Sentinelles du peuple - novembre 2008 - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens


C'est notre Constitution qui est notre seule arme (et c'est aussi la meilleure) pour contrôler les pouvoirs. À nous d'en parler, entre simples citoyens, pour devenir des millions à l'avoir compris : ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.

Bienvenue :o)


Étienne Chouard
Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands principes institutionnels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se protéger des abus de pouvoir.

Je vous propose d'aller voir le FORUM et de suivre le SOMMAIRE, point par point (un principe par jour pour une digestion facile ?), et de réfléchir à votre propre position : Pour ? Contre ? Partagé ?

Et si personne (ni moi, ni d'autres ici) n'a encore défendu les arguments qui vous semblent importants, formulez-les vous-même : nous progressons ensemble en combinant nos réflexions, démocratiquement et positivement :o)

Suggestion :
pour parler nombreux
sur de nombreux sujets :
. soyons brefs,
. dans le sujet,
. et patients :-)

Une fois les principes bien débattus sur le FORUM, vous pouvez, dans la partie WIKI, écrire vous-mêmes les articles qui vous semblent importants dans une Constitution, aussi bien nationale qu'européenne.

Sur cette partie BLOG, je vous propose de nous parler plutôt des problèmes qui ne sont pas spécifiquement institutionnels (économie, histoire, philosophie, sociologie, société, actualité, technique, littérature, etc.), mais qui tournent quand même autour des sujets évoqués sur le forum : on cherche à imaginer ensemble un outil intellectuel, robuste et durable, contre les abus de pouvoir.

J'ai hâte de vous lire :o)

Étienne Chouard


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Le site d'origine s'appelle AEC : "Arc-en-Ciel" (après la pluie le beau temps) :o)


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jeudi 20 novembre 2008

Trahison syndicale : CFDT MEDEF, même combat (20)

Témoignage direct de TRAHISON SYNDICALE
pour ceux qui se font encore des illusions sur la CFDT.

Compte rendu de la rencontre discrète, organisée le 27 mars 2007,
entre le leader de la centrale et le cercle patronal « ETHIC », dirigé par Mme Sophie de Menthon.

Extrait du livre de Jacques Cotta, « Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125 :

« Quelques jours après le petit-déjeuner en compagnie de deux cents membres d'Ethic et de François Bayrou, mon téléphone sonnait. On me demandait si je désirais participer à un remake, cette fois-ci au Cercle interallié et en compagnie de François Chérèque. Le leader de la CFDT face à des patrons déterminés à la veille de la présidentielle sur des thèmes sociaux, politiques et économiques ne pouvait laisser indifférent. Mais une mauvaise surprise m'attendait, la veille dudit petit-déjeuner: un contre-ordre fut donné dans des termes qui ne pouvaient qu'aiguiser ma curiosité:

- Sophie de Menthon vous fait dire que si cela ne tenait qu'à elle il n'y aurait pas de problème, mais c'est M. Chérèque qui pose comme condition l'absence de tout journaliste.

- Même en demeurant discret ?

- Même, nous sommes désolés. Il nous a dit que c'était une condition absolue à sa venue.

Le lendemain matin, je décide de passer outre. Je gravis les marches du Cercle interallié, passe le petit perron de l'entrée surmonté d'une imposante et néanmoins gracieuse marquise, ignore un valet de pied en jaquette noire et gilet rouge et pénètre dans le petit salon réservé pour le leader de la CFDT. Étonnement de la secrétaire d'Ethic préposée aux badges, air confus de ma part, incompréhension feinte pour obtenir enfin l'autorisation de m'installer dans un coin de la salle avec engagement strict de ne pas piper mot.

Devant une assistance très réduite comparée à celle venue assister à la prestation du leader de l'UDF, Sophie de Menthon accueille l'invité:

- Cher François Chérèque, c'est un grand plaisir. Mais laissez-moi vous dire, à vous qui avez eu par le passé le courage de soutenir des réformes difficiles, que je déplore l'absence de la presse. Vous auriez dû au contraire médiatiser au maximum cet événement, vu l'importance de votre discours.

