Signes de vie d'une Europe des citoyens - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens


C'est notre Constitution qui est notre seule arme (et c'est aussi la meilleure) pour contrôler les pouvoirs. À nous d'en parler, entre simples citoyens, pour devenir des millions à l'avoir compris : ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.

Bienvenue :o)


Étienne Chouard
Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands principes institutionnels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se protéger des abus de pouvoir.

Je vous propose d'aller voir le FORUM et de suivre le SOMMAIRE, point par point (un principe par jour pour une digestion facile ?), et de réfléchir à votre propre position : Pour ? Contre ? Partagé ?

Et si personne (ni moi, ni d'autres ici) n'a encore défendu les arguments qui vous semblent importants, formulez-les vous-même : nous progressons ensemble en combinant nos réflexions, démocratiquement et positivement :o)

Suggestion :
pour parler nombreux
sur de nombreux sujets :
. soyons brefs,
. dans le sujet,
. et patients :-)

Une fois les principes bien débattus sur le FORUM, vous pouvez, dans la partie WIKI, écrire vous-mêmes les articles qui vous semblent importants dans une Constitution, aussi bien nationale qu'européenne.

Sur cette partie BLOG, je vous propose de nous parler plutôt des problèmes qui ne sont pas spécifiquement institutionnels (économie, histoire, philosophie, sociologie, société, actualité, technique, littérature, etc.), mais qui tournent quand même autour des sujets évoqués sur le forum : on cherche à imaginer ensemble un outil intellectuel, robuste et durable, contre les abus de pouvoir.

J'ai hâte de vous lire :o)

Étienne Chouard


Retour à la page centrale :
Le site d'origine s'appelle AEC : "Arc-en-Ciel" (après la pluie le beau temps) :o)


Présentation du PLAN C :


Rouages fondateurs d'une vraie démocratie :


Citoyens Européens Contre le Régime Illégitime :


Malformation congénitale de l'Union européenne :


Liberté d'expression :


Vote blanc = protestation légitime:


Henri Guillemin


Jean-Jacques ROUSSEAU


Cornélius Castoriadis


Gentils virus






Commentaires récents (de la partie blog ; voir aussi le forum et le wiki) :

Articles récents :




mercredi 19 mars 2014

Le vote blanc reconnu à partir du 1er avril : avancée démocratique ou poisson d'avril ? (13)

Le vote blanc reconnu à partir du 1er avril :
avancée démocratique ou poisson d'avril ?

dimanche 16 mars 2014

LE PUBLIC AUX MAINS DES INTÉRÊTS PRIVÉS ? (11)

LE PUBLIC AUX MAINS DES INTÉRÊTS PRIVÉS ?

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samedi 8 mars 2014

LA RÉPUBLIQUE FAVORISE-T-ELLE LA DÉMOCRATIE ? (12)

LA RÉPUBLIQUE FAVORISE-T-ELLE LA DÉMOCRATIE ?

Encore un petit essai (5 min.) de concoction de substance contagieuse :)

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vendredi 7 mars 2014

Entretien avec Kaizen magazine (Colibris), suggestions démocratiques pour les municipales : l'auto-institution de notre société (9)

Entretien avec Kaizen magazine (Colibris),
suggestions démocratiques pour les municipales :
l'auto-institution de notre société

Source : http://www.kaizen-magazine.com/etienne-chouard-les-municipales/


Les élections municipales concernent des petits territoires : est-ce une bonne échelle pour agir, pour que les citoyens prennent en main la politique, au sens de la gestion de la cité ?

Oui, c’est la bonne échelle… Enfin, ce serait la bonne échelle si l’on avait de bonnes institutions. À ce jour, l’expression de la volonté générale est faussée, dévoyée, trompée par des institutions qui rendent impossible l’expression d’un vrai choix. Ce n’est plus une question d’échelle, c’est autre chose. Le « choix » entre deux crapules — non, ne soyons pas « populiste », disons : le choix entre deux traîtres vendus aux plus riches — est une escroquerie aussi bien au niveau local qu’au niveau national.


Mais l’échelle de la commune ne permet-elle pas de choisir des personnes qui ont la confiance des citoyens, qui sont plus accessibles ?

Certes, c’est au niveau local qu’on rencontre encore quelques spécimens de vrai dévouement, mais je pense qu’on peut aller plus loin que l’élection de maîtres que les « élus » nous imposent depuis deux cents ans : on peut s’organiser pour voter plutôt nos lois. Comment ? De simples citoyens pourraient composer des listes qui ne soient pas constituées de professionnels de la politique, et qui s’engageraient tous à ne jamais décider à la place des autres. La partie la plus délicate sera sans doute de trouver dans un quartier une trentaine de personnes fiables.

Ces simples citoyens démocrates, donc, s’engageraient formellement et explicitement (dans leur programme officiel) à toujours réunir l’Assemblée villageoise ou de quartier sur les choix importants que doit faire la ville, pour que le peuple (y compris ceux qui n’ont pas voté démocrate, bien sûr) puisse voter lui-même ses lois. L’exemple des cantons suisses qui fonctionnent sans conseil municipal montre que c’est tout à fait possible : le seul obstacle à la démocratie, c’est que les « élus » la refusent et que nous laissons les « élus » écrire la constitution.

Nous ne sommes pas en démocratie : aujourd’hui, un électeur peut assister aux conseils municipaux mais il ne peut même pas y parler ! Ce qui est littéralement antidémocratique. Les élus 2.0 dont je parlais plus haut, élus explicitement pour ça (et donc soutenus par une majorité d’électeurs), pourraient fabriquer de toute pièce la démocratie qui nous manque : ils fixeraient (publiquement) un quorum, seuil de participation minimum à l’Assemblée citoyenne, au-dessous duquel les « élus démocrates » devraient alors, compte tenu du désintérêt affiché par la population pour le sujet en question, prendre les décisions à la place du peuple (comme tous les élus le font aujourd’hui, mais exceptionnellement).

On peut y réfléchir tout de suite pour les prochaines élections. On voit déjà apparaître des expériences de ce type, à Chambéry ou à Grenoble par exemple. Il est possible d’agir, c’est à nous de le faire, la démocratie ne sera jamais instituée par des « élus ».

Le plus difficile dans ce projet, sera de trouver des humains dévoués et fiables : il faudra en effet beaucoup de courage et de dévouement, d’abord pour être présents à toutes les assemblées citoyennes en consignant les volontés populaires majoritaires, puis pour être présents aussi aux conseils municipaux de façon à retranscrire alors les volontés populaires dans les arrêtés municipaux en respectant les formes de la « République », et tout ça sans presque jamais exercer le pouvoir soi-même… Il faudra que les autres regardent avec bienveillance et reconnaissance ces élus-qui-ne-décident-rien-sans-nous et qu’ils les remercient comme des héros. Aujourd’hui, plus de 80 % de la population se méfie foncièrement de « la politique » professionnalisée. Si nous trouvions (parmi nous) ces citoyens-colibris, amateurs et dévoués à l’auto-institution de la société, dans chaque ville, les Français rependraient sûrement goût à la gestion de la Cité !


Justement, pour la première fois les sondeurs affichent un aveu d’impuissance à donner des chiffres fiables. Est-ce un signe de ce rejet par les Français ?

Je n’ai aucune confiance envers les sondeurs, qui, comme tous les rouages de « la fabrique du consentement », sont (directement ou indirectement) contrôlés par les usuriers et utilisés contre l’intérêt général. Je ressens autour de moi un ressentiment universel contre les partis politiques, plus traîtres les uns que les autres : si ces sondeurs font correctement leur travail, ils doivent le percevoir comme moi. Cependant, ce rejet n’est pas du tout pris en compte concrètement par les institutions, car il n’existe aucun quorum, dans aucune des procédures électorales, aucun seuil minimal permettant de valider (ou d’invalider) les élections : si un candidat recueille une seule voix, avec 99,99% d’abstention donc, il sera quand même « élu ». Les sondeurs feignent d’être inquiets au sujet de la désaffection du public, mais je suis certain qu’ils s’en moquent totalement, car ils savent très bien que les institutions ne prévoient aucun quorum. On nous prend pour des imbéciles (et on n’a peut-être pas tout à fait tort).

