Forum du plan C : pour une Constitution écrite par et pour les Citoyens

Ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.
Les membres de l'Assemblée constituante doivent être tirés au sort
et, bien sûr, inéligibles aux fonctions qu'ils instituent eux-mêmes.

Vous n'êtes pas identifié.

Bienvenue :o)

Bonjour :o)
Ici, depuis le 1er janvier 2006, nous parlons d'un sujet que les politiciens de métier voudraient bien garder pour eux : nous parlons de la Constitution, de ce texte absolument fondamental pour tous les citoyens (et pourtant complètement négligé par eux), de ce texte qui pourrait nous protéger tous contre les abus de pouvoir si nous le faisions nôtre au lieu d'en abandonner la maîtrise à ceux-là mêmes qu'il est censé contrôler.
Nous discutons principe par principe, méthodiquement. Nous avons d'abord suivi le plan de mon document "Les grands principes d'une bonne Constitution", mais nous avons ensuite élargi nos thèmes à partir de vos réflexions, critiques et suggestions. C'est simplement passionnant. Ce que nous avons mis au clair sur la monnaie, sur le vote blanc, sur les vertus méconnues du tirage au sort et sur le référendum d’initiative populaire, par exemple, est enthousiasmant.
Le prolongement de cette réflexion constituante, c’est d’écrire enfin nous-mêmes un exemple de constitution, article par article. C’est ce qui se passe sur la partie wiki-constitution de ce site. Je vous invite à venir y participer également, ne serait-ce que sur un article ou deux. Vous verrez, c’est passionnant ; on sent vite qu’on est là sur l’essentiel, sur la seule vraie cause (et aussi la solution !) de nos impuissances politiques.
C’est un projet pédagogique en quelque sorte, un objet concret, réel, qui montre que 1) c'est possible : des hommes dont ce n'est pas le métier peuvent écrire une Constitution, et 2) c'est beaucoup mieux : quand ils n'écrivent pas des règles pour eux-mêmes, quand ils n'ont pas un intérêt personnel à l'impuissance des citoyens, les délégués constituants écrivent les règles d'une authentique démocratie. Merci à tous pour ce travail formidable.
Amitiés. Étienne.
[19 août 2012 : ATTENTION : pour cause de spam ultra-actif mi 2012, je FERME la possibilité aux nouveaux venus de créer un compte sans moi : il faut m'écrire à etienne.chouard@free.fr (EN ME DONNANT LE PSEUDO QUE VOUS VOULEZ) et je créerai votre compte à votre place. Il faudra ensuite venir ici pour définir un nouveau mot de passe. Désolé, mais les spammeurs deviennent infects et je n'ai pas le temps de gérer les spams (je préfère vous aider un à un à nous rejoindre). Au plaisir de vous lire. ÉC]

#1362 19-05-2012 22:03:46

kansas27800
Membre
Message n°17689
Date d'inscription: 11-05-2012
Messages: 15

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bonsoir

Je n'ai pas lu les 35 pages de ce forum mais je voudrai ajouter quelques infos sur la sortie de l'UE. Peut-être connaissez-vous l'UPR, un parti souverainiste qui propose lui aussi 10 raisons de sortir de l'UE. Les voici résumées :

01) Rétablir la démocratie
    les traités ne vont pas dans l’intérêt des Français
02) Résoudre le problème de la dette
    Stopper l’endettement par la création monétaire par la BDF (retour au Franc)
03) Sauver l'agriculture
    sortir des articles 32 et 39 du TFUE
04) sauver l'industrie et les emplois
    En sortant de l'Euro
05) maitriser les flux migratoires
    Abroger les articles 67,77 et 79 du TFUE
06) Préserver la santé publique et l'environnement
    Abroger les articles 168 et 169 du TFUE
07) Conserver les services publiques à la Française
    Abroger le article 106 du TFUE
08) Protéger nos acquis sociaux et nos retraites
    Abroger les articles 5 et 21 du TFUE
09) préserver la paix
    Sortir de l'OTAN
10) Préserver la vision française dans le monde francophone
    Sortir de l'UE

Voilà donc, pour abonder dans le sens du forum, d'autres raisons que je trouve valable pour sortir de ce carcan, de cette union à la soviétique.


L'inculture, c'est la myopie de l'esprit

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#1363 20-05-2012 04:24:12

Jacques Roman
Membre
Message n°17693
Date d'inscription: 06-02-2006
Messages: 3574

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bonjour, kansas27800

Tout le monde sur ce forum n'est pas d'avis de sortir de l'Union européenne.

Réformer l'UE en la démocratisant est, en ce qui me concerne, le seul moyen de parvenir aux résultats correspondant à vos objectifs 1-2 et 4-10 dans ce qu'ils ont de légitime, et je me permets de vous renvoyer à cet égard au projet http://www.euroconstitution.org.

Retourner au régime préconfédéral et au nationalisme de clocher serait, selon moi, catastrophique.

En ce qui concerne l'objectif 3, pourriez-vous expliquer en quoi l'agriculture européenne (en particulier la française) aurait besoin d'être "sauvée" ? Est-ce que vous ne voulez pas plutôt dire qu'il faudrait améliorer la situation des agriculteurs ?

Cordialement.

JR

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#1364 20-05-2012 13:38:08

kansas27800
Membre
Message n°17701
Date d'inscription: 11-05-2012
Messages: 15

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bonjour Jacques

Sauver l'agriculture c'est tout simplement :

arrêter la fermeture des fermes agricoles
Remplacer l'agriculture intensive polluante et cancérigène par le bio
Et surtout rendre la France auto-suffisante (on ne peut pas faire confiance à d'autre pour nous nourrir)

Ca n'a rien de protectionniste ni de nationaliste, c'est pragmatique et ça tombe sous le sens.

En ce qui concerne l'UE ça fait environ deux ans que je me renseigne et je vois beaucoup plus d'intérêt à en sortir qu'à y rester. Idéologie mise à part.

Nicolas


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#1365 20-05-2012 22:04:00

Étienne
Message n°17712
Lieu: Trets (France, 13)
Date d'inscription: 28-01-2006
Messages: 1584
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

La ville de Francfort
en quasi-état de siège depuis 3 jours
pour protéger la BCE des manifestants


par François Asselineau (UPR)

Au cours d’une longue conversation téléphonique que je viens d’avoir avec l’un des adhérents de l’UPR, qui est un Français expatrié à Francfort, celui-ci m’a confirmé qu’en ce 19 mai après-midi, tout le centre ville est vide de voitures et occupé par des dizaines et des dizaines de véhicules de police, ainsi que par des policiers à cheval.

C’est aujourd’hui le 4ème jour que les abords du siège de la Banque Centrale Europénne (BCE) est la cible de manifestants du mouvement « BLOCKUPY », qui sont tenus à une large distance du gratte-ciel de le BCE.

Environ 20.000 personnes selon la police (et plus de 25.000 selon les organisateurs), défilent ce samedi après-midi dans le calme dans le centre-ville de Francfort, la capitale financière allemande pour protester contre les programmes d’austérité européens.

Cette manifestation est la seule à avoir été autorisée par la municipalité et la justice allemande dans le cadre d’un programme du « collectif d’organisations anti-capitalistes » Blockupy Frankfurt initialement prévu sur quatre jours, de mercredi à samedi.

INFORMATIONS EXCLUSIVES UPR

=====================

1°) Chose remarquable et cachée par tous les médias, la BCE a demandé à tous ses employés de rester chez eux et de ne pas venir travailler depuis 3 jours.

C’est du jamais vu depuis que la BCE existe.

—————————-

2°) Autre chose remarquable, les autorités de la BCE ont proposé au Conseil des gouverneurs, qui devait se réunir jeudi, de se réunir exceptionnellement dans les locaux de la Bundesbank, situés plus loin de l’épicentre des manifestations.

Cette proposition a été rejetée sèchement par les gouverneurs de plusieurs banques centrales nationales d’autres pays (qui font partie de l’Eurosystème), qui y voyaient la preuve d’une tutelle de plus en plus lourde de la Bundesbank sur la zone euro.

C’est à ce genre de petits « détails » que l’on mesure le degré d’aversion croissante – sinon de haine latente – que l’euro est en train de provoquer entre tous les États de la zone.

QUELQUES PHOTOS CACHÉES PAR LES MÉDIAS FRANÇAIS

[...]

http://www.u-p-r.fr/actualite/europe/la … nifestants

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#1366 21-05-2012 12:43:26

kansas27800
Membre
Message n°17728
Date d'inscription: 11-05-2012
Messages: 15

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

C'est pour quand la conférence au sommet du G4 (Etienne Chouard, François Asselineau, Frédéric Lordon et Bernard Friot) ? Et je verrai bien François Ruffin comme interviewer !


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#1367 21-05-2012 12:46:47

Sandy
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Message n°17729
Date d'inscription: 28-11-2006
Messages: 2398

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Mettre Asselineau dans le lot ça fait vraiment tâche ...

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#1368 21-05-2012 14:09:47

Étienne
Message n°17735
Lieu: Trets (France, 13)
Date d'inscription: 28-01-2006
Messages: 1584
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Sandy, tu deviens sectaire.

C'est triste.

