas débat entre les tendances citées plus haut, qui nous pourrions le remarquer en passant sont celles qui se sont réunies sur le vote « NON » au TCE.
Il y a donc selon moi, plusieurs débats simultanés qui interférent entre eux :
I ]
—————————
|
| — Un État fédéral de plusieurs peuples
|
| ou
|
|
| — Un État d'une seule nation, d'un seul peuple,
|
|
|—————————
II] Que recouvre la notion de capitalisme et celle de socialisme ?
III] Le contenu de classe ou les intérêts socio-professionnels défendus par les différents mouvements si on parle un langage policé, les alliances entre certaines classes sociales contre d'autres, les alternances entre collaboration entre certaines classes sociales et luttes des classes si nous voulons parler plus brutalement. Il y a parfois pas mal d'hypocrisie dans certains de ces combats où certaines classes sociales cachent leurs intérêts sous les intérêts d'autres classes. La défense de la classe moyenne, bien utilisée, sert de paravent à toutes les classes, qu'elles soient plus hautes ou plus basses !
IV] Le libre-échange intégral ( style OMC ), le protectionnisme (a) ou un système pour empêcher les trop grands déséquilibres dans les échanges commerciaux ( Exemple : Charte de La Havane (b))
V ] Un système de monnaie, non-coordonné, aux changes flottants par opposition à un système de monnaies mondialement coordonnées par rapport à un étalon monétaire et de changes concertés (c)
Je parlais de retour de Keynes, que je connais très, très peu, mais je me suis aperçu qu'il a travaillé au moins sur les débats II, IV et V, et si j'ai bien pigé, le peu de fragments que j'ai lu, il a d'abord été (a) protectionniste, comme dans le texte que je cite dans mon message précédent, puis (b) partisan simultané de la Charte de La Havane et (c) d'un système de monnaies mondialement coordonnées par rapport à un étalon monétaire ( le bancor, aujourd'hui les droits de tirages spéciaux, les DTS, pourraient jouer le même rôle) et de changes concertés. La solution : de la Charte de La Havane et simultanément d'un système de monnaies mondialement coordonnées par rapport à un étalon monétaire, est très séduisante parce qu'elle arrête les dévaluations compétitives et les dévastations par les pays les plus économiquement les plus forts des pays les plus faibles comme on le voit actuellement dans le fédéralisme UE. C'est très beau et prometteur, mais je n'ai pas assez étudié cela, cela pourrait être très beau comme la Charte des Nations Unies et être dévoyé par la suite. Il me semble qu'un gros travail des néo-libéraux a consisté à rendre impossible, par la concurrence et par le libre-échange, les solutions d'équilibre et de régulation proposées par Keynes. À partir de là, se pencher sur Keynes, me parait intéressant. Donc, André-Jacques, si tu pouvais m'indiquer le livre le plus pertinent pour s'introduire dans la pensée de Keynes, je suis preneur. Avec tous mes remerciements cordiaux.
gilles
Dernière modification par gilles (25-09-2011 23:09:47)
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AJH a écrit:
@Sandy
Ca serait bien quand tu écris "les uns... les autres, les premiers les seconds"de mettre des noms de partis ou des personnalités que nous puissions en débattre. Là je n'y comprends rien (qui est qui? qui propose quoi? qui demande quoi?)
Tu te trompes totalement sur l'argumentation de NDA. Le but d'une éventuelle sortie de l'euro (s'il n'est pas possible de changer l'euro en "monnaie commune") n'est pas la "compétitivité" mais la protection du pays ET le fait de pouvoir ainsi retrouver notre pouvoir monétaire... ce qui aura pour conséquence l'emploi et non pas la compétitivité des multinationales (tu fais un faux procès)
J'espère que tu as lu le dernier "Généreux" ...
Je l'écoute attentivement Dupont Aignan et il a toujours bel et bien le mot "compétitivité" à la bouche, retrouver le pouvoir monétaire, pour lui comme pour Asselineau, c'est dévaluer pour rendre plus compétitives les multinationales françaises, et il croit que cela va rammener la France dans une situation de plein emploi.