Pour avoir des institutions comportant un quorum, donc — (ainsi que les quelques règles essentielles qui protégeraient efficacement le peuple contre ses représentants : élection sans candidats et/ou scrutins à points, respect du vote blanc, révocabilité des acteurs, obligation de rendre des comptes, chambres de contrôles tirées au sort, information et monnaie sous contrôle citoyen, référendums d’initiative populaire) —, il faudra écrire ces institutions nous-mêmes. Le jour où les hommes éteindront leur télé et s’entraineront enfin à rédiger et protéger eux-mêmes leur Constitution, l’histoire humaine prendra un nouveau chemin, moins favorable aux affreux. Ce n’est pas une utopie puisque ça ne dépend que de nous.

Venez nous aider à réfléchir à tout ça sur le net : http://etienne.chouard.free.fr/Europe

Étienne Chouard.

samedi 1 mars 2014

Quels sont les grands principes de la démocratie ? (33)

Quels sont les grands principes de la démocratie

(Paris, 20 février 2014)


Après les défauts du gouvernement représentatif, voici,
en deux mots, les principales qualités d'une démocratie digne de ce nom :

On continue à chercher, entre nous, à la base, la forme du message qui s'avèrera finalement la plus contagieuse, pour réveiller rapidement le dortoir :)

Merci à vous de faire circuler, si cet essai-là vous semble utile.

Étienne.

Lien Facebook correspondant à ce billet :
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samedi 22 février 2014

Contre la dictature de la finance : la bombe atomique suisse ! (39)

Contre la dictature de la finance :
la bombe atomique suisse !


par Camille DESMOULINS
sur Agoravox

Avant-hier, en parcourant ce « cerveau collectif » qu’est Facebook, je suis tombé sur la publication d’un de mes amis et par la même occasion, je suis tombé des nues. Les médias « main stream », si prompts à sortir l’artillerie lourde contre les votations des Suisses sur les minarets ou l’immigration massive, se sont bien gardés de nous informer de cette initiative [bientôt] en cours, qui a recueilli à ce jour près de 50 000 signatures mais il lui en faudra le double pour déboucher sur un référendum. C’est de la bombe. J’en ai rêvé, et les Suisses vont peut-être le faire. Il faut absolument qu’ils aboutissent. Non seulement pour eux mais pour nous tous. C’est pourquoi nous devons les soutenir. J’invite tous ceux d’entre nous qui ont des amis et connaissances au pays des Helvètes de les contacter et de faire la promotion de cette initiative citoyenne. Si l’insurrection des fils (et des filles) de Guillaume Tell contre les Banksters (et les banques suisses sont puissantes !) est couronnée de succès, alors tout espoir sera permis pour nous-mêmes et les générations futures.



Voici donc de quoi il s’agit :

http://www.zeitpunkt.ch/news/artikel-einzelansicht/artikel/die-geldwende-in-der-schweiz-steht-am-start.html

J’ai traduit l’essentiel de l’article ci-après :

« L’initiative citoyenne la plus importante des 20 dernières années devrait être lancée le 1er mai : la transformation du franc suisse d’argent-dette en « plein argent » [100 % money comme disent les économistes anglo-saxons]. C’est ce qu’ont décidé hier [le 8 janvier 2014 puisque l’article est daté du 9] à Zurich les responsables de l’association pour la modernisation de la monnaie. L’initiative « Plein argent – pour un argent à l’abri de la crise dans l’intérêt de tous : la création monétaire à la seule banque centrale » veut mettre fin à la création de la monnaie par les banques privées.

90 % de l’argent – la plupart des gens n’ont pas conscience de cette monstruosité – est créé littéralement à partir de rien par les banques. Le monopole de la banque centrale ne s’étend qu’à la monnaie fiduciaire [pièces et billets]. L’argent scripturaire, utilisé pour la plupart des paiements, est créé par les banques elles-mêmes chaque fois qu’elles octroient un crédit. Elles ne prêtent pas l’argent des épargnants – ceux-ci le conservent et peuvent s’en servir pour leurs paiements – , mais créent de l’argent qui n’existait pas par un simple jeu d’écritures. (…) La loi ne les oblige qu’à avoir 2,5 % du montant des prêts en dépôt. [c’est ce qu’on appelle le système des « réserves fractionnaires »]

Le revers de la médaille n’est pas seulement l’insécurité de nos dépôts bancaires, mais une montagne de dettes qui grossit sans cesse, qui est de plus en plus difficile à rembourser et dont souffrent principalement les salariés. Car la plus grande partie de la richesse nouvellement créée n’irrigue pas l’économie réelle, où la majorité gagne son pain quotidien, mais la finance qui permet de réaliser des gains rapides. (…)

Le privilège de la création monétaire draine des sommes considérables dans des poches privées alors qu’elles devraient revenir à la collectivité. L’article 99 de la Constitution (…) n’inclut pas la monnaie scripturaire (…). C’est cette lacune que les initiateurs veulent corriger. Le 100 % monnaie est ainsi appelé car toute la monnaie, même la monnaie scripturaire, est garantie par la banque centrale, et pas seulement 2.5 %. C’est pourquoi cet argent est à l’abri des faillites bancaires. L’idée selon laquelle un tel scénario ne pourrait se produire que dans les pays du Sud de l’Europe, fortement endettés, mais pas dans l’opulente Suisse est malheureusement une illusion. (…)

Bien qu’il paraisse révolutionnaire, ce concept n’est pas nouveau. Dans les années 1930, une large majorité de professeur d’économie américains se sont prononcés pour le « 100 % money » pour sortir de la crise. Dans une étude du FMI de 2012, le contrôle étatique de la création monétaire a été préconisé. (…)

Pourtant, les obstacles à cette initiative sont considérables : la compréhension générale de la vraie nature de l’argent bancaire est faible, même parmi les banquiers et politiciens qui devraient bien connaître le sujet. Les médias y portent peu d’intérêt, en particulier ceux qui vivent de la publicité pour les banques. Et les banquiers n’ont absolument pas intérêt à se soumettre à un débat public sur leurs privilèges insoupçonnés (…). Les initiateurs et leurs conseillers économiques (dont quelques professeurs émérites) sont ainsi dépendants du soutien des rares personnes qui sont conscientes des énormes enjeux de la création monétaire. Jusque là, 40 000 signatures [47 500 à ce jour] et 30 000 francs de dons ont été recueillis, ce qui est encore insuffisant. (…) »


Pour plus de renseignements et un suivi de cette initiative : http://www.vollgeld-initiative.ch/?&L=1


En quoi est-ce révolutionnaire ? Comme l’expliquent André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder dans La dette publique, une affaire rentable, (1) le système bancaire vampirise littéralement l’économie réelle en ponctionnant des sommes considérables et parfaitement indues, par l’entremise de la dette publique. Un État n’a pas besoin d’emprunter aux banques privées, il peut se prêter à lui-même, sa banque centrale peut créer la monnaie dont il a besoin pour financer les services publics, puis la détruire en se remboursant (l’opération n’est donc pas inflationniste). Le tout sans intérêts.

Or, voici que notre souveraineté monétaire a été transférée à l’Europe donc la banque centrale s’interdit de financer directement les États (art. 104 du traité de Maastricht, confirmé par l’art. 123 du traité de Lisbonne), les obligeant à emprunter à des banques privées moyennant des intérêts dont le taux varie en fonction de la confiance des investisseurs dans la capacité de remboursement du pays : la crise grecque n’a pas d’autre origine. Quant à nous, qui bénéficions d’un taux faible, notre stock de dette avoisinant les 2000 milliards d’euros nous coûte quand-même près de 50 milliards d’intérêts par an ! Oui, vous avez bien lu : cela fait une saignée de 130 millions PAR JOUR, et sans que le premier centime du principal ne soit remboursé ! La dette publique n’est d’ailleurs pas faite pour être remboursée, mais pour assurer une rente ad vitam aeternam aux titulaires des emprunts d’États, qui ne peut être extorquée qu’en sacrifiant les besoins légitimes de la population en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures, etc. En ce sens, il est (à moitié) faux d’affirmer que la dette pèsera sur les générations futures : elle pèsera sur les enfants des pauvres (ceux dont les services publics sont le seul patrimoine) mais profitera aux enfants des riches qui pourront continuer à ponctionner une part considérable de la richesse nationale. C’est pourquoi les milieux populaires et les classes moyennes ont un INTÉRÊT VITAL à ce que la monnaie soit déprivatisée !

Si cette initiative suisse réussit, elle ne manquera pas de donner des idées à toute l’Europe, et l’outil qui aura permis d’arracher la création monétaire aux banques, le référendum d’initiative citoyenne, deviendra une revendication incontournable (2). Autrement dit : c’est l’avenir de la démocratie sur tout le continent qui est en jeu !

