Forum du plan C : pour une Constitution écrite par et pour les Citoyens

Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Les membres de l'Assemblée constituante doivent être tirés au sort
et, bien sûr, inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.

Vous n'êtes pas identifié.

Bienvenue :o)

Bonjour :o)
Ici, depuis le 1er janvier 2006, nous parlons d'un sujet que les politiciens de métier voudraient bien garder pour eux : nous parlons de la Constitution, de ce texte absolument fondamental pour tous les citoyens (et pourtant complètement négligé par eux), de ce texte qui pourrait nous protéger tous contre les abus de pouvoir si nous le faisions nôtre au lieu d'en abandonner la maîtrise à ceux-là mêmes qu'il est censé contrôler.
Nous discutons principe par principe, méthodiquement. Nous avons d'abord suivi le plan de mon document "Les grands principes d'une bonne Constitution", mais nous avons ensuite élargi nos thèmes à partir de vos réflexions, critiques et suggestions. C'est simplement passionnant. Ce que nous avons mis au clair sur la monnaie, sur le vote blanc, sur les vertus méconnues du tirage au sort et sur le référendum d’initiative populaire, par exemple, est enthousiasmant.
Le prolongement de cette réflexion constituante, c’est d’écrire enfin nous-mêmes un exemple de constitution, article par article. C’est ce qui se passe sur la partie wiki-constitution de ce site. Je vous invite à venir y participer également, ne serait-ce que sur un article ou deux. Vous verrez, c’est passionnant ; on sent vite qu’on est là sur l’essentiel, sur la seule vraie cause (et aussi la solution !) de nos impuissances politiques.
C’est un projet pédagogique en quelque sorte, un objet concret, réel, qui montre que 1) c'est possible : des hommes dont ce n'est pas le métier peuvent écrire une Constitution, et 2) c'est beaucoup mieux : quand ils n'écrivent pas des règles pour eux-mêmes, quand ils n'ont pas un intérêt personnel à l'impuissance des citoyens, les délégués constituants écrivent les règles d'une authentique démocratie. Merci à tous pour ce travail formidable.
Amitiés. Étienne.
[19 août 2012 : ATTENTION : pour cause de spam ultra-actif mi 2012, je FERME la possibilité aux nouveaux venus de créer un compte sans moi : il faut m'écrire à etienne.chouard@free.fr (EN ME DONNANT LE PSEUDO QUE VOUS VOULEZ) et je créerai votre compte à votre place. Il faudra ensuite venir ici pour définir un nouveau mot de passe. Désolé, mais les spammeurs deviennent infects et je n'ai pas le temps de gérer les spams (je préfère vous aider un à un à nous rejoindre). Au plaisir de vous lire. ÉC]

#2081 11-06-2015 21:56:12

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Comment expliquer en juin 2015 la dynamique des négociations entre les dirigeants grecs et l'euro-groupe ?


Jacques Sapir nous l'explique ici : http://russeurope.hypotheses.org/3958

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#2082 12-06-2015 09:41:55

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Action du 11 juin contre l'austérité et les mémorandums UE-BCE-FMI des syndicats ΠΑΜΕ ( PAME ) en Grèce

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1434094012.jpg
Manifestation à Athènes - 11 juin 2015


Communiqué de presse

En ce moment, des travailleurs de douzaines de syndicats, à la fois du secteur privé et public qui se rassemblent dans le PAME, ont occupé le ministère des finances grec; ils ont déployé une banderole géante sur la façade avec les mots d'ordre suivants:

Nous avons versé assez de sang ! Nous avons assez payé !

Peuple, prends en main la situation !

Bloque les nouvelles mesures et les incessants mémorandums !

Déjà plus de 700 syndicats et organisations sociales ont appelé à participer aux manifestations du PAME, cette après-midi dans toute la Grèce. Nous appelons les travailleurs, la jeunesse, les femmes, les retraités à participer massivement aux manifestations.

Photos des rassemblements à Athènes :
https://plus.google.com/photos/111424066969409429174/albums/6159191765255340017

Source grecque de l'information : Discours aux manifestants sur site du  ΠΑΜΕ
http://pamehellas.gr/index.php/2012-10- … E%BD%CE%B7

Dernière modification par gilles (12-06-2015 09:50:51)

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#2083 13-06-2015 14:11:38

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Samedi 13 juin 2015 :

Grèce : le scénario du défaut de paiement se précise.

http://www.lemonde.fr/economie/article/ … _3234.html

Rappel :

En Grèce, le bank run s'accélère.

Le graphique du bank run est ici :

http://www.bloomberg.com/news/articles/ … il#media-1

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#2084 14-06-2015 20:57:08

gilles
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Message n°27918
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Compte rendu de la première audition organisée par la Présidente du parlement grec, Zoe Konstantopoulou, et la Commission pour la vérité sur la dette grecque.



Ce jeudi 11 juin s’est tenue au sein du Parlement grec la première audition de témoins organisée dans le cadre de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque. Celle-ci s’est tenue dans la foulée d’une réunion de travail entre les membres de la Commission, la présidente du Parlement et l’eurodéputée Eva Joly, qui s’est ponctuée d’une conférence de presse.

Ces auditions, qui ont pour but de recueillir les déclarations de plusieurs acteurs clés ayant assumé des postes à responsabilité sur la scène grecque et européenne, représentent pour la Commission pour la Vérité sur la dette grecque, mais aussi pour le peuple grec qui a pu suivre cette audition en direct à la télévision, un outil supplémentaire pour comprendre comment la Grèce est devenue une « quasi colonie » des Institutions européennes et du FMI, selon les propres termes de Philippe Legrain, la première personne a être auditionnée. Monsieur Legrain a assumé de février 2011 à février 2014 la fonction de conseiller économique de José Manuel Durão Barroso, président de la Commission européenne à cette époque.

Lire la suite ici :

http://cadtm.org/Audition-de-Philippe-Legrain-ex


http://greekdebttruthcommission.org/assets/Francais.pdf




Appel pour soutenir la Grèce qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique.


Pour le droit des peuples d'auditer la dette publique.



Aux peuples d’Europe et du monde entier,
À toutes celles et à tous ceux qui rejettent les politiques d’austérité et n’acceptent pas de payer une dette publique qui nous étrangle et qui a été contractée sans nous et contre nous.
Nous, signataires de cet appel, nous nous rangeons au côté du peuple grec qui, par son vote aux élections du 25 Janvier 2015, est le premier en Europe et dans l’hémisphère nord à avoir rejeté les politiques d’austérité appliquées au nom du paiement d’une dette publique contractée par « ceux d’en haut » sans le peuple et contre le peuple. En même temps, nous considérons que la création, à l’initiative de la Présidente du Parlement grec, de la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, constitue un événement historique d’une importance capitale, non seulement pour le peuple grec mais aussi pour les peuples d’Europe et du monde entier !

En effet, composée de citoyennes et de citoyens volontaires venus des quatre coins du globe, cette Commission ne va pas manquer de faire des émules dans d’autres pays. D’abord, parce que le problème de la dette constitue un fléau qui sévit presque partout en Europe et dans le monde. Ensuite, parce qu’il y a désormais des millions et des millions de citoyennes et de citoyens qui, à juste titre, posent des questions à la fois élémentaires et fondamentales concernant cette dette


Lire la suite ici :

http://greekdebttruthcommission.org/assets/Francais.pdf

Dernière modification par gilles (17-06-2015 13:34:30)

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#2085 17-06-2015 13:40:24

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L'appel pour soutenir la Grèce qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique est aussi une pétition à signer ici :

http://greekdebttruthcommission.org/dm_vote.php?lang=FR

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#2086 18-06-2015 06:31:53

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Grèce : « le Comité pour la vérité sur la dette publique » a commencé à présenter son rapport au parlement grec.

Lisez cet article :

La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du Comité sur la dette.

Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

Eric Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd'hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.
Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit :

http://www.okeanews.fr/20150617-la-dett … r-la-dette

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#2087 19-06-2015 11:33:10

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

En Grèce, le bank run s'accélère.

Jeudi 18 juin 2015 :

Les retraits des banques grecques s'accélèrent.

Les retraits des banques grecques s'accélèrent depuis le blocage le week-end dernier des négociations entre Athènes et ses créanciers, a-t-on appris jeudi de sources bancaires.

Les déposants ont retiré deux milliards d'euros sur les trois premiers jours de la semaine, soit environ 1,5% du montant total des comptes des banques du pays, qui s'élevait à 133,6 milliards d'euros fin avril, ont précisé les sources.

http://www.challenges.fr/entreprise/201 … erent.html

Conséquence de ce bank run : les banques grecques sont en faillite.

A la banque centrale de Grèce, c'est la panique.

Le gouverneur de la banque centrale de Grèce vient de téléphoner à Draghi pour lui demander une aide en urgence.

Tout le château de cartes de l'Union Européenne est en train de trembler.

Tout ne tient plus qu'à un fil.

Tout est en train de se jouer à Francfort, au siège de la BCE.

Vendredi 19 juin 2015, vers 9 heures 30 :

Grèce : réunion d'urgence à la BCE pour accroître les financements aux banques.

