Forum du plan C : pour une Constitution écrite par et pour les Citoyens

Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Les membres de l'Assemblée constituante doivent être tirés au sort
et, bien sûr, inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.

Vous n'êtes pas identifié.

Bienvenue :o)

Bonjour :o)
Ici, depuis le 1er janvier 2006, nous parlons d'un sujet que les politiciens de métier voudraient bien garder pour eux : nous parlons de la Constitution, de ce texte absolument fondamental pour tous les citoyens (et pourtant complètement négligé par eux), de ce texte qui pourrait nous protéger tous contre les abus de pouvoir si nous le faisions nôtre au lieu d'en abandonner la maîtrise à ceux-là mêmes qu'il est censé contrôler.
Nous discutons principe par principe, méthodiquement. Nous avons d'abord suivi le plan de mon document "Les grands principes d'une bonne Constitution", mais nous avons ensuite élargi nos thèmes à partir de vos réflexions, critiques et suggestions. C'est simplement passionnant. Ce que nous avons mis au clair sur la monnaie, sur le vote blanc, sur les vertus méconnues du tirage au sort et sur le référendum d’initiative populaire, par exemple, est enthousiasmant.
Le prolongement de cette réflexion constituante, c’est d’écrire enfin nous-mêmes un exemple de constitution, article par article. C’est ce qui se passe sur la partie wiki-constitution de ce site. Je vous invite à venir y participer également, ne serait-ce que sur un article ou deux. Vous verrez, c’est passionnant ; on sent vite qu’on est là sur l’essentiel, sur la seule vraie cause (et aussi la solution !) de nos impuissances politiques.
C’est un projet pédagogique en quelque sorte, un objet concret, réel, qui montre que 1) c'est possible : des hommes dont ce n'est pas le métier peuvent écrire une Constitution, et 2) c'est beaucoup mieux : quand ils n'écrivent pas des règles pour eux-mêmes, quand ils n'ont pas un intérêt personnel à l'impuissance des citoyens, les délégués constituants écrivent les règles d'une authentique démocratie. Merci à tous pour ce travail formidable.
Amitiés. Étienne.
[19 août 2012 : ATTENTION : pour cause de spam ultra-actif mi 2012, je FERME la possibilité aux nouveaux venus de créer un compte sans moi : il faut m'écrire à etienne.chouard@free.fr (EN ME DONNANT LE PSEUDO QUE VOUS VOULEZ) et je créerai votre compte à votre place. Il faudra ensuite venir ici pour définir un nouveau mot de passe. Désolé, mais les spammeurs deviennent infects et je n'ai pas le temps de gérer les spams (je préfère vous aider un à un à nous rejoindre). Au plaisir de vous lire. ÉC]

#2121 30-11-2015 10:46:40

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Chômage en octobre 2015 : record historique battu.

Chômage : catégories A, B, C, D, E :

France métropolitaine :

6 127 200 inscrits à Pôle Emploi.

France entière, y compris l'outre-mer :

6 462 400 inscrits à Pôle Emploi.

Variation sur un mois : + 0,2 %

Variation sur un an : + 5,1 %

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/P … GS16RE.pdf

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

- « Quand on dit que l’Europe de Maastricht créera des emplois, ça reste vrai. Il se trouve que le traité de Maastricht n’est pas encore appliqué. Lorsqu’il le sera, il est évident qu’il y aura une très forte croissance qui en découlera, car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique. »  (Jacques Attali, sur France 2, débat télévisé « Polémiques » animé par Michèle Cotta)

- « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

- « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

- « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

- « Pour la France, l’Union Économique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

- « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

- « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)


Qu'est-ce que ces politiques nous ont menti pour faire passer l'idée de l'euro !

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#2122 06-12-2015 21:19:50

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le “Non” danois à l’Union Européenne




Le mercredi 3 décembre se tenait, dans la plus grande discrétion de la presse française, un référendum au Danemark portant sur une plus grande intégration à l’Union européenne. Le vote a été sans appel : le « Non » l’a emporté avec 53% des suffrages exprimés. Il faut aussi noter l’importante participation, environ 72% des électeurs ont voté, qui fait de ce référendum le plus important dans l’histoire des différends votes concernant l’UE au Danemark. Le relatif silence de la presse française est à noter ici, mélange de mépris pour ce qui se passe dans un « petit » pays et de gêne quant au résultat qui dérange, et c’est peu dire, les opinions européistes de maints commentateurs.



L’objet du référendum était de savoir si les danois acceptaient de renoncer aux différentes exemptions qu’ils avaient obtenues, à la suite de précédentes consultations référendaires, aux règles de l’Union européennes. Dans le langage technique dont raffole la bureaucratie bruxelloise cela s’appelle des clauses « d’opting out ». Le gouvernement libéral qui dirige actuellement le Danemark tout comme l’opposition social-démocrate avaient fait campagne pour le « Oui ». Ils ont donc été désavoués. La campagne du « Non » était portée par une alliance de la gauche radicale et du parti populiste et souverainiste, le DPP. Tout comme lors du référendum de 2005 en France sur le projet de Constitution européenne, c’est cette alliance qui a triomphé.

Pourtant, tant le parti au pouvoir que l’opposition européistes n’avaient pas hésiter à jouer de la carte de la peur pour influencer les électeurs, allant jusqu’à prétendre qu’un succès du « non » remettrait en cause remettrait en cause la coopération policière avec les autres pays de l’UE. Cet argument était particulièrement stupide quand on sait que l’UE, et son instrument Europol, collabore avec des pays comme la Suisse et la Norvège qui ne font pas partie de l’UE ! Tout comme en France, la carte de la peur n’a pas joué.



Le sens de ce référendum est clair. C’est une nouvelle victoire pour le courant souverainiste et eurosceptique en Europe. Cette victoire témoigne de l’épuisement de l’idée européenne dans les opinions publiques et de la faillite du projet d’intégration renforcée que portent les européistes que ce soit à Bruxelles ou à Paris. Avec le projet de futur référendum sur l’Euro qui pourrait se tenir en Finlande en 2016 ou 2017, c’est aussi le signe très nets que les peuples des pays de l’UE rejettent cette idée d’intégration renforcée et de pseudo-fédéralisme que portent les partisans de l’Euro. Les gouvernements feraient bien d’en tenir compte. Ce référendum, le premier vote qui survient dans un pays de l’UE depuis que la crise des réfugiés a fait exploser les contradictions de la construction européenne, signale très certainement la fin d’une époque. L’intégration européenne ne fait plus rêver. Au contraire, elle fait peur. Les populations constatent que les mécanismes d’intégration, dont bien entendu l’Euro, n’ont jamais produits les effets bénéfiques qui leurs étaient attribués et ont même détérioré la situation.

Par ailleurs, c’est aussi une victoire qui aura certainement une influence sur le futur référendum qui doit se tenir en 2016 en Grande-Bretagne sur une possible sortie de ce pays de l’UE. De ce point de vue aussi, ce référendum danois annonce des tournants majeurs dans l’histoire de la construction européenne. Et c’est probablement ce qui gêne tant les divers commentateurs français qui, sauf la reprise du communiqué de l’AFP, se tiennent pour l’heure dans un silence qui en dit long sur ce qu’ils pensent…


http://russeurope.hypotheses.org/4528

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#2123 07-12-2015 18:46:51

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Avec Les courtiers du capitalisme (Agone, 2015), le sociologue Sylvain Laurens nous plonge au cœur de la fabrique politique de l’Union Européenne. Cet entretien lui permet par ailleurs de préciser son positionnement théorique et d'exposer certaines implications politiques de son travail.

http://www.contretemps.eu/wp-content/uploads/couv_courtiers.jpeg


Lire l'entretien ici :
http://www.contretemps.eu/face-au-capital-bureaucratique-europeen-entretien-avec-sylvain-laurens/

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#2125 08-02-2016 16:23:11

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Traduction à continuer :

La banque Goldman Sachs soutient la campagne de financement de maintien de la Grande-Bretagne à l'intérieur de l'UE.
Sky News apprend que le géant de Wall Street Goldman Sachs a donné une somme à six chiffres à la campagne pour garder la Grande-Bretagne dans l'UE.
Mercredi 20 janvier 2016 - Royaume-Uni
Par Mark Kleinman, à Davos.

La banque Goldman Sachs a donné des centaines de milliers de livres à la campagne pour garder la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, ceci soulignant les préoccupations des firmes du centre financier de la City Of London concernant la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, dénommée : Brexit.

Sky News peut révéler en exclusivité que d'après des personnes très bien informées Goldman Sachs a accepté de donner une "importante somme à six chiffres" à Britain Stronger in Europe ( Grande-Bretagne plus forte en Europe ), le groupe présidé par l'ancien patron de Marks & Spencer Lord Rose.
Note du traducteur : Lord Rose se traduit en français par : Seigneur Rose, ce qui indique bien que la féodalité continue bien, même si c'est sous une forme modernisée.


Le don sur lequel la banque Goldman Sachs a refusé de s'exprimer, reflète l'approfondissement de l'anxiété chez les cadres supérieurs de la banque de Wall Street à propos de la perturbation économique potentielle qu'ils estiment qu'une sortie britannique de l'UE entraînerait.

Cette décision de Goldman Sachs d'investir une somme conséquente dans cette campagne fait que Goldman Sachs, qui emploie 6000 personnes au Royaume-Uni, devient l'un des plus grands donateurs de cette imminente campagne référendaire de quelque côté que l'on se place, que ce soit pour le maintien ou bien pour la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE.

Une source proche de la banque a insisté pour indiquer que ce don ne devait pas être interprété comme une intervention politique partisane, la somme exacte donnée n'était pas néanmoins révélée au public.

Les règles qui régissent les dépenses de la campagne référendaire officielle indiquent que les deux côtés : maintien ou sortie, peuvent dépenser 7 Milliions de Livres Sterlings au cours des 10 dernières semaines avant le scrutin.