Alors allons-y : qu'est-ce qu'il dit de mal, Asselineau ? Qu'est-ce qui te conduit à rejeter son travail ?



(Tu voulais dire tache, sans accent circonflexe, probablement)

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#1369 21-05-2012 16:45:41

kansas27800
Membre
Message n°17750
Date d'inscription: 11-05-2012
Messages: 15

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Il faut arrêter de penser "consommateur" en croyant que les solutions sont sur étagères. La panacée n'existe pas, chaque pays a son propre système politique. Personne n'a la solution mais tout le monde a une pièce du puzzle. Il suffit de se rencontrer et de voir ce que l'on peut créer ensemble.
Sans être encarté, je trouve que M.Asselineau est très pédagogique, c'est plein de vérités ce qu'il dit. j'ai d'ailleurs passé des heures à vérifier ce qu'il affirme. Je n'ai pas trouvé grand chose à redire.

Par contre, j'aimerai son avis sur le tirage au sort. Je vais lu écrire...


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#1370 22-05-2012 14:12:51

gilles
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Message n°17802
Date d'inscription: 16-07-2008
Messages: 876

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bonjour et bienvenue kansas27800, il est assez exigeant de lire maintenant les 35 pages du fil 32 Sortir de l'Union Européenne, je peux néanmoins vous conseiller de consulter quelques contributions parmi tant d'autres :


Quand la CIA finançait la construction européenne
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=10207#p10207

Grosses légumes et salariés agricoles
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8467#p8467

La construction européenne en Agriculture, c'est l'Europe Sociale, si, si, regardez, Sarkosy louvoie pour essayer de ranimer Bolkenstein
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8476#p8476


4000 usines… et aucune chez nous ?
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=10968#p10968


Prolétaires de tous pays unissez-vous ! ( Possible ou impossible ? )
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=11031#p11031


Pourquoi cette volonté de réformer la logique de la construction européenne n'aboutit jamais : L'Europe des grandes firmes
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=7448#p7448 

Mitterrand demande une réorientation sociale de la construction européenne et une relance de la croissance à ses partenaires européens et ce qu'il en est réellement advenu
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=8418#p8418

Une conférence d'Étienne Chouard : Les 10 raisons majeures de sortir de l'Union Européenne - les vidéos avec le plan de l'argumentaire écrit
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=11134#p11134



Quant aux mouvements défendant les intérêts des simples citoyens et prônant la sortie de l'Union Européenne, en ce qui concerne l'Union Populaire Républicaine, il est dommage que ce mouvement ne présente pas de candidats aux élections législatives, nous pouvons voter soit pour le Mouvement pour une Éducation Populaire ( M'PEP ) ou pour le Parti Ouvrier Indépendant ou pour Debout La République dans les circonscriptions où ces formations présentent des candidats.

M'PEP : http://campagne2012.m-pep.org/?-Les-can … -M-PEP,13-

POI :  http://parti-ouvrier-independant.fr/can … tion-tscg/

DLR : http://dljlorraine.over-blog.com/article-6709530.html

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#1371 23-05-2012 21:06:17

kansas27800
Membre
Message n°17857
Date d'inscription: 11-05-2012
Messages: 15

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Ouh la la, j'ai du boulot ! .

J'ai comme l'impression d'arriver après la bataille...c'est l'inconvénient des forums, on lance des sujets qui ont déjà été traités depuis longtemps !


merci Gilles

Nicolas


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#1372 24-05-2012 18:23:30

AJH
Membre
Message n°17898
Lieu: Aix en Provence
Date d'inscription: 18-08-2006
Messages: 1559
Site web

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Salut Gilles

Sur le "8" il se trompe à mon avis... plusieurs monnaies circulent en zone euro (euros des différents pays, euros des différentes banques)

Sur la loi de Gresham http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Gresham ,  c'est maintenant l'inverse (quand on n'a plus confiance dans une monnaie on utilise une autre .... exemple le dollar remplace les monnaies nationales dans certains pays )


L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod)
http://www.societal.org

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#1373 24-05-2012 19:15:36

gilles
Membre
Message n°17904
Date d'inscription: 16-07-2008
Messages: 876

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Merci AJH très intéressant.

kansas27800 a écrit:

En ce qui concerne l'UE ça fait environ deux ans que je me renseigne et je vois beaucoup plus d'intérêt à en sortir qu'à y rester. Idéologie mise à part.

Nicolas

Merci kansas27800 et bon courage pour la lecture des messages, en retour n'hésite pas à nous faire part des renseignements que tu as obtenu sur l'UE.



Le lien entre l'accord économique et commercial global AECG UE-Canada et les luttes contre les frais d'inscription dans les universités canadiennes


Pour la Commission européenne, la forme privilégiée, voire unique, des relations entre l’Union européenne (UE) et les pays tiers est la conclusion d’accords de libre-échange. L’argument invoqué – et démenti par la réalité - est que l’augmentation du volume du commerce est mutuellement bénéfique aux parties prenantes, et contribue à l’accroissement de la richesse globale. Les néolibéraux occultent sciemment la véritable raison d’être de ces accords : utiliser les dissymétries sociales, environnementales, légales et fiscales entre les partenaires afin de tirer les droits des travailleurs vers le bas et d’élargir toujours davantage les marges de profit des entreprises, tout particulièrement des transnationales.


Pour les multinationales européennes, le premier objectif de l’AEGC est de démanteler les services publics - éducation, santé, eau, services sociaux, gestion des déchets, etc.- relevant des autorités provinciales et municipales du Canada et qui, jusqu’ici, n’étaient pas concernées par les accords commerciaux conclus au niveau fédéral. A Ottawa, le gouvernement conservateur de Stephen Harper – comme d’ailleurs différents gouvernements provinciaux, dont celui du Québec - y trouve aussi son compte : il voit dans l’AECG un outil de choix pour faire disparaître ce qui reste de capacité de résistance démocratique locale à la création d’un marché unique canadien et aux privatisations.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Grève_étud … se_de_2012

http://www.medelu.org/Le-cheval-de-Troie-canadien

Modification du 29 mai : encouragement à participer pour kansas27800

Dernière modification par gilles (29-05-2012 10:38:56)

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#1374 30-05-2012 11:02:47

gilles
Membre
Message n°18187
Date d'inscription: 16-07-2008
Messages: 876

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Le responsable de ΣΥΡΙΖΑ ( SYRIZA ) Αλέξηϛ Τσίπρας va-t-il pouvoir imposer son programme de redressement économique de type New Deal rooseveltien au système UE ?


https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Alexis_Tsipras_Komotini_cropped.jpg/225px-Alexis_Tsipras_Komotini_cropped.jpg
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/el/e/e4/SYRIZA.png


Le programme d'action du responsable de ΣΥΡΙΖΑ ( SYRIZA ) Αλέξηϛ Τσίπρας d'après l'entretien avec la chaîne de télévision des États-Unis d'Amérique CNBC : http://solidarite-internationale-pcf.ov … 79552.html

Après les échecs de Mitterrand en 1981-1982, de Jospin d'amender le Traité d'Amsterdam pour plus de croissance, malgré ma sympathie pour le mouvement ΣΥΡΙΖΑ, je pense qu'il sera confronté à l'intransigeance du système UE et qu'il ne pourra pas simultanément avoir le redressement de l'économie grecque de type rooseveltien qu'il souhaite et rester dans le système UE-euro. Le maintien de la Grèce dans l'euro va coûter à chaque contribuable de l'eurozone environ un millier d'euros en 2012 d'où le choix de l'augmentation des TVA dans les pays de l'eurozone, la suppression de multiples avantages fiscaux.

http://www.humanite.fr/social-eco/la-ha … 012-489439

Pour ΣΥΡΙΖΑ, faire le choix de rester dans l'euro et l'intégration économique UE telle qu'elle est, c'est mécaniquement imposer l'austérité en Grèce et aux travailleurs dans le reste de l'eurozone. La relégitimation de l'intégration style UE qui en résulterait ne profiterait qu'au sommet de l'échelle capitaliste et le mouvement ΣΥΡΙΖΑ sera entraîné par les luttes soit à approfondir son cours anti-intégration UE, soit comme Mitterand, Jospin, Papandréou, Socratès, Zapatero à reculer devant les pressions ultra-capitalistes du système UE. J'espère me tromper et que le mouvement ΣΥΡΙΖΑ déjouera tous les traquenards qui seront semés sur sa route et qu'il s'apercevra des contradictions qu'entraînent ses positions, si le système le laisse aller au pouvoir, pour ma part, je continue à penser que le démantèlement direct du système UE et une simple coopération comme celle de l'AELE reste le meilleur choix pour les salariés, les artisans, les agriculteurs et tous les citoyens ordinaires de nos pays respectifs.

En raison de tâches à accomplir nécessitant un investissement personnel important, je suspends provisoirement ma participation à ce site pendant au moins trois semaines.

Dernière modification par gilles (30-05-2012 15:34:46)

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#1375 30-05-2012 16:46:39

lanredec
Membre
Message n°18193
Lieu: goueled Leon
Date d'inscription: 21-10-2011
Messages: 1566

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Un sondage commandé par le Comité des Régions

Vous ne savez pas ce qu'est le CdR ? Normal, seuls 13% des Français le savent (plus ou moins), contre 38% des Autrichiens.