- Merci de m'accueillir. Et commençons donc par la presse. J'ai demandé à ce qu'elle ne soit pas présente car j'ai décidé de vous parler franchement, sans détour, directement. Entre nous, sans journalistes, ce sera plus simple !

- Pour nous confier des secrets ? plaisante la salle.

Je connaissais la connivence qui peut exister entre les partenaires sociaux. «Les réunions à répétition rapprochent», dit-on. Mais là, il s'agit de tout autre chose. François Chérèque promet le discours de la vérité comme s'il se trouvait dans une réunion de famille qu'il ne faudrait pas perturber.

Durant une heure, je vais de surprise en surprise. Le leader de la CFDT réserve à ses hôtes très satisfaits un discours des plus politiques. «L'économie est poussive» et «le premier des problèmes concerne l'investissement» car nous «n'avons pas décliné les objectifs de Lisbonne».

- Plus clairement ? demande Sophie de Menthon.

- Les réformes de la recherche, des régimes sociaux, des retraites, de l'assurance-maladie, de la santé, des hôpitaux n'ont pas été accomplies.

En une phrase, François Chérèque fait siennes l'ensemble des mesures qui ont pesé dans le vote négatif du peuple français le 29 mai 2005. Mais qu'importe, la salle communie.

Il aborde ensuite «l'organisation du marché du travail», «l'existence de la précarité», mais aussi d'une «trop grande rigidité pour les entreprises». Il dénonce le développement de la sous-traitance comme «facteur d'augmentation des inégalités».

- D'inégalité pour qui? demande un curieux dans la salle.

J'attends une réponse syndicale. Surprise!

- Pour les petites entreprises, répond du tac au tac le leader de la CFDT.Je me tourne vers mon voisin de table:

- Je croyais qu'il parlait des employés. Pour un syndicaliste il est assez ouvert, non?

- Oui, mais si les entreprises ne vont pas bien, les employés non plus. Ce qui compte, c'est l'entreprise, et lui, il a compris!

Au micro, François Chérèque en est à la dénonciation de «la culture du conflit», condamne «la CGT qui pousse à la grève dans les ports de Marseille», ou «FO qui fait la loi chez les communaux», «la nécessité d'y imposer une CFDT qui aujourd'hui y a des problèmes».

- Comment ? questionne Sophie de Menthon.

- Par tous les moyens!

- Je suis troublée, vous reprenez nos positions, que nous exprimons publiquement, intervient la présidente d'Ethic.

Galvanisé, Chérèque annonce la nécessité de «faire évoluer le contrat de travail», de ne «pas opposer la flexibilité à la rigidité», de réaffirmer «l'attachement à l'Europe» alors que «nous avons mis le drapeau bleu blanc rouge le jour anniversaire du traité de Rome, ce qui était lamentable».

- Reste la méthode ? demande Sophie de Menthon.

Alors le président de la CFDT parle de «représentativité». Il a déjà rencontré à plusieurs reprises «les conseillers de Sarkozy et le candidat lui-même» avec qui ils sont «plutôt tombés d'accord». Il faut «reconnaître les syndicats dans les entreprises», et non plus au niveau national indépendamment des élections à la base.

- Atomiser l'interlocuteur, c'est ça qu'il faut, me glisse à l'oreille mon voisin attentif.

François Chérèque, comme s'il lui répondait en écho, développe l'exemple de Renault. «S'il n'y a pas de licenciement», c'est uniquement parce que «les ouvriers prennent aujourd'hui les jours qui correspondent aux 35 heures de 2008». À l'inverse, à Sandouville, «la production est à flux tendu», donc «ils font 42 heures par semaine».

- En discutant à la base, la flexibilité s'organise et s'impose d'elle-même.