Cependant à chaque parti politique est alloué une somme répartie suivant leur part de suffrages exprimés lors du dernier vote aux élections générales. Et comme les Conservateurs, les Travaillistes et les Libéraux-Démocrates sont en faveur du maintien de la Grande-Bretagne à l'intérieur de l'UE, ce camp sera en mesure de dépenser significativement plus que son rival.

La Commission électorale exige que les groupes de campagne enregistrés leur soumettent la liste de leurs donateurs avant un référendum.

La banque Goldman Sachs pense ne pas être la seule grande banque qui a accepté de contribuer au financement de la campagne du maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE, des personnes très bien informées de la City ont indiqué à Sky News que d'autres entreprises avaient également convenu d'avoir engager de l'argent dans la campagne au cours des dernières semaines écoulées.

Les préoccupations de Wall Street sur l'impact du Brexit concernent à la fois la fin probable de la capacité du Royaume-Uni à accéder au marché unique des services financiers de l'UE et de nombreux financiers croient que l'incertitude dans les affaires sera plus grande en cas de sortie.

Les militants pro-sortie de l'UE soutiennent que quitter l'Union Européenne permettra à la Grande-Bretagne de négocier des accords commerciaux plus favorables et que la City en sera peu affectée.

Dernière modification par gilles (12-02-2016 15:20:38)

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#2126 17-03-2016 13:45:52

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Transcription des propos de Geoffrey Geuens
Maître de Conférence à l'Université de Liège :


La Communauté économique européenne, c’est le rejeton de la CECA, la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Et qui sont les signataires du Traité de Paris instituant la CECA ? On retrouve notamment, côté Belge, un personnage très influent : Paul Van Zeeland. Il est alors ministre des Affaires étrangères. Mais auparavant, il a été administrateur d’entreprises du groupe Empain, du groupe de Launoit, du trust Sofina, c’est-à-dire des grands capitalistes belges. Dans tout son parcours, il appartient au monde des affaires. Et après son passage au gouvernement, il retournera à ces premières amours : il deviendra, entre autres casquettes, conseiller général de la Banque de Bruxelles et président de la Banque belge d’Afrique. Quant à l’autre Belge, Joseph Meurice, alors ministre du Commerce extérieur, il est l’ancien directeur commercial des Charbonnages de Werister et se fera banquier à son tour, après son petit tour en politique, administrateur de la Brufina.
Voilà les hommes qui signent, pour la partie belge, le traité de Paris en 1951. Mais côté Néerlandais, ce n’est guère mieux : le ministre des Affaires étrangères, Dirk Stikker, était auparavant administrateur de la Nederlandse Bank, puis directeur général de Heineken juste avant de prendre ses fonctions au ministère. Il finira secrétaire général de l’Otan. Son collègue, ministre des Affaires économiques, Jan van den Brink, sera lui président d’ABN-Amro Bank dans les années 1970.
Et qui va notamment présider la Haute autorité de la CECA ? Le Français René Mayer, cousin, par sa mère, des Rothschild. Une fois son mandat à la CECA achevé, Mayer ira présider la Société du Nickel, dont l’actionnaire principal est la Banque Rothschild – aux côtés de la Banque de l’Indochine.
Le grand capital n’avait rien à craindre de ces hommes, qui étaient les siens. C’est pour ça, quand j’entends que « au départ, l’Europe était un beau projet, qu’il a été perverti, etc. », c’est aberrant : le ver était dans le fruit. Les financiers sont au cœur de ce projet depuis sa fondation.


Source série de vidéos de Fakir Presse :https://www.youtube.com/watch?v=GizWAkM … jlaFngJTg-

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#2127 27-03-2016 20:17:36

Étienne
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Merci Gilles,

Tes contributions sont absolument passionnantes.

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#2128 09-04-2016 20:30:46

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

We Sign It et les plate-formes frelatées de pétition

À Étienne Chouard, c'est plus toi qu'il faut remercier que moi, enfin chacun fait à sa mesure. Je voudrais écrire sur les plate-formes frelatées de pétition. Nous avions déjà les pétitions avaaz sponsorisés en partie par le milliardaire George Soros, via MoveOn par le Soros Open Society Institute (Open Society Foundations)
http://www.ngo-monitor.org/reports/19/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Avaaz.org

Aujourd'hui après avoir signé de nombreuses pétitions We Sign It, je découvre que les pétitions We Sign It sont liées à l'association « Sauvons l'Europe » ( toujours cette confusion volontaire entre UE et Europe, donc pour eux au sens de sauvons l'UE ) :
http://www.wesign.it/static/qui_sommes_nous-2/fr
Tandis que la plate-forme We Sign It diffuse une pétition en faveur de #NuitDebout, un dirigeant de cette plateforme est engagé dans l'association « Sauvons l'Europe » ( Sauvons l'UE ) alors que L'Union Européenne est un des piliers principaux de la consolidation du capitalisme dans le monde.

C'est assez malin de leur part : « Intervenons de manière subtile et dès le départ auprès de ceux qui veulent tout changer afin que rien ne change ! »

Dernière modification par gilles (09-04-2016 20:47:01)

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#2130 07-05-2016 13:09:28

gilles
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#2131 31-05-2016 20:37:05

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La loi El Khomri est un produit d'importation made in Union européenne.


Les « Grandes orientations de politique économique » (GOPÉ), dont l'existence est posée par les traités, et le « Programme national de réformes » (PNR), qui s'inscrit lui-même dans le cadre de la stratégie Europe 2020 « pour une croissance économique intelligente, durable et inclusive » (tsoin-tsoin), prescrivent à de nombreux pays et depuis longtemps le malthusianisme budgétaire et la modération salariale.
Dans même temps, la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union (CJUE), n'a de cesse de promouvoir l'ordre concurrentiel et la dérégulation. Surtout, au travers d'arrêts à l'impact décisif mais mal connus du grand public, tels, par exemple, les arrêts Laval et Viking de 2007, elle œuvre à saper le droit du travail dans les pays membres, et à affaiblir la capacité de négociation des salariés dans les conflits sociaux.

Enfin, l'appartenance à l'euro interdit toute dépréciation de la monnaie. Dès lors, elle conduit les pays de l'eurozone non à renforcer leur coopération, non à développer entre eux la solidarité, mais à se mener les uns aux autres une véritable « guerre de la désinflation salariale », selon une expression de Steve Ohana. Pour livrer cette guerre, ajoute l'économiste, « la France ne semble plus avoir d'autre choix que de s'engager plus franchement dans des politiques de dévaluation interne, non plus seulement via la baisse de la fiscalité sur le travail, mais via la compression des salaires eux-mêmes ( …) c'est l'option qui sous-tend la loi El Khomri ».

Face au caractère scandaleux de l'affaire, face à la blessure d'orgueil que ne peut manquer d'occasionner, chez n'importe quel peuple encore un peu conscient de lui-même, l'idée d'être « gouvernancé » depuis Bruxelles, Francfort ou Luxembourg au lieu d'être normalement gouverné par les dirigeants qu'il a élus, on pourrait s'attendre à ce que les « Européens de métier » fassent profil bas. Par décence. Par souci de ne pas attiser la colère. Parce que le fait de bénéficier de pouvoirs exorbitants dont ils ne doivent la titulature qu'à une série d'erreurs d'aiguillage de l'Histoire, devrait suffire à les contenter.
Mais non. Jouir en silence du confort sans risque qu'offre le séjour dans cet Olympe grisâtre depuis lequel ils nous surplombent n'est pas assez bien pour ces encravatés. Il faut encore qu'ils portent en bandoulière leur bonheur niais d'être là où ils sont, et qu'ils l'ouvrent à tout propos. Sans se rendre compte qu'à la fin, « les gens » commencent à comprendre. Et à s'agacer.

L'ouvrir très grand, c'est l'une des choses que Jean-Claude - « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » - Juncker fait le mieux. Aussi a-t-il trouvé judicieux, dans un récent entretien au journal Le Monde de formuler ces quelques regrets: « à voir les réactions que suscite la « loi travail », je n'ose pas m'imaginer quelle aurait été la réaction de la rue, à Paris ou à Marseille, si votre pays avait dû appliquer des réformes comme celles qui ont été imposées aux Grecs ». Ah, ces Français rétifs ! Comme il est dommage de ne pouvoir vitrifier leur économie avec cette même brutalité joyeuse dont on a usé contre l'économie grecque !

Ceci dit, rien n'est jamais perdu pour qui sait s'armer de patience. Durant l'été 2015, au cœur de la « crise grecque », le ministre hellène Yanis Varoufakis avait donné quelques clés pour comprendre la dureté des créanciers vis-à-vis de son pays. Selon lui, la véritable cible des « Européens » (et de l'Allemagne, plus encore que de l'Europe institutionnelle) était en fait l'Hexagone. « La Grèce est un laboratoire de l'austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d'être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins », avait-il osé. Pour lui, les cibles terminales étaient l'État-providence et le droit du travail français.

Pour Jean-Claude Juncker, il se trouve que « la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire ». Le minimum seulement.
Et, avec un peu de chance, de constance et d'audace, une simple étape vers ce rêve éveillé que constitue l'idéal grec !
Autre grand bavard: Pierre Moscovici. Lui assume mieux encore que Juncker, et ses insinuations n'en sont plus. Ce sont même des aveux: oui, l'Union européenne veut la loi El Khomri. Dans un entretien publié dans "20 minutes" le 18 mai soit, précisément, le jour de la parution des recommandations adressées par la Commission à la France dans le cadre du « semestre européen », le commissaire aux Affaires économiques faisait connaître sa volonté. S'il minaudait tout d'abord en prétendant qu'il ne lui appartenait pas de « juger » la Loi travail, il rappelait toutefois qu'il lui appartenait bien de l'exiger: «Tout ce que je peux dire, c'est que la réforme est indispensable et qu'y renoncer serait une erreur lourde (…) les Français ont souvent le même réflexe quand une réforme se présente: celui de s'y opposer. Cela ne signifie pas que la réforme n'est pas nécessaire et qu'elle ne doit pas être menée (…) En outre, je pense que la volonté du peuple doit s'exprimer dans les élections, pas dans les sondages ».