Camille Desmoulins


(1) Voir ce blog : http://postjorion.wordpress.com/2013/03/03/270-holbecq-que-serait-la-dette-publique-devenue/

(2) Pour rappel, l'association Article 3 (http://www.article3.fr) a le référendum d'initiative citoyenne pour seule revendication.


Source : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/contre-la-dictature-de-la-finance-148262


Vu de notre pauvre pays sans constitution, pays où les humains sont littéralement dominés par leurs "élus" et privés de toute initiative décisionnelle, on ne pourra que croiser les doigts pour que nos frères suisses arrivent à se mobiliser.

Mais rien n'interdit d'en parler entre nous, quand même, pour que continue à monter la conscience populaire que rien ne changera tant que nous n'aurons pas muté en citoyens constituants.

Profitez-en pour rejoindre (ou créer) près de chez vous une antenne de l'association si bien nommée : http://lescitoyensconstituants.com :)

Viralement vôtre :)

Étienne.

Quels sont les défauts du "gouvernement représentatif" ? (Paris, 20 février 2014) (13)

Quels sont les défauts du "gouvernement représentatif" ?

Lors de mon bref passage à Paris pour voir le nouveau spectacle de Judith et ses amis - enthousiasmant spectacle, vous devriez aller voir ça si vous habitez Paris ; j'ai bien fait de me bouger ! -, à cette occasion donc, j'ai rencontré quelques gentils virus qui m'ont tendu leur micro.
Voici une première trace de cette rencontre, précédée d'un commentaire de nos reporters hyper contagieux :

"une vidéo à partager !

QUELS SONT LES DÉFAUTS DU GOUVERNEMENT REPRÉSENTATIF ?

Voici le premier épisode d'une série de courts reportages didactiques consacrés aux déviances du système démocratique et sur l'impact qu'elles ont sur chacun(e) d'entre nous.

Réalisée par le collectif Devenons Citoyens, cette vidéo apporte des éléments de réponses à toutes celles et ceux, inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfants, qui cherchent à comprendre simplement les mécanismes iniques de la politique occidentale actuelle.

Chacune de ces vidéos aborde un aspect particulier de la démocratie et de ses dérives actuelles. Dans cet épisode, le thème de la représentativité est abordé : « Quels sont les défauts du gouvernement représentatif ? »

Pour répondre à cette intéressante question, Devenons Citoyens a rencontré Étienne Chouard, enseignant en économie-gestion, en droit fiscal et en informatique. Ce blogueur et conférencier est devenu célèbre en 2005 à l'occasion de la campagne du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe en argumentant pour le « non ».

Depuis, il s'attèle à la difficile tâche de nous rappeler ce que nous avons tous oublié : l'origine, le vrai sens initial et politique du mot « Démocratie ». Son leitmotiv : « Cherchez la cause principale des injustices sociales : une assemblée constituante doit être basée sur le tirage au sort de citoyens comme les jurés d'assises ! »

Au-delà des désaccords et des polémiques qui agitent les milieux partisans, il expose simplement les faits institutionnels sur un ton pragmatique non sans humour... Et leurs conséquences sur le quotidien de chacun d'entre nous. Accrochez-vous car l'homme n'a pas sa langue dans sa poche !"


Collectif Devenons citoyens


Merci, pour le micro et pour les relais, vous êtes gentils, bande de virus

Étienne.

Lien Facebook correspondant à ce billet : https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10152355429427317

samedi 8 février 2014

Philippe Violon : J'ai fait un rêve : Démocratie (3)

Philippe Violon : J'ai fait un rêve : Démocratie

Les gentils virus cherchent tous azimuts des outils de contagion (pour coller la crève au monstre oligarchique)...



J'aime notre cerveau collectif, c'est vraiment un mouvement épatant

Il faudrait ajouter un lien, à la fin, vers les GV ou vers le-message.org, non ?

Merci Philippe !

Étienne.

mercredi 5 février 2014

VOTER C'EST ABDIQUER. Élisée Reclus (1885). (114)

VOTER, C'EST ABDIQUER

On devrait relire souvent cette lettre d'Élisée Reclus (on pourrait l'afficher au salon),
et en discuter sérieusement les termes entre nous
(au lieu de parler de couillonnades, de jeux ou de la prétendue "actualité" imposée par nos maîtres).

Élisée a oublié de nous dire COMMENT FAIRE AUTREMENT.
Je suggère que, rapidement, par contagion populaire incontrôlable, nous DEVENIONS TOUS DES CITOYENS CONSTITUANTS :)

Étienne.

Clarens, Vaud, 26 septembre 1885.

Compagnons,

Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n'est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l'exercice du droit de suffrage.

Le délai que vous m'accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j'ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.

Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

Voter, c'est être dupe ; c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

Voter c'est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui. Aujourd'hui, le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.

N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.

Je vous salue de tout cœur, compagnons .

Élisée Reclus.

Les Citoyens Constituants :

http://lescitoyensconstituants.com/

https://www.facebook.com/pages/Les-Citoyens-Constituants/336188216482642?fref=ts

jeudi 30 janvier 2014

ATELIER CONSTITUANT DU 22 SEPTEMBRE 2013 À MONTPELLIER (5)

Atelier constituant AUTONOME
Ça commence enfin ! :)

Enfin ! Les ateliers constituants commencent à se former tout seuls, sans avoir besoin de moi pour les animer. Si cette autonomisation ne se généralise pas, c'est que cette idée est mauvaise ; elle ne marchera pas. IL FAUT ABSOLUMENT "déchouardiser" cette idée et que les gens normaux se l'approprient, pour la défendre pied à pied, un peu partout et tout le temps. Cet atelier-là est un très bon signe, je trouve. Pourvu qu'il fasse des petits ! :)


Compte rendu (très intéressant) :

https://www.facebook.com/notes/j%C3%A9r%C3%B4me-bardet/atelier-constituant-du-22-septembre-2013-a-montpellier/659083454131981

(Pardon pour le retard : j'ai mis un temps fou à relayer cette expérience épatante, je suis vraiment un affreux jojo...
Et si vous voyiez la hauteur de la pile d'infos "À SIGNALER / important et urgent" sur mon bureau, vous m'en voudriez encore plus de laisser accumuler tant de retards... Pardon.)

ATELIER CONSTITUANT
DU 22 SEPTEMBRE 2013
À MONTPELLIER

Nous nous sommes réunis ce dimanche 22 septembre à Montpellier, en clôture de la semaine internationale du Revenu de Base et dans le cadre de la « Faites de l’abondance partagée notre nouvelle réalité » en cette fin de semaine ou nous avons planté des Incroyables Comestibles dans un espace municipal. Nous avons pu réaliser entre les personnes présentes et intéressées un atelier constituant. Nous étions une vingtaine.

Nous ne nous sommes pas présentés, car nous sommes partis du fait que toute personne prise au hasard parmi les citoyens devrait être en mesure de « Constituer », quelle que soit sa vie.

Nous avons procédé à deux tours de parole ou toutes les personnes présentes étaient invitées à parler à tour de rôle, pour qu’il ne s’établisse pas une monopolisation de la parole par les plus éloquents et les moins timides :

- Un premier tour de parole ou nous avons pu exprimer chacun notre vision d’une constitution, pour ne pas partir dans un cadre prédéfini d’avance.

- Un deuxième tour de parole pour exprimer ce que nous imaginons chacun être le ou les éléments les plus importants à apporter pour une constitution, et débouchant sur un débat libre.


Je vais essayer de résumer l’ambiance de chacune de ces écoutes collectives, en laissant à la suite la prise de note chronologique, avec l’idée forte soulignée, de chaque prise de paroles.


Qu’est ce que la constitution pour vous ?

Nous avons bien fait de définir chacun ce qu’est une constitution, car nous avons tout de suite constaté que nous n’avions pas la même définition. Beaucoup d’entre nous avaient cette idée d’un texte écrit et formel d’une loi au dessus de toutes les autres lois, et au dessus des différents pouvoirs, afin de protéger le peuple par le peuple. Mais nous avons entendus quelques avis différents concernant la forme de cette constitution.

La notion de territoire définissant les limites d’une constitution revient souvent, qu’elle soit nationale pour exprimer la volonté d’une nation, plus précisément locale pour être adaptée à chaque lieu de vie, ou internationale car nous formons une même espèce humaine sur un tout petit morceau de l’univers. Non pas universelle car ce serait un peu prétentieux et forcement conquérant. Une notion de territoire fortement liée à celle de « collectifs », ou de communautés, qui composent ce territoire, et donc qui constituent ensemble les bases d’un « vivre ensemble ».