- Pourquoi, avec ce discours, êtes-vous au premier rang dans les manifestations?

- J'ai manifesté contre le CPE car le ministre avait été ridicule dans la forme. Mais sur le fond, nous sommes bien sûr d'accord pour revoir le contrat de travail.

Dans la salle on est au bord de l'applaudir.

- Votre différence n'est pas assez marquée avec la CGT, insiste Sophie. Même si Thibault est assez positif, il existe des possibilités de débordement.

- Sur le terrain, c'est parfois compliqué, mais plus on va vers l'entreprise, je vous le répète, plus les salariés acceptent tout cela. Prenez l'accord Bosch sur le temps de travail. II y a 200 accords du même type, mais personne n'en parle. Laissons les choses se faire dans les entreprises, il y a une adaptation !

- Vous avez des priorités?

- La protection sociale sera le gros morceau. Il faut finir le travail sur les retraites après ce qui a été commencé sur les régimes spéciaux. Puis reconnaître que les CDD en lieu et place des CDI, c'est trop paralysant. Donc redistribuer vers l'assurance chômage qui sera plus sollicitée. Enfin, la sous-traitance, dossier difficile...

- Pas tant que cela, intervient un des vingt membres d'Ethic installé dans la salle.

- Si, par exemple, prenez Airbus. À vous je le dis : l'État n'a pas à mettre un sou. Il faut faire à Airbus ce qui a été fait à Boeing! Augmenter et développer la sous-traitance et mettre tout cela en concurrence.

- Mais vous y êtes arrivé sur les retraites ? C'était bien plus chaud, non ?

Le leader syndicaliste en serait presque à bicher.

- Vous accepteriez d'être ministre du Travail de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal ?

- Non, je suis beaucoup plus utile à la place que j'occupe. Je peux faire de la pédagogie. Ségolène a compris sur les retraites, par exemple, et elle n'est plus pour l'abrogation de la loi Fillon. En mettant la gauche face à ses contradictions, on aboutit au discours de Villepinte où la candidate socialiste fait de la dette sa priorité et reconnaît l'économie de marché. Mais pour cela, il faut être là où je suis.

- Puisqu'on est entre nous, vous voterez pour qui ?

- Je peux vous dire que nous avons vu tous les candidats, outre l'extrême droite ou l'extrême gauche. Surtout les deux principaux et Buffet par respect pour elle et aussi parce que sur des notions comme la flexisécurité, elle serait sans aucun doute d'accord. D'ailleurs, l'extrême gauche a aussi fait un pas. Elle reconnaît le marché et la décentralisation.

- Vraiment ?

- Mais oui, Arlette a pris un coup de vieux, vous savez !

Dans la salle on s'esclaffe.

- Vous voyez bien le mal que j'aurais eu si la presse avait été présente.

- Pour qui voteriez-vous donc ? insiste Sophie de Menthon.

- Nous ne donnons jamais de consigne à la CFDT.

- En privé ?

- Sarkozy nous a présenté un calendrier pour les réformes et moi et ça me va très bien. On s'y met dès juillet.

Sourire de Sophie de Menthon et satisfaction de la salle. »


Vulgaire ? Hum... peut-être... Et ce que font les barons voleurs aux salariés, ce n'est pas vulgaire, c'est quoi ?
En plus de se laisser trahir, voler et violer sans résister, les salariés sont priés de rester polis...

C’est simplement à vomir.

Alain le disait parfaitement :

la vigilance ne se délègue pas.

J’ajouterai :

Sans tirage au sort,
c’est la loi du plus fort,
(et tu mérites ton sort).


Ce sera ma prochaine banderole...

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que ceux qui disent qu’on est des veaux, contents d’aller à l’abattoir en plus (les sondages pour le gouvernement remontent) ont vraiment raison.