C'est vrai. En principe, sauf à vivre dans le chaos de la démocratie d'opinion, les scrutins font foi bien plus que les sondages. Mais en principe aussi, le pouvoir exécutif français se situe à l'Élysée et à Matignon (Paris, France), et non dans le bâtiment du Berlaymont (Bruxelles, Belgique). Sauf à vivre dans le chaos de la démocratie congédiée.
Évidemment, si les choses en sont là, et Moscovici le dit fort bien, c'est en raison « des traités que les gouvernements et les Parlements de l'Union européenne, à commencer par celui de la France, ont signés ». C'est là l'argument dont les européistes se prévalent sans cesse, car il n'y a plus que ça en magasin. Au passage, ils se hâtent d'oublier que le dernier des traités, celui de Lisbonne, a tout de même nécessité pour être signé que l'on s'assoie en 2005 sur les résultats de deux référendums, le néerlandais et le français. Tout comme on s'est assis sur le résultat de la consultation grecque de juillet 2015. Autrement, c'était début du détricotage de la zone euro.

Au sujet du mouvement social actuellement en cours, Myriam El Khomri a eu ces mots très contestés: « il n'est pas question que l'économie de notre pays soit prise en otage ». Ils sont pourtant incontestables: l'économie de notre pays est, depuis longtemps, en situation de captivité. Simplement, les rançonneurs ne sont pas forcément ceux que l'on croit.

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#2133 24-06-2016 12:26:33

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne


Un regard porté sur la carte du vote pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne montre que ceux qui ont fait basculer le scrutin sont bien les électeurs du nord de l'Angleterre et ceux du pays de Galles du sud. Ce sont des électeurs traditionnellement attachés aux travaillistes, ouvriers ou anciens ouvriers précarisés, qui ont choisi clairement, et contre la campagne de la majorité du Labour, le camp du Brexit. Un résultat semble illustrer ce fait : à Middlesbrough, le Labour avait recueilli 55 % des voix en 2015, ce 23 juin, le Brexit a obtenu 65,5 % des votes dans cette ville. Les exemples pourraient être légion. Ceci signifie que le discours de la gauche britannique du « Remain to change » (« rester pour changer ») n'a pas pris dans son électorat. Pourquoi ? Parce que l'UE n'a pas été capable de montrer qu'elle pouvait changer. De même, l'autre argument dominant de la gauche britannique, le « Remain to preserve » (« rester pour préserver » les droits des travailleurs) n'a pas convaincu.

Rien d'étonnant à cela. Quoiqu'en dehors de la zone euro, les électeurs britanniques des classes populaires ont constaté le traitement infligé par les autorités européennes aux pays en crise. La politique d'austérité aveugle et l'acharnement contre la Grèce ont affaibli le discours du Labour. Comment changer l'UE lorsque le référendum grec du 5 juillet 2015 a été non seulement ignoré, mais délibérément foulé aux pieds ? La politique économique de l'UE a été si peu éloignée de celle que mènent les Conservateurs britanniques depuis six ans dans la destruction des services publics, la libéralisation des marchés du travail, la réduction du droit des travailleurs, que l'argument d'un « socle » protecteur lié à l'UE n'a pas convaincu.

Là encore, c'est une question démocratique : l'UE n'est pas perçue comme capable de changer démocratiquement. Il vaut mieux donc en sortir pour peser sur des instances que l'on connaît. Mais c'est aussi une question économique et sociale : l'UE ne se soucie guère de ces populations oubliées et victime de la désindustrialisation au nom de la « destruction créatrice » et de la « bonne allocation des ressources ». Il est logique que ces populations ne se soucient guère de l'UE.

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#2134 25-06-2016 10:40:19

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La fédération syndicale des transports britanniques - RMT -  a appellé ses membres à voter pour la fin de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne :






    Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les travailleurs du rail. Les nouvelles politiques ferroviaires européennes sont conçues pour accélérer la privatisation et l’éclatement du rail. Cela signifiera aussi de nouvelles attaques contre les emplois et les conditions de travail. Les directives européennes rendront impossible le retour de l’ensemble des chemins de fer sous propriété publique.
   
Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les marins et les travailleurs « offshore ». L’UE a imposé le nivellement par le bas et le dumping social conduisant à décimer les marins du Royaume-Uni. Le même processus se produit maintenant dans le secteur « offshore ». Les directives européennes exigent également de soumettre à appels d’offres nos services publics de ferrys.
   
Quitter l’UE pour mettre fin aux attaques contre les droits des travailleurs. L’UE en faveur des travailleurs : c’est un mythe. En fait, l’UE développe un nouveau cadre politique pour remettre en cause les droits syndicaux, les négociations collectives, les protections des emplois et les salaires. Ce processus est en train d’être encore renforcé dans les pays qui ont reçu une « aide » de l’UE.
   
Quitter l’UE pour mettre fin à l’austérité. Si vous rejoignez une union, vous attendez de ses membres de se protéger mutuellement en temps de troubles. L’Union européenne a fait le contraire. Elle a utilisé la crise économique pour imposer aux États-membres l’austérité et les privatisations. Au lieu de protéger les emplois et les investissements, l’austérité version UE guide l’austérité version Royaume-Uni.
   
Quitter l’UE pour arrêter l’attaque contre notre Service national de santé. L’accord de partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP), qui est en train d’être négocié entre l’UE et les États-Unis, va faire le jeu des grandes firmes aux dépens des protections et organisations gouvernementales dont notre Service national de santé ! Les réglementations environnementales, le droit du travail, la sécurité alimentaire, les lois relatives à la protection des données personnelles et bien d’autres seront subordonnés au droit des grandes compagnies à réaliser des profits encore plus élevés.
   
Quitter l’UE pour soutenir la démocratie. Une large majorité des lois qui affectent nos vies sont maintenant élaborées dans l’UE et non plus au Royaume-Uni. Nous n’avons pas notre mot à dire sur ces lois. C’est ce que feu Tony Benn [représentant de l’aile gauche du Parti travailliste, décédé en 2014] disait en 1991…


Source :
http://solidarite-internationale-pcf.ov … me-uni-a-l

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#2135 27-06-2016 16:18:44

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La pétition pour un nouveau référendum sur le Brexit aurait été truquée.


La pétition en ligne réclamant un second référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne aurait été manipulée.

Le comité en charge de recueillir les pétitions a annoncé sur Twitter avoir retiré 77.000 signatures qui ont été ajoutées de manière frauduleuse.

    We have removed about 77,000 signatures which were added fraudulently. We will continue to monitor for suspicious activity.
    — Petitions Committee (@HoCpetitions) June 26, 2016

Selon les données relevées, certaines des signatures provenaient d’Islande, des îles Caïmans, ou encore de Tunisie.

Le comité a alors annoncé qu’un monitoring était mis en place pour éviter de nouvelles fraudes. Pour rappel, seuls les citoyens britanniques et les résidents du Royaume-Uni peuvent prendre part à la pétition.
Deux millions de signatures

Après la victoire serrée (51,9 %) en faveur du Brexit vendredi, la pétition en ligne réclamant un second référendum sur le maintien dans l’Union européenne a dépassé les deux millions de signataires peu après 19h00.

Le cap du million de signataires avait été atteint samedi avant midi.

Le gouvernement britannique est tenu de répondre à toutes les pétitions atteignant au moins 10.000 signatures. Si 100.000 signatures sont récoltées, la pétition doit être débattue au Parlement. Mais cet examen, sous forme d’un débat, n’engage à aucun vote ou aucune décision et ne peut en aucun cas remettre en question le résultat du référendum.

Les initiateurs de la pétition veulent que le gouvernement britannique organise un second référendum sur la question, le premier n’ayant pas atteint 75 % de taux de participation et aucun des camps n’ayant réuni 60 % des voix.

Source :http://www.lesoir.be/1250468/article/ac … te-truquee

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#2136 27-06-2016 22:44:55

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Une jeune franco-allemande, Chalotte Kude, pour la sortie de l'Union Européenne fait plaisir à voir pour sa clarté d'esprit et son optimisme :
https://www.youtube.com/watch?v=u--Eu_76Hpo

Vidéo de 2 mn 40s

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#2137 30-06-2016 18:42:31

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le Brexit ouvre la voie. - À qui le tour ?


Source : http://la-sociale.viabloga.com/news/le-brexit-ouvre-la-voie

Au lendemain du vote des ressortissants britanniques en faveur du Brexit, nous assistons à un déferlement de déclarations qui visent à nier l’évidence. En 24 heures une pétition spontanée recueillerait plus de 3 millions de signatures pour qu’un nouveau vote soit organisé. Dans les hautes sphères de Bruxelles et Strasbourg, on ne cache pas la volonté de réitérer le coup d’état réalisé en 2005 contre la France, contre l’Irlande en 2008, pour obtenir par tous les moyens une décision conforme à la volonté de l’oligarchie contre le vote du peuple souverain. La manipulation va bon train. Jusqu’à l’absurde. Aujourd’hui en Grande Bretagne comme hier en Irlande ou en France, les télévisions toutes chaines confondues s’en donnent à cœur joie. Micro trottoir après micro trottoir, on entend dire par des correspondant envoyés en mission dans les rues de Londres que « l’heure est au regret », que « les votants pour le Brexit n’avaient pas compris que cela signifierait la sortie de l’UE » (sic), que « nombreux sont ceux qui ont voté pour le Brexit sans en vouloir la victoire » (re sic), que la majorité des votants pour le « leave » désirait seulement que « reamain ne l’emporte pas de façon trop écrasante » (re, re sic).
Evidemment la réalité est beaucoup plus simple.