Le conseil des gouverneurs de la BCE doit tenir une conférence exceptionnelle ce vendredi pour discuter d'un possible relèvement des financements d'urgence (ELA) aux banques grecques, ont déclaré à l'AFP plusieurs sources européennes.

Cette conférence, organisée par téléphone à la demande de la Banque de Grèce, est programmée vers midi (10H00 GMT), ont fait savoir ces sources qui ont demandé à ne pas être identifiées.

Cette demande intervient alors que les retraits bancaires en Grèce se sont accélérés ces derniers jours.

http://www.romandie.com/news/Grece-reun … 604137.rom

Historique.

Nous vivons un moment historique.

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#2088 22-06-2015 12:44:55

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Message n°27922
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

2015 : une série de 25 raz-de-marée va venir s'abattre sur la Grèce.

Ces raz-de-marée, ce sont les échéances de remboursement.

L'un après l'autre, ces 25 raz-de-marée vont percuter la Grèce.

Dette publique de la Grèce : 317,094 milliards d'euros, soit 177,1 % du PIB.

Echéancier de remboursement : pour cette année, dans le menu déroulant, cliquez sur « 2015 » :

http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/

30 juin : la Grèce doit rembourser 1,539 milliard d'euros au FMI.

10 juillet : la Grèce doit rembourser 2 milliards d'euros de bons du Trésor.

13 juillet : 450,475 millions d'euros au FMI.

17 juillet : 1 milliard d'euros de bons du Trésor.

20 juillet : 2,095 milliards d'euros à la BCE.

20 juillet : 1,360 milliards d'euros aux banques centrales nationales.

20 juillet : 25 millions d'euros à la Banque Européenne d'Investissement.

7 août : 1 milliard d'euros de bons du Trésor.

14 août : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

20 août : 3,020 milliards d'euros à la BCE.

20 août : 168 millions d'euros aux banques centrales nationales.

4 septembre : 300,317 millions d'euros au FMI.

4 septembre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

11 septembre : 1,6 milliard d'euros de bons du Trésor.

14 septembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

16 septembre : 563,094 millions d'euros au FMI.

18 septembre : 1,6 milliard d'euros de bons du Trésor.

21 septembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

9 octobre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

13 octobre : 450,475 millions d'euros au FMI.

6 novembre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

7 décembre : 300,317 millions d'euros au FMI.

11 décembre : 2 milliards d'euros de bons du Trésor.

16 décembre : 563,094 millions d'euros au FMI.

21 décembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

Question :

Avec quel argent la Grèce va-t-elle rembourser ces 25 échéances ?

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#2089 24-06-2015 14:32:45

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 09 :

ALERTE - La Grèce a rejeté une contre-proposition des créanciers.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--La … 605601.rom

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#2090 24-06-2015 15:00:09

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 33 :

La Grèce rejette une contre-proposition des créanciers, Berlin pessimiste.

Le gouvernement grec a rejeté mercredi une contre-proposition soumise par les créanciers à Athènes, comprenant surtout des souhaits du FMI, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale grecque.

"Cette contre-proposition" qui insiste, selon Athènes, sur la hausse des recettes de la TVA et sur des coupes plus importantes dans les dépenses publiques, intervient deux heures après que le Premier ministre grec Alexis Tsipras eut déploré que le FMI n'accepte pas "les mesures compensatoires" proposées par Athènes lundi, lors d'une réunion des dirigeants des pays de la zone euro à Bruxelles, jugées alors positives par les créanciers.

A Berlin le pessimisme s'accentue avec la déclaration du porte-parole du ministre allemand des Finances affirmant qu'il "reste un long chemin" avant la conclusion d'un accord.

"Il ne peut y avoir une solution, que si elle est approuvée par les trois institutions", à savoir l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré ce porte-parole Martin Jäger.

http://www.boursorama.com/actualites/la … 60ec084d20

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#2091 24-06-2015 20:40:42

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Mercredi 24 juin 2015, vers 20 heures 10 :

La délégation grecque "pas d'accord" avec les nouvelles propositions.

La délégation grecque "ne peut pas être d'accord" avec les dernières propositions des créanciers, a indiqué mercredi soir une source gouvernementale à Athènes, tout en ajoutant que "les négociations continuaient à tous les niveaux".

Cette source est revenue sur les sources de désaccord : "la délégation grecque est venue discuter (à Bruxelles, ndlr) sur la base des propositions de lundi, les institutions de leur côté ont soumis une nouvelle proposition qui charge les employés et les retraités de manière injuste, tout en proposant des mesures qui épargnent les plus riches".

"La délégation grecque ne peut pas être d'accord avec cette proposition ; les négociations continuent à tous les niveaux", assure-t-elle.

http://www.boursorama.com/actualites/la … bea2e54b6f

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#2092 26-06-2015 16:33:14

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Syriza, le pillage et l’effondrement: Quand la soit-disant « gauche dure » épouse les politiques de la droite dure.






La Grèce a fait les manchettes de la presse financière internationale durant les cinq derniers mois, alors qu’un parti de gauche nouvellement élu, « Syriza », s’oppose ostensiblement aux soi-disant « mesures d’austérité » en confrontant la troïka (le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne).


Dès le début, les dirigeants de Syriza, mené par Alexis Tsipras, ont adopté plusieurs positions stratégiques aux conséquences fatales relativement à la mise en œuvre de leurs promesses électorales d’élever le niveau de vie, de mettre fin à la vassalité envers la « troïka » et de se doter d’une politique étrangère indépendante.


Nous allons procéder en décrivant les échecs systémiques initiaux de Syriza et les concessions ultérieures érodant davantage le niveau de vie grec, tout en accentuant le rôle de la Grèce comme collaborateur actif de l’impérialisme étasunien et israélien.

Gagner les élections et céder le pouvoir


La gauche européenne et nord-américaine a célébré la victoire électorale de Syriza comme une rupture avec les programmes d’austérité néolibérale et le lancement d’une alternative radicale, laquelle mettrait en place des initiatives populaires en faveur de changements sociaux fondamentaux. Ces initiatives comprendraient des mesures pour créer des emplois, restaurer les pensions, annuler les privatisations et réorganiser les priorités du gouvernement en favorisant le paiement des salariés avant le remboursement des banques étrangères. La « preuve » de l’existence du programme de réforme radicale se trouvait dans le « Manifeste de Thessalonique », lequel, promettait Syriza, serait le programme guidant ses nouveaux élus.
Toutefois, avant d’avoir été élu et immédiatement après, les dirigeants de Syriza ont pris trois décisions fondamentales empêchant toute modification profonde. En effet, ces décisions ont établi un parcours réactionnaire.


En premier lieu, Syriza a accepté la dette extérieure de plus de 350 milliards de dollars comme légitime, bien qu’elle ait été approuvée par les kleptocrates du gouvernement précédent, des banques corrompues et des intérêts commerciaux, immobiliers et financiers. Pratiquement aucune partie de cette dette n’a été utilisée pour financer des activités productives ou des services cruciaux qui renforceraient l’économie et la future capacité de la Grèce à rembourser les prêts.
Des centaines de milliards d’euros ont été planqués dans des comptes bancaires et des biens immobiliers à l’étranger ou investis dans des actions et des obligations à l’étranger. Après avoir d’abord affirmé la « légitimité » de la dette illicite, Syriza a ensuite déclaré sa « volonté » de payer cette dette. La « troïka » a immédiatement compris que le nouveau gouvernement Syriza serait un otage volontaire se soumettant à plus de coercition, de chantage et de paiements de la dette.

http://files.getwebb.org/files/07/18/4c/175a04e9cd40fa58a487959895b4ed2e54/source.jpeg
Deuxièmement, en lien avec ce qui précède, Syriza a déclaré sa détermination à demeurer au sein de l’Union européenne et de la zone euro, renonçant ainsi à sa souveraineté et à sa capacité d’élaborer une politique indépendante. Le parti a exprimé sa volonté de se soumettre aux exigences de la troïka. Une fois sous l’emprise de celle-ci, la seule politique de Syriza consisterait à « négocier », « renégocier » et faire de nouvelles concessions aux banques étrangères de l’UE dans un processus totalement unilatéral. La soumission rapide de Syriza à la troïka était la deuxième trahison stratégique de son programme électoral, mais pas la dernière.
Une fois que Syriza eut démontré à la troïka sa volonté de trahir son programme populaire, cette dernière s’est montrée plus exigeante et plus intransigeante. Bruxelles a considéré la rhétorique gauchiste de Syriza et ses gestes théâtraux radicaux comme de la poudre aux yeux de l’électorat grec. Les banquiers européens savaient que lorsqu’il serait temps de négocier de nouveaux accords de prêt, les dirigeants de Syriza capituleraient. Pendant ce temps, la gauche euro-étasunienne a complètement avalé la rhétorique radicale de Syriza sans regarder ses pratiques.


Troisièmement, dès son entrée en fonction, Syriza a négocié une coalition avec les Grecs indépendants, un parti d’extrême-droite, pro-OTAN, xénophobe et anti-immigration, garantissant que la Grèce continuerait à soutenir les politiques militaires de l’OTAN au Moyen-Orient, la campagne brutale de l’Ukraine et Israël contre la Palestine.


