Approche économique de la souveraineté - janvier 2012 - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens


C'est notre Constitution qui est notre seule arme (et c'est aussi la meilleure) pour contrôler les pouvoirs. À nous d'en parler, entre simples citoyens, pour devenir des millions à l'avoir compris : ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.

Bienvenue :o)


Étienne Chouard
Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands principes institutionnels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se protéger des abus de pouvoir.

Je vous propose d'aller voir le FORUM et de suivre le SOMMAIRE, point par point (un principe par jour pour une digestion facile ?), et de réfléchir à votre propre position : Pour ? Contre ? Partagé ?

Et si personne (ni moi, ni d'autres ici) n'a encore défendu les arguments qui vous semblent importants, formulez-les vous-même : nous progressons ensemble en combinant nos réflexions, démocratiquement et positivement :o)

Suggestion :
pour parler nombreux
sur de nombreux sujets :
. soyons brefs,
. dans le sujet,
. et patients :-)

Une fois les principes bien débattus sur le FORUM, vous pouvez, dans la partie WIKI, écrire vous-mêmes les articles qui vous semblent importants dans une Constitution, aussi bien nationale qu'européenne.

Sur cette partie BLOG, je vous propose de nous parler plutôt des problèmes qui ne sont pas spécifiquement institutionnels (économie, histoire, philosophie, sociologie, société, actualité, technique, littérature, etc.), mais qui tournent quand même autour des sujets évoqués sur le forum : on cherche à imaginer ensemble un outil intellectuel, robuste et durable, contre les abus de pouvoir.

J'ai hâte de vous lire :o)

Étienne Chouard


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Le site d'origine s'appelle AEC : "Arc-en-Ciel" (après la pluie le beau temps) :o)


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dimanche 29 janvier 2012

Prochaine conférence à Libourne, avec Bernard FRIOT : monnaie, démocratie, travail, salaire... nous sommes tous concernés. (9)

Prochaine conférence à Libourne, le 9 février 2012, toute la journée, avec Bernard FRIOT :
"Monnaie, démocratie, travail, salaire...
nous sommes tous concernés".

Je suis sûr que cette journée va être passionnante. Le prochain livre de Bernard FRIOT, sur les SALAIRES, sort prochainement : il va avoir plein de choses importantes à nous dire.

J'ai hâte d'y être.

Je rappelle que Bernard Friot est un des chercheurs les plus enthousiasmants que je connaisse : ses analyses de la retraite par répartition, du financement de l'activité économique par les cotisations sociales, du travail et de l'emploi, sont proprement révolutionnaires : il nous offre une vraie alternative au capitalisme.

Voyez http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2010/11/07/110-l-enjeu-des-retraites.

Étienne.


vendredi 27 janvier 2012

Crimes économiques contre l’Humanité (12)

"Crimes économiques contre l’Humanité" : une réflexion intéressante,
sur fond de réappropriation DES MOTS qui permettent de désigner l'ennemi et de nous défendre :

Crimes économiques
contre l’Humanité

« Selon la Cour pénale internationale, le crime contre l’humanité c’est :

« tout acte inhumain qui cause de graves souffrances ou atteintes à la santé physique ou mentale de celui qui le souffre, et commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre une population civile ».

Depuis la Seconde Guerre mondiale nous nous sommes familiarisés avec ce concept et l’idée que, quelle que soit leur ampleur, il est possible et obligatoire d’enquêter sur ces crimes afin de traduire les coupables devant la justice internationale pour leur faire payer leurs actes.

l’Islande est le seul pays à avoir poursuivi pénalement les responsables de la crise. C’est également le seul pays à avoir laisser ses banques s’effondrer.

Tous les autres gouvernements protègent ceux qui ont provoqué la crise.

Des situations telles que celles qui ont généré l’actuelle crise économique ont conduit à commencer à parler de crimes économiques contre l’Humanité. Le concept n’est pas nouveau. L’économiste et prix Nobel de la spécialité, Gary Becker, avait déjà introduit sa «théorie de la criminalité » au niveau microéconomique.

La probabilité qu’un individu commette un crime dépend, pour Becker, du risque pris, du possible butin et des peines encourues. Au niveau macroéconomique, le concept a été utilisé dans les discussions sur les politiques d’ajustement structurel promues par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) au cours de années 80-90, et qui ont eut d’énormes conséquences avec de graves coûts sociaux pour les personnes en Afrique, en Amérique latine, en Asie (au cours la crise asiatique de 1997-98) et en Europe de l’Est. Beaucoup d’analystes ont signalé ces organismes, les politiques qui les ont subventionnés et les économistes qui les ont conçues comme responsables, et tout particulièrement le FMI qui perdit une bonne partie de son prestige après la crise asiatique.