La notion de protection revient aussi souvent, contre les forts, contre les riches, contre tous les pouvoirs, contre nous-mêmes en quelque sorte. Il faut pour cela graver cette constitution dans le marbre, sans pour autant la figer puisque le monde change en permanence, et l’étudier et la comprendre dès l’enfance, afin que tout le monde ait le pouvoir de vérifier que son application soit omniprésente sur notre lieu de vie ou dans le monde.

Mais le terme même de « constitution » fait débat, car si nous pouvons l’écrire, il nous faut avant tout la définir, la comprendre, l’expliquer, pas forcement la rédiger. C’est pourquoi le fait qu’une constitution soit locale est déterminant pour se l’approprier et en débattre autour de soi. Qui s’intéresse à une constitution écrite à Bruxelles par des personnes que nous ne rencontrerons jamais, et en quoi cette constitution doit-elle s’intéresser à nous, ici ? Par contre il en est différemment si elle est internationale, ce qui déterminerait qu’elle ait sa place et qu’elle soit acceptée dans n’importe quel endroit du monde par tous les êtres humains. Et il n’y a pour cela pas forcement besoin de l’écrire, cela peut être un état de conscience de l’Homme, dès l’enfance, que de vivre dans la communauté humaine de son village ou sa ville, étendu au delà à plusieurs milliards d’individus. Un état d’esprit compréhensif de cette nécessité globale à la pérennité humaine d’intégrer tous les autres dans sa pensée comme dans son entourage ; soit, contrairement à cette croyance à caractère plutôt matérialiste que ma liberté s’arrête là ou celle des autres commence, peut-être comme le disait Bakounine que : « la liberté des autres étends la mienne à l’infini » ; ouvrir notre petit espace aux autres plutôt que de s’y enfermer tout seul nous ouvre l’espace des autres et donc le monde entier. Et Plutôt que par le monde clos des juristes ou politiciens affiliés à leur travail et au salaire qui va avec, ce peut être par le rassemblement de grandes idées issues des besoins et envies de l’association de collectifs et de gens désintéressés que nous concevrions la constitution.


Quel est le point le plus important dans une constitution selon vous ?

Le constat est lancé que les constitutions actuelles n’en sont pas vraiment car ce sont de très mauvaises constitutions qui ne permettent rien pour les citoyens. Pour cette raison ainsi que la suivante, la plupart des gens ne s’y intéressent pas malgré l’importance de ce contrat social commun, car même les bonnes constitutions (ex : déclaration de 1789 qui prône un réel partage) ne sont pas appliquées en pratique. Nous avons également pu lire au hasard un article de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, ainsi qu’un article de la « constitution » Européenne (traité de Lisbonne), le premier tout à fait clair en contraste avec le second exprimé en langage juridique et renvoyant constamment à d’autres articles annexes, texte pour le moins incompréhensible pour le commun des mortels.

Les points qui reviennent beaucoup sont ceux du partage des ressources planétaires, eau, nourriture, énergie, partage de la propriété et de la terre aussi, dans une notion d’usage des besoins essentiels pour vivre et dans une limite de leur accumulation en capital. Un changement de paradigme peut être amené par la distribution égale des ressources.

La limitation des pouvoirs qui, comme les enfants qui appréhendent le monde, ne s’arrêtent que lorsqu’ils trouvent une limite, élément essentiel de leur stabilité mentale, comme de la stabilité d’une société. Pour limiter les pouvoirs, il faut être un nombre important. Si nous divisons le pouvoir entre tous, plus personne ne peut prendre le pouvoir puisque tout le monde l’a. En prenant chacun le pouvoir qui lui incombe, la responsabilité par rapport à soi et aux autres augmente, on augmente ainsi la part de liberté de chacun, et ce faisant on augmente la paix entre les gens responsabilisés et libres.

Il est aussi question d’institutionnaliser le bonheur, de lui redonner son importance première en l’incluant comme un élément à part entière dans la constitution, dans la loi, et plus seulement un vague concept lié à son pouvoir d’achat ou au PIB. C’est ce qu’essaye de mettre en pratique l’Observatoire International du Bonheur (OIB) dans le contexte du droit international et en réformant l’ONU, en incluant le concept immatériel qu’est le Bonheur humain.

Plus proche d’un contexte réalisable à plus court terme, il faut définir les personnes ou les institutions en charge des pouvoirs pour les affaiblir. Une séparation minimale du pouvoir législatif, de l’exécutif, du judiciaire, mais aussi du financier et du médiatique parait beaucoup plus juste qu’actuellement avec les trois premiers qui n’ont même pas de distinctions franches. D’ailleurs l’argent ne devrait-il pas avoir des devoirs et des limites clairement établis dans cette constitution ?

Mais même si tout cela serait à inscrire dans la constitution, son application concrète et pratique ne le serait pas moins, car à quoi servent les belles paroles rédigées si nous n’appliquons pas ou détournons ce qui est écrit, comme le droit et la politique actuelle savent si bien le faire. Il faut également pour concrétiser cette application, s’entrainer, s’éduquer, appliquer cette constitution, « constituer » régulièrement en quelques sorte, mais nous allons voir ça au paragraphe suivant.


Si nous avons beaucoup parlé de rédiger la constitution, la définition de ce qu’est le pouvoir du peuple rendu au peuple dans son ensemble, une notion assez singulière s’est détachée de ce contexte formel d’écriture. A mon grand étonnement et intérêt, de nombreuses personnes prenant la parole manifestaient le désir de - ne pas – écrire la constitution, au point que plus d’un quart des personnes présentes ont levés la main à la question « Qui pense que la constitution ne devrait pas être écrite? ».

À cela plusieurs raisons. Beaucoup parmi nous se sont dit inspiré des Accords Toltèques (Que votre parole soit impeccable - Ne réagissez à rien de façon personnelle - Ne faites aucune suppositions - Faites toujours de votre mieux - Soyez septique, mais apprenez à écouter).

Mais nous avons dès le début constaté que l’application d’une constitution passait beaucoup plus par l’action, l’enthousiasme, la contagion des idées entre les gens, bref par le contact et le lien social, que par l’intellectualisation et la connaissance d’un texte supérieur qui retrace les grandes lignes d’un « Vivre ensemble ». Même dans les collectifs associatifs, non marchands par essence, il peut exister des prises de pouvoir par les plus « sachants », les plus compétant, les plus beaux parleurs. C’est pourquoi l’apprentissage de tous par tous est déterminant pour changer la verticalité de cette société, la hiérarchisation des Hommes, et avancer vers un nouveau paradigme horizontal ou personne n’a plus d’importance que l’autre. Même si tout le monde ne peut pas tout savoir (et même personne, nos centres d’intérêt et nos degrés de connaissance divergent), les bases d’une société plus égale et plus saine dans laquelle l’argent n’a plus une position centrale, mais plutôt la personne, peuvent être mise en œuvre grâce à l’expérimentation et à l’échange d’expériences permanent entre les membres d’une civilisation, locale ou intercontinentale. Il s’agit en fait de « constituer » en permanence, d’appliquer tous les jours dans nos actes et nos paroles cette constitution, écrite ou non. S’entrainer à constituer pour ne plus en avoir besoin. C’est un état de conscience plutôt qu’un texte à apprendre par cœur comme un devoir d’école, un droit et un devoir universel remis en cause, débattu, une responsabilisation et une implication supérieures plutôt qu’un texte supérieur. Aller d’une société de l’Avoir (avoir une constitution) vers une société de l’Être (être constituant). La constitution d’ailleurs, c’est en première définition ce dont une chose est faite, la constitution de notre corps, alors pourquoi pas de notre esprit dont notre corps fait partie.