    Le vote des britanniques pour sortir de l’UE est d’abord celui des couches populaires, concentré dans les municipalités frappées par l’austérité. La crise politique qui touche le Labour en pleine décomposition n’est pas à chercher ailleurs. Ses électeurs, militants et sympathisants ont massivement voté contre la direction du parti en se prononçant pour le « Leave ».
    Le vote des britanniques est une défaite majeure de toute l’oligarchie qui n’a pas lésiné pour faire pression en faveur du maintien dans l’UE. Outre Cameron et Corbyn qui sur place ont tenu le rôle que les sommets de Bruxelles attendaient d’eux, Obama, Merkel, Hollande, et autres connaissent une défaite à la hauteur de l’engagement qui a été le leur dans la campagne qui s’est déroulée en Grande Bretagne.
    Le vote des britanniques est une défaite de la city et des banques. Une double défaite. D’abord électorale. Ensuite parce qu’apparaît clairement que la Grande Bretagne, contrairement à l’idée que les milieux d’affaires veulent propager, n’est pas seulement faite de salles de marchés.
    Le vote des britanniques est enfin une défaite de l’UE sur tous les plans dont celui d’actualité qui concerne la politique européenne migratoire qui à travers l’accord avec la Turquie vise à renvoyer chez eux les centaines de milliers de migrants qui fuient les guerres provoquées par les grandes puissances.

La question posée par le Brexit est politique. Tous les gouvernements, toutes les forces de « droite » comme de « gauche » sont affolées par l’irruption du peuple anglais sur la scène de l’histoire. Les déclarations de Hollande, Merkel et Renzi réunis en catastrophe n’ont d’autre signification. Le « risque » comme l’indiquent tous les commentateurs réside dans l’idée qui pourrait être donnée à d’autres peuples d’Europe de reprendre aussi en main leur propre destinée. Le problème n’est pas de savoir qui des français, des allemands, des grecs, des portugais, des espagnols, des italiens, etc… prolongera la décision du peuple britannique, mais quand. La question de la souveraineté populaire, droit des peuples à décider de leur propre destinée, à maitriser leur propre avenir, est incontournable et les menaces économiques, les pronostics les plus noirs, les difficultés annoncées –parfois à juste titre- ne peuvent rien y changer.

Dans tous les pays d’Europe le rejet de l’Union Européenne est chargé d’un contenu précis. En France, la loi El Kohmri qui se propose de liquider le droit du travail et les organisations syndicales, de nous ramener des décennies en arrière, n’est que l’application des directives européennes, comme cela a été le cas dans d’autres pays d’Europe sous des appellations différentes. Alors que les différents parlements nationaux passent leur temps à transcrire dans leur droit national les directives et traités européens, les oppositions à leur politique posent comme une question objective l’abrogation des traités européens, la rupture avec la BCE, l’Euro et la souveraineté monétaire, les pactes d’austérité et de responsabilité dictés par l’union européenne.
Les élections qui viennent de se tenir en Espagne au lendemain du Brexit indiquent que les ambiguïtés sont mortelles. Les médias ne peuvent là encore rien y changer. Ainsi Podemos a été présenté comme un parti différent de tous les autres sur la question européenne, susceptible donc de rafler la mise électorale. Mais l’électeur espagnol n’a pas mordu à l’hameçon dont le leurre était trop visible. Podemos en effet n’a rien de différent de tous les autres sur l’essentiel. Certes ses rangs sont fournis de réels militants qui ont, sur le terrain de l’opposition aux expulsions par exemple, fait leur preuve depuis la crise de 2008. Mais l’orientation de sa direction qui se résume au discours classique « d’une autre Europe, démocratique et sociale » ne trompe plus personne. Podemos a été électoralement victime de ce qui aujourd’hui secoue les sommets du Labour en Grande Bretagne. Jeremy Corbyn qui s’est prononcé pour le maintien dans l’union européenne, a basé sa position sur la nécessité de « réformer l’Europe ». Mais les britanniques ont affirmé à juste titre, sur la base de l’expérience collective, que cette Europe autour de l’union européenne n’est en rien réformable. Avec le Brexit ils ont signé un arrêt de mort à tout ce personnel politique porte- parole de l’oligarchie politico économique.

Cela nous amène à la France et aux positions des « eurosceptiques », du moins des membres de « la gauche de la gauche » présentés comme tels.

Pierre Laurent s’est prononcé contre le Brexit comme hier il soutenait –au nom du réalisme-les efforts de Tsipras pour faire passer tous les plans de rigueurs et d’austérité voulus par la Troïka au nom de l’union européenne. Sans commentaire donc.

Plus intéressante est la position de Jean Luc Mélenchon ou encore de Gérard Filoche. Si le second demeure attaché à l’union européenne au nom de l’Europe à condition d’un tournant social et démocratique, vieille rengaine sur laquelle il n’est là aussi pas utile de revenir, le premier veut afficher une position plus élaborée. Jean Luc Mélenchon a d’ailleurs raison dans l’intention. Etant un des dix candidats (plus peut-être) qui désire briguer les suffrages des français au nom de la gauche de la gauche aux prochaines présidentielles, il ne pourrait que bénéficier d’un effort de démarcation qui permettrait de le distinguer.uin

Mais que dit Jean Luc Mélenchon ? S’il est élu président de la république, il s’engage à aller voir madame Merkel, à renégocier les traités avec elle, et à organiser un référendum en France sur l’appartenance à l’union au cas où celle-ci serait inflexible. Ce discours est-il vraiment original ? C’est à peu de choses près celui que tenait François Hollande lorsque briguant les suffrages des français aux dernières élections il posait comme condition à la bonne marche européenne la « renégociation du traité Merkosy ». On a vu la suite. C’est aussi la même position que celle d’Alexis Tsipras avant les élections grecques au nom de Syriza. On a aussi vu la suite. Il serait sans doute erroné d’avoir une vision policière et complotiste de l’histoire, faite de traitres qui promettent avant l’élection et font l’inverse de leurs promesses après. Sur le terrain européen la machine mise en branle fait peser des pressions considérables qui ne supportent pas les atermoiements et les petits pas. L’union européenne n’est pas réformable, c’est du moins l’histoire qui nous l’enseigne. Dans ce contexte, seule une position claire et sans ambiguïté, pour la sortie de l’union européenne peut être compréhensible et soulever une perspective d’avenir.
Contrairement à toute la propagande qui veut assimiler le Brexit en Grande Bretagne, ou des décisions similaires ailleurs, dans d’autres pays européens, à un repli sur soi, guidé par un sentiment xénophobe et arriéré, un refus d’ouverture aux autres, la rupture avec l’union européenne signifie pour les peuples la possibilité de reprendre en mains leurs propres affaires, de décider pour ce qui les concerne en toute liberté, sans que les choix ne soit dictés pour servir des intérêts qui leur sont étrangers. A l’union européenne, construction politique faite pour servir le capital financier, étrangère à l’Europe des peuples, la Grande Bretagne pourrait ouvrir la voie à une Europe des nations libres, décidant librement entre elles des coopérations, des échanges, des projets communs. Quelle autre voie en effet pour relever les grands défis en terme d’écologie, d’emploi, de développement, les grands défis humanitaires posés à l’Europe dans son ensemble que celle de la souveraineté populaire et nationale dans tous les domaines ?


Jacques Cotta
Le 28 juin 2016

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#2138 03-07-2016 15:31:00

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Brexit, loi El Khomri, impasse de l'Union Européenne (I)


Source : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2016/06/25/brexit-loi-el-khomri-impasse-de-l-union-europeenne-i-51684.html

Le 25 juin 2016, 5 minutes (Luxembourg) écrit « Le Brexit vu par Jean-Claude Juncker. Ce n'est pas la fin de l'Union Européenne », et annonce une « réunion de crise » entre les ministres des affaires étrangères des six « pays fondateurs » de la CEE : Allemagne, France, Italie et pays du Benelux. De son côté, Le Monde rapporte notamment ce 25 juin « Le "Brexit", une arme contre Podemos en Espagne », évoquant une offensive électorale du Parti Populaire de Mariano Rajoy, du Parti Socialiste (PSOE) et de Ciudadanos contre Podemos qu'ils présentent comme une incarnation du « populisme ». En même temps, un éditorial dans Le Monde porte le titre « "Brexit" : le vote des malmenés de la mondialisation ».

Sur son site, la CGT proclame soudain « L’urgence est à l’Europe sociale ! » après avoir gardé le silence pendant quatre mois, ensemble avec les autres directions syndicales, sur le rôle de la mondialisation et de la Commission Européenne dans la genèse de la loi El Khomri. Curieusement, comme les partis espagnols qui attaquent Podemos, la CGT s'en prend à sa façon au « populisme ». D'après son texte précité du 24 juin, la politique menée dans le cadre de la « construction européenne » aurait « ouvert en grand la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes ». Un surprenant amalgame, de la part d'une organisation syndicale comme la CGT. Les dirigeants de ce syndicat ignoreraient-ils que la « construction européenne » n'a jamais été dans la réalité autre chose que la « construction » du capitalisme à l'échelle continentale, impliquant des puissances coloniales dont l'impérialisme date du XIXe siècle et a été notamment à l'origine de deux guerres mondiales suivies encore de guerres coloniales ? Et si les « problèmes » posés par la « construction européenne » et la mondialisation du capitalisme étaient bien connus des directions syndicales, pour quelle raison n'ont-ils pas été dénoncés devant les citoyens par les appels intersyndicaux tout au long des quatre mois de mobilisations contre le projet de loi El Khomri qui n'est qu'une conséquence très directe de ces « problèmes » ?

