Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Les membres de l'Assemblée constituante doivent être tirés au sort
et, bien sûr, inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.
Vous n'êtes pas identifié.
L'article de Jacques Sapir : « Sauver l'euro ? »
http://postjorion.wordpress.com/2012/08/02/253-jacques-sapir-sauver-leuro/
Hors ligne
Sur le même sujet, l'analyse de la New Economics Foundation (un "think-and-do tank" créé par The Other Economic Summit (TOES)) : http://lanredec.free.fr/polis/Reboot_-_ … re_tr.html
Hors ligne
Merci lanredec. Est-ce que ce sujet t'intéresse : Le nouveau président Français veut-il et peut-il réellement sortir des politiques d’austérité et infléchir la politique Européenne ?
Une émission explicative sur les derniers développements européens par Radio-Aligre, le lien vers le flux mp3 :
http://www.voixcontreoreille.org/doc/120622235827000000393-VCO%2023-05-12%20-%20Austerite%20ou%20croissance.mp3
Durée 59 mn 4s : musique et entretien avec Frédéric Viale juriste, membre du conseil d’administration d’Attac, spécialiste des questions de libre échange et de la construction européenne.
Diffusion à l'antenne dans l'émission « Voix contre oreille » le 23 mai 2012 de 08h à 09h.
Hors ligne
gilles a écrit:
Merci lanredec. Est-ce que ce sujet t'intéresse : Le nouveau président Français veut-il et peut-il réellement sortir des politiques d’austérité et infléchir la politique Européenne ?
ça m'a intéressé au moment de décider si je votais au second tour.
Cent jours plus tard je ne pense pas avoir eu tort.
Hors ligne
lanredec, je crois que nous sommes d'accord et que nous avons bien réfléchi avant de choisir si nous devions voter au deuxième tour de la présidentielle et il me semble que nous en sommes arrivés à la même conclusion que Frédéric Viale : « Il n'y a rien attendre d'un candidat qui promet de renégocier un Pacte Budgétaire en y ajoutant un volet croissance, ce dit Pacte Budgétaire ayant pour but le contraire, c'est à dire de constitutionnaliser la permanence de l'équilibre du budget collectif de chaque Nation qui compose l'UE. »
Car pour qu'il y ait une croissance, ce qui devient de plus dur pour d'autres raisons telles que l'épuisement des ressources en matières premières et tant d'autres …; et si ce n'était pas de la croissance pour au moins préparer une transition vers une utilisation plus efficace des ressources ( transition écologique ), il est nécessaire d'anticiper et de prévoir des investissements, d'où une dette légitime et souhaitable. Ce n'est pas donc pas l'existence de la dette qu'il nous faut refuser, c'est la dette du aux marchés, c'est l'esclavage pour dettes dans lequel les marchés veulent enfermer les décisions collectives que nous devons refuser. Option que n'avait pas choisi François Hollande, ce qui fait que je me suis abstenu.
Je remets les explications de l'émission entretien avec Frédéric Viale parce qu'elles dissipent pas mal d'idées reçues en la matière :
Une émission explicative sur les derniers développements européens par Radio-Aligre, le lien vers le flux mp3 :
http://www.voixcontreoreille.org/doc/120622235827000000393-VCO%2023-05-12%20-%20Austerite%20ou%20croissance.mp3
Durée 59 mn 4s : musique et entretien avec Frédéric Viale juriste, membre du conseil d’administration d’Attac, spécialiste des questions de libre échange et de la construction européenne.
Diffusion à l'antenne dans l'émission « Voix contre oreille » le 23 mai 2012 de 08h à 09h.