Mais bien sûr, une « oralisation » totale de la constitution pose problème, ne serait-ce qu’à petite échelle parce que dans une société autogérée, il suffit d’une seule personne déséquilibrée ou malintentionnée pour anéantir les règles de vies établies. Et puis l’écriture c’est la mémoire et nous étions nombreux à défendre cette idée de rédaction (sans ce compte-rendu il n’y aurait d’atelier constituant que dans les mémoires des participants), sans pour autant qu’il y ait de clivage ; car les formes de rédaction peuvent être diverses et variées. Ne venions-nous pas « d’écrire » un article de constitution en plantant des Incroyables Comestibles en place publique ? Ce bac restera là témoin de ce que peuvent faire les humains pour être autonomes alimentairement. L’oral peut être écrit par l’acte, par l’action. Après tout, les enfants réussissent à organiser des règles de vie sans pour autant rédiger de règlement lorsqu’on leur en laisse l’occasion dans une colonie de vacance. Quitte à l’écrire, pourquoi ne pas le faire sous forme poétique diront certains, car cela donne bien plus envie. Ou même la dessiner… Notre plaisir, notre « Eros », ayant été abandonné à la société capitaliste porteuse d’un bonheur matériel irréaliste et mortifère avec l’aide de la publicité, nous devons le retrouver dans la joie de co-construire ensemble un monde auquel nous aspirons. La déclaration des droits de l’Homme, du Citoyen et de la Nature ? Avec le respect du vivant comme dans la nouvelle constitution Bolivienne ! Les panneaux rectangulaires sur lesquels nous avons inscrit des slogans pour le bac des Incroyables Comestibles devraient être ronds et non carrés, pour ne pas enfermer les idées dans un cadre. L’idée d’un globe terrestre sur lequel serait écrite la constitution autour du monde dans toutes les langues germe.


Nous voyons bien en cette fin d’atelier que les deux statuts, de conscience et d’écrit, de cette constitution, non seulement sont possibles, mais sont indissociables. « L’Université du Nous » applique cette approche d’écriture de la conscience (http://universite-du-nous.org ). Le pouvoir, constitutionnel ou non, est passé de la religion à la royauté, et maintenant à la politique marchande. Il est temps, d’après l’intérêt que portent de plus en plus de monde à la vraie politique citoyenne, à ce nouveau militantisme qui s’inscrit dans l’action joyeuse de notre « Eros » retrouvé, non pas de changer le pouvoir de main, mais de transformer le pouvoir institutionnel en une responsabilité constitutionnelle. Ne vivons plus comme des esclaves, le pouvoir ne doit plus être au dessus de nous, mais en nous, et que ceux qui désirent le déléguer soient minoritaires. C’est là une certitude de lui mettre une camisole, c’est là que s’opèrera un changement de paradigme. « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » s’applique ici comme ailleurs, par notre présence dans la société et notre implication dans le monde.


Constituons le changement !


Prise de notes :


Qu’est ce que la constitution pour vous ?

- Une loi au dessus de tout

- Un exercice oral. Il faut retrouver le sens des mots, non pas dire « constitution » mais expliquer ce concept avec des mots simples.

- Une expression locale.

- Constitution est un terme d’après guerre. On disait par exemple « déclaration » en 1789.

- Un texte gravé.

- L’expression d’une Nation.

- Une expression collective.

- Une protection contre les pouvoirs.

- Un partage des grandes idées par de multiples collectifs, comme en mode Wiki, et contrairement à ce qui s’est passé en Tunisie.

- En Grande Bretagne il n’y a pas de constitution écrite. La centralité est discutable.

- Une association de gens plein d’amour dans un lieu de la démocratie.

- Un texte non figé.


Quel est le point le plus important dans une constitution selon vous ?

- Définir un partage des ressources pour nourrir et loger tous les enfants de la terre, et prévoir son application concrète inscrite noir sur blanc.

- L’action, l’enthousiasme, la contagion par le contact entre les gens.

- Le pouvoir au peuple, avec cette définition.

- Le respect de tout ce qui est vivant (constitution Bolivienne).

- Les droits de l’Homme, du citoyen et de la nature, et aussi une définition des limites et des devoirs de l’argent.

- Les Accords Toltèques.

- La limite du droit à la propriété, mais une propriété d’usage pour tout le monde.

- Qui doit être interdit d’écriture de la constitution.

- Pour une constitution, un territoire est à définir.

- La constitution est aussi la constitution de l’Être Humain, ce dont nous sommes faits, la constitution des choses.

- Le pouvoir du droit constitutionnel peut amener une augmentation de la Liberté des gens, qui elle-même amènera une augmentation de la Paix entre les gens.

- Dans une société autogérée avec une constitution organique non écrite, un seul déséquilibré peut semer la zizanie.

- L’écriture c’est la mémoire (comme ce compte rendu). Le pouvoir partagé par tous empêche l’appropriation du pouvoir par quelques-uns.

- Le changement de paradigme peut advenir par la distribution égale des biens.

- Affaiblir le pouvoir. Définir qui ou quelle institution s’occupe de quels pouvoirs.

- Anecdote : dans certaines sociétés africaines, l’élu est la personne la plus pauvre du village. Il doit offrir tout ce qu’il possède pour se consacrer à aider les autres, et ne doit faire signe d’aucune autorité sous peine d’être radié de la tribu pour toujours. C’est une mission, comme un mandat impératif, le village est heureux par ce sacrifice.

- Il est possible de faire rédiger le cadre des règles de vie par les enfants eux-mêmes dans une colonie de vacance par exemple.

- Dans les statuts associatifs (non marchands), il y a des prises de pouvoir (outils conscients).

- Une constitution peut-être à la fois les deux statuts de conscience et d’écrit (ex : université du Nous).

- Constituer par l’expérimentation, par la pratique, par notre quotidien. Atelier constituant permanent.

- Le bonheur institutionnel (Observatoire International du Bonheur).

- A l’origine, le pouvoir était à la religion. Il est passé à la royauté, puis à la politique marchande.

- Une constitution Orale peut aussi être écrite par l’Acte. Ex : un bac des Incroyable Comestible est comme un article de la constitution.

- Une écriture poétique d’une constitution peut donner plus envie qu’une écriture formelle. Il s’agit de récupérer notre « Eros » délégué à la pseudo « consommation matérielle/bien-être ».

- Dessiner la constitution plutôt que de l’écrire. Commencer par faire des affichettes rondes plutôt qu’un « cadre » rectangulaire pour les informations des bacs.

- S’entrainer à constituer, le faire tous les jours, pour ne plus avoir besoin de l’écrire.

- Une camisole du pouvoir.

- Il faut être un nombre important de personnes pour pouvoir limiter les pouvoirs.

- Aujourd’hui, tout le monde s’en fiche de la constitution pour la raison qu’elle n’est même pas appliquée.

-Nous avons actuellement une très mauvaise constitution qui ne permet rien.


Compte-rendu par Jérôme Bardet



Source : https://www.facebook.com/notes/j%C3%A9r%C3%B4me-bardet/atelier-constituant-du-22-septembre-2013-a-montpellier/659083454131981

mercredi 29 janvier 2014

Rendez-vous à MARSEILLE samedi prochain, 1er février 2014, avec les Colibris, pour des ateliers constituants (91)

Rendez-vous à MARSEILLE
samedi prochain,
1er février 2014, avec les Colibris,
pour des ateliers constituants

Depuis l'émouvante conférence de lancement de "la Révolution des Colibris" avec Pierre Rabhi, une idée importante germe parmi les Colibris, celle d'écrire nous-mêmes la Constitution qui nous donnera la puissance nécessaire pour que le monde change enfin en bien.



Samedi prochain, les Colibris organisent des ateliers citoyens (cette fois-ci, ils n'ont pas osé appeler ça des ateliers constituants, signe qu'il reste encore à correctement déchouardiser cette terminologie émancipatrice :) ), partout en France :

La carte des ateliers citoyens déjà prévus, pour s'inscrire :

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/reinventer-la-democratie/5-actions-pour-reinventer-la-democratie/je-participe-un-atelier

Voyez le détail du "plan démocratie" des Colibris (vous allez sans doute reconnaître des airs de famille avec des idées connues par ici ; c'est chouette :) ) :


LE PLAN DÉMOCRATIE DES COLIBRIS :


http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie


GRANDE DIRECTION

Une véritable démocratie, garantissant que les décisions politiques sont toujours conformes à l'intérêt général, aux équilibres écologiques et sont l'émanation d'une vraie volonté populaire, élaborée à travers de nombreux, intenses et authentiques débats entre les membres de la société.