Même dans un message du 24 juin à l'adresse des organisations syndicales belges, les directions syndicales françaises persistent à garder le silence sur le rôle du grand capital mondialisé et des instances de l'Union Européenne. Et qui, au niveau syndical, dénonce la libre circulation des capitaux ? Simultanément, dans un communiqué de presse du 24 mai intitulé « Le vote Brexit – l'UE doit agir pour améliorer le sort des travailleurs », la Confédération Européenne des Syndicats (CES) dont font partie la CFDT, la CGT, la CFTC, FO et l'UNSA, diffuse une déclaration de son secrétaire général qualifiant le Brexit de « jour sombre pour l’Europe et pour la Grande-Bretagne ». Que penser d'une telle prise de position, qui comporte une défense tacite de l'Europe - puissance et du grand capital rassemblé à l'échelle continentale ?



Le Brexit est-il autre chose que l'aboutissement de la passivité de longue date et de l'esprit de « participation » permanent de la part des organisations syndicales et des « gauches de la gauche » à l'égard des instances de l'Union Européenne ? À commencer par la lamentable période de la « gauche plurielle » de Lionel Jospin.

Quant à la libre circulation des capitaux, la caution syndicale et de la part des prétendues « gauches combatives » a été et reste également permanente. Aucune revendication à son encontre n'a été avancée tout au long des quatre mois de mobilisations contre la loi El Khomri. Pourquoi une telle attitude ?

On peut être surpris par le comportement des directions syndicales avant et après le Brexit. Silence radio à propos du grand capital mondialisé et du rôle de l'Union Européenne, pendant rien de moins que quatre mois, dans les communiqués intersyndicaux appelant à des mobilisations contre la loi El Khomri. Et soudain, des larmoiements le lendemain du Brexit.

Alors que précisément, la question de la politique sociale à l'échelle européenne présente un lien direct avec la loi El Khomri, la stratégie européenne en la matière étant directement à l'origine de ce projet de loi. Comment, dans ces conditions, comprendre que le rôle de la Commission Européenne n'ait pas été évoqué par les appels intersyndicaux tout au long des quatre mois de mobilisations ?

Pire, la silence autour de la libre circulation des capitaux et ses implications directes pour la loi El Khomri persiste. Que valent, dans ces conditions, les discours sur « l'Europe sociale » ? ou s'agirait-il d'une « Europe sociale » sans « trop déranger » les milieux financiers et les grandes multinationales ?

Quel est, dans la pratique, le degré réel d'indépendance de la Confédération Européenne des Syndicats et des organisations syndicales françaises par rapport au grand capital européen ? Comment comprendre que les appels intersyndicaux n'aient pas cherché à susciter parmi les citoyens une réflexion conséquente sur la stratégie du grand capital mondialisé dont le grand capital européen est une composante essentielle ?

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#2139 07-07-2016 09:02:26

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bonjour, je n'ai pas beaucoup de temps pour essayer de croiser les sources, mais après l'assassinat de Joanne ( Jo ) Cox, Nigel Farage et les membres de sa famille ont été menacé de mort.

Voir les déclarations de Nigel Farage dans l'article du Daly Express :

http://www.express.co.uk/news/politics/ … esignation


Je ne suis pas en accord avec les propos ultra-libéraux de Nigel Farage.

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#2140 12-07-2016 17:31:41

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Vidéo de l'analyse du Brexit par Sthatis Kouvélakis, un entretien avec Gérard Mermet de juillet 2016.
Stathis Kouvélakis est un ancien membre de Syriza maintenant opposé à la « construction » européenne, la photo d'illustration date de 2012.
http://pix.toile-libre.org/upload/original/1468336842.png
La photo est cliquable pour ouvrir la vidéo dans une autre fenêtre ou bien si vous voulez voir via le site youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=_qnShb4MOEg       Durée : 11 mn 27 s


   

Régis Debray - Les « Pères de l’Europe » étaient sûr d’aller dans le sens de l’histoire, qui relevait en réalité d’une bévue d’ordre métaphysique. D’où nous est venu une « construction européenne » à contresens. Leçon de choses pour nous rappeler la prééminence du symbolique sur l’économique. durée : 1h 0 mn 16 s - ALLONS AUX FAITS - France Culture :
http://rf.proxycast.org/1183791381466849280/15772-08.07.2016-ITEMA_21028766-0.mp3

Dernière modification par gilles (12-07-2016 18:06:24)

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#2141 11-08-2016 14:14:48

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Je suis favorablement impressionné par la veille politique effectuée par Jean-Luc Mélenchon :

https://www.les-crises.fr/un-nouveau-tr … melenchon/

mais je suis étonné qu'il n'en tire pas les conséquences avec son slogan final inadéquat : « L'Union Européenne, on la change ou on la quitte ! » Tsipras a-t-il changé l'orientation austéritaire de la zone euro comme il l'avait promis ? Alors Jean-Luc ? Fais plus que de la veille, fais encore un effort pour être conséquent.

Dernière modification par gilles (11-08-2016 14:19:08)

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#2142 12-08-2016 14:37:00

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Les pays africains victimes du libre-échange imposé par l'UE, une autre raison de sortir de l'UE.

Un article d'Afriques en Lutte :

http://www.afriquesenlutte.org/afrique- … re-les-ape




Le Sénégal a accepté de signer les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne, selon le président Macky Sall et son ministre de l’Economie et des Finances.

Mais ces Accords sont un véritable marché de dupes, proposé aux pays africains, car ils visent à leur imposer le « libre-échange ». Or, la CEDEAO et l’Union européenne sont deux entités séparées par un fossé infranchissable, sur le plan économique et financier. En effet, il faut retenir que l’Union européenne est :

• la première puissance économique du monde, avec un produit intérieur brut (PIB) de plus de 23% du PIB mondial en 2014 • la première puissance commerciale, avec plus de 16% du commerce mondial • la première puissance agricole, incarnée par la politique agriculture commune (PAC)

A l’opposé, la CEDEAO :

• Est classée au 20e rang mondial, avec un PIB de 674,3 milliards de dollars en 2013, soit environ 4% de celui de l’UE

• 11 des 15 pays membres sont classés comme « pays les moins avancés » (PMA), c’est-à-dire parmi les plus « pauvres » du monde. Comment peut-on alors imaginer possible le « libre-échange » entre l’UE et la CEDEAO ?

En vérité, les conséquences de la mise en œuvre des APE seront dévastatrices pour le Sénégal et les autres membres de la CEDEAO

• Leur agriculture sera noyée par les exportations européennes. Avec comme conséquences la ruine de millions de paysans et de producteurs agricoles, la fin des politiques de souveraineté alimentaire et l’accentuation de la dépendance alimentaire

• Leur secteur industriel sera anéanti, incapable de soutenir la concurrence de multinationales ayant de puissants moyens financiers et logistiques. D’autant plus que les entreprises européennes bénéficieront du statut de « traitement national », leur permettant d’être traitées sur le même pied d’égalité que les entreprises africaines !

• Il y aura une véritable hypothèque sur leur industrialisation à long terme

• Les pertes considérables que subiront les budgets des Etats, par suite de la baisse drastique des recettes douanières, les rendront encore plus dépendants « d‘aides budgétaires », entraînant ainsi la perte du peu de souveraineté qui leur reste. Si le géant nigérian a refusé de signer, c’est pour épargner à ses paysans, industriels et citoyens le sort peu enviable que leur réservent les APE Au Sénégal, pour éviter un tel sort à nos paysans, entreprises et citoyens, il faut s’opposer à la ratification et à la mise en œuvre des APE ! Nous appelons les partis politiques, leurs représentants à l’Assemblée nationale, les membres des mouvements sociaux, des organisations de la société civile, les citoyennes et citoyens de tout bord, à signer cette pétition pour dire avec force : NON AUX APE !

Premiers signataires :

Demba Moussa Dembélé, économiste, président d’ARCADE Ndongo Samba Sylla, économiste, chercheur à la Fondation Rosa Luxemburg Honorable Député Cheikhou Oumar Sy, Assemblée nationale, Sénégal Honorable Député Thierno Bocoum, Assemblée nationale, Sénégal Pr. Pierre Sané, ancien sous-directeur de l’UNESCO, président de Imagine Africa Institute Pr. Babacar Diop « Buuba », Université Cheikh Anta Diop Dr. Dialo Diop, Secrétaire général du RND Amacodou Diouf, président du CONGAD, président de AHDIS Elimane Haby Kane, président de LEGS Africa Bruno Sonko, économiste, chercheur à la Fondation Rosa Luxemburg Fadel Barro, Coordonnateur de « Yen a marre » Boubacar Boris Diop, écricain, lauréat du Prix du président de la République pour les lettres Mamadou Mbodji, Coordonnateur du M23 Alassane Guissé, Délégué général de Yooni Askanwi Pr. Seydi Ababacar Ndiaye, Secrétaire général du SAES, UCAD Pr. Idrissa BA, enseignant-chercheur, UCAD Pr. Felwine Sarr, économiste, écrivain, UGB Pr. Coumba Ndoffène Diouf, UCAD Amadou Ka nouté, Directeur exécutif de CICODEV-Afrique Lamine Diop, statistien-économiste, ancien directeur de la Statistique Pr. Thierno Dop, CESTI, UCAD Chérif Salif Sy, économiste, ancien Conseiller du président de la République Pr. Cheikh Kassé, enseignant-chercheur, UCAD Mouhamadou Tidiane Kassé, journaliste, éditeur, consultant média et formateur

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#2143 17-08-2016 12:16:57

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Les activités des fondations liées à l'Open Society Institute pour neutraliser l'opposition de gauche aux mécanismes d'intégration UE.