Quatrièmement, la majeure partie du Cabinet nommée par le premier ministre Tsipras n’avait aucune expérience dans la lutte des classes. Pire encore, la plupart étaient des universitaires et d’anciens conseillers du PASOK, sans aucune capacité ou volonté de rompre avec les diktats de la troïka. Leur « pratique » académique était constituée en grande partie de « combats » théoriques mal adaptés à de réelles confrontations avec des puissances impériales agressives.


De l’égratignure à la gangrène


En capitulant devant l’UE dès le début, en acceptant, entre autres, de payer la dette illégitime, en s’alliant à l’extrême droite et en se soumettant aux diktats de la troïka, la table était mise pour que SYRIZA trahisse toutes ses promesses et alourdisse le fardeau économique de ses partisans. Les pires trahisons comprennent :
(1) ne pas avoir rétabli le paiement des pensions
(2) ne pas avoir réinstauré le salaire minimum;
(3) ne pas avoir annulé les privatisations;
(4) ne pas avoir mis fin aux programmes d’austérité; et
(5) ne pas avoir augmenté les fonds pour l’éducation, la santé, le logement et le développement local.

La troïka et ses publicistes de la presse financière exigent que Syriza fasse davantage de compression dans le régime de retraite grec, appauvrissant ainsi plus de 1,5 million de travailleurs retraités. Contrairement aux « exemples » bidons des médias sur les pensions généreuses dont jouissent moins de 5 % des retraités, les Grecs ont subi les plus importantes réductions de fonds de retraite en Europe au cours du dernier siècle. La troïka a réduit les pensions grecques huit fois au cours des quatre dernières années seulement. La grande majorité des pensions ont été réduites de près de 50 % depuis 2010. La pension moyenne est de 700 euros par mois, mais 45% des retraités grecs reçoivent moins de 665 euros par mois, un revenu se situant sous le seuil de pauvreté. Toutefois, la troïka exige des réductions encore plus importantes.


Celles-ci comprennent la fin des subventions budgétaires pour les retraités vivant dans l’extrême pauvreté, une augmentation de l’âge de la retraite à 67 ans, l’abolition des dispositions des plans de retraite liées aux travaux dangereux et favorisant les mères au travail. Les mesures régressives antérieures, imposées par la Troïka et mises en œuvre par le régime de coalition d’extrême droite précédent, ont sérieusement épuisé la caisse de retraite grecque. En 2012, le programme de « restructuration de la dette » de la troïka a mené à la perte de 25 milliards d’euros en réserves détenues par le gouvernement grec dans des obligations gouvernementales.


Les politiques d’austérité de la troïka ont veillé à ce que les réserves de la caisse de retraite ne soient pas renouvelées. Les contributions ont chuté lorsque le chômage a grimpé à près de 30 % (Financial Times, 05-06-15, p4). Malgré l’assaut frontal de la troïka sur le régime de retraite grec, l’« équipe économique » de Syriza a exprimé sa volonté d’augmenter l’âge de la retraite, de réduire les pensions de 5 % et de négocier pour trahir à nouveau les retraités qui font face à la misère. Syriza a non seulement manqué à sa promesse de campagne consistant à annuler les politiques régressives précédentes, mais s’est aussi engagé dans ses propres traîtrises « pragmatiques » avec la troïka.
Pire encore, Syriza a intensifié les politiques de ses prédécesseurs réactionnaires. Syriza  a promis de geler les privatisations, mais le parti s’engage maintenant à les accroître de 3,2 milliards d’euros et de privatiser d’autres secteurs publics;  a accepté de transférer des ressources publiques limitées à l’armée, dont un investissement de 500 millions d’euros pour mettre à jour l’Armée de l’Air grecque;  a pillé la caisse nationale de retraite et les trésoreries municipales pour plus d’un milliard d’euros afin de payer la dette à la troïka;  a réduit les investissements publics pour la création d’emplois dans des projets d’infrastructure afin de respecter les délais de la troïka;  a accepté un excédent budgétaire de 0,6 % au moment où la Grèce a un déficit de 0,7 % cette année, ce qui signifie davantage de réductions plus tard cette année;  a promis de réduire la TVA sur les éléments essentiels comme la nourriture, mais accepte aujourd’hui un taux de taxation de 23 %.


La politique étrangère de Syriza imite celle de ses prédécesseurs. Le ministre de la Défense de Syriza, Panos Kammenos, issu de l’extrême droite, était un fervent partisan des sanctions étasuniennes et européennes contre la Russie. Malgré la vague habituelle de fausse « dissidence » face aux politiques de l’OTAN, Syriza a totalement capitulé par la suite, afin de maintenir une bonne réputation au sein de l’OTAN.

Le régime de Syriza a permis à tous les kleptocrates et fraudeurs fiscaux bien connus de conserver leur richesse illicite et d’augmenter leurs avoirs à l’étranger grâce au transfert massif de leurs «économies » à l’extérieur du pays. À la fin mai 2015, le Premier ministre et le ministre des Finances, Tsipras Varofakis, ont vidé le trésor public pour effectuer des paiements sur la dette, augmentant ainsi les perspectives que les retraités et les travailleurs du secteur public ne reçoivent pas leurs prestations.

Après avoir vidé le Trésor grec, Syriza va maintenant imposer la « solution de la troïka » à la masse grecque appauvrie : ou vous acceptez un nouveau plan d’« austérité », réduisant les pensions, augmentant l’âge de la retraite, éliminant les lois du travail protégeant la sécurité d’emploi et les droits de négociation des travailleurs ou les caisses de l’État seront vides, vous n’aurez pas de pensions, le chômage augmentera et la crise économique s’aggravera. Syriza a délibérément vidé le trésor public, pillé les fonds de pension et les fonds municipaux pour faire du chantage à la population et la pousser à accepter comme un « fait accompli » les politiques régressives de banquiers intransigeants de l’UE, les soi-disant « programmes d’austérité ».


Dès le tout début, Syriza s’est plié aux diktats de la troïka, même lorsqu’il simulait leur « résistance de principe ». Ils ont d’abord menti à l’opinion publique grecque, qualifiant la troïka de « partenaires internationaux ». Ensuite, ils ont menti à nouveau en qualifiant le mémorandum de la troïka pour une plus grande austérité de « document de négociation ». Les tromperies de Syriza étaient destinées à dissimuler le fait qu’il maintenait le « cadre » très impopulaire imposé par le précédent régime discrédité de la droite dure.


Alors qu’il pillait les ressources du pays pour payer les banquiers, Syriza s’est davantage soumis aux puissances étrangères. Son ministre de la Défense a offert de nouvelles bases militaires pour l’OTAN, dont une base aérienne-maritime sur l’île grecque de Karpathos. Le parti a accru l’appui politique et militaire de la Grèce à l’intervention militaire des États-Unis et de l’UE au Moyen-Orient, ainsi que son soutien aux « terroriste modérés », invoquant le prétexte ridicule de « protéger les chrétiens ». Syriza, s’attirant les bonne grâces des sionistes européens et étasuniens, a renforcé ses liens avec Israël, évoquant une « alliance stratégique » avec l’État terroriste pratiquant l’apartheid. Dès les premiers jours de son mandat, Kammenos, le ministre de la Défense de la droite dure, a proposé la création d’un « espace de défense commun » incluant Chypre et Israël, appuyant ainsi le blocus aérien et maritime de Gaza par l’État hébreu.


Conclusion


La décision politique de Syriza d’« intégrer » à tout prix l’UE et la zone euro, signale que la Grèce continuera d’être un État vassal, trahissant son programme et adoptant des politiques profondément réactionnaires, tout en claironnant sa fausse rhétorique gauchiste et en feignant de « résister » à la troïka. Bien que Syriza ait pillé la caisse de retraite nationale et les trésoreries locales, de nombreux gauchistes égarés en Europe et aux États-Unis continuent d’accepter et de rationaliser les décisions du parti qu’ils choisissent de qualifier de « compromis réalistes et pragmatiques ».
Syriza aurait pu confisquer et utiliser 32 milliards de dollars d’actifs immobiliers détenus par les Forces armées grecques afin de mettre en œuvre un plan d’investissement et de développement différent, soit louer ces propriétés à des ports maritimes commerciaux, des aéroports et des installations touristiques.
Syriza a enfoncé la Grèce encore plus profondément dans la hiérarchie dominée par la finance allemande en abandonnant son pouvoir souverain d’imposer un moratoire sur la dette, de quitter la zone euro, gérer les ressources financières, rétablir une monnaie nationale, d’imposer des contrôles de capitaux, de confisquer des milliards d’euros dans les comptes illicites à l’étranger, mobiliser des fonds locaux pour financer la reprise économique et réactiver le secteur public et privé. À plusieurs reprises, le faux « secteur gauche » au sein de Syriza a formulé d’impuissantes « objections », pendant que la mascarade Tsipras -Varofakis procédait à la capitulation ultime.