Quelques résultats :
50% des Européens (62% des Français) ont confiance dans les autorités régionales ou locales. Seulement 34% dans les autorités nationales. Et quand même 47% dans l'Union Européenne.

59% des Européens (74% des Français) pensent que les autorités régionales ou locales sont insuffisamment prises en compte lorsqu’on décide les politiques au sein de l’Union européenne.


''Je crois à la vertu des petits peuples. Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques-uns.'' André Gide (1951)

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#1376 31-05-2012 09:23:05

Jacques Dupontel
Membre
Message n°18214
Date d'inscription: 02-01-2009
Messages: 44

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Cela se passe dans un hôpital psychiatrique. Un neurologue discute avec un autre neurologue :

— « Connais-tu la différence entre l'histoire des deux fous dont l'un dit à l'autre : "Accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle !" et la situation actuelle ? »

— « Non, tu ne vas pas recommencer, nous faisons un métier sérieux où l'humour n'a pas sa place. Quoique ! L'humour pourrait être thérapeutique finalement, tout compte fait. Allons-y. Tu disais : Accroche-toi au pinceau et j'enlève l'échelle et la situation actuelle, euh, non, je vois pas. »

— « Eh, bien les deux fous avec le pinceau et l'échelle, c'était juste une histoire, tandis qu'accroche-toi à l'euro, j'enlève ta monnaie nationale, cela va entrer dans l'histoire ! »

Dernière modification par Jacques Dupontel (31-05-2012 09:27:19)

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#1377 04-06-2012 18:21:31

Déhel
Membre
Message n°18397
Lieu: Casablanca, Maroc
Date d'inscription: 27-07-2008
Messages: 454

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Les bonnes idées de l'Europe : Pour diminuer le chômage précarisons tous les salariés !

     Gilles a trouvé un article supplémentaire sur les dérives libérales de l'Union Européenne actuelle: Les bonnes idées de l'Europe : Pour diminuer le chômage précarisons tous les salariés !

Slovar a écrit:

A la question : Qui est responsable du chômage ? La Commission a trouvé le coupable : « (...) les lourdeurs juridiques du contrat de travail qui entravent, selon elles, la reprise de l’emploi (...) »


La meilleure forteresse des tyrans c’est l’inertie des peuples, Machiavel.
Le risque de la liberté: texte collégial d'insurection morale téléchargeable ici.

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#1378 05-06-2012 00:01:20

Ana Sailland
Membre
Message n°18405
Date d'inscription: 10-11-2011
Messages: 1342

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

C'est normal : l'organisation actuelle favorise les incompétents, les dogmatiques, les malhonnêtes.
C'est pas de l'humour heing : On a des preuves !

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#1379 08-06-2012 08:22:19

Jacques Dupontel
Membre
Message n°18504
Date d'inscription: 02-01-2009
Messages: 44

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Ana, en parlant de l'organisation actuelle, qu'est-ce vous pensez du programme de Debout La République :

http://www.sondages-election.com/progra … blique.htm
Europe
    •    Dénonciation des traités européens actuels.
    •    Proposition aux partenaires européens d'une nouvelle Europe qui rendra aux États-nations leur liberté d’action (suppression de toutes les structures relevant de l’inspiration fédérale anti-démocratique : Cour de Justice, Commission, Banque Centrale Européenne.)
    •    Mise en place d'« agences de coopération européenne » à la carte, respectueuses des souverainetés nationales.
    •    Interruption des négociations avec la Turquie.
    •    Référendum obligatoire pour tous les traités européens.


Les candidats aux élections de l'Assemblée Nationale :
http://www.debout-la-republique.fr/site … sdlr_1.pdf

137 candidats-hommes et 159 candidats-femmes ( plus que la parité )

plus près des citoyens, pour plus de démocratie et écarter plus facilement les mauvaises décisions ? Ces solutions vous paraissent-elles porteuses d'avenir ?

Dernière modification par Jacques Dupontel (08-06-2012 08:37:29)

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#1380 08-06-2012 11:30:11

Jacques Dupontel
Membre
Message n°18510
Date d'inscription: 02-01-2009
Messages: 44

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L'Union Européenne n'arrive plus à prendre ses décisions à 27 : http://www.youtube.com/watch?v=9nDZzDxxqXs

Je relaye une analyse de François Asselineau :
    .    Il y a quelques jours, c'est un Anglais d'origine indienne, Sir Suma Chakrabarti, qui a été élu à la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Ce n'est certes pas, en soi, un évènement interplanétaire de nature à bouleverser l'équilibre économique mondial.Néanmoins, cette élection fait énormément jaser dans le Landerneau diplomatique européen et mondial car elle vient de briser une solide tradition. Les intenses tractations et les coups bas diplomatiques qui se sont déroulés au cours des dernières semaines dans les couloirs de la BERD et dans ceux de la Commission européenne à Bruxelles sont riches d'enseignement sur le véritable poids du prétendu « couple franco allemand » : nul.
    .   
    .    Voici les explications.
    .   
    .    -----------------------------------------------------------------------
    .    LA RÈGLE TACITE FIXÉE À LA CREATION DE LA BERD EN 1991
    .    -----------------------------------------------------------------------
    .    Créée en 1991 pour financer la reconstruction des anciens États du bloc soviétique et les intégrer plus rapidement à l'Union européenne, la présidence de la BERD - dont le siège social est à Londres - a traditionnellement été une chasse gardée de la France et de l'Allemagne. Pour maintenir un semblant d'équilibre européen, il avait en effet été convenu à l'époque - entre François Mitterrand, le Chancelier allemand Helmut Kohl et le Premier ministre britannique John Major - que le siège de la nouvelle Banque serait à Londres, mais que la présidence serait alternativement française et allemande. Depuis que Jacques Attali en avait pris la première présidence (sa gestion s’y acheva dans un parfum de scandale), l’Allemagne et la France se sont en effet partagées à tour de rôle les cinq dernières présidences. Certes aucune règle écrite n'impose ce système. Et la BERD est détenue par 62 États actionnaires qui peuvent très bien décider d'un représentant en leur sein. Mais, compte tenu de la structure du capital, il suffit que l'Europe continentale - légèrement majoritaire en droits de vote - arrive unie avec un seul candidat pour que celui soit élu. D'autant que généralement, le Japon, les États-Unis et le Canada, par accord tacite, suivent l'Europe. C'est une règle de "bienséance" qui s'applique aussi pour la présidence du Fonds Monétaire International (FMI), où les États-Unis soutiennent toujours le candidat européen, en échange du vote européen non moins systématique pour la présidence américaine de la Banque Mondiale.
    .    -----------------------------------------------
    .    LE COUP DE JARNAC ALLEMAND DE 2012
    .    -----------------------------------------------
    .    Or les choses ne se sont pas passées comme prévu cette fois ci à la BERD. Le président sortant, l’Allemand Thomas Mirow,était candidat à sa propre succession. Mais, il n'était pas officiellement soutenu par l'Allemagne, car il était considéré comme proche du SPD, le principal parti d'opposition à Angela Merkel. Cependant, l'Allemagne n'a pas apporté non plus le soutien clair et net au candidat que présentait la France, qui était M. Philippe de Fontaine-Vive, et auquel notre pays s’attendait légitimement, du fait de la règle non écrite rappelée précédemment. La France s’attendait d’autant plus au soutien de l’Allemagne que les diplomates français avaient obtenu l’accord de la Chancellerie allemande : en échange du soutien allemand à la candidature de M. de Fontaine-Vive à la BERD, la France soutenait un Allemand au poste que laisserait vacant M. de Fontaine-Vive à la Banque européenne d'investissement (BEI). Certes, les Allemands ont tenu formellement parole, en votant pour le candidat français. Mais les négociateurs allemands ne l'ont fait que du bout des lèvres. Ils ont largement donné l'impression autour d’eux que le gouvernement de Berlin n’était pas très attaché à ce soutien et que, somme toute, il n’en ferait pas une maladie si le candidat français n’était pas élu. Cette attitude allemande a évidemment fait jaser dans les couloirs feutrés de la Commission européenne, de la BERD, et ailleurs. Les autres États l’on perçu comme la preuve que le « couple franco-allemand » était moins soudé que jamais et que c’était le moment de remettre en cause le consensus tacite qui prévalait jusqu’alors.
    .   
    .    ----------------------------------------------------
    .    LA POLOGNE S'ENGOUFFRE DANS LA BRÈCHE
    .    ----------------------------------------------------
    .    Du coup, la Pologne s’est sentie pousser des ailes, en proposant son propre candidat, ce qu’elle n’aurait jamais fait si l’Allemagne avait montré tout le poids qu’elle attachait à la candidature française. Or, dès que la Pologne a présenté son propre candidat, il est devenu impossible pour l'Europe continentale de présenter un candidat unique. Conséquence : le président allemand sortant, M. Thomas Mirow, a décidé de maintenir sa candidature. Il a d'ailleurs obtenu pour cela l'appui des Russes, ravis de mettre des bâtons dans les roues du candidat de Nicolas Sarkozy.
    .   
    .    ------------------------------------------------------------------------
    .    LE ROYAUME-UNI ET LES ÉTATS-UNIS REMPORTENT LA MISE
    .    ------------------------------------------------------------------------
    .    Comme de juste, les Anglais, flairant la bonne affaire, ont alors présenté leur propre homme, Suma Chakrabarti, en ralliant à eux leurs alliés traditionnels : les États-Unis et de tous les États du Commonwealth. Leur coup de maître a été de rallier aussi - à la surprise générale - l'Italie de Mario Monti. L’homme de la Commission européenne et de Goldman Sachs a marqué ainsi sa volonté de briser l'hégémonie de Paris et de Berlin sur la présidence de la BERD.
    .   
    .    ----------------------------------------------------------------------
    .    QUELS ENSEIGNEMENTS À TIRER DE CET ÉCHEC FRANÇAIS ?
    .    ----------------------------------------------------------------------
    .    1) Il n'y a désormais plus le moindre Français à la tête d'une institution européenne. Et, compte tenu de l’agenda des remplacements, il semble que nous ne soyons pas prêts d'en avoir. Dans les institutions européennes, la France est en passe de ne plus être qu'un zombie : elle ne détient plus la moindre présidence, elle n'a qu'un poste de Commissaire européen sans contenu, sa langue est totalement marginalisée, et ses intérêts nationaux sont piétinés avec allégresse par tous les autres États et la Commission elle-même.
    .   
    .   
    .   
    .    2)- L’absence de vrai soutien allemand montre à quel point les gouvernement allemand considère désormais la France comme un partenaire de second rang.
    .   
    .    3)- L'échec de la candidature française explique pourquoi, depuis quelques jours, on laisse fuiter dans la presse française que François Hollande n'est pas favorable à ce que l'actuel ministre allemand des finances, Wolfgang Schauble, préside l'Eurogroupe. Du coup, cette présidence pourrait échoir à … l'italien Mario Monti !
    .   
    .    4)- Plus fondamentalement, cette défaite française à la BERD est une énième preuve que la solidarité européenne est un mythe, malgré les  ans écoulés depuis le traité de Rome.
    .   
    .    Dès qu’ils le peuvent, chaque État joue sa partition et en profite pour faire payer à la France ou à l’Allemagne les rancœurs accumulées, tandis que les États-Unis et le monde anglo-saxon en tirent avec délectation les marrons du feu.
    .   
    .    -------------------------------------------------------------------------
    .    LA DÉCLARATION SANS FIORITURES DE M. DE FONTAINE-VIVE
    .    -------------------------------------------------------------------------
    .    D’où la déclaration amère du candidat français battu. Dans cette brève déclaration, il a expliqué en peu de mots ce que je ne cesse d’expliquer moi-même depuis la création de l’UPR : à savoir que l’Union européenne est ingérable et qu’elle ne fonctionne que pour le plus grand bénéfice des États-Unis.
    .   
    .    ==> Voici mot à mot ce que vient de déclarer, le 5 juin 2012, M. de Fontaine-Vive, vice-Président de la BEI et candidat malheureux à la BERD :
    .    -------------
    .    « Soyons simple : l’Union européenne n’arrive plus à prendre ses décisions à 27 par consensus.
    .    Et donc, à partir du moment où elle n’y arrive plus, c'est la graine de la division qui est là.
    .    Écoutez, on a le résultat qui était prévisible : lorsque les 27 États membres n’arrivent plus à s’entendre entre eux, c’est que c'est le reste du monde, dirigé par les États-Unis, qui prend les décisions à la place de l’Union européenne.
    .    C'est un choix de certains États européens de préférer suivre les États-Unis plutôt que de suivre les décisions par consensus à Bruxelles. »
    .   
    .    ---------------
    .    CONCLUSION
    .    ---------------
    .    Ce nouvel échec diplomatique français constitue une parfaite illustration du « Stratagème des Chaînes » que j’expose dans mes conférences et qui constitue le fondement de la stratégie américaine vis-à-vis de l’Europe. Notons que, si la France n'était pas dans l'Union européenne, son prestige et son poids diplomatique n'en serait que beaucoup plus grand à travers le monde. Et les mêmes États, qui piétinent actuellement nos intérêts pour s'aligner servilement derrière les États-Unis, deviendraient soudain beaucoup plus accommodants avec notre pays. De toute façon, ils ne pourraient pas nous être plus hostiles !
    .   
    .    -----------------
    .   
    .    Notre fidèle militant Cyril Carbonnel a eu l’idée de faire une petite vidéo qui reprend la déclaration du vice-président de la BEI et le passage approprié de l’une de mes conférences, enregistré deux ans avant, qui décrit justement ce « Stratagème des Chaînes ».
    .   
    .    Je vous conseille vivement de visionner l'intégralité de cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=9nDZzDxxqXs
    .   
    .    Mon analyse et mon décryptage sont donc, encore une fois, confirmés par les faits.
    .   
    .    François ASSELINEAU
    .    ==============
    .   
    .