Extrait de http://lesakerfrancophone.fr/comment-combattre-soros

**********************
Soros prétend combattre l’aile droite et les éléments conservateurs dans le monde en finançant les partis et mouvements de gauche et les partis sociaux-démocrates. C’est en fait un écran de fumée très habile qui sert à cacher qu’on ne promeut pas la gauche, mais qu’on la contrôle. Carl Gershman, président de longue date de la NED, fondation très liée à la CIA, a commencé ses activités anti-communistes pour le compte de la CIA comme directeur exécutif des Social Democrats USA (SDUSA), un parti ostensiblement de centre-gauche. SDUSA fut un moyen pour la CIA de contrôler les hommes de gauche modérés pour faire échec à l’influence des marxistes et des communistes au sein du Parti démocrate et des syndicats. La même tactique fut employée par Soros pour promouvoir le Democratic Leadership Council (DLC) qui a soutenu des politiciens pro-business, néo-conservateurs et néo-libéraux comme Bill et Hillary Clinton contre les politiciens démocrates anti-Wall Street et de sensibilité sociale. Aujourd’hui, on appelle cette manœuvre de Soros la Troisième voie.

Soros a réussi à infiltrer et à neutraliser un grand nombre de partis de gauche dans le monde et particulièrement ceux qui en Europe avaient critiqué les institutions et l’évolution de l’Union Européenne. Le parti Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, les Cinq Étoiles en Italie sont maintenant connus comme des Sorosites (ou des parasites), qui, comme leurs homologues trotskystes du siècle dernier, sont seulement intéressés à manœuvrer les mouvements de gauche pour qu’ils oublient leurs principes de base. Syriza, qui est arrivé au pouvoir sur un programme de rejet de l’austérité imposée par l’Union européenne, a très vite retourné sa veste pour approuver chaudement cette austérité. Podemos en Espagne fera de même si elle intègre un futur gouvernement. Tel un cancer mortel, Soros infiltre un organisme politique, l’infecte, et finalement le tue.
**********************

Je commenterai ce texte.

Je commence à le commenter le vendredi 16 septembre  :

Pour ce qui est de Carl Gershman et ses activités anti-communistes au SDUSA, puis à la NED, puis ses activités anti-russes, il n'y a qu'à taper son nom sur un moteur de recherche pour vérifier que c'est vrai. Par exemple pour les activités anti-russes :
https://consortiumnews.com/2014/02/27/a … gn-policy/


Pour les activités anti-communistes qu'il  a mené en tant que responsable au SDUSA ( Social-Democrate of USA ) on peut lire sur wikipédia en anglais :

https://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Gers … _and_SDUSA

Acting as YPSL's Vice Chairman at its 1972 December Conference, he wrote a thirteen-page, singly spaced, international-affairs document which called for the Cuba's Castro regime to stop funding guerrilla movements and also for its "loosening the bonds" of repression; it was approved and an alternative document calling for the U.S. to recognize Cuba's government was defeated. YPSL criticized the "New Politics" led by George McGovern, which had lost 49 of 50 states to Richard Nixon in the 1972 election.

At the Socialist Party Convention in December 1972, he introduced the international program, which was approved by a two to one vote; the losing alternative, proposed by Michael Harrington, called for an immediate withdrawal of U.S. forces from Vietnam, while the majority resolution called for a negotiated peace settlement.

Je traduis correctement ce texte dès que je peux. Pour la neutralisation des partis de gauche, il faudrait essayer de vérifier l'action des fondations liées à Georges SOROS, mais bien entendu, il y a aussi beaucoup d'autres causes que l'action des fondations liées à Georges SOROS.

Dernière modification par gilles (16-09-2016 20:54:43)

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#2144 30-10-2016 09:53:16

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Les activités de Carl Gershman, président de longue date de la NED, fondation très liée à la CIA, qui a commencé ses activités anti-communistes pour le compte de la CIA comme directeur exécutif des Social Democrats USA (SDUSA).


Traduction de
Acting as YPSL's Vice Chairman at its 1972 December Conference, he wrote a thirteen-page, singly spaced, international-affairs document which called for the Cuba's Castro regime to stop funding guerrilla movements and also for its "loosening the bonds" of repression; it was approved and an alternative document calling for the U.S. to recognize Cuba's government was defeated. YPSL criticized the "New Politics" led by George McGovern, which had lost 49 of 50 states to Richard Nixon in the 1972 election.

At the Socialist Party Convention in December 1972, he introduced the international program, which was approved by a two to one vote; the losing alternative, proposed by Michael Harrington, called for an immediate withdrawal of U.S. forces from Vietnam, while the majority resolution called for a negotiated peace settlement.


Carl Gershman agissant comme vice-président de la Ligue des Jeunes Socialistes à leur congrès de décembre 1972, écrit une brochure de 13 pages concernant les affaires internationales qui demande au régime de Castro d'alléger la répression et d'arrêter de financer les mouvements de guérilla. Ce document fut approuvé et un autre document demandant au gouvernement américain de reconnaître le gouvernement cubain ne fut pas approuvé. La Ligue des Jeunes Socialistes a critiqué la "nouvelle politique" menée par George McGovern, qui avait perdu 49 des 50 États contre Richard Nixon dans l'élection de 1972.

Au congrès du Parti Socialiste de décembre 1972, il a présenté un programme international qui a été approuvé à 66 %. L'autre programme, proposé par Michael Harrington, demandait le retrait immédiat de l'armée américaine au Vietnam, tandis que le programme majoritaire demandait un accord de paix négocié.


C'est assez clair : Carl Gershman est de gauche en théorie, mais dans les faits il est anti-communiste, il parle de régime de Castro au lieu du gouvernement cubain, lui demande d'arrêter de financer les guérillas, il est contre le retrait sans conditions de l'armée amériacine du Vietnam, il est dans la ligne gouvernementale US, c'est un sous-marin du gouvernement US dans la Ligue des Jeunes Socialistes.

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#2145 30-10-2016 10:14:58

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Participez à la publication de l'essai : « 30 bonnes raisons de sortir de l'Europe »

Bon l'auteur s'est trompé, c'est « 30 bonnes raisons de sortir de l'UE », puisque l'Europe est une notion géographique et que pour pour sortir de l'Europe, il faut partir et changer de continent ! Tandis qu'il est possible et souhaitable de sortir de l'Union Européenne parce qu'il s'agit d'une organisation politique qu'il est possible de quitter ou dissoudre. Mais bon ! Ceci a l'air intéressant :



http://www.ho-editions.com/editionparti … -de-lessai

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#2147 14-11-2016 19:45:41

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Stathis Kouvélakis donne son point de vue sur l'enchaînement des évènement en Grèce, le rôle joué par les institutions UE : Commission, Eurogroup, BCE, quelles stratégies pour y échapper …

Est-ce que je dois encore présenter Stathis Kouvélakis ? Professeur de philosophie au King's College de Londres, ex-membre de Syriza, membre d'Unité Populaire, un nouveau parti issu de la gauche de Syriza dont beaucoup de membres sont favorables à la sortie de l'euro et de l'UE. Il est ici interrogé par Aude Lancelin, j'ai toujours un petit choc dans la région du coeur quand je la vois, et par Alain Badiou.


Durée : 1h 29 mn 07 s Youtube ID = 9C1ijlS5hyo
https://www.youtube.com/watch?v=9C1ijlS5hyo

Ou cliquez sur l'image pour lancer la vidéo et faites circuler parmi vos proches :


https://i.ytimg.com/vi/9C1ijlS5hyo/maxresdefault.jpg

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#2148 24-11-2016 21:58:08

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Les mobilisations contre la loi El Khomri ont échoué, notamment, parce qu'elles ont systématiquement passé sous silence la dimension européenne de cette affaire. La loi El Khomri ressemblait à des mesures prises ou en préparation dans les autres pays de l'Union Européenne et, en réalité, n'est que la suite de l'exécution des accords du Conseil Européen de Barcelone de mars 2002.

Des mobilisations de dimension européenne auraient été nécessaires, à commencer par des actions communes France - Belgique (la Belgique se trouvant simultanément confrontée à un projet de loi analogue). Mais sur la dimension européenne de l'affaire, les communiqués intersyndicaux ont systématiquement gardé le silence.

Le Conseil Européen de Barcelone s'est tenu sous la "gauche plurielle" de Jospin, juste avant les élections présidentielles de 2002. Le droit du travail, les prestations sociales, les retraites... en ont été les cibles. Deux ans plus tôt (mars 2000), une stratégie de marchandisation et privatisation de l'éducation avait été adoptée (également sous Jospin) au Conseil Européen de Lisbonne.

C'était une période où, en France, la "gauche de la gauche" faisait partie du gouvernement.

Et c'est sous une présidence européenne française "de gauche" (Jacques Delors), que l'Acte Unique Européen avait été adopté déjà en 1986 (sous Mitterrand, donc). Qui en parle, alors que cet Acte contient déjà les ingrédients de base de la stratégie de casse sociale développée par la suite ? Et quelle mobilisation politique et syndicale s'y est opposée en temps utile ?

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#2149 29-11-2016 17:55:37

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Fillon ne fait que vouloir appliquer la ligne décidée par l'UE :


http://la-sociale.viabloga.com/news/fil … ou-juncker



Extrait :
Fillon veut aller au bout de ce qui a été engagé par les gouvernements Hollande. Au bout de la loi El Khomry, qu’il veut prolonger, au bout de la mise en cause des retraites, au bout de la liquidation des services publics, au bout du projet Note-Dame des Landes et des « partenariats publics-privé », au bout de l’attaque contre les fonctionnaires et en particulier les enseignants et au bout de la destruction de la Sécu au profit des « mutuelles », c’est-à-dire des assurances privées, toutes choses engagées d’ores et déjà. Par exemple, Fillon, si par malheur il était élu, s’appuierait tout simplement sur le dispositif des mutuelles obligatoires mis en place par Hollande-Touraine. Les 22 000 lits d’hôpital à supprimer d’ici 2018, ce n’est pas Fillon qui les as inventés. La mise en cause des professeurs, c’est déjà le décret Hamon (appuyé par la FSU) qui l’a engagée. Bref Fillon est dans la même logique que l’actuel gouvernement mais veut seulement la pousser au bout et l’aggraver. Les pitoyables campagnes du PS sur le thème « au secours la droite revient » n’y pourront rien.