:o(

dimanche 16 novembre 2008

Journalistes, vite ! Organisez-nous un VRAI grand débat public sur la monnaie et la dette ! (7)

 

 

« Bankster.tv solde les comptes avec les médias »

http://vimeo.com/2095828

(La fin est à revoir plusieurs fois, je trouve,
tant elle est chargée en textes, en sons et en images)

 

 

Cette vidéo est une réponse à l’émission étonnante d’Arrêt sur images :

« Au départ, les banquiers ne réalisaient pas ce qu'ils faisaient »

(tu parles… c’est une blague ?)

« Cori, Delaigue, Gunthert, dissèquent "l'argent dette" sur notre plateau »

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1297

 

 

En complément utile, pour comprendre la pertinence

et la grande force du film de Paul Grignon,
je crois qu’il vaut mieux LIRE LE SCRIPT DU FILM L’ARGENT DETTE
(voyez le site
faux-monnayeurs)
sans la pollution des images, images qui, à la fois,
compliquent la compréhension
du message
et donnent inutilement prise à toutes sortes d’accusations de manipulation :

http://www.fauxmonnayeurs.org/file/Money_as_Debt-fr.pdf

 

Lisez ce script, je le trouve irréprochable et essentiel.

 

 

 

Mon commentaire sur l’émission d’Arrêt sur Image :

 

Je connais un peu Daniel Schneidermann et je le crois vraiment honnête, autant qu’il le peut pour continuer à gagner sa vie comme tout le monde parmi les journalistes précarisés. D’ailleurs, il questionne souvent bien, en cette occurrence (je trouve donc que Bankster est trop sévère avec lui).

 

Mais alors là, probablement par peur du discrédit radical et automatique qui accompagne aujourd’hui toute dénonciation de complot, il s’est fait embarquer dans une galère (on dirait d’ailleurs qu’il le sent lui-même, plusieurs fois dans l’émission, devant les réponses insanes de ses invités « experts économiques ») :

 

 

1) En donnant la parole à deux personnes apparemment incompétentes, au moins sur la monnaie et la dette :

 

Alexandre Delaigne (professeur d’économie à Saint-Cyr, animateur du site éconoclaste et journaliste occasionnel à Libération, qui aligne les énormités économiques, je vous conseille de voir ce film assis), et Nicolas Cori (blogueur-journaliste de Libération également, donc probablement salarié du banquier Rothschild, donc soumis à ses ordres — s’il est salarié (c’est peut-être à vérifier), cette soumission est juridiquement incontestable ; dire le contraire serait prendre les gens pour des imbéciles—), deux personnes qui devraient manifestement lire un peu plus (la littérature critique sur la monnaie et la dette, en l’occurrence), et surtout lire autre chose que la prose de leurs collègues « journalistes », qui se répètent tous les uns les autres.

 

Ces deux personnes disent, de façon embarrassée, à la fois que « tout le monde sait ce que dit ce film, en tout cas n’importe quel élève de première année d’économie », et que « ce film contient des erreurs qui en affaiblissent la portée », sans jamais détailler — et encore moins prouver — AUCUNE de ces prétendues erreurs, notez-le : jamais.

 

En plus de cette contradiction, ils oublient surtout de dire qu’AUCUN des manuels d’économie ne décrit la création monétaire aux élèves et étudiants DE FAÇON CRITIQUE : on y décrit TOUJOURS le processus en une ou deux pages, et on y passe à la suite du cours d’économie comme si ce sabotage de la souveraineté monétaire publique était naturel et indiscutable : j’ai à la maison une trentaine de manuels scolaires évoquant ce sujet, depuis le niveau du lycée jusqu’au niveau de la faculté : à ma connaissance, pas un ouvrage scolaire ne déroge à cette pédagogie de la soumission, à l’école de la résignation.

Ce point important n’a pas été débattu.

 

Pour cette seule bonne raison, le succès populaire du film de Paul Grignon est donc salutaire.