Hors ligne
si je suis parti du PS il y a 5 ans, c'est parce que je n'avais plus d'espoir de ce côté là
Hors ligne
sage départ ![]()
Hors ligne
Une émission sur France Culture, avec Στάθης Κουβελάκης ( Stathis Kouvelakis ), qui est professeur de philosophie à Londres, mais également a été candidat de Syriza aux dernières élections.
voici le lien :
http://www.dailymotion.com/video/xst1n4_les-matins-d-ete-la-grece-aujourd-hui_news?start=183
Dernière modification par gilles (18-08-2012 15:53:10)
Hors ligne
Merci pour ce lien ![]()
"Nous ne sommes pas indignés, nous sommes déterminés" -> J'engrange la formule (Les indignés d'Annecy éprouvent un malaise vis a vis de leur nom historique)
Perso, après un passage en Argentine en 2003, à mon retour, je clamais "nous sommes dans le collimateur" et personne ne me croyait. ça a changé (hélas)
La fin va vers des conclusions qui semblent inéluctables. Dommage que l'idée de monnaie nationale complémentaire passe à la trappe.
Au centre de la video, on débat sur le jeu des partis, mais le gouvernement représentatif n'est pas remis en cause.
J'ai peur que si ça tourne mal, le sillon gravé n'implique une reconduction de l'erreur de base.
Il faudrait aller physiquement là-bas pour dire .........................
Dernière modification par Ana Sailland (18-08-2012 15:02:59)
Hors ligne
à Ana, bonne remarque sur la notion d'indignation : Beaucoup de monde est indigné, c'est facile de s'indigner et de passer à autre chose, un peu est mobilisé et très peu sont déterminés !
Pour ce qui concerne la monnaie nationale complémentaire, si il n'y avait que cela qui passait à la trappe, les dégâts seraient minimes, mais tu as entendu l'entretien comme moi, les retraites, les salaires, les hôpitaux … tant de choses passent à la trappe en Grèce du fait des talibans de l'austérité. Après, je ne sais pas quelle est la meilleure stratégie, celle des noyaux émergents qui s'élargissent, comme celle d'une monnaie complémentaire ou bien une organisation qui lutte de manière frontale ou un mélange des deux. Parce qu'une monnaie nationale complémentaire qui serait introduite maintenant avec un climat politique et économique terrible prendrait le risque d'être pas mal dénaturée. Si cela pouvait réaliser des échanges qui n'auraient pas lieu avec l'euro, tant mieux pour l'activité en Grèce, mais cela n'enlèverait pas le système-euro-UE et les « valeurs » de domination qui lui sont intrinsèquement liées. Il me semble difficile, à moins que tu aies des idées opérationnelles à développer, pas des voeux bien-intentionnés de remplacer le système-euro-UE par un autre plus souhaitable, sur la base uniquement d'une monnaie complémentaire, car comment se procurer suffisamment d'électricité et de biens à production centralisée avec cette monnaie, on le voit avec les taxes pro-euro, pro-remboursement de la dette dues aux banques qui sont incorporées en ce moment aux factures d'électricité en Grèce. Enfin, si déjà cela pouvait améliorer la situation et créer une épine dans le pied des mégalomanes de l'UE.
Hors ligne
Nous avons sur ce site un honorable participant qui a sorti des bouquins sur la question ![]()
Complémentaire n'est pas de substitution ...
En cas de crise, ( donc hors du champ du bouquin de AJH) une monnaie complémentaire peut permettre de "sauver les meubles", affecté en un premier temps au commerce intérieur modeste, alimentaire de survie, et aux salaires impayés (en évitant le piège de l'abus).
Il y a deux ou trois mois, j'avais ouvert un sujet su la question, assez vite délaissé.
Hors ligne
Je devrais arrêter Internet et me remettre à lire des bons vieux ouvrages écrits sur du papier, notamment ceux que tu m'indiques de manière sous-entendue.
Qu'est-ce que tu penses d'une nouvelle monnaie nationale qui pourrait choisir la parité optimum avec l'extérieur ( et avec une Banque Centrale style AJH ) à défaut d'une monnaie complémentaire qui laisserait subsister les mécanismes de domination l'euro et le blocage de la parité à un niveau inadéquat ?
Hors ligne
Indignés par l' énorme massacre au béton du bassin d' Annecy ?
Pour importer des immigrés du Benêtland ...