Pourquoi en est-il ainsi ? Tout simplement parce que Fillon propose que la France devienne le premier de la classe dans l’application des directives européennes et du pacte de stabilité. Il veut mettre en œuvre tout ce que notre gouvernement « socialiste » a voté à Bruxelles. Rien de plus ! Critiquer Fillon et soutenir Juncker, c’est se moquer du monde. C’est pourquoi ceux qui caractérisent Fillon comme « souverainiste » disent n’importe quoi. Ce n’est parce que Fillon, homme aux fidélités successives, a été jadis proche de Seguin qu’il défendra la souveraineté nationale, notamment contre Merkel dont il promet d’être un fidèle.

Bref, ce n’est pas avec des injures (« Fillon-Pétain ») et des absurdités que l’on pourra combattre Fillon, mais en opposant une ligne politique claire, tout aussi claire et aussi franchement favorable aux travailleurs dépendants et indépendants, que l’est la ligne Fillon en faveur des privilégiés et du capital.

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#2150 01-12-2016 15:48:32

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Conférence internationale du Réseau Européen de Recherche sur les Politiques Économiques et Sociales les 2 et 3 décembre 2016: European Research Network on Social and Economic Policy



Présentation de la conférence par les organisateurs :

Les 2 et 3 décembre 2016, l’équipe parisienne d’EReNSEP* organise une conférence internationale intitulée «La France et l’Europe après le Brexit». L’ère de la mondialisation capitaliste, de la financiarisation de l’économie et de l’adhésion aveugle aux marchés touche à sa fin. Les exigences de rétablissement d’un contrôle public des marchés, de restructuration et de démocratisation de l’État, de résolution des défis écologiques et de renforcement de l’économie sociale ne cessent de croître. Ces questions seront au centre des discussions lors de cette rencontre.

L’Europe est entrée dans une période critique. L’échec de l’Union économique et monétaire est un fait irrémédiable, les économies européennes sont en berne, la colère et l’indignation montent chez les travailleur-euse-s. Malheureusement, à ce jour, c’est principalement l’extrême-droite, voire le fascisme, qui bénéficie de cette situation. La gauche européenne paie le prix de sa malheureuse acceptation de l’idéologie européaniste, de son adhésion à l’Union européenne et à l’Union économique et monétaire, de sa résignation implicite au mantra néolibéral du «Il n’y a pas d’alternative».

Les nuages s’amoncellent au-dessus de l’Europe, et la France sera probablement l’un des épicentres de l’orage à venir. Mais il est encore temps pour la gauche de reprendre la direction des évènements. Pour cela, il est urgent qu’elle renouvelle son discours, ses pratiques et ses propositions économiques, sociales et politiques.



http://www.erensep.org/index.php/en/events/250-la-france-et-l-europe-apres-le-brexit

Bonne initiative, mais trop tardive pour beaucoup de gens qui sont allés réfléchir ailleurs. Le temps perdu d'une partie de la gauche risque d'avoir du mal à être rattrapé.

Dernière modification par gilles (01-12-2016 15:58:38)

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#2151 05-12-2016 08:38:22

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La victoire du « non » et la défaite de Renzi



La victoire massive du « non » au référendum italien, avec plus de 59% des suffrages, vient de déclencher le mécanisme d’une bombe à retardement au sein de la zone euro et de l’Union européenne. L’ensemble des facteurs d’instabilité et de crise qui marquent cette zone va ressurgir à l’occasion de ce vote. Nous allons assister au déploiement d’un drame en plusieurs actes.


Une défaite pour Matteo Renzi
Le premier acte en est indiscutablement la démission du Premier-ministre italien, M. Matteo Renzi. Ce dernier était vu par les responsables des institutions européennes et par les dirigeants des principaux pays de l’Union européenne, comme un garant des réformes à imposer à l’Italie. Or, et la campagne référendaire l’a montré, ce sont ces réformes qui ont mobilisé les électeurs pour le « non ». Renzi a commis l’erreur de vouloir faire de ce vote un plébiscite de sa politique. Elle a été nettement rejetée. Or, sa politique, et ce fut aussi largement dit dans la campagne, était l’application à l’Italie du cadre disciplinaire conçu à Bruxelles et à Berlin. La victoire du « non » est ainsi directement une défaite pour les européistes d’Italie et d’ailleurs.

Il n’est pas dit que des élections immédiates suivent la démission de Renzi. Il peut « gérer les affaires courantes » pendant plusieurs semaines, ou le président de la république italienne peut tenter une formule de replâtrage avec un des ministres du gouvernement de Renzi. L’idée étant de « tenir » jusqu’en 2018 et d’éviter des élections anticipées. Il est peu probable cependant qu’un gouvernement de transition tienne plus que quelques mois. Des élections sont donc à venir en 2017 en Italie.




La montée des tensions dans la zone Euro
Mais, la situation de l’Italie est aujourd’hui à un point critique pour ce qui concerne son économie et ses banques. Le Monte dei Paschi di Siena, la plus ancienne des banques italiennes, doit émettre 5 milliards de titres cette semaine. Dans le contexte politique créé par l’échec cuisant du référendum, cela ne se fera pas sans difficultés. Plus globalement, le plan – fort complexe – de règlement du problème des mauvaises dettes accumulées dans le système bancaire italien est lui aussi mis en cause. On sait que pour le Monte dei Paschi di Siena ces dettes se montent à 27,7 milliards. Le deuxième acte se jouera sur l’économie et il faudra suivre dans les jours qui viennent comment évolueront les taux de la dette à dix ans de l’Italie. Ce pays est, après la Grèce, le plus endettée de la zone euro. Or, l’Allemagne refuse tout sauvetage global du système bancaire italien, tout comme elle refuse un règlement global de la dette grecque par la voie d’une annulation d’une partie de ces dettes, ce qu’exige désormais le FMI. La combinaison de ces deux problèmes, la situation italienne et le bras de fer entre l’Allemagne et le FMI sur la Grèce, est grosse d’une nouvelle crise de l’euro.


Vers un changement majeur en Italie ?
Le troisième acte se jouera devant les électeurs italiens. Les élections à venir en Italie, et bien des choses ici dépendent de la volonté non seulement des partis au pouvoir mais aussi de certains partis d’opposition, vont probablement montrer des changements importants. Si les élections devaient avoir lieu rapidement, il est probable que le M5S de Beppe Grillo aurait une large majorité au Parlement, voire une majorité absolue. C’est pour cela que les élites au pouvoir ont une telle peur de ces élections. Si ces dernières sont repoussées de 6 mois, voire de 9 mois, la possibilité que la Ligue de Salvini (ex Ligue du Nord) prenne de l’ampleur n’est pas à écarter. Le système électoral italien est complexe, et le jeu des partis l’est encore plus. Mais, une chose est claire : le consensus austéritaire et européiste est en train de se fracturer. A l’horizon se profile la question du maintien, ou non, de l’Italie dans la zone euro. Le débat est plus avancé qu’il ne l’est en France. Un nombre grandissant d’acteurs et de responsables a compris que l’Italie DOIT sortir de l’euro. Mais, le problème pour eux est de savoir comment.

Cela implique, et c’est le quatrième acte, que les conséquences pour la France seront importantes. Je l’ai déjà écrit. En un sens, la défaite de Renzi est aussi la défaite de l’austérité, et donc celle de Fillon. Il faudra voir comment ce dernier va réagir et s’il va recomposer son projet économique. Mais, en tout état de cause, la victoire du « non » au référendum italien ouvre un espace important aux forces qui en France contestent l’euro et l’union européenne.


Source secondaire : http://tendanceclaire.org/breve.php?id=21692
Source primaire : https://russeurope.hypotheses.org/5493

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#2152 10-12-2016 21:40:06

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Comprendre et soutenir le Brexit pour préparer le Frexit




Le vote des Britanniques pour la sortie de l'Union européenne a sonné comme un coup de tonnerre. Ce sont les classes populaires qui ont voulu le Brexit, signifiant ainsi leur refus des politiques néolibérales menées avec violence depuis des décennies.

Mais la route est longue pour atteindre la sortie effective. Les obstacles se multiplient. Les classes dirigeantes rechignent. L'article 50 du Traité de Lisbonne se révèle, comme le Pardem ne cesse de le dire depuis des mois, inefficace et dangereux.

Antony Coughlan, irlandais, directeur de The National Platform EU Research and Information Centre, professeur associé émérite au Trinity College Dublin,  était invité à l'Université d'automne du Pardem en novembre 2016. Il explique notamment qu'après la Grande-Bretagne l'Irlande, à son tour, devra sortir de l'Union européenne.

Jacques Nikonoff, rappelle la position de soutien au Brexit du Pardem et revient sur quelques faits marquants et les positions de Charles de Gaulle.

Pour voir et écouter les vidéos cliquez sur les liens :

Introduction de Jacques NIKONOFF - Le Brexit, processus, conséquences.
https://youtu.be/kd76OyqSoEc

Intervention d'Antony COUGHLAN - Le Brexit, processus, conséquences.
https://youtu.be/AwpZmfFE8OA

Échange avec salle - Le Brexit, processus, conséquences.
https://youtu.be/CBJyOrJhtfE

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#2153 06-01-2017 10:06:51

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Les "Loi Travail" imposées par l'UE et le FMI :
http://www.cadtm.org/Podcast-du-LCD-Tour-d-Europe-des
Le podcast en lui-même dure 55 mn.