En fin de compte, Syriza a aggravé la pauvreté et le chômage, augmenté le contrôle étranger sur l’économie, érodé davantage le secteur public, facilité le licenciement des travailleurs et réduit les indemnités de départ, tout en augmentant le rôle de l’armée grecque en resserrant ses liens avec l’OTAN et Israël.
Autre fait tout aussi important, Syriza a totalement vidé la phraséologie gauchiste de toute signification cognitive : pour ses membres, la souveraineté nationale se traduit par la vassalité aux puissances étrangères, et l’anti-austérité consiste à capituler de façon pragmatique devant une nouvelle forme d’austérité. Lorsque l’accord Tsipras-troïka sera finalement signé et que l’opinion publique grecque prendra conscience des ravages que fera l’austérité dans les prochaines décennies, nous espérons que les trahisons susciteront une répulsion massive. Peut-être que Syriza se divisera et que la « gauche » abandonnera enfin ses postes ministériels tranquilles pour aller rejoindre les millions de mécontents afin de former un autre parti.
James Petras

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#2093 27-06-2015 06:29:58

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Tsipras vient de rejeter les propositions de la troïka.
Conséquences :
– il n’y aura pas d’accord entre la troïka et la Grèce ;
– la Grèce sera incapable de rembourser le FMI le mardi 30 juin ;
– la Grèce sera en défaut de paiement vis-à-vis du FMI le 30 juin ;
– la troïka ne prêtera pas 7,2 milliards d’euros à la Grèce ;
– les conséquences de la faillite de la Grèce sont tellement gigantesques que Tsipras a besoin de montrer que c’est tout le peuple grec qui dit « non » aux propositions de la troïka ;
– Tsipras va demander par référendum au peuple si il dit « oui » ou « non » aux propositions de la troïka ;
– samedi 27 juin, le vice-premier ministre Yannis Dragassakis et le vice-ministre des Affaires étrangères Euclide Tsakalotos vont rencontrer le Président de la BCE Mario Draghi pour préparer le plan B ;
– dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sortie de la Grèce de la zone euro ;
– les peuples européens vont maintenant devoir préparer l’après-euro ;
– en Europe, nous sommes en train de vivre les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS.

Samedi 27 juin 2015 :

Grèce : Tsipras annonce un référendum pour le dimanche 5 juillet.

http://www.romandie.com/news/Grece–Tsip … 606633.rom

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#2094 27-06-2015 17:12:15

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le retour de l'Histoire.

– dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sortie de la Grèce de la zone euro ;
– les peuples européens vont maintenant devoir préparer l’après-euro ;
– en Europe, nous sommes en train de vivre les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS.

Samedi 27 juin 2015, vers 17 heures :

ALERTE - La zone euro refuse de prolonger le plan d'aide grec au-delà du 30 juin.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--La … 606721.rom

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#2095 28-06-2015 15:57:40

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le retour de l'Histoire.

Dimanche 28 juin 2015 :

Je recopie trois titres d'actualité sur le site romandie.com

Ces trois titres sont ahurissants.

On a l'impression que l'Histoire accélère comme un torrent qui dévalerait une montagne.

ALERTE - Grèce : un Grexit presque inévitable.

Le ministre autrichien des Finances a estimé dimanche qu’une sortie de la Grèce de la zone euro semblait presque inévitable, après le refus des ministres des Finances de l’Eurogroupe de prolonger le programme d’aide grec.

ALERTE - Athènes envisage la fermeture des banques lundi (Varoufakis).

Le gouvernement grec envisagera ce dimanche la mise en place de mesures de contrôle des capitaux et la fermeture des banques du pays lundi. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis l'a annoncé à la BBC.

ALERTE - Berlin recommande aux Allemands se rendant en Grèce de prévoir suffisamment d'argent liquide.

http://www.romandie.com/news/

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#2096 29-06-2015 13:48:22

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L'économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu'entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d'États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

Lisez cet article fondamental :

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/201 … taires.php

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#2097 29-06-2015 21:57:13

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Historique.

C'est un moment historique, ce soir.

Lundi 29 juin 2015, à 18 heures 20, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

Lisez cet article :

18h20 : La Grèce ne remboursera pas le FMI mardi.

La Grèce ne remboursera pas l’échéance de 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international mardi, a annoncé lundi un responsable du gouvernement grec.

http://www.lesechos.fr/monde/europe/021 … 132804.php

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#2098 30-06-2015 13:35:19

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Mardi 30 juin, vers 13 heures 15 :

ALERTE - Grèce : Varoufakis confirme que la Grèce ne paiera pas mardi son échéance de 1,5 milliard d'euros au FMI.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--Gr … 607694.rom

Bon, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

La Grèce, c'est fait.

Après, ce sera le tour de l'Italie.

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#2099 01-07-2015 05:47:55

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Mercredi 1er juillet 2015 :

La Grèce se déclare en défaut de paiement vis-à-vis du FMI.

Athènes devra donc désormais se passer de l'argent de ses créanciers publics puisque le volet européen du plan de sauvetage a par ailleurs expiré mardi. La Grèce ne devra plus sa survie financière qu'à l'aide d'urgence ELA fournie à ses banques par la Banque centrale européenne.

Cet incident de paiement constitue un sérieux revers pour la crédibilité du FMI, qui n'avait plus enregistré de défaut de paiement depuis 2001 avec le Zimbabwe et qui a accordé à la Grèce le plus grand prêt de son histoire.

Rappel :

Depuis 1918, il y a eu 67 créations d’union monétaire. Et à chaque fois, l’union monétaire a fini par éclater.

67 tentatives … et au final 67 explosions.

L’économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/201 … taires.php

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#2100 01-07-2015 19:35:29

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Déclaration de Stathis Kouvelakis - Membre du Comité Central de SYRIZA à Politis :



https://i.ytimg.com/vi/_YUmIaxXpCo/hqdefault.jpg
Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo.



SYRIZA est divisé sur la question de l'euro. Ce que j'essayais de suggérer, c'est que l'engagement fondamental de SYRIZA de rompre avec les politiques d'austérité et d'effacer la plus grande partie de cette dette odieuse et illégitime n'est pas compatible avec le maintien dans la zone euro actuelle. Et cela même si justement ce n'est pas le choix de SYRIZA, mais on voit bien que de l'autre côté la Banque Centrale Européenne n'est pas autre chose qu'une véritable machine de guerre contre tout gouvernement, qui comme celui de SYRIZA justement, tente d'ouvrir une brèche dans ce mur des politiques néo-libérales et que par conséquent l'euro n'est pas un instrument neutre ou une simple monnaie commune, c'est un projet politique qui vise à verrouiller les politiques néo-libérales. Donc, je ne pense pas, et c'est effectivement l'une des leçons que je tire de ces cinq mois de gouvernement SYRIZA, que la rupture avec l'austérité et avec le surendettement est compatible avec le maintien dans le cadre de l'euro.

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#2101 02-07-2015 19:03:10

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Sapir désenfume sur les soit-disant négociations, la dette, l'excédent primaire grec, l'autonomie monétaire possible en Grèce :


Jacques Sapir, économiste et directeur d'études à l'EHESS, a répondu aux questions de Ruth Elkrief, ce lundi 29 juin 2015, sur la décision d'Alexis Tsipras de recourir à un référendum pour une éventuelle sortie de la Grèce de l’Eurozone.

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/jacques-sapir-face-a-ruth-elkrief-572693.html



Meeting Solidarité avec le peuple Grec – Stathis Kouvelakis - Syrisa


https://www.youtube.com/watch?v=4YSTDze_emY
Stathis Kouvelakis s'exprime devant les militants du NPA et plaide pour l'autonomie monétaire. Durée 16 mn.

Yannis Youlountas alerte sur l'après-référendum


extrait :

A l'heure qu'il est, certains craignent encore une "reculade", mais, cette fois, plutôt après le référendum. Pourquoi ?

Parce que la troïka a changé de stratégie. A l'initiative d'Angela Merkel, les négociations sont reportées après le référendum. Et le but est tristement connu des Français : la troïka cherche désormais à OBTENIR LA TRAHISON POST-RÉFÉRENDUM DU GOUVERNEMENT GREC et, par conséquent, son discrédit total, ainsi que celui du mouvement politique qu'il incarne en Europe. Rien de moins.

Alors que les relations sont rompues jusqu'à lundi, qui travaille dans l'ombre à Athènes, depuis le début de la semaine ?

C'est là, l'élément le plus important de la séquence actuelle : la diplomatie américaine s'inquiète, de plus en plus, de voir la Grèce se rapprocher des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et de certains pays qu'elle n'apprécie pas du tout en Amérique Latine et, bien sûr, au Moyen Orient. Autrement dit, la tension monte, non plus seulement sur le plan politique et financier, mais aussi sur le plan géopolitique maintenant. Beaucoup plus que la semaine dernière.

ON CONNAIT LA TRISTE RÉPUTATION DE LA DIPLOMATIE AMÉRICAINE À ATHÈNES ET LE RÔLE HISTORIQUE DE SES SERVICES SECRETS :
1 - dictature du général Metaxas (1936-1941)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Régime_du_4-Août
2 - guerre civile grecque (1945-1949)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_grecque
Lire l'excellent livre d' Olivier Delorme : la Grèce et les Balkans, et écouter cette émission très juste sur le sujet :
http://www.franceinter.fr/emission-rend … e-oublie-1
http://www.franceinter.fr/emission-rend … e-oublie-2
3 - l'assassinat de Grigoris Lambrakis (1963)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grigóris_Lambrákis
Bande-annonce de Z de Costa Gavras :
https://www.youtube.com/watch?v=rHB28qfsV2w
Film Z complet :
https://www.youtube.com/watch?v=CLnYsQvPq1E
4 - Dictature des colonels (1967-1974)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature_des_colonels
Des images célèbres de la dictature et de la résistance de l'Ecole Polytechnique à Exarcheia (avec la version originale d'une chanson de Yannis Aggelakas, reprise par Pavlos Fyssas, avant son assassinat) :
https://www.youtube.com/watch?v=oCnRjyRptm4


article intégral ici :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid … mp;theater

Dernière modification par gilles (02-07-2015 19:08:40)

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#2102 03-07-2015 06:23:09

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Grèce : c'est encore pire que ce qu'on croyait.