Pensez à proposer de bétonner le lac pour faire des parkings ...
However a new very interesting idea of bobos bennett league in this dummy "pink think tank" :

Dernière modification par yéti déporté au Benêtland (20-08-2012 20:06:39)
Hors ligne
@u Migou : hors sujet ;; et en plus j'ai failli louper la question de Gilles.
@ Gilles : Ailleurs j'avais suggéré un système de monnaies en poupées russes : local, régional, national, continental, planétaire.
Avec un système de change pas totalement libre afin que la monnaie locale remplisse sa mission écologique de "relocalisation", sans pour
autant freiner le global lorsqu'il est nécessaire.
Mais jsuis pas cheffe
... et pas certaine que mon idée, peu creusée, soit bonne.
Le retour aux monnaies nationales sera peut être rendu nécessaire par l'incurie des instances européennes, mais il ne devrait être qu'une
étape intermédiaire avant un système repensé de A à Z.
Hors ligne
Robert Mundell, evil genius of the euro
For the architect of the euro, taking macroeconomics away from elected politicians and forcing deregulation were part of the plan
Robert Mundell, mauvais génie de l'euro
Pour l'architecte de l'euro, tenir la politique économique loin des politiciens élus et forcer à la déréglementation, faisaient partie du plan.
par Greg Palast
The Guardian, 26 June 2012
http://www.guardian.co.uk/commentisfree … enius-euro
The idea that the euro has "failed" is dangerously naive.
The euro is doing exactly what its progenitor – and the wealthy 1%-ers who adopted it – predicted and planned for it to do.
L'idée que l'euro a «échoué» est dangereusement naïve.
L'euro fait exactement ce que son créateur - et les riches 1% qui l'ont adopté - avait prévu et planifié qu'il fasse.
Il me semble qu'il serait utile de traduire en français l'intégralité de ce court article.
Non ?
Hors ligne
Quand je disais que la cause des causes c'est de chier dans de l'eau potable et de tirer la chasse ...
Hors ligne
![]()
Hors ligne
http://www.montpellier-journal.fr/2010/ … erale.html
Dernière modification par frigouret (24-08-2012 15:07:43)
Hors ligne
http://monde-nouveau.net/spip.php?article76
J'aurai peut être mieux fait de poster ce texte sur le topic anarchie ou groupe de travail sur le fédéralisme, mais j'ai trouvé intéressant de le présenter ici.
En effet ce texte pourrait être la vision anarchiste de l'Europe ( et du monde).
Entre autre il est remarquable de voir que les pouvoir législatif ne sont pas reconnus aux congrès internationaux. Et comment il s'oppose au "communisme allemand"
Si gilles ou un autre membre aurait l'amabilité d'afficher ici cette déclaration nous pourrions découvrir ensemble les grandes lignes de ce projet.
Dernière modification par frigouret (26-08-2012 22:41:16)
Hors ligne
Hors ligne
Merci Gilles ! ![]()
Hors ligne
Est-ce que c'est réellement vrai cette histoire? Est-ce que c'est l'impossibilité pour un riche de mettre ses chiottes où il voulait qui est la cause de la dégradation dramatique des conditions de vies de millions de personnes? Parce que le pire, l'horreur absolue, c'est que ça pourrait être vrai. Et nous, impuissants, les poings serrés, les larmes aux yeux, on attend un Grand Soir qui ne viendra jamais.
http://www.youtube.com/watch?v=U_W0B6aUt3E
Dernière modification par Gotfried (02-09-2012 09:07:42)
Hors ligne
Le Guardian étant un journal que l'on peut considérer comme "sérieux", je crains fort que ce le soit : Vrai ... Nous savons maintenant pourquoi des gens ont une vie de merde. ![]()
Hors ligne
Gilles continue à essayer de nous faire croire que c'est l'euro ( bref une monnaie commune ) le problème, alors que les pays européens qui ne sont pas dans la zone euro subissent les mêmes politiques et ces politiques ont les mêmes effets, pauvreté, chômage et accroissement des inégalités ...