AXE #1 : Nous doter d'une vraie constitution, au service de l'intérêt général


Faire réécrire notre constitution par une assemblée constituante populaire, tirée au sort et dont les membres seront inéligibles aux mandats qu'ils définiront. Inscrire dans cette constitution les principes permettant aux citoyens les plus actifs d'engager et de garantir une transition écologique, sociale, économique, au service de l'intérêt général, respectant l'équité entre tous et les équilibres naturels. Faire en sorte que les règles du pouvoir ne soient pas écrites par les hommes ou femmes au pouvoir


AXE #2 : Repenser le rôle et les mandats des élus


Organiser le fait que les élus rendent des comptes en fin de mandat, devant des jurys citoyens tirés au sort. Permettre que les représentants élus puissent être révoqués à tout moment, par initiative populaire. Mettre en place des mandats uniques, non cumulables, mais allongés pour permettre une action véritable, et peu (ou non) renouvelables, pour éviter la professionnalisation de la politique.


AXE #3 : Réinventer nos processus électifs et représentatifs

Choisir nos représentants par des modalités qui n'entraînent pas une confiscation du pouvoir par des professionnels de la politique. Introduire, pour certains mandats, de nouvelles procédures de désignation comme le tirage au sort ou les élections sans candidat, et donner une force significative aux votes blancs dans toutes les consultations électorales.


AXE #4 : Développer la responsabilité de tous / Décentraliser le pouvoir

Donner le plus de pouvoir possible aux plus petits échelons de la société, notamment par l'institution de jurys citoyens tirés au sort, avec pouvoir décisionnaire, et pas seulement consultatif. Ces jurys seront une école universelle permanente de civisme : chacun, tiré par le sort hors de ses préoccupations individuelles, et voyant le spectacle de ses semblables dévoués au bien commun, apprendra en pratique à faire de même.

Appliquer partout la subsidiarité c'est-à-dire qu'une compétence ne soit déléguée (sous contrôle) à un échelon supérieur que lorsqu'elle ne peut être traitée à l'échelon inférieur.

Développer l'éducation populaire, afin de permettre à chacun de s'impliquer plus activement dans la vie de la Cité, au sens large. Enseigner - et faire pratiquer - la philosophie, la politique et le droit constitutionnel, outils majeurs d'émancipation intellectuelle, depuis la plus petite école jusqu'aux classes supérieures.


AXE #5 : Construire une gouvernance partagée dans les organisations


Partager le pouvoir dans les organisations. Permettre à chaque personne (citoyen, salarié, collaborateur) de participer aux décisions qui auront un impact sur lui et, plus largement, sur les orientations de la structure à laquelle il participe.


LEVIERS

Actions des élus nationaux / européens

Déclencher un processus constituant à l'échelle de chaque commune (à l'instar de la Suisse) ou création d'une assemblée tirée au sort en contact permanent avec le reste de la population via des voies numériques (à l'instar de l'Islande) chargée d'écrire une constitution qui garantisse une transition écologique, sociale, économique au service de l'intérêt général, respectant l'équité entre tous et les équilibres naturels.

Vérifier la bonne tenue du processus constituant en diffusant, au fur et à mesure, les travaux en cours et recueillir les réactions, suggestions, bonifications venant des communes et de comités populaires constitués pour l'occasion.

Instaurer un référendum d'initiative populaire à partir de 130 000 signatures de citoyens (ce qui correspond à la proportion dans l'Union Européenne d'un million de citoyens rapportés aux 500 millions d'habitants : 0,2%).

Développer le référendum d'initiative populaire à tous les niveaux, local, régional et national, et en toutes matières : législatif, abrogatoire, révocatoire et constituant.

Créer une chambre tirée au sort chargée d'examiner des propositions citoyennes possibles à soumettre à référendum qui recueillent moins des 130 000 signatures.

Doubler les chambres d'élus professionnels d'élus citoyens tirés au sort, à pouvoir égal.

Mettre en place des mandats uniques, non cumulables, mais allongés pour permettre une action véritable, et peu (ou non) renouvelables, pour éviter la professionnalisation de la politique.


Actions des élus locaux

Financer et trouver des citoyen(e)s pour favoriser la multiplication d'ateliers constituants partout dans le pays. Faire connaître aux autres citoyens l'évolution de ces travaux et leurs résultats.

Recueillir honnêtement des cahiers de propositions/protestations. Les publier à grande échelle : affichage, numérique, papier.

Partager le pouvoir avec ses électeurs : organiser (et respecter) des référendums sur tous les sujets un tant soit peu importants.

Construire ou aménager un espace dans chaque village ou quartier, pour y réunir en assemblée les habitants (tous ceux qui veulent venir) pour y discuter ensemble et décider ce qui est important, ce qu'il faut faire et comment le faire. Puis, utiliser tous les pouvoirs donnés par la République à l'élu local pour donner vie à ces décisions populaires.

• Organiser des campagnes d'information et/ou des sessions de formations sur les grands sujets concernant la vie du territoire à destination des citoyens impliqués dans les prises de décision.

• Mettre en place des cercles de 30 personnes maximum où chacun est amené à participer aux prises de décision qui le concernent.

• Développer les prises de décision par consentement (absence d'objection des personnes qui participent à la décision).


Actions des entrepreneurs

• Former les membres de l'organisation à des techniques relationnelles aidant à l'instauration de la bienveillance et à la compréhension mutuelle (comme la Communication Non Violente, coopération, médiation).

• Recentrer les membres de l'organisation autour de sa "raison d'être", son sens, sa finalité, le service qu'elle rend à la société et au vivant.

• Mettre en place de cercles dans les organisations où chacun est amené à participer aux prises de décision qui le concernent, en développant de la co-responsabilité.

• Inclure ses parties-prenantes internes et externes dans les prises de décisions stratégiques afin d'en mesurer et réguler les impacts.

• Développer les prises de décision par consentement (enrichissement commun des propositions et absence d'objection des personnes qui participent à la décision)

• Mettre en place des pratiques d'autorité alternée ou sectorielle qui permettent à chacun de vivre le rôle de responsable, selon les moments ou selon les compétences requises.

• Amorcer l'évolution avec des initiatives modestes et mesurées, pas à pas, plutôt que de prétendre réformer toute l'organisation d'un seul coup.

Limiter de 1 à 10 les écarts de rémunération dans l'entreprise.


Actions des citoyens

Participer à – ou mieux, organiser – des ateliers constituants.

Se former à des techniques relationnelles (Communication Non Violente…) ou de gouvernance participatives (Sociocratie, Holacratie…).

• Proposer ces modes de gouvernance dans son organisation ou dans ses ateliers.

Se réapproprier individuellement le geste constituant : réfléchir dans son coin aux articles les plus importants d'une bonne constitution.

Réfléchir en son âme et conscience à un nouveau (et bon) contrat social, et en écrire les règles, concrètement.

Réfléchir aux abus de pouvoir et aux moyens de les empêcher, en prenant les problèmes à leur source première, et de façon réaliste.

Pour expliquer les injustices sociales (et y remédier), chercher la cause des causes.

Participer à des cafés philos, des ciné-débats, des rencontres avec des personnes qui s'impliquent dans des sujets de sociétés.

Lire et faire partager ses lectures. Apprendre, creuser les sujets qui font l'actualité ou qui nous concernent directement dans nos vies. Se former et s'informer auprès de sources diverses, conventionnelles ou non-conventionnelles. Entretenir le goût de l'Histoire et la constante recherche de notre vérité.

• Trouver notre juste place dans la société. Où nous sommes en mesure d'exprimer nos talents et notre sensibilité, tout en étant utile aux autres. Trouver le chemin menant à notre propre joie et à notre épanouissement.

• Travailler à nous connaître, à nous améliorer personnellement, à faire grandir nos qualités d'empathie, de générosité, d'altruisme, de solidarité, de coopération.




Source : http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie





Dans le cadre de cette journée d'ateliers citoyens, les Colibris du 13 (Bouches-Du-Rhône) m'ont gentiment invité à participer à leurs travaux à Marseille, ce que j'ai accepté avec joie, bien sûr.

Voici leur annonce, avec les lieux, horaires et modalités :

QUE NOUS MANQUE-T-IL POUR REPRENDRE NOTRE DÉMOCRATIE EN MAIN ?

 

Une Journée de RÉFLEXION et D'ACTION !!!
Si nous voulons sortir de notre impuissance politique, il est essentiel que chacun fasse sa part et que nous construisions des dynamiques collectives.
Ateliers citoyens, actions locales, nouveaux modes de gouvernance, Initiatives Citoyennes Européennes... Explorons ensembles ces nombreuses solutions ! Reprenons notre pouvoir d'agir et faisons l'avenir de nos territoires !
Réinventer la démocratie, on le fait ! 

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/reinventer-la-democratie
le 1er Fevrier, R(ê)volutionnons la Démocratie, Journée Nationale de la transition démocratique proposé par le mouvement Colibris.