Un responsable du FMI a reconnu que les besoins de financement du pays sont aujourd'hui proches de "plus de 60 milliards d'euros".

L'Union Européenne va devoir débourser 36 milliards d'euros supplémentaires pour sauver la Grèce.

Elle va devoir effacer une partie des 317 milliards d'euros de la dette grecque.

La Grèce est en faillite.

Les banques grecques sont en faillite.

Les deux premiers « plans de sauvetage » de la Grèce sont un échec total.

Bravo, la Troïka.

Vous êtes des génies.

http://www.boursorama.com/actualites/la … 2241ef1ace

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#2103 07-07-2015 22:20:40

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

http://jeluttedoncjesuis.net/IMG/jpg/Bank.jpg




Un entretien sur l'UE avec Cédric Durand directeur de l'ouvrage collectif En finir avec l'Europe :

http://www.revue-ballast.fr/cedric-durand/

Dernière modification par gilles (07-07-2015 22:32:43)

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#2104 09-07-2015 19:00:22

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Malgré la large victoire du NON au référendum, Tsipras prépare un accord odieux avec la Troïka.


Par Gaston Lefranc ( 9 juillet 2015)

Après la fête de la victoire dimanche soir, les lendemains sont difficiles. Très difficiles. Les choses s'accélèrent et laissent pour l'instant penser qu'on se dirige vers un accord dimanche 12 juillet lors du sommet des chefs d’État européens.

Lundi, Tsipras a viré son ministre de l'économie Varoufakis dont la tête était depuis longtemps réclamée par les créanciers. Son intervention virulente dimanche soir, en contradiction avec le discours apaisant et de concorde nationale de Tsipras, a sans doute précipité la décision de Tsipras. Ce même lundi, une déclaration commune signée par les partis gouvernementaux (Syriza et Anel) et les partisans du OUI (Nouvelle Démocratie, Pasok, Potami) s'est  permise d'interpréter le sens du vote des grecs : ils se seraient exprimés pour la poursuite des négociations avec la Troïka ! Par cette déclaration, Tsipras tourne la page du référendum pour afficher une convergence de vue avec les partisans du OUI.

Malgré les signes d'ouverture de Tsipras, la Troïka est restée ferme et n'a fait aucune concession. Hollande et Merkel ont demandé à la Grèce de rédiger une nouvelle copie. La BCE a encore durci davantage les conditions de financement des banques grecques. Conséquence : les banques resteront fermées au moins jusqu’à lundi prochain et les retraits aux guichets automatiques sont toujours limités à 60 euros par jour. En étranglant l'économie grecque, la Troïka montre qu'elle est prête à tout pour arriver à ses fins, c'est-à-dire la conclusion d'un accord odieux avec le gouvernement grec.

Mardi, alors qu'un rapport du FMI indique que la dette devra être restructurée (ce qui n'est pas un scoop!), et qu'environ 30% de la dette devra être effacée pour que la Grèce puisse continuer à payer, le gouvernement allemand maintient sa position : on pourra « parler de la possibilité de réduire la dette seulement quand le gouvernement grec montrera qu'il met en œuvre les réformes », a précisé Sigmar Gabriel, ministre SPD de l'économie. Pas question donc d'accorder à Tsipras une restructuration de la dette en contrepartie d'un nouveau mémorandum. Autrement dit, l'Allemagne ne veut même pas accorder à Tsipras ce qu'elle avait accordé à Samaras. L'Eurogroupe de l'après midi tourne court : le gouvernement grec ne fait aucune nouvelle proposition, mais indique qu'elle fera une proposition le lendemain. En fin de soirée, les dirigeants de la zone euro fixent un ultimatum à Tsipras : ils lui donnent jusqu’à jeudi soir pour déposer une demande pour un « troisième programme d’aide » (le second a expiré fin juin) auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES) accompagnée d’un plan complet de réformes à moyen terme, soit au moins deux ans. Si ce plan est jugé insuffisant, il est clairement indiqué que la Grèce devra sortir de l'euro.

Mercredi matin, le nouveau ministre de l'économie grec, Tsakalotos, a écrit une lettre au MES pour un programme d'assistance financière sur trois ans. Pour l'obtenir, il propose de mettre en œuvre dès le début de la  semaine prochaine des mesures sur les retraites et les taxes ; il propose de rembourser tous les créanciers et d'utiliser les nouveaux prêts... pour rembourser les prêts actuels, et il fait allégeance aux institutions européennes en s'engageant à respecter les règles de bonne conduite. Pas un mot sur l'exigence de restructuration de la dette. Le gouvernement grec doit ensuite formuler ce jeudi des propositions précises.

Malgré la victoire du NON, le rapport de forces est tel que des journalistes indiquent que Tsipras devra faire de nouvelles concessions pour parvenir à un accord. Autrement dit, proposer un plan plus dur que celui qui a été rejeté par les grecs le 5 juillet...

Jeudi matin, selon le quotidien grec « Kathimerini », on apprenait que le gouvernement grec projetait un plan d’austérité de 12 milliards d’euros sur 2 ans contre 8 milliards dans sa proposition précédente.
Il reste désormais 3 jours pour éviter le pire, à savoir un accord, forcément odieux, avec la Troïka.
Tsipras s'engage clairement dans cette voie. Le principal dirigeant de la plate-forme de gauche de Syriza, Lafazanis, est sorti de son silence et a fait savoir qu'il s'opposait à un accord avec la Troïka et préférait une sortie de l'euro à un accord odieux. Si la gauche de Syriza refuse un accord (ce qui est probable), la déclaration commune de lundi avec les partisans du OUI pourrait alors prendre tout son sens politique et préfigurer d'un nouveau bloc majoritaire. Mais nous n'en sommes pas encore là. Antarsya, la coalition de la gauche anticapitaliste indépendante de Syriza, appelle à la mobilisation pour la rupture des négociations et le refus de tout accord avec la Troïka. C'est en effet la question clé des prochains jours. La victoire du NON au référendum ne suffit pas ; il faut que la mobilisation, en Grèce et ailleurs, se poursuive pour empêcher tout accord.

Rupture immédiate des négociations avec la Troïka ! Non à tout accord avec la Troïka !
Réquisition immédiate de la Banque centrale grecque ! Émission d’une nouvelle monnaie inconvertible ! Contrôle des échanges extérieurs par les travailleurs/ses !
Rupture anticapitaliste avec l’UE !
Nationalisation sous contrôle des travailleur/se-s des banques et des entreprises stratégiques !
Annulation de la dette publique !

Gaston Lefranc, jeudi 9 juillet 16h


Source ici :
http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=775

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#2105 14-07-2015 11:39:00

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L'Europe allemande.

TINA !

There Is No Alternative !

La zone euro, c'est la zone mark.

La politique monétaire de la zone euro, c'est la politique d'Angela Merkel.

Aujourd'hui, il n'y a qu'une seule politique possible en Europe : c'est la politique d'Angela Merkel.

« Tout à coup, l’Europe se met à parler allemand. » (déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011)

« Tout à coup, l'Europe se met à parler allemand. » Maladroite ou cynique, la déclaration du leader des députés chrétiens-démocrates, Volker Kauder, au congrès de son parti, le 15 novembre 2011 à Leipzig, est bien dans le style de l'époque. Le ténor de la CDU a été ovationné lorsqu'il a précisé que ce n'était pas la langue de Goethe qui s'imposait, « mais l'acceptation des idées politiques pour lesquelles Angela Merkel se bat avec tant de succès ».

http://www.challenges.fr/economie/20111 … mande.html

Au sujet de l'Europe allemande :

Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains.

En revanche, l'Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu'il parle de l'Allemagne.

Je recopie un passage de l'historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu'au bout de la logique exposée dans Le Fil de l'épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d'un dîner à l'Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l'Allemagne ne domine l'Europe dont il rêvait, il s'est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l'amiral Flohic, soucieux d'avoir son avis sur le même sujet.

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#2106 22-07-2015 12:01:35

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Dans l'Union Européenne, il n'y a pas que la Grèce.

Neuf pays de l'Union Européenne sont en faillite.

La Grèce, l’Italie, le Portugal, la Belgique, l’Irlande, Chypre, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

Chiffres Eurostat publiés le mercredi 22 juillet 2015 :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 301,527 milliards d’euros, soit 168,8 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2184,492 milliards d’euros, soit 135,1 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,924 milliards d’euros, soit 129,6 % du PIB.

4- Belgique : dette publique de 447,843 milliards d’euros, soit 111 % du PIB.