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#1381 08-06-2012 14:22:41

Ana Sailland
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Message n°18525
Date d'inscription: 10-11-2011
Messages: 1342

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

@ Jacques Dupontel (réponse à http://etienne.chouard.free.fr/forum/vi … 504#p18504)

Par organisation actuelle, j'entendais la fausse démocratie, à laquelle debout la république ou NDA  semblent vouloir rester fidèles (comment faire autrement quand on se présente gaulliste) .

Les solutions techniques aux problèmes conjoncturels ou aux problèmes issus des traités sont certes intéressantes pour améliorer un peu, mais organiquement reconduisent la mécanique Sieyes.

On aurait pu avoir un espoir avec la 6ème de JLM, mais son assemblée constituante élue à la proportionnelle réduit l'espoir à demi néant. Malgré un texte alentour pas mal foutu du tout.

Je vote de temps en temps pour le moins mauvais lorsque c'est vital, mais c'est vraiment sans enthousiasme car dans la pleine conscience que c'est choisir entre plusieurs prisons celle où les rats sont rares.

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#1382 08-06-2012 15:35:17

Jacques Dupontel
Membre
Message n°18537
Date d'inscription: 02-01-2009
Messages: 44

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Ana, pour ce qui est de l'enthousiasme, je parage votre point de vue, c'était parti fort avec Jean-Luc Mélenchon, son bouquin  : « Qu'ils s'en aillent tous ! » était un vrai souffle d'air pur. Je cite : « La révolution citoyenne, ce n'est pas seulement un programme politique gouvernemental. C'est l'action du peuple qui procède à la récupération totale de sa souveraineté dans les secteurs de la vie en société. Tous. Sans exception. ……»

« Nous sommes la cinquième nation la plus riche du monde. En même temps, il y a 8 millions de pauvres dans notre pays. … … »

J'ai été très déçu par la suite c'est pourquoi je me pose la question, tant qu'à être déçu, autant voter pour quelqu'un qui annonce la couleur de son programme sans revenir en arrière. Mais peut-être n'est-on jamais satisfait par un programme d'un parti où il y a toujours des mesures où nous ne sommes pas d'accord. Les affreux UEpéens étant déterminés à nous enlever le peu de démocratie qui nous reste dans un grand saut fédéral, il me semble que le moins mauvais serait de voter aux législatives pour les candidats DLR, mais peut-être avez-vous une autre solution qui me conviendra mieux ?

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#1383 08-06-2012 15:45:44

Ana Sailland
Membre
Message n°18538
Date d'inscription: 10-11-2011
Messages: 1342

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Que se vayan TODOS .

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#1384 08-06-2012 16:48:21

AJH
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Message n°18543
Lieu: Aix en Provence
Date d'inscription: 18-08-2006
Messages: 1559
Site web

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

J'ai à peu près la même sensation que Jacques Dupontel (message 18537), outre le fait que je me suis fait plusieurs fois censurer lors de commentaires sur son blog (commentaires purement techniques sur la monnaie et sur la dette).
Maintenant sa haine pour MLP me sort par les yeux et me donnerait envie de voter FN rien que pour cela.


L'utopie, c'est ce qui n'a pas encore été essayé (T. Monod)
http://www.societal.org

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#1385 08-06-2012 22:41:21

kansas27800
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Message n°18551
Date d'inscription: 11-05-2012
Messages: 15

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Bonjour

Voici un lien intéressant, pour ceux qui ne l'aurait pas vu, sur l'ingérence des marchés dans les gouvernances : http://www.fakirpresse.info/Le-plan-de- … es-la.html

Nicolas


L'inculture, c'est la myopie de l'esprit

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#1386 09-06-2012 04:20:31

Jacques Roman
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Message n°18561
Date d'inscription: 06-02-2006
Messages: 3574

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

À propos du message 1384 :"Que se vayan TODOS".

Franchement, s'ils devaient être remplacés par certaines des personnes qui font cette demande, je préfèrerais de beaucoup garder les actuels.  JR

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#1387 09-06-2012 15:24:39

Ana Sailland
Membre
Message n°18573
Date d'inscription: 10-11-2011
Messages: 1342

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Jacques Roman a écrit:

À propos du message 1384 :"Que se vayan TODOS".

Franchement, s'ils devaient être remplacés par certaines des personnes qui font cette demande, je préfèrerais de beaucoup garder les actuels.  JR

Utiliser ce cri à des fins électorales est à mon sens un vol et un viol. En effet.