Pire on remarque la même évolution dans des pays non européens comme les Etats-unis ou la Chine en tête.
C'est un bel exemple d'aveuglement.
C'est ainsi que finalement on retrouve des gens comme Gilles qui se croient "rebels" sur la même ligne politique que ceux qu'ils devraient combattre. Car pour les financiers et les politiciens, faire de l'euro le bouc-émissaire, c'est en dernier recours un bon moyen de ne rien changer au système qui les enrichit tant et de conserver leurs pouvoirs.
Dernière modification par Sandy (15-09-2012 09:34:47)
Hors ligne
Dernière modification par gilles (22-09-2012 17:20:13)
Hors ligne
Lien vers le début de l'article de Jean-jacques Rosa
Lien vers la partie précédente
Hors ligne
Hors ligne
Merci Gilles.
Hors ligne
Jacques Sapir n'est pas d'accord non plus
http://russeurope.hypotheses.org/133
Néanmoins dans ce texte signé des 120 on trouve qque chose qu'on aurait pas lu dans un texte collectif il y a seulement 1 an (tant tous les économistes considéraient que ce n'est pas "bien"): " En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l'interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d'avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal Reserve américaine."
Hors ligne
Une conférence intéressante de Bernard Cassen...
Sortir du Traité de Lisbonne :
http://www.dailymotion.com/video/xg046j
Hors ligne
À propos du #1428.
Le piège dénoncé par Étienne, à propos de la démocratie, consistant à nommer le probleme du nom de la solution, se reproduit ici avec le fédéralisme.
En fait le fédéralisme est la solution pour recouvrer la souveraineté populaire en la consacrant dès la base de nos organisations sociales. Alors que le >>fédéralisme<< évoqué dans cette article tient au contraire de la concentration sur une échelle continentale d'un pouvoir qui nous echappe de toutes manières.
On devrait plutôt se demander ce qui dans la logique de fausse représentation des états nations du XX ème siècle a put conduire à une telle situation.
Car enfin on peut bien chercher ce qu'était l'Eden supposé des temps pré européen ! Et si les crises économiques et politiques sont nées avec l'UE.
<< si je connus un temps de chien certes
C'est bien le temps de mes vingt ans
Cependant nous pleurons sa perte
Il est mort, c'était le bon temps >>
Le repli vers des formes non démocratique de pouvoir antérieur à l'UE devient le refrain des réactionnaires contemporains.
<< une fois qu'ils ont cassé leurs pipes
On pardonne à tous ceux
Qui nous ont offensé
Les morts sont tous des braves types >>
Dernière modification par frigouret (03-10-2012 08:02:23)
Hors ligne
Une seule voie pour sortir de la dictature du lisier européen
dans lequel on coule :


Dernière modification par yéti déporté au Benêtland (03-10-2012 23:46:50)
Hors ligne
@ Frigouret,
le fédéralisme est la solution pour recouvrer la souveraineté populaire en la consacrant dès la base de nos organisations sociales
Faut voir. Car, en un mot, la construction du fédéralisme par la base menace, à chaque étape, d'amener vers une forme d'union confédérale. Forme qui singe le fédéralisme mais qui est en fait antagoniste avec le fédéralisme... autrement dit avec l'État, a fortiori avec la souveraineté populaire.
Ce qui fait que l'habitant moyen de la région Rhône-Alpes reverse -- mécaniquement et sans y penser -- beaucoup d'argent à l'habitant moyen de tous les autres régions françaises (sauf la région parisienne), c'est précisément le fait que ce ne sont pas les représentants des régions (ou ceux des départements) qui, à Paris, écrivent les lois régissant le système de redistribution national. Ce sont des élus nationaux, qui ne représentent surtout pas une région ou une autre en particulier.