Matinée:

  • Porteurs de Paroles: discussions avec les passants et écriture de leur représentation de la démocratie d'aujourd'hui: 10h-12h, Cours Belsunce/Cannebière
  • Performance théâtralisée: "le dictateur" 11h-12h, Saint Ferréol 

 

Aprés-midi:

Un invité d’honneur nous accompagnera pendant l’après-midi. Il dérange les milieux politiques, il est controversé… Oui, oui, Étienne Chouard sera parmi nous !

 

PROGRAMME:

Conférence et Atelier Constituant menés par Étienne Chouard, juriste et penseur.
Objectif: se réapproprier individuellement le geste constituant en écrivant une constitution qui garantisse une transition écologique, sociale, économique au service de l'intérêt général, respectant l'équité entre tous et les équilibres naturels.
http://vimeo.com/83764848

 

LIEU:
De 14h à 19h à l'Espace d'Épanouissement Populaire LA DAR LAMIFA " la maison de la famille"

127 rue d'Aubagne, Marseille

 

DÉROULÉ:

13h30        Adhésion à la Dar LaMifa (prix libre)

14h            Conférence: Analyse des causes et des conséquences de notre impuissance politique commune et solutions.

15h30        Pause

16h            Atelier: réécrire ENSEMBLE les règles supérieures qui instaurent notre puissance et se rendre compte de notre potentiel constituant

17h30        Goûter

18h/19h    Mise en commun

 

 

COMMENT PARTICIPER?

 

Vous souhaitez participer aux actions de la journée, en tant que participant, bénévole, animateur, figurant ?

C'est ici! http://framadate.org/studs.php?sondage=1wj7kpp2hsj9k816

 

Les inscriptions seront prises dans l’ordre d’arrivée, merci de valider votre inscription sur le Framadate, puis de nous envoyer vos coordonnées (mail et téléphone) ici: ***1fevrier2014.colibrismarseille@gmail.com***

Vous recevrez une confirmation et serez en contact avec l'organisation pour toute question !

L'atelier constituant est limité à 90 personnes.

 

Repas Bio/Local/éthique à prix libre à partir de midi, merci de nous le signaler en même temps que votre inscription !

 

 

Soirée et jusqu'à l'aube !

 

Commémoration de l'appel de 1954 de l'Abbé Pierre

«...Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime ».

Actions des collectifs de soutien aux compagnons d'Emmaüs Saint Marcel

Performances, Flash Mob, Projections, Débats, Camping Solidaire, Soupe, Concerts...

Place Général de Gaulle (Carrousel en bas de la cannebière)

 

Contact Organisation Colibris du 13 

(Uniquement pour partenariats inter-collectifs)

Charlotte/06 14 24 09 89

Marie Charlotte/06 46 40 29 82

 

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"Initialement appelé Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, Colibris tire son nom d’une légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi, penseur et jardinier, créateur de l'agro-écologie:
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »"

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J'ai hâte de vous y retrouver :)

Étienne.

mercredi 22 janvier 2014

JE SUIS TON MAÎTRE : L'ÉLU (432)

JE SUIS TON MAÎTRE : L'ÉLU


Je suis ton maître par Merome



DEMOCRATIX


Democratix par Merome


Merci à Merome : du bon boulot de bon virus :)

Étienne.

dimanche 8 décembre 2013

La Contre Élection Européenne expliquée en images (39)

La Contre Élection Européenne expliquée en images


IDÉE des jeunes gens de http://www.democratiereelle.eu/ :

• se servir du prochain FAUX "suffrage universel" (celui qui nous condamne à ne voter que pour ou contre DES ROIS)

• pour parler et faire parler du VRAI suffrage universel (celui qui consisterait à permettre à chaque humain de voter pour ou contre SES LOIS) :


J'aime bien le mot ILLUSOIR :) :



Pour plus d'informations, et POUR LES AIDER, allez voir leur site : http://www.democratiereelle.eu/

dimanche 24 novembre 2013

Entretien sur Radio-Ici-Et-Maintenant, à Paris, le 28 octobre 2013 (où l'on reparle de Michel Rocard) (50)

Entretien sur Radio-Ici-Et-Maintenant,
à Paris, le 28 octobre 2013

(où l'on reparle de Michel Rocard)

Encore une vidéo, pardon :)

Si un virus a le courage d'en extraire des petites pépites, c'est bien.

Je pense que vous aimerez le passage sur Montaigne.

vendredi 22 novembre 2013

Tirage au sort des représentants politiques, l'idée germe en Belgique et au Québec : David Van Reybrouck et Francis Dupuis-Déri (37)

Tirage au sort des représentants politiques,
l'idée germe en Belgique et au Québec :
David Van Reybrouck et Francis Dupuis-Déri


En Belgique, ça germe :


David Van Reybrouck présente son livre,
"CONTRE LES ÉLECTIONS" :


David Van Reybrouck: «La démocratie... par Le_Soir


David Van Reybrouck :
"Nous sommes des fondamentalistes des élections"

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_david-van-reybrouck-nous-sommes-des-fondamentalistes-des-elections?id=8136684


David Van Reybrouck plaide
pour une démocratie par tirage au sort

http://www.lalibre.be/culture/livres/david-van-reybrouck-plaide-pour-une-democratie-par-tirage-au-sort-52277baa3570934083d35268


Vous allez retrouver Bernard Manin et la démocratie athénienne... Je me retrouve souvent dans ce que dit cet homme-là ; vous ne serez pas dépaysés, je pense :)

Et vous allez sans doute bouillir un peu en entendant certaines questions des journalistes (par exemple quand ils soutiennent que "les tirés au sort n'ont pas à rendre de compte", ou que "le tirage au sort des représentants prive les citoyens du débat démocratique"...)




Au Québec aussi, ça germe :


Francis Dupuis-Déri
Démocratie : histoire d'un malentendu

Fancis Dupuis-Déri vient de publier un livre fort intéressant ("Démocratie. Histoire politique d'un mot") qui apporte de nombreux documents nouveaux et citations originales pour étayer les thèses radicales que je défends depuis huit ans. Ce livre est à la fois agréable à lire et instructif. Un bon outil de gentil virus, je trouve :)

Démocratie. Histoire politique d'un mot
Aux États-Unis et en France
un livre de Francis Dupuis-Déri




http://www.luxediteur.com/content/d%C3%A9mocratie-histoire-politique-dun-mot

Étienne.

jeudi 21 novembre 2013

Pourquoi une Constitution d'origine citoyenne ? Entretien avec Nazzaréna. (11)

Pourquoi une Constitution d'origine citoyenne ?

Un entretien avec Nazzaréna, à l'occasion du tournage de son film "La pandémie du nouveau monde" : http://pandemie-nouveaumonde.fr.


Vous trouverez (déjà) quelques réactions sur Agoravox et sur Facebook.


Extrait Etienne Chouard-Comment "devenir des... par savoir-fete

samedi 19 octobre 2013

"Citoyens constituants", un nom formidable pour une association (47)

"Citoyens constituants"

un nom formidable pour une association


Avec ce nom-là, on cible parfaitement NOTRE CAUSE COMMUNE pour instituer enfin une société juste, en commençant par le commencement.


SOIRÉE DE LANCEMENT ET D'ADHÉSION
À L'ASSOCIATION DES CITOYENS CONSTITUANTS

vendredi 25 octobre 2013 à 20 h, à Paris


Inscription

Annonce facebook


J'ai hâte de rencontrer Alexandre Kantos, qui sera avec nous ce soir-là : ce citoyen grec a écrit une thèse sur... la centralité du tirage au sort dans toute démocratie digne de ce nom. Autant dire que la foule des arguments et des documents qu'il convoque pour sa thèse est, de mon point de vue, une mine passionnante.

Plaisir aussi de retrouver les gentils virus parisiens :)

C'est déjà la semaine prochaine.

Étienne.

jeudi 17 octobre 2013

Suffrage universel ou tirage au sort ? Un échange de vues avec Florence Gauthier (318)

"Suffrage universel" ou tirage au sort ?
Un échange de vues avec Florence Gauthier

Parfois, Florence semble ressentir un profond désaccord avec moi là où, pour ma part, je n'en vois pas du tout...
D'où l'intérêt de discuter, patiemment, pour dissiper les malentendus.