Si j'en use, sans parti ni affiliation ni suivisme wink, c'est dans l'esprit original et originel : je le reproduisais en réponse à un message prosélyte, afin d'intégrer le personnage vanté dans le "todos".

Il est né en un temps-lieu où survivre nécessitait la déhiérarchisation totale de la société au profit de la cohérence naturelle, et l'invention de nouveaux modes de partage et de synergie.
Dans sa spontanéité originelle, il n'appelle pas au renouvellement de la hiérarchie mais à sa suppression.

(Fui en Argentina en dos mil tres)


(((Les citoyens grecs depuis peu entament ce chemin salvateur, soit dit en passant, via la naissance spontanée de groupes d'échange et de partage, quant au temps et quant aux biens, en particulier au plan alimentaire)))


Révolution après révolution, on voit le même phénomène d'apparition d'un désir de "directitude", suivi immanquablement de la mise en tutelle de l'émergence.
Pourtant, il semble bien que l'anarchie (c'est bien de cela qu'il s'agit) soit viable. L'Histoire le démontre, mais toujours étouffée au plus vite. Soit dans le sang, soit dans l'arnaque.

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#1388 15-06-2012 16:05:39

gilles
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Message n°18870
Date d'inscription: 16-07-2008
Messages: 876

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Des décisions au plus proche des citoyens. Non au centralisme de Paris ou de Bruxelles. Retrait des État-Membres des traités centralisés UE à l'échelle continentale. Adhésion de la France à l’Association européenne de libre-échange (AELE)


http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQZRCs_R_QuoDEPLaJgGjaiKtjxoCuTsc2Kh0_8xxebjyCXT6YTFA

La Poste Française perd son caractère humain de service public pourtant nécessaire pour lutter contre l'inégalité sociale et territoriale. Nous pouvons en mesurer les conséquences quand parcourir plus de kilomètres est nécessaire pour effectuer des opérations postales à la suite de la fermeture d'un bureau de poste. Une fois arrivé au bureau restant, au lieu d'effectuer des opérations simultanées au même guichet comme par exemple retirer de l'argent pour payer un affranchissement, nous sommes désormais obligés de passer par la machine à retirer des billets et ensuite au guichet du service des envois. La machine à restaurer le dialogue social entre les salariés et la direction de la Poste, ainsi que la machine à écouter les usagers et les collectivités territoriales font l'objet de grandes déclarations mais pour leur part n'ont jamais vraiment bien fonctionné et ne fonctionnent plus du tout depuis la montée en puissance de la centralisation à l'échelle continentale. Avec la nouvelle organisation « Facteur d'avenir » les tournées des facteurs sont plus étendues et le courrier distribué moins de jours dans la semaine, en général 5 jours au lieu de 6 auparavant.
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/bafiouille … initif.pdf

Les conseillers financiers nous vendent des produits risqués pour nous ( actions en Bourse d'entreprise ) dont la plupart des gens n'ont pas besoin ainsi que des produits de type assurance qui rapportent bien plus à La Poste qu'ils ne nous apportent de services réels et les directives de l'UE empêchent désormais la vente directe aux particuliers de titre de la dette de l'État ou des obligations émises par les services publics.

Pour mémoire, l'investissement dans les services publics EDF, GDF, SNCF, PTT, hôpitaux était financés soit par des avances de l'État ou par des emprunts ouverts au public français et non comme c'est devenu la règle avec les directives de l'UE par le marché financier mondial.


Exemple : l'emprunt PTT de 1986 : http://legimobile.fr/fr/lr/texte/arrete … /19860605/

L’ouverture à la concurrence du secteur postal, détruisant le service public, monopole d’Etat, a été décidée en 1997 par l’Union européenne, plus précisément par une directive qui a été adoptée à Bruxelles sous le gouvernement de « "gauche" plurielle » dirigé par Lionel Jospin (directive 97/60/CE du 15 décembre 1997).

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/Lex … 67:FR:HTML

Le conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, où avaient siégé pour la France Jacques Chirac et Lionel Jospin, décida ensuite de « demander à la Commission européenne d’accélérer la libéralisation dans des secteurs tels que le gaz, l’électricité, les services postaux et les transports ». Ce fut chose faite avec la directive 2002/39/CE du 10 juin 2002, sous le gouvernement Raffarin, qui fixa un calendrier à cette ouverture à la concurrence.
Puis, le 4 octobre 2006, la Commission européenne exigea de la France « la suppression de la garantie étatique illimitée en faveur de La Poste », considérant que cette garantie « place l’entreprise dans une position avantageuse par rapport à ses concurrents et crée ainsi une distorsion de concurrence sur un marché en voie de libéralisation ». L'exécutif arrêta, lors du conseil des ministres du 27 juillet 2009, le principe du changement de statut de La Poste prétextant que c’était la seule façon d’obtenir le financement nécessaire à son développement. C'était faux ! La Poste aurait pu se moderniser si l’exécutif français lui avait payé, chaque année, le milliard d’euros qu’il lui devait et que La Poste supporte sur ses comptes. Avec l’argent du contribuable, l'exécutif, sans aucun débat public, a renfloué les banques françaises en injectant plusieurs milliards d’euros. Pour La Poste, il fait preuve d’avarice alors qu’il en est le gestionnaire pour le compte du peuple français. Rappelons que les postiers ne sont pas payés par l’impôt mais par le prix du timbre et la rémunération des encours financiers, autrement dit par le fruit de leur travail. La privatisation de La Poste, il faut le rappeler, est un échec en Suède, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne. Pourquoi deux poids, deux mesures ?
Le dynamisme d’une région se mesure à l’aune de son tissu industriel et de la qualité de ses services publics. Affaiblir ou supprimer les seconds, c’est fragiliser le premier ! L’un ne va pas sans l’autre.

Les directives et principes de l'UE sur la Poste, l'énergie, les services aux collectivités locales, la monnaie, la liberté de circulation des capitaux, la libre concurrence, l'indépendance de la banque Centrale et sa lutte uniquement contre l'inflation sans objectif en terme d'emploi ne nous conviennent pas, bref la quasi-totalité des traités centralisés à l'échelle du sous-continent européen ne nous conviennent pas, retirons donc des traités de l'Union Européenne et adhérons aux traités de l'Association Européenne de Libre-échange. Pour une République qui élargisse le champ de la démocratie en France.
Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union Européenne.

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/Lex … 045:FR:PDF


L’AELE – une alternative au traité de réforme de l’UE

par Titine Kriesi

http://www.efta.int/site_images/lgo_efta.gif

L’Association européenne de libre-échange (AELE) a été fondée dans les années 60 pour favoriser la croissance économique, le plein emploi, l’augmentation de la productivité, la stabilité financière et une constante amélioration du niveau de vie. Cela devait être atteint par la réduction des restrictions commerciales entre les Etats-membres. Aujourd’hui, il reste quatre Etats-membres: la Suisse, la Norvège, l’Islande et la Principauté du Liechtenstein; les autres pays ont adhérés à l’UE. L’AELE n’a jamais aspiré à une fédération politique et a toujours été strictement contre le principe de la supranationalité. C’est le contraire de l’UE, qui est aujourd’hui une construction antidémocratique et centraliste. Les Etats-membres de l’AELE se sont mis d’accord sur une réduction progressive des tarifs sur les produits industrialisés sans renoncer à leur souveraineté. Depuis 1994, l’AELE a convenu, avec beaucoup de succès, des accords de libre-échange avec les pays de l’ancien bloc soviétique, avec Israël et l’Autorité palestinienne. En outre, il existe des accords de coopération avec l’Albanie, l’Egypte et la Macédoine. 
L’AELE n’a jamais voulu établir un marché commun, mais uniquement régler le libre-échange sur la base d’un commerce respectant des conditions de concurrence équitables. Les Etats-membres ont exclu les produits agricoles, car la prise en compte des produits agricoles aurait contredit la structure fondamentale de l’AELE: la liberté des activités commerciales aurait également été limitée. 
Les Etats-membres de l’AELE reconnaissent le principe de l’autosuffisance comme un devoir national. L’AELE est une alternative crédible et éprouvée à l’UE. Grâce à la création d’une zone de libre-échange en Europe, les pays de l’AELE ont pu préserver leurs propres intérêts et s’opposer à tout centralisme politique. Pour des pays comme la Suisse c’était d’une importance particulière, parce que cela servait à sa propre sécurité et aidait à soutenir les exploitations traditionnelles et à petits espaces qui sont si typiques pour ce pays. En plus, il y a l’aspect humain: le recours actif à ses propres moyens, l’autodétermination et le droit des pays de décider eux-mêmes de leurs besoins alimentaires. C’est une raison supplémentaire pour laquelle l’AELE est une alternative utile et véritable à l’UE. 

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#1389 25-06-2012 00:07:22

gilles
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Message n°19225
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

http://static2.dmcdn.net/static/video/859/164/46461958:jpeg_preview_large.jpg
Cliquez sur l'image pour lancer le film. Durée 1h 27 mn

Commentaire de Déhel après avoir vu le film :

« L'homme moderne sera-t-il capable de combattre sa tendance à être inactif et à rester silencieux ? »
Cornélius Castoriadis.