Tout ça c'est du dogmatisme nationaliste capitaliste. Si je veux bien concéder que pendant un temps cela boost leur croissance, j'affirme haut et fort que ce n'est que très peu d'emplois qui découleront de cette manoeuvre, les gains de compétitivité iront comme ces 20 dernières années principalement alimenter les hauts salaires et les dividendes de leurs actionnaires.
Aucun pays au monde n'est dans une situation de plein emploi grâce aux exportations. L'allemagne, championne des exportations, est dans une situation de chômage de masse comme tous les autres pays.
Le front de gauche a bien compris lui que c'est en récupérant les 250 milliards d'euros perdus par les travailleurs en 30 ans au profit du capital et en réduisant le temps de travail que l'on retrouvera une situation de plein emploi. Il n'y a pas de travail si les gens n'ont pas de quoi se payer les services et les biens dont ils ont besoin.
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@Sandy
" et il croit que cela va ramener la France dans une situation de plein emploi." C'est toi qui croit qu'il croit....
Je voudrais que tu me cites une intervention où NDA dit ou écrit " dévaluer pour rendre plus compétitives les multinationales françaises, " (c'est facile d'affirmer sans aucune preuve)
Il a dit " dévaluer pour rendre plus compétitives les entreprises françaises" ... ce n'est pas pareil!
Nous savons tous bien qu'un retour à une re régionalisation des productions est une condition nécessaire mais pas suffisante pour diminuer le chômage (même le PG ne parviendra pas au plein emploi, tu va être déçu si tu penses que c'est possible, ou alors il faudra créer des millions de "faux emplois" que paieront ceux qui bossent)
Je n'ai pas vu dans le programme du PG une proposition de réduction de temps de travail.. ca a du m'échapper.
Les besoins de services et de biens sont illimités; la disponibilité de l'énergie, des matières premières et les conséquences de la production font qu'il est impossible de les satisfaire tous
Je suis évidemment d'accord qu'il faut réduire l'échelle des revenus et des patrimoines...
" dogmatisme nationaliste capitaliste" que des "grands " mots, ça ...
Dernière modification par AJH (26-09-2011 07:05:09)
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Dans son programme politique :
Défendre une parité compétitive pour le franc de manière à favoriser les entreprises qui produisent sur le territoire national et donc l’emploi (pour l’exportation comme pour permettre une compétition plus équitable avec les importations)
Il a dit " dévaluer pour rendre plus compétitives les entreprises françaises" ... ce n'est pas pareil!
Peut-être est-ce un problème de vocabulaire ? Que contestes-tu ? Le mot "multinationales" ? Peut-être n'est ce pas le bon mot en effet. Va pour "entreprises françaises" tout court. Cela ne change rien à mon propos, Dupond-Aignan croit dur comme fer que c'est en étant plus compétitif qu'on en terminera avec le chômage.
Que propose-t-il outre la dévaluation ?
Des éxonérations et des défiscalisations ... Encore la même recette éculée de droite qui n'a jamais fonctionnée et qui a mis dans le rouge les recettes sociales et fiscales de l'état.
Je veux bien qu'une partie de la croissance qu'il aura si chèrement payé à coup de dévaluation et de défiscalisations se transformera dans un premier temps en quelques emplois. Mais les mêmes causes entrainant les mêmes effets, il est assez certain que la majeure partie des gains de productivité et de compétitivité iront non pas dans des créations d'emplois mais alimenter les plus hauts salaires et les dividendes des actionnaires comme ce fut le cas ces 30 dernières années ...
Concernant le PG et la réduction du temps de travail ils défendent l'application des 35 heures et son extention à toutes les entreprises, bref de faire ce que le PS n'a pas eu le courage de faire sous Jospin.
Mais c'est surtout sur les salaires que le PG compte agir, en augmentant le SMIC déjà, en limitant les contrats précaires, en instaurant un salaire maximum et un revenu maximum.
Et s'ajouteront à cela des politiques de redistribution par la réforme de la fiscalité.
Vu qu'il s'agit d'une large redistribution ( on fait comme robin des bois on prend aux uns pour redonner aux autres ), il faudra que tu m'expliques en quoi cela pose un problème de ressources naturelles ? Il me semble que tu devrais soulever cette question à ceux qui comme Dupond Aignan ne voient les choses qu'à travers "la croissance ... la croissance ... la croissance ... "
Et justement le PG défend la planification d'une transformation écologique de notre économie, principalement en diminuant progressivement notre dépendance au pétrole et à l'uranium au profit du solaire et de la géothermie, ce n'est donc vraiment pas là-dessus que tu peux les attaquer.