Le fait que l'euro (et l'UE dans son ensemble) soit intenable s'explique très bien ainsi. C'est la réunion des dirigeants des États membres qui dirige formellement l'UE, directement ou indirectement (ce qui ne contredit pas, au contraire, l'idée qu'en pratique ce sont les lobbies qui y font la "loi"). Or une instance ainsi composée ne votera jamais pour que l'Allemagne verse chaque année aux autres États membres l'équivalent de 8% de son PIB (voire plus) en compensation pour l'union monétaire. Et d'ailleurs, si un jour ils le faisaient, poussés par un gros coup de crise : primo, les dirigeants allemands, sous la pression des gros bonnets maison et avec l'argument imparable de la "contrainte extérieure", tenteraient alors de renvoyer la facture aux gueux (ceux qui auront déjà fait les frais de leur politique mercantiliste) ; pour la même raison, la mesure monterait les travailleurs allemands contre l'Europe, qui plus est contre l'idée d'une Europe capable de décider sans le gouvernement allemand... ; deuzio, si les représentants des États membres peuvent eux-mêmes remettre en question à tout instant "l'accord international" qui garantit la redistribution en question, c'est comme si, dans un match, l'un des joueurs réécrit lui-même les règles à sa guise en cours de parti, c'est le régime de l'arbitraire. Conclusion : l'Europe fédérale, c'est renvoyer chez eux les gouvernements... Bref, l’utopie pure et dure, et une tragique plaisanterie qui n'a que trop duré.
Diviser pour régner... et faire semblant d'unir pour diviser.
Bref. Le dilemme de la construction fédérale, c'est justement que l'échelon fédéral ne doit surtout pas être sous le contrôle des dirigeants (nationaux, régionaux, etc.) du niveau d' "en-dessous". Faute de quoi on obtient, pour notre malheur commun, un machin confédéral à la merci de tous les puissants. Or il n'est pas intuitif qu'il vaille mieux interdire à ses représentants de défendre nos intérêts dans une alliance à l'échelon supérieur... C'est ainsi qu'on se paluche, après des décennies, une Union européenne qui est un machin intergouvernemental à peine maquillé. Au bénéfice d'une poignée de puissants de France et de Navarre, et envers et contre tous les travailleurs.
Hors ligne
Au Yéti,
t'es "climatosceptique" ? Beurk -- encore un complotiste.
Je déconne, bienvenue au club... ![]()
Hors ligne
«Nous voulons que chaque citoyen porte une responsabilité politique et refusons que quelques rares fonctionnaires politiques ou diplomates décident du sort de la grande majorité des citoyens. La foi dans la toute-puissance de l'État a malheureusement une longue tradition et continue à marquer de son sceau la pensée de politiciens européens, chez les socialistes de tous les partis. C'est pourquoi nous souhaitons ne pas nous intégrer à l'UE et à ses instances, quelles que soient les sympathies que nous puissions avoir pour ces pays et les habitants de ce continent. L'idée d'une UE organisée de manière centralisée et bureaucratique «du haut vers le bas» plaît aux socialistes et socio-démocrates. Le mot magique dangereux est en l'occurrence «l'harmonisation». Les socialistes souhaitent que la politique et l'administration décident de tout à un niveau le plus élevé possible et qu'ils décident par conséquent partout de la même façon. Ils souhaitent adhérer au plus vite à l'UE. Nous souhaitons en revanche que les décisions soient prises à un niveau le plus bas possible. C'est pourquoi nous nous battons pour une Suisse qui reste fidèle à elle-même et à ses valeurs que sont la liberté, l'indépendance, la démocratie directe et le fédéralisme. »
— Christoph Blocher UDC
La suisse salaire médian double du Benêtland, pas de pétrole, plus d'industrie / PIB, première en compétivité
Pourquoi : La caste est muselée par le référendum, et par les budgets décidés par "votations". Et c'est pas des veaux ...

Dernière modification par yéti déporté au Benêtland (03-10-2012 23:36:51)
Hors ligne
Au Yéti,
ta petite phrase de signature imaginairement attribuée à Nietzsche a probablement le mérite de faire réfléchir... Mais bon, il y a sans doute pas mal de messages que je ne comprends pas dans cette formule.