La Grèce est prête à être soldée car la crise économique actuelle a donné l'opportunité d'une campagne de privatisations sans limite où les infrastructures nationales sont bradées au profit d'intérêts privés. Quelques intellectuels grecs montent alors le film Catastroïka afin de donner leur propre interprétation des événements, en particulier autour de la notion de libéralisme et des politiques qu'elle induit. Les mêmes méthodes ont d'après eux été appliquées en ex-URSS après la chute du mur, au Chili avec Pinochet, en Turquie avec général Evren ou en Grande-Bretagne dès Magareth Thatcher, avant de gagner le reste de l'Europe.

Le FMI ou la Banque Mondiale entre autres, s'entendent sur le fait que "les lois de l'économie sont comme les lois de l'ingénierie [et que les] mêmes règles fonctionnent partout". Alors ils embauchent des techniciens pour faire appliquer cette logique de privatisation générale. À Chicago, le libéralisme a d'abord été théorisé par Friederich von Hayek et Milton Friedman: il est un marché libre avec une intervention minimale des états. Le problème, c'est que cette politique n'est naturellement pas du goût des démocraties qui ne veulent pas abandonner leur pouvoir ni leurs infrastructures publiques. C'est pourquoi les premières expériences ont lieu au sein de dictatures. Après, pour étendre le principe, il a fallu s'adapter à la volonté de démocratie des peuples et le nouveau mécanisme par lequel le libéralisme s'impose aujourd'hui est à l'évidence la dette: face à des problèmes de trésorerie, le FMI, l'OMC ou l'UE poussent les pays débiteurs à la privatisation massive, sans tenir compte de l'opinion des peuples en la matière. Car, sans une pression intense de l'extérieur sur les peuples, ceux-là n'acceptent pas les privatisations. La démocratie est donc un obstacle.

L'indépendance de la BCE est le premier mécanisme de lutte des détenteurs de moyens financiers contre la démocratie: vous pouvez élire qui vous voulez, semblent-ils dire, ceux-là devront de toutes les façons se soumettre aux marchés au travers de la BCE. Ainsi, en Europe, la crise économique entraîne-t-elle la nomination d'anciens cadres de la BCE, du FMI, de banques privées ou d'agences de notation à la tête des états en difficultés financières. La démocratie est née en Grèce, le système financier mondial décide qu'elle doit maintenant y mourir.
La Grèce doit des comptes à ses créanciers qui vont imposer et trouver les moyens de contourner la constitution afin de favoriser leurs intérêts. La Grèce est à vendre au même titre que la RDA de la réunification: l'industrie est démantelée, le chômage explose et le maximum est privatisé. Dans les procédures de privatisation, l'acheteur est privilégié, au contraire des nations dont on brade les investissements passés.
Les expériences de privatisation ont pourtant échoué partout où elles ont été tentées (explosion des prix, non entretien des infrastructures et dégradation de la qualité des services) mais l'eau, l'électricité, les transports font quand même l'objet de privatisations sauvages en Europe, privatisations qui enrichissent de grands groupes privés aux dépens des populations qui ne parviennent pas toujours à leur résister. Dans les pays où le FMI intervient, de manière générale, l'eau est systématiquement privatisée. Aujourd'hui, ce sont les universités qui sont dans la ligne de mire.
Les états ne peuvent plus être défendus que par les peuples eux-mêmes. Mais nous trouverons-nous assez pour enrayer la logique libérale ? Ou bien nous laisserons-nous encore convaincre par l'absence d'alternative ? Les problèmes qui nous sont posés peuvent être traités au niveau des communes et sont donc à notre portée, à condition d'y céder un peu de notre confort personnel.


« La meilleure forteresse des tyrans, c'est l'inertie des peuples. » Machiavel.







Entretien avec Katerina Kitidis, une des auteurs du film Catastroïka  :   

http://www.catastroika.com/detailsfr.php?id=255

Modification du 22 septembre : rectification de la ponctuation

Dernière modification par gilles (22-09-2012 19:06:55)

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#1390 27-07-2012 10:10:06

gilles
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Message n°19835
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Messages: 876

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L'Union Européenne approfondit sa condition de satellite des plus gros intérêts capitalistes financiers des États-Unis.


Non-seulement la « construction »  européenne a été mise en route de manière cachée à l'époque par les intérêts américains, pour plus de détails voir ce lien, mais cela continue avec l'enfoncement volontaire, le dépeçage de la Grèce, des services publics grecs au profit des intérêts financiers, notamment américains :

En cherchant les objectifs de la visite du secrétaire d'État adjoint au Trésor américain Charles Collyns à Athènes, nous pouvons voir dans les moteurs de recherche sur Internet que le mot privatisation apparaît, nous pouvons chercher donc plus avant :


https://ixquick.com/do/metasearch.pl?q=Charles+ Collyns +athens+ privatization&


Si nous traduisons un des sites trouvés :

http://www.greeknewsagenda.gr/2012/07/finmin-meets-us-treasury-assistant.html




Traduction :

Le ministre des Finances Yiannis Stournaras s'est entretenu hier avec le Secrétaire d'État adjoint américain au Trésor pour les finances internationales, Charles Collyns, qui s'est rendu à Athènes dans le cadre d'une visite européenne en Grèce et en Italie .

Stournaras a informé Collyns sur le cours de l'économie grecque, les priorités du ministère dans les mois à venir et le programme de privatisation du gouvernement.

De son côté, Collyns a exprimé le soutien des États-Unis à la Grèce et sa confiance que les efforts grecs porteront leurs fruits, en soulignant notamment l'intérêt des États-Unis dans le programme de privatisation de la Grèce. Collyns a également rencontré le vice-ministre des Finances, George Mavraganis avec qui il a discuté des questions liées au système fiscal et l'efficacité de la collecte des recettes.

Dernière modification par gilles (27-07-2012 10:28:32)

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#1391 28-07-2012 10:56:46

Jacques Roman
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Message n°19845
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Messages: 3574

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Il faudrait tout de même se rappeler que les ÉUA jouent un rôle assez important dans la finance et l'économie mondiales.

Qu'un ministre états-unien aille se renseigner à Athènes sur la politique du gouvernement grec n'a rien de scandaleux. En tout cas, ce n'est pas, en soi, un signe de satellisation de l'UE par rapport aux ÉUA.

Plutôt que de se casser la tête à chercher de signes de satellisation dans là où ils sont extrêmement conjecturaux (à supposer qu'ils existent), il vaudrait mieux s'occuper des signes de satellisation qui sont comme des nez au milieu de la figure : par exemple, si l'on pense à l'attitude de l'UE face au problème iranien, ou à la bonne volonté manifestée par l'UE à l'égard de la coopération avec Israël au moment même où la politique de colonisation de la Palestine s'accentue.

C'est surtout dans des exemples de ce genre qu'on pourra trouver des preuves de la satellisation de la politique européenne par rapport aux ÉUA. JR

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#1392 28-07-2012 14:28:44

Déhel
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Message n°19850
Lieu: Casablanca, Maroc
Date d'inscription: 27-07-2008
Messages: 454

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Y a-t-il de meilleures preuves que les autres?

    À l'évidence les faisceaux d'indices s'accumulent qui semblent tous mener aux mêmes conclusions: les États-Unis aux abois imposent leur politique, économique, militaire, d'investissements, etc. aux états dits alliés dans ce qui ressemble davantage à une colonisation économique qu'à un soutien, en particulier dans le cas de la Grèce évoqué par Gilles.

    On peut imaginer que les négociations entre Grèce et Russie (+Chine? Inde?) ont déjà cours et que la Russie se montre prête à tout pour aider les grecs. Mais en a-t-elle seulement les moyens? J'en doute. D'autant plus qu'elle se trouve déjà très occupée en Syrie pour sauver sa seule base en Méditerrannée, comme en Iran, le résistant historique aux États-Unis qui les empêche d'agir à leur guise dans la région.

    Il semble que nous assistions en ce moment à la redistribution des pouvoirs planétaires. Mais le consommateur occidental s'en fout parce qu'il a acquis le droit au bonheur et à l'indifférence.


La meilleure forteresse des tyrans c’est l’inertie des peuples, Machiavel.
Le risque de la liberté: texte collégial d'insurection morale téléchargeable ici.

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#1393 29-07-2012 05:19:21

Sandy
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Messages: 2398

Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Jacques Roman a écrit:

Il faudrait tout de même se rappeler que les ÉUA jouent un rôle assez important dans la finance et l'économie mondiales.

Qu'un ministre états-unien aille se renseigner à Athènes sur la politique du gouvernement grec n'a rien de scandaleux. En tout cas, ce n'est pas, en soi, un signe de satellisation de l'UE par rapport aux ÉUA.

Plutôt que de se casser la tête à chercher de signes de satellisation dans là où ils sont extrêmement conjecturaux (à supposer qu'ils existent), il vaudrait mieux s'occuper des signes de satellisation qui sont comme des nez au milieu de la figure : par exemple, si l'on pense à l'attitude de l'UE face au problème iranien, ou à la bonne volonté manifestée par l'UE à l'égard de la coopération avec Israël au moment même où la politique de colonisation de la Palestine s'accentue.