5- Irlande : dette publique de 203,624 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

6- Chypre : dette publique de 18,700 milliards d’euros, soit 106,8 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 1046,192 milliards d’euros, soit 98 % du PIB.

8- France : dette publique de 2089,361 milliards d’euros, soit 97,5 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,020 milliards de livres sterling, soit 88,5 % du PIB.

http://ec.europa.eu/eurostat/documents/ … 9c8b24ef0b

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#2107 05-08-2015 14:13:46

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Quand aura lieu la votation populaire sur la sortie de l’UE ?

Entre le 24 juin et le 1er juillet, 261 159 Autrichiens et Autrichiennes ont déposé ouvertement leur nom, leur date de naissance et leur identité auprès de leur mairie en faveur de la sortie de leur pays de l’UE. Cela c’est fait malgré des conditions-cadres extrêmement difficiles: un silence assourdissant de la plupart des médias, malgré l’invitation de tous les journalistes aux 12 conférences de presse organisées au cours des mois précédant l’unique semaine prévue pour le dépôt des signatures; la fixation de la semaine d’inscription par la Ministre de l’Intérieur à la dernière semaine de juin, précisément au moment où de nombreuses familles avec des enfants non encore scolarisés ou ayant terminé leur scolarité et beaucoup de retraités sont déjà partis en vacances à l’étranger; l’interdiction de placer les affiches informant sur les emplacements des locaux d’inscription et des heures d’ouvertures dans les immeubles d’habitation viennois, comme cela fut possible lors de référendums précédents etc.

Aucun parti parlementaire, aucun fond public ou gros sponsor privé n’a soutenu ce référendum. Ce sont plusieurs milliers de «simples» citoyens qui ont financé et accompli l’énorme travail d’envoyer et de distribuer bénévolement à nos concitoyens un total d’environ 900 000 feuilles d’informations et de nombreuses autres documentations en sacrifiant des journées, des semaines ou même des mois de leur temps. De toute évidence, nous n’avons de cette manière et par nos activités sur Internet et les médias sociaux pas pu atteindre une majorité des 6,4 millions d’électeurs autrichiens du pays, si bien qu’au moins un tiers sinon la moitié de ces personnes n’ont pas eu connaissance de ces activités et n’avaient donc aucune idée où et quand on pouvait s’inscrire. Le plus grand scandale a résidé dans le fait que l’Agence de presse autrichienne (APA) n’ait porté aucune attention à ce mouvement populaire. Lors du référendum initié par le gros industriel Hannes Androsch au sujet de la formation, elle a publié et diffusé à tous les médias près de 70 communiqués d’information détaillés pendant plusieurs mois, alors que le référendum pour la sortie de l’UE n’a eu droit qu’à 6 communiqués. Cependant la chaîne télévisuelle ORF a encore battu ce record: N’a-t-elle pas informé sur ce référendum pendant 1,2 heures ? Non, ce furent uniquement 1,2 minutes !
Ceci étant dit, il est clair que ce référendum, organisé et mené à bien uniquement par un mouvement populaire, a été un grand succès. Il transmet une mission claire aux partis parlementaires: exiger du gouvernement, lors du débat officiel de cet automne, un engagement ferme d’organiser une votation populaire sur la sortie de l’UE selon le texte de ce référendum signé par plus d’un quart de million d’Autrichiens.
Renate Zittmayr, Hofkirchen im Traunkreis (Membre du comité hors-partis du référendum sur la sortie de l’UE)

(Traduction Horizons et débats)
Source : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4676





La fin de l'Europe ( de l'Union Européenne ) par Cédric Durand :

http://www.contretemps.eu/interventions/fin-leurope

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#2108 07-08-2015 14:52:58

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Quels étaient les buts de l'adoption de l'euro ?




L'idée des dirigeants français était simple : si l'État français renonçait au droit de battre monnaie (soit en retournant à l'étalon-or, soit en adoptant le deutschemark, les prix cesseraient d'augmenter et les syndicats perdraient tout pouvoir de négociation sur les employeurs : avec le gouvernement incapable de stimuler la demande d'ensemble, en particulier durant une crise, les syndicats auraient le choix entre accepter un chômage élevé (qui détruirait leur base de pouvoir) ou accepter des bas salaires. En bref, en renonçant à la planche à billets, l'État français s'assurerait que la main-d'œuvre syndiquée deviendrait moins militante, plus « allemande ». Et si cela impliquait une propension plus grande à la récession, c'était considéré comme un faible prix à payer. Aujourd'hui, avec la France en stagnation permanente sous l'euro, les élites françaises ne manifestent aucun regret face aux choix qu'elles ont faits.


Extrait d'un très intéressant article de Yannis Varoufakis : « L'euro : une proposition indécente »


Source tertiaire  : http://www.les-crises.fr/leuro-une-prop … ent-301418

Source secondaire : http://questionscritiques.free.fr/edito … 301214.htm

Article complet original de Yannis Varoufakis : http://yanisvaroufakis.eu/2014/12/26/6265/

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#2109 12-08-2015 15:04:00

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

A propos de la faillite de la Grèce en 2009 :

Le 6 octobre 2009, Georgios Papandréou devient Premier ministre.
Onze jours après son arrivée au pouvoir, il annonce, dans un souci de transparence, que l'état réel des finances grecques avait été caché par le précédent gouvernement. Il fait rétablir les véritables données économiques, dont un déficit équivalent à 12,5 % du PIB pour la seule année 2009. La Commission européenne confirmera cette falsification des données quelques semaines plus tard.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ge%C3%B3rg … r%C3%A9ou_(1952-)

Le 17 octobre 2009, tout le monde comprend que la Grèce est en faillite : la dette publique de la Grèce est de 299,69 milliards d'euros, soit 129,7 % du PIB. Mais les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI ne veulent pas que la Grèce quitte la zone euro.

Les autres dirigeants européens, la BCE et le FMI décident de tout faire, et même de faire n'importe quoi, pour garder la Grèce dans la zone euro.

En 2009, au lieu de laisser la Grèce faire un défaut total sur sa dette, sortir de l'euro, revenir à la drachme, dévaluer, etc, ils décident de sacrifier le peuple grec et de garder la Grèce dans la zone euro.

Six ans plus tard, le résultat est le suivant :

Le peuple grec a été sacrifié.

La Grèce est en faillite.

Les banques grecques sont en faillite.

L'Allemagne a réalisé 100 milliards d'euros d'économies grâce à la crise grecque. C'est ça, le plus important.

Pour que l'Allemagne continue à s'enrichir, il faut que la Grèce continue à s'appauvrir.

La construction européenne, c'est des nations du sud qui doivent continuer à s'appauvrir, pour que les nations du nord continuent à s'enrichir.

La construction européenne, c'est un boulevard pour les fureurs nationalistes, pour les colères populaires, pour les partis extrémistes, puis, au bout du boulevard, …


… la guerre.


L'Allemagne, qui a adopté une ligne dure vis-à-vis d'Athènes, a fortement profité de la crise économique et financière en Grèce, révèle un institut d'études économiques allemand aujourd'hui.

Selon des calculs de l'Institut Leibnitz de recherche économique (IWH), l'Allemagne a pu réaliser des économies budgétaires de quelque 100 milliards d'euros depuis le début de la crise grecque en 2010, soit plus de 3% du Produit intérieur brut (PIB).

"Ces économies dépassent le coût engendré par la crise, et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette", écrivent les économistes.

"L'Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce", poursuivent-ils.

Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. "Durant la crise européenne de la dette, l'Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée", selon eux.

Ils ont également cherché à évaluer quelle aurait été une politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) neutre pour l'Allemagne durant cette période.

"On en vient à des taux simulés sur les emprunts d'Etat allemands qui, en moyenne entre 2010 et aujourd'hui, sont 3% plus élevés à ce qu'ils ont été dans la réalité", selon eux, ce qui revient à des économies budgétaires globales d'au moins 100 milliards d'euros sur les quatre dernières années et demi".

L'Allemagne a également raflé d'importants contrats lors des privatisations menées tambour battant par Athènes depuis 2011 en échange de l'aide financière des Européens notamment. La société Fraport, associée à un entrepreneur grec, a notamment décroché le contrat de rachat de 14 aéroports régionaux grecs, dont certains très touristiques comme Corfou, pour environ un milliard d'euros.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/0 … -etude.php

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#2110 17-08-2015 20:18:58

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Jean Monnet ou les rêves d’un banquier



Article tiré du Plan B N°13

« Si c’était à refaire, j’aurais commencé par la culture. » Les perroquets du PPA (Parti de la Presse et de l’Argent) citent volontiers ce bon mot du « père fondateur » de l’Europe, Jean Monnet. Le seul ennui, c’est qu’il ne les a jamais prononcés. Et pour cause : la culture de Monnet – prononcez « Money » - était surtout celle du dollar.