 

 

Pourquoi les journalistes sont-ils aussi conformistes ? On peut les comprendre : il faut bien garder son travail, je le dis sans aucune ironie : les journalistes semblent conduits à se répéter les uns les autres (une sorte de psittacisme) en constatant ce fait (effectivement effrayant si on se met à leur place) que ceux qui ont le courage de se démarquer de la Doxa du moment prennent un risque considérable pour leur droit de parole publique : voir le cas de Jean-Marie Bigard (connu d'un large public, et pour ainsi dire "protégé" par sa grande notoriété, bien davantage que beaucoup de journalistes) qui est pourtant devenu carrément tricard (interdit de parole) à Europe 1 et qui a été largement calomnié dans tous les journaux (sans pouvoir se défendre, le plus souvent), pour avoir simplement contesté la thèse officielle de « l’attentat du Pentagone par un avion de ligne en rase-mottes à haute vitesse le 11 septembre 2001 ».

 

Les manœuvres générales d’intimidation pour faire taire les dénonciateurs d’intrigues sont très inquiétantes pour la liberté d’expression. La démocratie n’est plus correctement protégée par les sentinelles du peuple — c’est le nom que l’on donnait aux journalistes en 1789, et à l’époque, il fallait déjà du courage et de l’honnêteté pour assumer cette mission.

 

 

2) Et surtout sans inviter de contradicteur averti (c’est le plus grave reproche qu’on puisse faire à l’émission, à mon sens) :

 

Ceux qui sont censés défendre le film mis en cause (Judith Bernard, Justine Brabant et André Gunthert) n’ont que relativement peu de temps de parole et surtout, n’ayant naturellement pas beaucoup lu sur la question de la monnaie et de la dette, ils n’ont pas assez de matière et se sentent peu légitimes pour argumenter devant les deux prétendus experts (ce n’était pourtant pas difficile de signaler la pauvreté de leurs réponses).
Malgré ce double handicap :

 

•  Judith souligne fort justement que (en substance) « ce film est moins "pédagogique" (car nous ne sommes pas des enfants) qu’un important effort de vulgarisation, utile comme les contes et paraboles, nombreux et importants, que concevaient et diffusaient les philosophes des Lumières » ;

 

•  André souligne courageusement que (en substance) la thèse (pas la "théorie", cette expression « théorie » sert à disqualifier la thèse en douce : c’est un procédé rhétorique),la thèse d’un complot, donc, c'est-à-dire de manœuvres secrètes contre le bien public au profit d’intérêts privés, avec l’appui constant (volontaire  ou non), de nos propres élus, cette thèse d’un complot contre les intérêt du plus grand nombre est « validée » par le film de Paul Grignon : Money as debt. » ;

 

• Justine, elle aussi courageusement, se fait l’avocate de l’accusé absent (Paul Grignon), mais trop brièvement.

 

• J’ai trouvé les « réponses » des nos experts souvent ineptes ; je me suis surpris plusieurs fois à protester d’indignation devant mon écran :o)
 

En fait, à revoir ces images, je me demande si nos deux « experts » n’ont pas simplement PEUR, eux aussi, de perdre leur boulot, ce qui les force à DÉFENDRE L’INDÉFENDABLE, forcément maladroitement. Ce serait une explication moins infamante que l’incompétence étonnante dont ils donnent le spectacle et à laquelle on a du mal à croire, finalement.

 

 

Par ailleurs, je trouve vraiment étonnante cette répugnance (une crainte ?) que Daniel manifeste à accepter que soit prononcée sur son plateau la phrase — pourtant bien inoffensive — « le film de Grignon valide  la thèse d’un complot », phrase qu’a prononcée André à la fin.

 

Daniel n’accepte que la phrase : « le film de Grignon rend plausible  la théorie d’un complot ».