Enfin de ce point de vue là, il faudrait non pas se féliciter comme le fait Dupond Aignan de l'augmentation de notre population mais plutôt s'en inquiéter, parce que d'un point de vue des ressources et de l'énergie, les 5-8 millions de français qu'il y aura en plus dans 10 ans, ça va faire mal.
Dernière modification par Sandy (26-09-2011 17:13:26)
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Sandy a écrit:
Enfin de ce point de vue là, il faudrait non pas se féliciter comme le fait Dupond Aignan de l'augmentation de notre population mais plutôt s'en inquiéter, parce que d'un point de vue des ressources et de l'énergie, les 5-8 millions de français qu'il y aura en plus dans 10 ans, ça va faire mal.
Je n'ai pas vu le PG soulever ce problème ...
Pour le reste, j'abandonne la discussion (grosse fatigue)
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gilles a écrit:
Avant de parler des sujets où nous ne serions pas d'accord, il me semble que nous sommes d'accord sur le caractère insupportable et inique de la dette grecque. A contrario des libéraux, des socialistes, des centristes et des euro-écologistes qui n'y trouvent rien d'anormal !
gilles
J'en suis bien d'accord.
Mais c'est vrai pour tous les pays de l'UE.
Et il n'est pas très "fair" d'oublier dans les formations souverainistes le FN dont sa position sur le problème a beaucoup plus contribué à sa diabolisation que les frasques supposées de son leader historique.
Car le scandale n'est pas la dette dite "souveraine" de la Grèce, mais l'impossibilité dans laquelle l'UE a mis n'importe quel pays "souverain" à traiter lui-même le problème de sa propre dette, comme il était possible de le faire auparavant avec les dévaluations nationales.
L'iniquité c'est que ceux-là même qui ont ELIMINE les souverainetés des Etats de l'UE, continuent d'en parler pour le maintien de l'ordre et pour le règlement les dettes.
Il est effarant qu'on veuille faire passer pour "constitutionnelle" la règle dite d'OR, règle purement technique "de comptabilité" sans écrire la vraie règle d'or, POLITIQUE, qui est que chaque pays souverain doit régler, et donc RECUPERER les MOYENS de régler, ses problèmes de dette, c'est à dire sa souveraineté.
Il est extraordinaire que l'on en arrive à persuader les français qui bossent de plus en plus, quand on le leur dérobe pas leur outil de travail, qu'ils pourront faire faillite.
Relisons La Fontaine, la crise est affaire de financiers, et les sire Grégoire que nous sommes, pourrions continuer à chanter toute la journée, si nous étions restés un peuple souverain, qui a gardé la maîtrise de son avenir.
Mais le diagnostic est en fait que nous vivons sous un régime TOTALITAIRE, c'est le MARCHE qui a pris le pouvoir.
On constate une similitude absolue entre l'analyse par Hannah Arendt des régimes TOTALITAIRES nazis et staliniens ( Le système totalitaire) avec celle que l'on peut faire dans notre monde, régi par le pouvoir anonyme des parasites vivant de la propriété lucrative. Autrement dit, des AVATARS non humains par le fait qu'ils sont en marge de la société du travail.
Il suffit de faire les analogies adéquates, tout y est: le "tout est possible" de l'idéologie qui remplace la raison, la "loi du marché" remplaçant la "volonté du chef", les institutions internationales et les agences de notation remplaçant la police dans la désignation arbitraire de ses ennemis objectifs successifs (Chili, Argentine, ..., maintenant dans l'UE), la transformation de ceux qui savent en complices qui ne peuvent plus dénoncer....tout, jusqu'aux "camps" de production des multinationales où les managers-kapos se contentent de donner des objectifs de production inatteignables, le suicide devenant le mode d'élimination le meilleur marché pour ceux qui ne peuvent suivre le rythme.
C'est effarant!!!
Dernière modification par bernarddo (26-09-2011 19:16:39)
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Les endettements par pays (et par habitant)
http://www.enotes.com/topic/List_of_cou … ernal_debt
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