Avant la Seconde Guerre mondiale, le « géant du XXe siècle » - comme l’appelle la revue Hérodote – mène aux Etats-Unis une fructueuse carrière de businessman (il s’est enrichi dans le trafic d’alcool pendant la prohibition) et de financier de grand chemin. Son appétence pour l’argent l’amène à créer et diriger une banque d’investissement à San Francisco, la Bancamerica-Blair. Pendant la guerre, le banquier devenu diplomate est renvoyé aux Etats-Unis, où il s’acoquine avec le gratin de l’administration Roosevelt. D’abord très hostile à de Gaulle – qui devait selon lui « être détruit » -, il finit prudemment par se rallier au nouvel homme fort. Bon prince, ce dernier lui confie à la Libération le Commisariat général au Plan.

Mais de Gaulle se méfiera toujours de cet intime de Washington, qu’il surnomme « l’Inspirateur ». « Dès les origines, [Monnet] a voulu réaliser une Europe bien unie aux Etats-Unis et par conséquent bien dépendante d’eux ». rouspétera le diplomate gaulliste Maurice Couve de Murville. L’ancien trafiquant de tord-boyaux est l’homme de confiance de l’American Committee on United Europe (Acue), l’officine de la CIA chargée de financer la propagande europhile. En 1952, dans un courrier émouvant, le « père fondateur » rend grâce au général Donovan pour ses bonnes œuvres : « Ce soutien constant, aujourd’hui plus crucial que jamais, nous sera d’une grande aide pour la réalisation complète de nos plans. »


Pour en savoir plus sur Donovan et l’American Committee on United Europe (Acue) :

Le carnet d’adresses de Monnet embrasse non seulement les barbouzes et les milliardaires américains, mais aussi les élites d’Europe de l’Ouest. En France, les carriéristes les plus influents du monde politique (Antoine Pinay, Guy Mollet, le jeune Valéry Giscard d’Estaing…), de la finance (Monnet est très lié à la banque Lazard), de l’université (Georges Vedel, Jean-Baptiste Duroselle…) et du journalisme (Hubert Beuve-Méry au Monde, l’équipe de l’Express…) rejoindront ou soutiendront son Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe. La composition de cette couveuse rotarienne illustre une autre citation, authentique celle-là, de Jean Monnet : « continuez, continuez, il n’y a pas pour les peuples d’Europe d’autre avenir que dans l’Union. »

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#2111 26-08-2015 17:19:47

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Marie-France Garaud interrogée par un journaliste de France-Culture sur l'Union Européenne, la souveraineté, les institutions, la politique étrangère … :


Première partie :
http://âpp.com/dl/Hgl5


Deuxième partie :
http://âpp.com/dl/Hgl6

Avant je ne l'aimais pas, elle était dans la bande à Pompidou, Giscard, Chirac, elle fréquentait Georges Albertini spécialisé dans la lutte anti-communiste. Mais la situation a changé, l'URSS n'existe plus, elle parle clair sur l'Union Européenne et sur le concept de souveraineté : est souverain celui qui décide en dernier ressort. Soit un groupe d'êtres humains peut décider d'une question en dernier ressort et alors ce groupe aura, comme on dit, le dernier mot, soit il ne l'aura pas. On est souverain ou on ne l'est pas. Par contre elle n'aborde pas les différents intérêts des différentes classes sociales, les différences de classes, cela maque à son analyse.

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#2112 26-08-2015 20:13:11

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

À propos de l'Union Européenne :

Pour une nouvelle stratégie d’Attac

Contribution de Frédéric VIALE

La « crise grecque » n’est pas une crise, et elle n’est pas grecque.

La crise de juillet 2015 n’est pas une crise, car elle ne constitue en rien une rupture. Simplement, les évènements de juillet de cette année montre l’Union européenne telle qu’elle est vraiment : une machine à punir, anti-démocratique, conçue pour empêcher toute avancée progressiste, quelque soit la volonté des peuples. Il est clair désormais que l’Union européenne sert certains intérêts limités, contre les populations, véritables ennemis de l’intérieur à qui il s’agit d’interdire toute perspective de changement, même modeste.

Cette crise n’est pas grecque, car tous les peuples sont concernés : les demandes portées par Syriza s’inscrivaient dans le lexique modéré du keynésianisme. L’idée qu’il n’est pas raisonnable d’écraser un pays sous des politiques d’austérité si on veut véritablement qu’il s’en sorte est partagée même par les moins révolutionnaires. D’ailleurs, c’est cette idée qui a permis à l’Allemagne d’obtenir un certain aménagement à sa dette impayable en 1952. Avec l’accord imposé par l’eurogroupe en juillet, il n’est pas question de porter remède aux difficultés grecques, mais d’écraser un gouvernement de gauche, certes un peu progressiste mais beaucoup trop pour les autres qui ne le sont pas du tout. Ce qui s’est passé en juillet est un avertissement politique adressé aux peuples par les gouvernements conservateurs et sociaux-démocrates : il n’y a pas d’alternative. Et l’Union européenne est le moyen … Suite ici : http://www.jennar.fr/?p=4558

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#2113 02-09-2015 08:06:29

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le XXIe siècle :

Perte de contrôle, effondrement, krach, chaos, anarchie, dislocation.

Lisez cet article :

Le temps des Etats impuissants, de Pékin à Paris, via Riyad.

La Chine ne parvient plus à fabriquer la croissance comme avant. Elle ne peut pas obliger ses consommateurs à consommer. Ce n'est pas un cas isolé : partout, les Etats peinent de plus en plus à piloter l'économie.

Pékin a perdu la main. C'est une nouveauté majeure, aux conséquences elles aussi majeures. Une nouveauté majeure, parce que le gouvernement chinois avait piloté la trajectoire de l'économie du pays avec une incroyable réussite pendant plus de trois décennies. Des conséquences majeures, car la Chine est devenue l'an dernier la première puissance mondiale, à en croire les calculs du FMI évaluant les PIB non au taux de change du marché, mais à ceux égalisant le pouvoir d'achat des monnaies. La perte de contrôle n'est toutefois pas une spécificité chinoise. Elle est évidente dans beaucoup d'autres pays. Et la révolution numérique va encore l'accentuer.

Commençons donc par les étranges événements qui se sont déroulés à Pékin cet été. Ordres et contre-ordres, fausses pistes et louvoiements... Jamais la Chine moderne n'avait donné spectacle aussi déroutant, alors même que le pouvoir n'a jamais été aussi fort depuis Deng Xiaoping dans les années 1980. Il ne s'agit pas ici de la Bourse de Shanghai - les actions y ont perdu 40 % de leur valeur depuis juin et valent cependant 40 % de plus qu'il y a un an. Mais de la politique menée par le gouvernement pour lutter contre le ralentissement économique, qui se reflète en Bourse. Après avoir relevé les taux d'intérêt et les taux de réserves obligatoires imposées aux banques pour lutter contre la spéculation, Pékin a abaissé les uns et les autres pour soutenir l'activité. Les autorités chinoises ont aussi annoncé un nouveau mécanisme de fixation du taux de change, poursuivant ainsi la longue marche vers la convertibilité du yuan. La petite dépréciation qui s'en est suivie a été interprétée par les investisseurs comme la volonté de dévaluer la monnaie, après une appréciation pratiquement ininterrompue depuis une décennie. Pékin a dû alors soutenir le cours de sa devise. Pour rassurer les investisseurs, le gouvernement avait enfin ordonné aux institutions publiques d'acheter massivement des actions, avant d'annuler cette instruction.

Ce qui pourrait presque passer pour un vent de panique n'a au fond rien d'étonnant. Car la Chine a un défi colossal à relever. En 1979, le gouvernement avait fixé le cap. La croissance serait tirée par l'exportation, soutenue par des salaires de misère. Il fallait donc des usines pour produire, des routes et des ports pour transporter, un gouvernement pour piloter le tout. Le pays a appliqué avec un succès éclatant le modèle suivi auparavant par le Japon et les dragons d'Asie. Ces « Trente Glorieuses » chinoises se sont achevées quelque part au milieu de la première décennie du nouveau millénaire. Il fallait alors passer à la deuxième étape du développement, celle où la consommation du pays prend le relais, stimulée par des augmentations de salaire. Mais ce passage a été bloqué pour deux raisons. D'abord, la crise violente des pays développés a pesé sur les exportations et donc la production chinoise. Ensuite, le consommateur chinois hésite à dépenser davantage alors que la protection sociale reste balbutiante. Il économise pour ses vieux parents restés à la campagne, pour sa retraite, pour sa santé, pour l'école de son enfant. Si le gouvernement peut forcer à investir, il ne peut pas contraindre à consommer. Et encore moins dicter aux entreprises ce qui plaira au consommateur.