Nota : nous nous retrouverons, Florence et moi, au colloque sur Henri Guillemin qui aura lieu à Paris samedi prochain, 26 octobre 2013, avec plusieurs autres personnes spécialistes de Robespierre et de la Révolution française que j'ai vraiment hâte de rencontrer, sur ce sujet qui me tient tant à cœur.

dimanche 22 septembre 2013

Images d'un atelier constituant, celui de Caen en avril 2013 (35)

Images d'un atelier constituant,
celui de Caen en avril 2013

Voici une trace du moment passé ensemble à Caen en avril.
Mille mercis aux gentils virus qui ont filmé et monté tout ça, c'est du boulot !

Ce genre de vidéo pourrait peut-être vous servir d'outil, pour créer vos propres ateliers un peu partout, sans moi, de façon autonome.

Ce serait bien d'avoir un site qui centralise les traces de ces ateliers constituants populaires, pour mutualiser les expériences, les erreurs et les apprentissages.

Merci pour tous vos mails, si gentils, si enthousiastes, si chauds, auxquels je n'ai souvent pas le temps de répondre — honte à moi. On n'est forts qu'ensemble. Merci d'être là.

Bien amicalement.

Étienne.

samedi 21 septembre 2013

Pétition pour une Assemblée Constituante tirée au sort (57)

Pétition
pour une Assemblée Constituante tirée au sort



https://secure.avaaz.org/fr/petition/Une_Assemblee_Constituante_tiree_au_sort

Pourquoi c'est important

Bonjour Avaaz, Cela fait des années que je signe vos pétitions que j'ai souvent fait suivre à mes contacts.
Mais aujourd'hui je me pose des questions...
Nous devons, certes, comme vous le faites en général, nous attaquer aux problèmes que nous constatons mais il est encore plus important de nous attaquer à la "cause des causes" (Hippocrate - médecin) : celle qui est commune à toutes les injustices que vous dénoncez.
Il s'agit de l'impuissance des peuples à contrôler ce que font leurs gouvernants,
et donc c'est un problème de démocratie.
C'est LE problème de LA démocratie.

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789, intitulé précisémment : « Dire de l'abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 » cf. pages 15, 19...)

C'est sur cette citation trop peu célèbre que se sont appuyées depuis deux cent ans les républiques françaises au service des marchands et riches bourgeois qui ont mené leur révolution et dans laquelle le tiers état n'a qu'été instrumentalisé.

Depuis l'antiquité, quand on parlait de démocratie, d'Athènes aux Républiques Vénitienne et Florentine, en passant par Montesquieu, on pensait "tirage au sort", même si le plus souvent ce tirage au sort était couplé avec un système électoral par lequel on essaie de choisir les "meilleurs" pour les postes à pourvoir. (En grec, le meilleur se dit "Aristos")

« Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l’aristocratie.
Le sort est une façon d’élire qui n’afflige personne ; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. »
MONTESQUIEU, De l’esprit des lois - Livre II, Chap II.

Cette idée du tirage au sort de ceux qui votent les lois a été complètement ringardisée depuis par ceux qui ont peur de la Démocratie bien qu'ils s'en réclament.
Ils sont parvenus à nous faire appeler démocratie autre chose : la liberté d'expression, les droits de l'Homme, et certaines libertés -bien sûr positives- mais qui ne sont pas LA Démocratie.

Ainsi, par cet oubli sémantique dicté par la bourgeoisie des banquiers, des industriels, et des marchands qui financent la presse, on fait croire aux Français qu'ils vivent en démocratie et on leur fait perdre ainsi confiance dans la politique.

C'est une manipulation !

La Démocratie peut exister, même si c'est compliqué. A Athènes une forme primitive a pu le prouver pendant deux cents ans. Deux cents ans pendant lesquels le pouvoir n'a pas été au service des 1 % de riches mais de 99 % de la population.
Jamais autant qu'à cette époque des Citoyens ne se sont intéressés à la chose publique.
Cela prend du temps ... à l'époque, cela n'a pu être possible que parce qu'ils avaient des esclaves, aujourd'hui nous avons des machines partout et ce serait sans doute beaucoup plus facile.

Pour cela, il nous faut une autre Constitution.
• Une Constitution qui établisse la vraie séparation des pouvoirs et qui protège ses citoyens contre les abus de ces pouvoirs. Exécutif, législatif, judiciaire mais aussi médiatique et monétaire.
• Donc une Constitution qui ne serait pas écrite par ceux qui exercent ou qui exerceront ces pouvoirs mais par des Citoyens s' engageant à ne jamais exercer de pouvoir et donc à l'abri des conflits d'intérêts.
• Une Constitution qui ne pourrait donc être écrite que par des Assemblées de Citoyens. Article par article.
• Une Constitution lisible, claire et compréhensible par tous.
• Une Constitution qui serait finalisée par une Assemblée Constituante de Citoyens tirés au sort avant d'être entérinée par un référendum.

Mais ce ne sont ni les partis politiques ni les élus ni les médias qui leur font allégeance qui vont nous proposer cela un jour.
Seul un grand mouvement citoyen peut imposer cela.

C'est à lui que s'adresse -symboliquement- cette pétition.

Pour cela, il faut que ces idées se diffusent de façon virale parmi les citoyens honnêtes, désintéressés de tous bords mais motivés par le bien commun.

Cette pétition est une première étape et il en faudra d'autres toujours plus ambitieuses -grâce au concours de tous- jusqu'à ce que le fruit soit mûr et tombe.

Aussi, cela me gène-t-il de plus en plus quand je vous vois -vous Avaaz- vous adresser sans préambule à des dirigeants de la planète qui n'ont pas de légitimité démocratique pour décider en lieu et place des peuples.

C'est un peu comme si vous leur donniez la légitimité qu'ils cherchent.

C'est peut-être excessif comme conclusion car je comprends et apprécie l'importance des mini combats que vous remportez ici ou là contre des lobbies malfaisants (Monsanto, etc...), combats dans l'urgence pour éviter des effets irréversibles mais je pense que la question mérite qu'on y réfléchisse...

Il n'est pas sage d'administrer un anti douleur à un malade avant d'avoir compris de quoi il souffre et comment le guérir. Pareillement, signer vos pétitions sans savoir si vous êtes ouverts à ce type de réflexion, pourrait revenir à s'associer à une démarche qui permet à ce système antidémocratique de continuer.

Dans cette logique, merci de bien vouloir me donner accès à aux emails des signataires de cette pétition et pas seulement à leur nom tronqué en pdf !

Je ne met en cause ni la sincérité ni la bienveillance de ceux qui -le plus souvent bénévoles- s'impliquent dans des actions caritatives ou militantes mais ils sont souvent manipulés par ceux qui veulent du pouvoir. Une rumeur qui enfle semble vous en préter l'intention.

J'espère une réponse de votre part.

Bien cordialement,

Wikicrate

http://lescitoyensconstituants.com



Des liens sur le sujet :
http://le-message.org
Réponse aux objections courantes :
http://projetgentilsvirus.ouvaton.org/index.php/Affichage_Objections_contre_le_Tirage_au_Sort
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Tirage_au_sort.pdf
En vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=qTRKxQ74S5I

POST SCRIPTUM n°1: J'ai constaté le 7 juillet 2013 que la liste des 277 premiers signataires qu'Avaaz me laisse télécharger ne comporte pas les adresses email des signataires qu'il me sera donc impossible de les recontacter par la suite.
Veuillez, SVP, quand vous signez (ou si vous avez déjà signé) m'envoyer un mail à l'adresse "emmanuel@wikicratie.fr" avec dans le sujet du mail "Pétition AVAAZ". Cela vous permettra ainsi de rester informé(e) des prochaines étapes que nous devrons suivre ensemble.

POST SCRIPTUM n°2: Les membres fondateurs des Citoyens Constituants ont chacun signé à titre individuel la pétition (en attendant une réunion pour en débattre)

Piur signer cette pétition :
"Nous voulons une Assemblée Constituante tirée au sort. Celle-ci ne nous sera jamais offerte sur un plateau. Alors nous devons nous préparer à rendre cette revendication possible et incontournable. Nous devons tous nous intéresser aux façons de reprendre le contrôle et à exercer une vraie démocratie. Diffusons ces idées de façon virale. Alors ... tout sera possible !",
allez sur cette page : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Une_Assemblee_Constituante_tiree_au_sort.

Sans illusion sur le résultat des pétitions quelles qu'elle soient, bien sûr, celle-ci nous permettra au moins de nous compter sur l'essentiel, et peut-être de déclencher quelques nouvelles contagions :)

Étienne.


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