C'est surtout dans des exemples de ce genre qu'on pourra trouver des preuves de la satellisation de la politique européenne par rapport aux ÉUA. JR

Jacques Roman, la satellisation se caractérise par deux choses :
1) le satellite s'engage dans les guerres lancées par le pays dominant
2) le satellite prend des décisions politiques/diplomatiques conformément à la volonté du pays dominant

La satellisation me parait évidente et n'est plus à prouver depuis longtemps, et ces "signes" ne font que se rajouter, il ne s'agit pas d'en chercher.

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#1394 29-07-2012 07:51:04

Jacques Roman
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Message n°19864
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Satellisation de l'UE

Une fois de plus (message 1394), je constate que Sandy et moi différons pas mal sur un certain nombre de questions.

La différence n'est p;ourtant pas très grande en ce qui concerne la possible satellisation de l'UE par les ÉUA, sauf que je vois pas les mêmes  signes  Cette question se posera d'ailleurs beaucoup moins quand l'euro occupera pour quelque temps, comme on doit sy attendre, sa vraie place de monnaie de la principale économie du monde (en attendant qu'une autre économie, sans doute asiatique, lui succède).  JR

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#1395 06-08-2012 22:01:47

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L’euro et la dislocation du projet européen ( I )



                                         
Par Jean-Jacques Rosa


                                               
Octobre 2011





L'Europe fait, depuis les années 80 du siècle dernier, totalement fausse route en poursuivant, avec la création d’une monnaie unique dont la grande crise économique actuelle révèle la profonde nocivité, un projet politique qui ne correspond plus aux conditions, radicalement transformées, du début du XXIème siècle. L'euro avait été présenté comme un facteur de prospérité et d’intégration menant à la constitution d’un super Etat fédéral et l’Europe à la puissance. En réalité, il aggrave de façon dramatique les effets de la crise financière qui frappe les économies occidentales, tandis qu’il exacerbe les conflits entre gouvernements des pays membres d’une zone déjà soumise à d’importantes forces centrifuges. Il s’avère, à l’expérience, être facteur de faillite financière, tant privée que publique, et de discorde politique débouchant sur une dislocation du projet européen d’un empire non militariste, entreprise inédite dans l’histoire et qui peut être qualifié d’empire « soft ».

Cette impasse était prévisible, et d’ailleurs prévue. Comme je l’écrivais en 1998, peu avant son lancement, en conclusion de mon livre l’Erreur européenne :


Alors que ses promoteurs le décrivaient comme un atout majeur, favorable à la croissance et au développement de l'emploi, comme un "bouclier" contre les récessions et les crises boursières, il joue aujourd’hui le rôle exactement inverse en étouffant la croissance et en amplifiant les crises financières. Pis encore : compte tenu des divergences de conjonctures nationales, une politique monétaire unique s'exerce fatalement à contresens. Elle ne peut convenir simultanément à toutes les économies adhérentes, de sorte qu’elle aggrave les conflits d'intérêts entre Etats membres. Pour maintenir l'euro, il faudrait que les pays les mieux portants acceptent d’aider par des transferts quasi permanents ceux dont les économies et les recettes fiscales ont plongé, et qui ne disposent plus de l’amortisseur indispensable que constitue une politique monétaire et de change nationale. Mais des transferts fiscaux systématiques supposent l’existence d’une autorité politique centrale légitime capable de faire accepter les sacrifices correspondant aux contribuables des pays les moins atteints par un choc récessioniste.

Le choix se situe donc entre l'abandon de l'euro et le fédéralisme intégral. Mais on voit bien que ce dernier est impraticable car rejeté par les électeurs, lorsque d’aventure ils sont consultés. Qui plus est, les déséquilibres de coûts de production accumulés entre pays membres sont tels aujourd’hui que des transferts budgétaires ne peuvent suffire à relancer la croissance, comme le montre à l’évidence le cas de la Grèce qui coule sous le poids conjugué de la surévaluation du change avec l’Allemagne - inscrite dans l’euro depuis sa création - et de la politique déflationniste, dite d’austérité, que lui imposent les pays prêteurs.

Or l'environnement économique et organisationnel de ce début de XXIème siècle rend impossible la constitution d'un Etat fédéral européen qui serait, à la fois, trop coûteux pour des économies déjà surétatisées et d'une grande inefficacité de gestion. Dans ces conditions, une sortie de l'euro n'est plus qu’une question de temps. Et le projet européen qui tablait sur la construction d’un état fédéral par la voie de la monnaie unique se disloque de jour en jour.

Après avoir rapidement rappelé ce qu’était le projet d’empire « soft », nous reviendrons sur les raisons qui font que les pays ayant adopté l’euro ne forment pas une zone monétaire optimale au sens classique, ne la formeront pas à l’avenir, et ne peuvent bénéficier d’une compensation suffisante de leurs déséquilibres par des transferts intergouvernementaux. Toutes conclusions théoriques confirmées par l’expérience des dix dernières années. Nous verrons ensuite pourquoi la construction d’un Etat unique (même fédéral) ne peut comporter les avantages dont on la suppose habituellement capable, et pourquoi elle est, de toutes façons, pour le moins improbable. Nous conclurons sur les raisons pour lesquelles, malgré tous ces handicaps, les élites européennes se sont acharnées à mettre en œuvre une politique aussi profondément défavorable à leurs économies et au niveau de vie de leurs concitoyens. […] À suivre …





Dernière modification par gilles (07-08-2012 08:44:55)

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#1396 07-08-2012 08:35:42

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L’euro et la dislocation du projet européen ( II)



                                         
Jean-Jacques Rosa


                                               
Octobre 2011




     I.      L’empire « soft ».

Là où l’empire « hard » traditionnel est militariste et d’agression ou de conquête, les Européens ont voulu édifier une construction originale et exemplaire, l’empire continental que je qualifie de « soft », reposant sur l’économie et l’adhésion volontaire, le tout sous la protection du parapluie militaire de la défense américaine. L’édifice repose ainsi sur l’externalisation, en quelque sorte, de cette fonction régalienne, suite à la défaite et à la ruine des principaux d’entre eux après la victoire Alliée de 1945.

Cependant, même sous cette forme édulcorée, la stratégie impériale vient beaucoup trop tard en fin d’un vingtième siècle marqué dans son dernier quart par le grand renversement copernicien de la révolution de l’information, qui entraîne l’atomisation de toutes les grandes structures d’organisation hiérarchiques. Mais le succès économique de la reconstruction des Trente Glorieuses, soutenu en permanence par le dividende de la paix que représentait l’économie des dépenses militaires dues à l’externalisation vers l’Amérique, a donné quelque crédibilité au concept « d’Europe » comme modèle d’innovation institutionnelle.

Par Europe on entend aujourd’hui non pas tant l’espace géographique aux frontières mal définies qui s'ouvre à l'est sur les vastes étendues de l'Asie centrale, que l'entreprise de coopération économique et politique institutionnalisée entre plusieurs États du continent, initiée à l’issue de la deuxième guerre mondiale sous l’égide des États-Unis, face à l’Union Soviétique. Il s’agissait de promouvoir le redressement économique des pays ravagés par la guerre grâce à l’intensification des échanges, ainsi que de pousser à l’intégration politique des anciens belligérants pour opposer un front uni à la menace commune venant de l’URSS.

Essentiellement économique au départ, orientée vers le développement d'un marché commun, c'est-à-dire d'un espace de libre-échange régional, elle a pris dans les années 80 un tour plus directement politique axé sur la création d’une monnaie unique comme une première étape. Celle-ci devait conduire progressivement à l’unification des politiques budgétaires, unité de gestion qui serait nécessaire pour amortir par des transferts intergouvernementaux les chocs spécifiques qui affecteraient tel ou tel pays membre en les faisant aider financièrement par les pays les plus prospères. Une telle coordination étant évidemment politique dans son principe puisqu’elle implique que des contribuables d’un pays acceptent des sacrifices pour transférer des ressources à des citoyens d’autres pays, il s’ensuivrait naturellement la nécessité de la construction d'une superstructure étatique fédérale destinée à se superposer aux États nationaux existants, et capable d’arbitrer de façon légitime entre leurs intérêts. Ainsi se réaliserait le dessein en forme de trajectoire que définissait Jean Monnet lors de la création, relativement modeste, du pool charbon-acier (la CECA) il y a plus d'un demi-siècle : « Une cause, la paix. Un chemin, l'économie. Une visée, un fédéralisme européen. »!!

Mais les conditions de l'environnement économique, politique, et plus généralement organisationnel ont, elles aussi, radicalement évolué dans les dernières décennies du XXème siècle. De favorables aux unités politiques et économiques de grande dimension, et donc à la construction d'un nouveau grand État continental qui aurait été comparable à celui des États-Unis et supérieur en dimension humaine et économique à la Russie soviétique, elles sont devenues résolument antinomiques de toute construction de ce genre et donnent désormais l’avantage de l’efficacité aux plus petites entreprises, tout comme elles effacent le handicap antérieur des petites nations.