Quoi qu'il en soit, Étienne est un peu à cheval sur la syntaxe, ce qui fait partie du soin apporté au décor. Pourrais-tu STP corriger les coquilles : "il n'y eu" --> "il n'y eut", et pas d'espace après l'apostrophe ? Merci par avance.
Hors ligne
À PROPOS DE LA CITATION DE BLOCHER (#1436)
C'est assez troublant de voir des revendications ,qui seraient tout à fait révolutionnaires en france , portées par un parti conservateur en suisse.
Je note quand même que l'UDC se réclame de la démocratie directe mais se présente aussi à des élections à caractère représentatif , j'y vois une contradiction ( "il n'y a pas de milieu" comme disait Rousseau ) .
Je pense que ce parti de droite trouve suffisamment de garanties au niveau fédéral pour préserver un ordre social "bourgeois" pour promouvoir une démocratie directe locale qui ne porte pas sur des thèmes ( propriété des moyen de production par exemple) qui pourraient la déranger.
En somme c'est un peu la même question que nous posions il y a quelques semaines à propos d'Athènes ( pourquoi dans le cadre d'une démocratie directe , l'abolition des classes sociales n'advient pas ?). Il faut croire que ce qu'il y a de gouvernement représentatif en suisse constitue , comme à Athènes, un aréopage suffisamment puisant .
Mais malgré cela je prefererai de loin continuer de défendre mes opinions dans un cadre politique comme celui proposé par l'UDC, et contre l'UDC, tel est mon paradoxe.
Toujours est il que le texte de Blocher illustre bien deux conceptions du fédéralisme complètement antagonistes qui circulent aujourd'hui, l'une veut concentrer des pouvoirs dans une inaccessible Europe, l'autre tend à autonomiser des localités .
Dernière modification par frigouret (04-10-2012 10:26:20)
Hors ligne
Je ne connaissais pas Bernard Lietaer et je ne connais toujours à peu près rien de lui.
Mais le lien indiquée par Gilles pointe sur une page de recherches...
... et j'ai lu, au hasard, la page d'entretiens indiquée en quatrième résultat de ladite recherche : on y trouve... une leçon très humaniste (et enrichissante) sur les vertus sociales et socialisantes des monnaies parallèles et dénonçant la captation d'intérêts et l'instabilité inhérentes au système de création monétaire par le crédit bancaire ! Génial. Comment donc ce mec peut-il avoir contribué à créer l'euro, antithèse parfaite de ce qu'il promeut dans ces entretiens ?
Gilles, tu pourrais nous indiquer un lien plus précis ?
Hors ligne
"CHEZ NOUS L'OPPOSITION C'EST LE PEUPLE"

Dernière modification par yéti déporté au Benêtland (04-10-2012 17:57:33)
Hors ligne
AJH a écrit:
Jacques Sapir n'est pas d'accord non plus
http://russeurope.hypotheses.org/133
Néanmoins dans ce texte signé des 120 on trouve qque chose qu'on aurait pas lu dans un texte collectif il y a seulement 1 an (tant tous les économistes considéraient que ce n'est pas "bien"): " En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l'interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d'avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal Reserve américaine."
C'est Todd qui dénonçait l'imposture de la position contre le "protectionnisme" alors que dans une logique de concurrence, interdire le protectionnisme d'une façon, c'est simplement obliger les pays à faire du protectionnisme autrement. En l'occurrence, le dumping fiscal n'est qu'une forme de protectionnisme, jouer sur la valeur de la monnaie en serait une autre, jouer sur les salaires pareil. A chaque fois on cherche au pire à obtenir un avantage sur les autres, au mieux à essayer de se protéger de la concurrence agressive des autres pays. Et toujours on fait plus ou moins le jeu de la finance et des multinationales.
Le débat sur le protectionnisme est un faux débat. Tant que vous acceptez la logique de concurrence, alors vous acceptez que pour un gagnant il y ait besoin d'au moins un perdant.
Le vrai débat est entre la logique de concurrence et celle de la coopération.
Hors ligne