 

Et plusieurs fois, il pousse son interlocuteur à dire clairement : « Alors, c’est un complot ? Répondez précisément. » Pourquoi cette pression ? Pour le punir ensuite par une disqualification automatique pour excès de certitude complotiste ?

 

J’ai souvent senti cette pression insistante, lors des entretiens que j’ai eus avec des journalistes à propos de la polémique sur le 11 septembre, cette polémique indispensable et qui n’arrive pourtant pas à prendre sa juste place sur la scène publique, en violation de l’iségoria.

 

J’ai l’impression que les journalistes d’Arrêt sur images — de la même façon qu’Ariane Chemin, qui avait tant déformé mes propos (au téléphone) sur le 11 septembre (voir l’article reproduit plus bas sur ma page ‘Liens’) et comme Jean Quatremer qui a renchéri en déformant à son tour encore un peu les prétendues « infos » d’Ariane —, tous ces journalistes se comportent comme s’ils savaient qu’ils risquent leur carrière s’ils accréditent un tant soit peu une thèse interdite (et il y en a de plus en plus, des paroles interdites) : on dirait qu'ils ont peur.

 

Une série de sujets liés à différentes intrigues à grande échelle sont placés sous le signe de l’intimidation, au moins de ceux qui sont payés pour nous « informer ».

 

Pour intimider les blogueurs, pour l’instant, c’est plus dur. D’où l’intérêt du net pour défendre le droit d’expression (et la démocratie). Bien entendu, je parle des blogueurs libres de tout lien de subordination journalistique.

 

 

Pourquoi ne pas avoir donné la parole à la défense ? Paul Grignon notamment, puisqu’il est mis en cause publiquement, ou bien un des animateurs de Banksters.tv, qui sont particulièrement bien affutés sur la question, ou bien André-Jacques Holbecq qui vient d’écrire un livre sur le sujet auquel il consacre un bonne partie de sa vie, ou encore un élève de Maurice Allais (Maurice est trop âgé pour venir sur un plateau) comme le banquier Christian Gomez, ou bien encore James K. Galbraith, que sais-je ?, un contradicteur quoi, au lieu de ce spectacle irritant où des mauvais (des vraiment mauvais ou des rendus mauvais par la trouille de se faire virer ?) se font tendre le micro comme s’ils étaient des experts, sans contradiction solide.

 

 

Plus généralement (et Arrêt sur images est justement à part, de ce point de vue, le plus souvent), la parole à la défense, et plus encore LE DERNIER MOT à la défense avant de juger — puisque, à l’évidence, presque tous les journalistes se comportent désormais en juges —, ces droits de la défense sont de moins en moins un principe fondamental et élémentaire de justice pour les « journalistes-juges-salariés ».

 

 

* * * * *

 

 

Pour conclure et pour qu’on voit bien le lien entre l’intimidation des lanceurs d’alerte et mon site sur les institutions, je dirais que c’est la démocratie qui est en jeu avec la mise en cause du droit d’expression et, à mon avis, vous vous en doutiez, LA SOLUTION EST INSTITUTIONNELLE :

 

Seule une Constitution HONNÊTE — c’est-à-dire écrite par des individus désintéressés, donc SURTOUT PAS ÉLUS parmi les candidats imposés par les partis, toujours financés par des industriels et des banquiers dès qu’ils peuvent gagner — seule une Constitution honnête, donc, pourra garantir aux citoyens — au plus haut niveau du droit, à un niveau inaccessible aux pouvoirs institués qui ne doivent pas pouvoir toucher une ligne de ces règles qui doivent les dominer — seule une Constitution honnête, donc, peut garantir à la fois l’indépendance (liberté absolue de parole) et la responsabilité (punition en cas d’abus de pouvoir) des journalistes.

 

Quand au débat d’Arrêt sur images sur la mauvaise médiatisation des thèses dissidentes sur la monnaie et la dette, à mon avis, ce débat important d’ASI reste à faire.

 

À quand une autre émission ?