La tyrannie de classe UE ( poliment dénommée déficit de démocratie ) en Grèce et par ricochet dans l'ensemble des pays différents de l'UE : http://www.cadtm.org/Grece-democratie-introuvable


De 2014, Jacques Nikonoff dit ce qu'il pense des élections européennes et de l'Union Européenne :
https://www.youtube.com/watch?v=12_0nV6ns1w       Durée 47 mn

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#2154 07-01-2017 16:33:51

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La Banque centrale européenne injecte des milliards dans les multinationales les plus polluantes.


par Olivier Petitjean 20 décembre 2016




La Banque centrale européenne (BCE) a lancé début 2015, après des mois de tergiversations, un programme de quantitative easing (« littéralement, « assouplissement quantitatif ») pour contrer la spéculation sur les dettes souveraines et conjurer le spectre d’une déflation. Conçu comme une réponse à la crise qui perdure depuis 2008, ce dispositif permet d’acheter des actifs avec de la monnaie spécialement créée, donc d’injecter de l’argent dans les circuits de l’économie pour tenter de la relancer. Jusqu’à présent, il s’agissait principalement de racheter des obligations souveraines – les dettes des pays membres – et de prêter de l’argent à faible taux aux grandes banques du continent. Mais depuis juin dernier, la BCE s’est également lancée dans le rachat d’obligations d’entreprises, via six banques centrales nationales dont la Banque de France.

Or selon les analyses de l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO), la liste des bénéficiaires de ce programme de rachat d’obligations d’entreprises est largement dominée par l’industrie pétrolière, suivie de près par les industries de l’automobile et des autoroutes, mais aussi du luxe, de l’armement et des casinos. Pour CEO, il s’agit « fondamentalement d’une forme de subvention accordée aux plus grands acteurs du marché européen ». Au 25 novembre dernier, pas moins de 46 milliards d’euros ont déjà été injectés dans ce programme. La somme pourrait atteindre 125 milliards d’ici septembre 2017 !

« Il est impossible de justifier ces investissements »

Cette injection de « liquidités » dans l’économie européenne ne servira pas à améliorer la qualité de vie des citoyens du continent, ni à amorcer une transition vers un modèle de développement moins polluant. Le manque de transparence de la BCE ne permet pas de connaître les montants en jeu, mais CEO est en mesure d’identifier les principaux bénéficiaires du programme (voir la liste détaillée ici). On y retrouve les grands groupes pétroliers et énergétiques européens : Shell a bénéficié de onze opérations d’achats d’obligations, seize pour la compagnie pétrolière italienne Eni, ou sept pour Total. 53% des bénéficiaires espagnols du programme d’achat d’obligations et 68% des bénéficiaires italiens représentent le secteur gazier !

Bref, souligne CEO, la Banque centrale européenne démontre « un intérêt privilégié pour les entreprises qui contribuent le plus au changement climatique », en contradiction avec les objectifs climatiques affichés par l’Union et ses États membres. Même constat en ce qui concerne le secteur des autoroutes et l’industrie automobile, elle aussi favorisée avec quinze opérations pour Daimler et BMW, sept pour Volkswagen, trois pour Renault. Sans parler des opérations encore plus troublantes, comme les rachats d’obligations de Ryanair – une compagnie aérienne régulièrement dénoncée pour ses pratiques fiscales et ses atteintes aux droits des travailleurs –, du secteur du luxe avec LVMH, d’une entreprise d’armement comme Thales, ou encore de Novomatic, spécialisés dans les jeux d’argent et les casinos.

Explications de la BCE [1] : ses rachats d’obligations ne visent que des « objectifs monétaires ». Pour Kenneth Haar, qui a réalisé l’étude du CEO, il serait temps d’introduire d’autres critères. « De quelque manière que l’on considère les choses, il est impossible de justifier ces investissements. Cela aurait été tellement plus sensé d’utiliser ces milliards d’euros pour créer des emplois dans des secteurs favorables à l’environnement. »

Olivier Petitjean

Source :
  http://www.bastamag.net/La-Banque-centr … prises-les

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#2155 29-01-2017 14:10:11

gilles
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#2156 05-02-2017 12:24:16

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

« Pour les institutions de l'Union Européenne la vie des personnes est moins prioritaire que la bonne santé de l’industrie chimique »


L’Union européenne n’a toujours pas réglementé l’usage des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques aux effets sanitaires colossaux utilisées dans de très nombreux produits de consommation courante. Malformations, cancers, obésité... Les perturbateurs endocriniens sont pourtant à la source de bien des maux. Ce retard, qui vient d’être condamné par la justice européenne, ne doit rien au hasard. Les industries de la chimie, des pesticides ou du plastique pratiquent un lobbying intensif, et entravent toute avancée sérieuse. La journaliste Stéphane Horel a décrypté dans un ouvrage intitulé Intoxication ce lobbying et ces objectifs. Entretien :


http://www.bastamag.net/A-Bruxelles-la- … sante-de-l

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#2157 07-03-2017 10:32:12

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Un entretien de Frédéric Lordon à Télérama



Extrait :

[…]Rompre avec l’obsession « Europe », et avec les apories, les contradictions irréductibles de l’appartenance à ce « club » mal défini, libère notre regard dans d’autres directions pour envisager, avec une égale ambition, d’approfondir les relations par exemple avec l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, ou la Russie. Il nous redevient également loisible de penser les relations inter-nationales sous les formes les plus variées qui soient, éventuellement au cas par cas, et non sous la forme de l’encasernement et du régime unique obligatoire. Perspective qui a au moins le mérite de faire droit à cette prémisse fondamentale que tous les peuples ne conviennent pas entre eux sous tous les rapports. […]


Entretien dans son intégralité ici : http://www.telerama.fr/idees/frederic-lordon-economiste-l-europe-est-devenue-un-fetiche-encombrant,112793.php

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#2158 09-03-2017 08:23:56

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Une critique de la Tendance Claire du NPA a propos du programme de Jean-Luc Mélenchon concernant l'Union Européenne :
http://tendanceclaire.org/article.php?id=1153
Si la direction du NPA est ambiguë sur l'UE, nous pouvons nous réjouir qu'au moins une tendance fait l'effort d'avoir les idées claires sur l'UE.



Un décryptage des positions de Jean-Luc Mélenchon vis à vis de la stratégie à adopter concernant l'Union Européenne de la part d'un adhérent de l'Union Populaire Républicaine :
https://www.upr.fr/actualite/election-presidentielle-2017/decryptage-programme-de-jean-luc-melenchon-sur-europe
Jean-Luc Mélenchon fait l'effort inverse, il fait l'effort de nous enfumer de la manière la plus subtile qu'il puisse trouver, désolé Jean-Luc, certains courants politiques, mêmes opposés sur différents domaines, ont vu clair malgré la fumée.



Un nouveau site Internet pour le mensuel papier Ruptures, rappelons que Ruptures critique d'un point de vue social et démocratique le principe de la « construction européenne »  :
https://ruptures-presse.fr/
Abonnez-vous à la version papier, cela leur fera des sous pour continuer.

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#2159 16-03-2017 16:42:49

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Certains comme Jean-Luc Mélenchon ou Jacques Généreux disent qu'ils vont appliquer un Plan A, c'est à dire renégocier les traités européens. Mais c'est prendre ses désirs pour de réalités. En 1997 Lionel Jospin avait dit qu'il renégocierait le Traité d'Amsterdam, il n'a obtenu que des éléments de langage pour mieux faire la pédagogie de ce traité aux citoyens français de la part de ses autres partenaires et de la Commission. Idem pour Cameron le premier  ministre britannique qui n'avait obtenu que des astuces sémantiques en contrepartie de sa volonté de renégociation. De là, il a eu du mal à argumenter en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE. Idem pour Hollande qui devait renégocier le pacte de stabilité après son élection en 2012 et qui n'a même pas essayé de négocier quoi que soit. Cela a continué avec Alexis Tsipras qui malgré le référendum de juillet 2015 n'a rien obtenu et même aggravé la situation de la Grèce.


Voir la dictature UE et le délabrement conçu et appliqué par l'UE-FMI-BCE en Grèce : http://www.greekcrisis.fr/2017/03/Fr0595.html#deb

Juncker a été clair : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »


Voter Mélenchon quel que soit son sympathique mais inconséquent programme, c'est s'exposer comme le peuple grec à des rétorsions puisque nous resterions dans le carcan UE. Des rétorsions sous formes d'amendes infligées par la Cour de Justice de l'Union Européenne pour désobéissance aux traités et plus subtil des difficultés de financement de la dette publique que la BCE se plairait à amplifier pour exercer un chantage sur la présidence de Jean-Luc Mélenchon. Une crise de la dette française à répétition jusqu'à capitulation de la présidence de Jean-Luc Mélenchon. Avec une austérité à la Tsipras en bout de course. Je ne crois pas qu'il s'agit d'une situation que voudrait connaître les français, ni aucun autre peuple. Se mettre à l'abri des rétorsions en se retirant de l'Union Européenne par l'article 50 du Traité sur l'Union Européenne me semble plus judicieux. C'est ce que propose François Asselineau de l'Union Populaire Républicaine :

https://www.youtube.com/watch?v=3JUnJlLJPSY
Durée : 7 mn 50 s

D'autres partis, le PARDEM,le PRCF ont proposés de se retirer de l'UE,
http://pardem.org/programme/intitule-des-10-parties-du-programme

http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/info-luttes-lurgence-sociale-sortie-unilaterale-immediate-de-leuro-de-lue-de-lotan-n-11-mars-2017/


mais le PARDEM n'est pas présent dans cette campagne présidentielle et le PRCF se rallie à Jean-Luc Mélenchon.

Dernière modification par gilles (16-03-2017 18:48:52)

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#2160 24-03-2017 08:34:43

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La xénophobie du président de l'eurogroup Jeroen Dijsselbloem :

http://www.latribune.fr/economie/union- … 68111.html

Où est encore confirmé le caractère punitif de cette « construction » et de son dérivé monétaire : l'euro.

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