Pékin a donc décidé d'accélérer l'investissement pour préserver la croissance et limiter ainsi la contestation sociale et politique. Les banques ont prêté les yeux fermés aux collectivités locales et aux entreprises, qui se sont surendettées pour acquérir des équipements inutiles. Cette deuxième étape du développement chinois touche à sa fin, avec une montagne de dettes à écraser (heureusement que le pays a des réserves financières) et un immense parc de machines à détruire. Désormais, pas de croissance forte sans consommateur ! Sauf qu'il faut du temps, beaucoup de temps pour bâtir une protection sociale digne de ce nom et des canaux financiers solides attirant l'épargne…

Il serait bien sûr facile d'ironiser sur la contradiction fondamentale d'une Chine prise entre autoritarisme politique voulu et libéralisme économique nécessaire. Mais les autres Etats ne sont guère plus puissants. Les économistes tremblent en songeant à la prochaine crise des pays développés, avec des Etats déjà surendettés et des taux d'intérêt déjà très bas. La Russie et le Brésil s'enfoncent dans une récession classique que personne ne peut enrayer, sur fond de matières premières en chute. L'Arabie saoudite, qui a longtemps cru qu'elle pourrait contrôler le marché du pétrole, découvre douloureusement qu'il n'en est rien. Malgré l'une des croissances les plus faibles des pays développés depuis un quart de siècle, la France reste incapable de changer en profondeur, avec des dirigeants qui s'obstinent à prendre des pas de souris pour des enjambées de géant. Seuls les Etats anglo-saxons et nordiques semblent mieux s'en sortir. Mais ils le font en confiant des pans entiers de la puissance publique (santé, éducation, emploi, etc.) à d'autres intervenants privés ou locaux. Partout dans le monde, la révolution numérique va encore plus miner la puissance publique, comme elle mine la puissance de tous les grands acteurs économiques. L'impôt en est un bon exemple. Avec des échanges de plus en plus numérisés, de plus en plus directs entre producteur et consommateur, les pouvoirs publics vont avoir de plus en plus de mal à prélever leur dîme. La taxe de séjour bientôt collectée à Paris par la plate-forme numérique de location de logements Airbnb ne suffira sans doute pas à financer les Etats du XXIe siècle.

http://www.lesechos.fr/idees-debats/edi … 149542.php

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#2114 06-09-2015 13:49:02

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

En 2017, au Royaume-Uni, un référendum sera organisé à propos de la sortie ou du maintien dans l'Union Européenne.

Aujourd'hui, coup de tonnerre ! Un sondage explosif à propos du Brexit ( = Britain Exit) :

43 % des personnes interrogées veulent sortir de l'Union Européenne.

40 % des personnes interrogées veulent rester dans l'Union Européenne.

17 % sont indécis.

Dimanche 6 septembre 2015 :

La Grande-Bretagne voterait pour sortir de l'UE.

Pour la première fois, un sondage a indiqué dimanche que les Britanniques voteraient pour une sortie de l'Union européenne. Le référendum aura lieu d'ici fin 2017 au plus tard.

Au total, alors que les députés doivent se pencher à nouveau sur le projet de loi sur le référendum lundi, 43 % des personnes interrogées par l'institut Survation pour le compte du Mail on Sunday estiment que la Grande-Bretagne devrait quitter l'UE.

Elles sont 40 % à préférer rester dans l'UE et les 17 % restants sont indécis.

Ce sondage, réalisé via l'internet sur un échantillon de 1004 personnes, marque une rupture avec les précédentes enquêtes d'opinion qui ont toujours conclu à un avantage du « oui » à l'Union européenne.

http://www.romandie.com/news/La-GrandeB … 627450.rom

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#2115 11-09-2015 18:30:42

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le philosophe Denis COLLIN tire les leçons de ce qui s'est passé en Grèce dans l'idée d'union des travailleurs dépendants avec les travailleurs indépendants à partir du constat de la disparition du mouvement ouvrier :



Extrait :
L’évolution de la situation, de cette double crise, crise du capitalisme et crise de l’alternative au capitalisme pourrait pousser au fatalisme ou au désespoir. Mais le futur reste le nôtre : ce sont les hommes qui écrivent leur propre histoire. Ce qui est nécessaire, c’est de comprendre que l’alternative au capitalisme ne réside pas dans la conquête du pouvoir politique par un vrai parti de gauche qui satisfera les revendications en procédant à l’étatisation des grands moyens de production et d’échange. Il s’agit au contraire de saisir dans toute sa diversité le mouvement réel, c’est-à-dire tous les mouvements qui cherchent à reconstruire du « commun », à retrouver le sens de la communauté politique dans laquelle les individus peuvent devenir les maîtres de leur propre destin. Les revendications nationales et culturelles, convenablement reformulées, peuvent ainsi être des leviers puissants pour la reconstruction d’un vaste mouvement anti-systémique. De même toutes les formes alternatives d’organisation de la production et de la vie commune (coopératives, associations de secours mutuel, etc.) forment les germes d’un nouveau mouvement social. Cela suppose que soient régénérés les syndicats, à la fois en posant la question des formes de syndicalisation des travailleurs précaires et particulièrement des jeunes et en luttant contre la bureaucratie qui ronge de l’intérieur le mouvement syndical. Enfin, il faut tirer toutes les conséquences de cette réalité que la classe ouvrière seule est condamnée à un solo funèbre (selon l’avertissement déjà lancé par Marx) et que c’est seulement un bloc des classes populaires, des travailleurs dépendants et des travailleurs indépendants, qui pourrait efficacement défendre la possibilité d’un monde commun, un bloc cimenté aussi par une bataille culturelle contre la sous-culture des dominants ... et la sous-culture d’opposition qui n’en est qu’une autre version.


Intégrale ici :
http://la-sociale.viabloga.com/news/lecons-de-grece

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#2116 14-09-2015 00:06:44

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L'un après l'autre, les pays européens violent les accords de Schengen.

1- D'abord, la Hongrie.

La Hongrie a achevé samedi 29 août la pose de la clôture de fils de fer barbelés destinée à empêcher l’entrée des milliers de migrants qui se pressent à sa frontière avec la Serbie.
« La première partie de la clôture frontalière a été achevée deux jours avant la date fixée au 31 août », a indiqué le ministère de la défense. Une palissade de quatre mètres de haut doit ensuite être construite sur les 175 kilomètres de frontière, fermée le 17 juin par les autorités hongroises.

http://www.lemonde.fr/europe/article/20 … _3214.html

2- Ensuite, l'Autriche.

Trois jours après la découverte d’un camion charnier contenant 71 cadavres, probablement des Syriens en provenance de Hongrie, l’Autriche a annoncé, lundi 31 août, son intention de renforcer les contrôles sur ses frontières orientales. Une manière de durcir le ton à l’encontre des migrants qui affluent quotidiennement sur son sol.
La ministre de l’Intérieur autrichienne, Johanna Mikl-Leitner, a détaillé à la radio ces nouvelles mesures qui ont été mises en place dimanche dans l’Etat du Burgenland, en étroite collaboration avec les autorités hongroises, slovaques et allemandes :

« Nous allons effectuer pendant une période de temps non limitée des contrôles à tous les points de passage frontaliers importants dans la région est, et vérifier tous les véhicules pouvant être utilisés comme cache pour des personnes victimes de trafic. »

3- Ensuite, l'Allemagne.

L'Allemagne a annoncé dimanche 13 septembre la réintroduction de contrôles à ses frontières face à l'afflux de réfugiés, suspendant de facto la libre circulation prévue dans l'espace Schengen européen et marquant une nouvelle aggravation de la crise migratoire sur le continent.

4- Ensuite, la République tchèque.

Migrants : la République tchèque renforce les contrôles à la frontière avec l'Autriche.

La République tchèque va renforcer les contrôles à sa frontière avec l'Autriche, à la suite de la décision de l'Allemagne de réintroduire des contrôles frontaliers en raison de l'afflux de migrants, a déclaré dimanche le ministre tchèque de l'Intérieur.

http://www.romandie.com/news/Migrants-l … 629539.rom

Conclusion :

Aujourd'hui, les accords de Schengen n'existent plus.

Dans les faits, les accords de Schengen sont morts.

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#2117 17-09-2015 10:37:33

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Grèce : le stupéfiant aveu de la BCE


Le vice-président de la BCE a reconnu que la menace de Grexit n'avait « jamais été lancée pour de vrai ». Un aveu étonnant qui jette une nouvelle lumière sur les événements de l'été dernier.

C'est un aveu qui passera sans doute inaperçu, mais qui lève un voile sur la réalité brute de la stratégie des créanciers de la Grèce en juillet dernier. Dans une interview accordée à Reuters ce 16 septembre, le vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, affirme, sans sourciller, que la menace d'expulsion de la Grèce de la zone euro, le fameux « Grexit », « n'a jamais été lancée pour de vrai parce que ce ne serait pas légal. » Et le Portugais de regretter que, du coup, il est désormais nécessaire de « supprimer les doutes qui demeurent sur la viabilité du bloc monétaire. »


Lire la suite ici :
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-stupefiant-aveu-de-la-bce-505811.html

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#2118 24-09-2015 19:59:16

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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Chômage en août 2015 : record historique battu.

Chômage : catégories A, B, C, D, E :

France métropolitaine :

6 116 300 inscrits à Pôle Emploi.

France entière, y compris l'outre-mer :

6 452 100 inscrits à Pôle Emploi.

Variation sur un mois : + 0,3 %

Variation sur un an : + 6,2 %

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/P … BVNMK3.pdf

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

- « Quand on dit que l’Europe de Maastricht créera des emplois, ça reste vrai. Il se trouve que le traité de Maastricht n’est pas encore appliqué. Lorsqu’il le sera, il est évident qu’il y aura une très forte croissance qui en découlera, car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique. »  (Jacques Attali, sur France 2, débat télévisé « Polémiques » animé par Michèle Cotta)

- « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

- « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

- « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

- « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

- « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

- « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

- « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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#2119 25-09-2015 11:19:21

Étienne
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

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