Les esprits cependant sont en retard sur les faits (qu’ils ne connaissent pas entièrement ni immédiatement) et n'assimilent que lentement les nouvelles réalités. De plus, ceux qui ont investi leur temps, leur énergie et leur carrière dans la vision typiquement XXe siècle des États-Unis d'Europe ne peuvent accepter sans quelque résistance de passer par profits et pertes leur idéal et leurs intérêts. En effet, la grande dimension politique accroît considérablement le pouvoir des fonctionnaires et des politiques qui se trouvent au centre, dans leur relation avec les groupes de pression. D’où le lobbying permanent des politiques et des fonctionnaires en faveur de la " construction européenne ", généreusement subventionné par les gouvernements nationaux, ainsi que la recherche incessante de nouvelles initiatives visant à la faire progresser. Ces tendances poursuivent sur leur erre, alors même que les courants dominants se sont inversés.

Cette Europe fait aujourd'hui fausse route.



Lien vers la suite …

Dernière modification par gilles (09-08-2012 21:10:43)

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#1397 07-08-2012 10:14:30

yéti déporté au Benêtland
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

L' Empire Soft adore l'  immigration ...


Michel Godet C dans l' air , un ignoble nazi qui pue :

http://www.youtube.com/watch?v=384w9Nmg9_w



"100 millions de bobos heureux au Benêtland"
Debré père

Dernière modification par yéti déporté au Benêtland (07-08-2012 14:29:50)


Les Athéniens avaient le meilleur système, le tirage au sort. Les riches sont restés riches, preuve que les intelligents athéniens ne pouvaient  pas être communistes mais aristocratiques, méprisant l'argent. Le gueux fdg vit anthropologiquement dans la fange de Seigneurs, rouges ou verts dollar ... CQFD

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#1398 07-08-2012 11:33:10

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Salut Yéti, pour aller plus loin que la simple immigration, est-ce que tu as  lu « Le coût humain de la mondialisation » de Zygmunt Bauman ?

Extrait de la quatrième de couverture :

*****************
La mondialisation est-elle un bien ou un mal ? Quelles en seront les conséquences ? Pour Zygmunt Bauman, il y aura d'un côté une élite minoritaire qui en tirera les bénéfices, de l'autre une masse de plus en glus nombreuse d'exclus, poussés à la violence et au repli identitaire. Cet essai donne ainsi un sens et une cohérence aux phénomènes préoccupants qui agitent le monde actuel : affaiblissement de l'État-nation, primat du marché sur le politique, rôle des nouveaux médias, obsessions sécuritaires, régression sociale, etc. En dénonçant ces non-dit, il dévoile la profonde crise des valeurs humanistes que nous traversons.

*****************



Dans ce bouquin, il ne donne pas de solutions, ni de pistes pour agir, mais il décrit bien la situation et replace l'immigration dans le cadre plus large de la mondialisation.

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#1399 07-08-2012 12:25:11

yéti déporté au Benêtland
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

gilles a écrit:

Salut Yéti, pour aller plus loin que la simple immigration, est-ce que tu as  lu « Le coût humain de la mondialisation » de Zygmunt Bauman ?

Extrait de la quatrième de couverture :

*****************
La mondialisation est-elle un bien ou un mal ? Quelles en seront les conséquences ? Pour Zygmunt Bauman, il y aura d'un côté une élite minoritaire qui en tirera les bénéfices, de l'autre une masse de plus en glus nombreuse d'exclus, poussés à la violence et au repli identitaire. Cet essai donne ainsi un sens et une cohérence aux phénomènes préoccupants qui agitent le monde actuel : affaiblissement de l'État-nation, primat du marché sur le politique, rôle des nouveaux médias, obsessions sécuritaires, régression sociale, etc. En dénonçant ces non-dit, il dévoile la profonde crise des valeurs humanistes que nous traversons.

*****************



Dans ce bouquin, il ne donne pas de solutions, ni de pistes pour agir, mais il décrit bien la situation et replace l'immigration dans le cadre plus large de la mondialisation.

"divide et impera" et l' apartheid riches/pauvres qui se développe déjà,

"la richesse n' a jamais défini un homme mais jamais la pauvreté ne l' a autant déclassé", le déjà unidimensionnel pousseur de caddie blanc/noir/gris/jaune sans entraide instinctive.


l' affaiblissement des Nations est nécessaire au renforcement de l' Empire et ses commissaires aux nationalités.


L' Empire est peut être une bonne chose ... écologique qui organisera les grands massacres, l' immanence benête boboïste.


http://www.solilang.com/wp-content/uploads/2010/10/OTAN-Bruxelles.jpg


Michel Godet C dans l' air , un ignoble nazi qui pue :

http://www.youtube.com/watch?v=384w9Nmg9_w




"100 millions de bobos heureux au Benêtland"
Debré père

"Nous marchons à grands pas vers la formation de cinq ou six grands empires. Ces empires une fois formés, rien ne les remuera plus, d'autant moins même que, tôt ou tard, ils devront se faire la guerre."
Proudhon

Dernière modification par yéti déporté au Benêtland (07-08-2012 14:31:39)


Les Athéniens avaient le meilleur système, le tirage au sort. Les riches sont restés riches, preuve que les intelligents athéniens ne pouvaient  pas être communistes mais aristocratiques, méprisant l'argent. Le gueux fdg vit anthropologiquement dans la fange de Seigneurs, rouges ou verts dollar ... CQFD

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#1400 09-08-2012 21:03:38

gilles
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Re: 32 Sortir de l'Union Européenne

Lien vers le début de l'article de Jean-jacques Rosa

Lien vers la partie précédente




L’euro et la dislocation du projet européen ( III )



                                         
Par Jean-Jacques Rosa


                                               
Octobre 2011





Dans l'histoire des nations et des institutions, comme dans celle des entreprises ou des individus, tout n'est pas possible à tout instant, ni même souhaitable, contrairement à ce qu’affirment les politiques qui ne voient en toute situation qu’une question de volonté. La volonté politique si souvent invoquée comme « deus ex machina » de l'Histoire se heurte aux limites des contraintes objectives. Or l'évolution de ces dernières rend aujourd'hui la construction d'un grand État continental hautement improbable. Les politiques régaliennes menées par des coalitions d’États souverains, éminemment fragiles comme tous les accords multilatéraux, sont donc très vulnérables. La création d'une monnaie unique - qui en est l’exemple même et nécessite pour sa survie de moyen terme le soutien fondamental d'une autorité politique unique - se révèle ainsi délétère et finalement instable parce que source de conflits chroniques entre États membres.


    II.      L’euro, non sens économique


L’euro souffre en effet de trois handicaps majeurs qui en font un non sens : Il implique l’abandon d’un instrument essentiel de stabilisation des conjonctures nationales, la politique monétaire et de change. Il ne peut réussir à faire converger, même à terme, les conjonctures nationales, ce qui constitue la condition sine qua non d’une politique monétaire et de change unique et durable. Il ne peut être assorti d’un appareil fédéral de transferts permanents qui nécessiterait une impraticable fusion politique des États existants.

             II.A L’Europe n’est pas une zone monétaire optimale

Les manuels de macroéconomie ont, depuis les travaux du prix Nobel Robert Mundell dans les années 60, énoncé les conditions dans lesquelles plusieurs pays trouvent un avantage économique à partager une même monnaie. C’est ce que le jargon des économistes désigne comme « la théorie des zones monétaires optimales » sur laquelle nous revenons un peu plus loin. Faute de les respecter, une monnaie unique conduit à affaiblir les économies adhérentes plutôt que de les enrichir.

Mais rappelons auparavant les évolutions qui se sont produites depuis la mise en place du marché commun. Celui-ci constituait incontestablement une bonne politique, qui répondait aux vertus classiques et abondamment analysées du libre-échange - principe auquel souscrivent les économistes dans leur immense majorité. Il était particulièrement nécessaire après la Seconde Guerre mondiale, dans un monde cloisonné par le protectionnisme, où les entreprises bénéficiaient d'une productivité accrue lorsqu'elles atteignaient la grande dimension. L'ampleur du marché intérieur américain et aussi, dans une certaine mesure, de l'économie soviétique, leur conférait un avantage compétitif auquel ne pouvaient prétendre les petites économies européennes. Aujourd'hui, le grand marché européen continue d'exercer une attraction durable sur de nouveaux candidats à l'adhésion, même dans un système d'échanges globalisé beaucoup plus ouvert qu'il ne l'était en 1950 ou en 1960. Cette attraction est plus forte sur des pays à la fois voisins géographiquement les uns des autres et de moyenne ou faible dimension - les deux caractéristiques qui déterminent naturellement l'intensité du commerce extérieur : d'une part, on a besoin d'exporter et d'importer davantage lorsque l'on est petit parce que l'on ne peut pas tout produire par soi-même ; et, d'autre part, on commerce toujours plus facilement avec ses voisins immédiats que l'on connaît mieux et avec lesquels les coûts de transport sont moins élevés. La brillante réussite du marché commun n'est d'ailleurs pas unique dans le monde. La multiplication des zones régionales de libre-échange, en Amérique ou en Asie, montre à l'évidence l'efficacité de la formule. Il est vrai que des accords de véritable libre-échange négociés entre un petit nombre de pays voisins sont plus faciles à mettre en place qu'un libre-échange mondial entre un grand nombre de partenaires, nécessairement très hétérogènes, comme le démontrent les lourdeurs de fonctionnement de l'OMC.

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Dernière modification par gilles (21-09-2012 07:54:05)

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