Aujourd’hui, les pays occidentaux sont ceux qui souffrent des coûts sociaux de la crise financière et de l’emploi, ainsi que des plans d’austérité qui sont censés lutter contre elle. La perte des droits fondamentaux tels que l’emploi, le logement et la souffrance de millions de familles qui voient leur survie en danger sont des exemples effrayants des coûts de cette crise. Les ménages vivant dans la pauvreté sont en train d’augmenter du manière exponentielle. Mais qui est responsable? Les marchés, c’est ce que nous lisons et entendons tous les jours…

Dans un article publié dans BusinessWeek du 20 Mars 2009 sous le titre “Wall Street : crimes économiques contre l’humanité”, Shoshana Zuboff, ancien professeur à la Harvard Business School, soutenait le fait que lorsque l’ensemble des responsables de la crise nient les conséquences de leurs actions, ils démontrent à la fois « la banalisation du mal » et le « narcissisme institutionnalisé » dans nos sociétés. C’est un échantillon du manque de responsabilité et de la «distance émotionnelle” avec lesquelles ceux qui ont accumulés des millions, sont ceux qui maintenant nient être en relation avec le préjudice subi. Blâmer seulement le système ce n’est pas acceptable, tout comme il aurait été inacceptable d’accuser seulement les idées dans les crimes nazis et non pas ceux qui les avaient commis.

Blâmer les marchés est en fait rester à la surface du problème...

IL Y A DES GENS RESPONSABLES, et ce sont des personnes et des institutions concrètes :


- Celles et ceux qui ont défendu la libéralisation incontrôlée des marchés financiers

- Les cadres et les entreprises qui ont bénéficié de l’excès du marché durant le boom financier

- Celles et ceux qui ont permis leurs pratiques et leur permettre actuellement de sortir indemnes et renforcés, avec plus d’argent public, en échange de rien

- Les entreprises telles que Lehman Brothers ou Goldman Sachs

- Les banques qui ont permis la prolifération des crédits poubelle

- Les commissaires aux comptes qui ont certifié et garanti les comptes sociaux

- Les personnes qui, comme Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine sous les gouvernements Bush et Clinton, sont contre la réglementation des marchés financiers

- La propre FED qui, depuis 2008, n’arrête pas de faire marcher la planche à billets ce qui provoque, entre autres, l’augmentation de toutes les matières de premières nécessités dans le monde et met en danger son propre peuple.

- John Paulson, qui a empoché 5 milliards de dollars de profits en 2010 en continuant ses pratiques financières comme si de rien n’était.

- Les entreprises du CAC 40 qui ont gagné 140 milliards d’euros en 2010 distribuant des dividendes aux actionnaires ou investissant en auto financement sans créer d’emplois

- Les multinationales qui, tel que Telefonica SA depuis sa privatisation, conçoivent des plans de licenciements massifs alors que les résultats annuels sortent en bénéfices et non pas en pertes, ce qui démontre qu’il n’y a aucune logique prévue de développement durable à long terme, mais seulement une stratégie de rentabilité capitalistique individuelle à court terme.


En ce sens, sur les origines de la crise de 2008, la Commission du Congrès américain a été instructive.

Créée par le président Obama en 2009 pour enquêter sur les actions illégales ou criminelles de l’industrie financière, elle a interrogé plus de 700 experts. Son rapport, publié en janvier dernier, a conclu que la crise aurait pu être évitée. Il signale des défaillances dans les systèmes au point de vue de la réglementation et la supervision financière du gouvernement et des entreprises, dans les pratiques comptables et d’audit et dans la transparence dans les affaires. La Commission a examiné le rôle direct de certains géants de Wall Street dans le désastre financier, par exemple dans le marché des subprimes, et celui des agences chargées du classement des obligations.

S'il est important de comprendre les différents degrés de responsabilité de chaque acteur de ce drame, ne sont pas admissibles ni le sentiment d’impunité sans « responsables » et ni l’actuelle politique économique de répression que nous subissons tous, à tous les niveaux.

En ce qui concerne certaines des victimes des actuels crimes économiques :

En Espagne, avec 20% de taux de chômage depuis plus de deux ans, le coût humain et économique est monté en flèche. Des milliers de familles en subissent les conséquences pour avoir cru que leurs salaires de « milleuristes » paieraient l’hypothèque. Résultats: 90.000 saisies en 2009 et 180.000 en 2010 avec les expulsions qui suivent. Notez qu’en Espagne, bien que la banque encaisse la vente aux enchères après avoir saisi l’immeuble, l’ancien propriétaire doit encore 80% de la dette à l’organisme bancaire.

En France, il y a 6 millions de chômeurs et 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Pour mémoire, en Mars 2011, d’après les statistiques du ministère du Travail français lui-même, 57% des offres d’emplois correspondent à des contrats de travail de moins de 6 mois. Le système est en train de créer encore plus de précarité.

Aux États-Unis, le taux de chômage représente la moitié de celui de l’Espagne, mais suppose environ 26 millions de chômeurs, ce qui signifie une augmentation énorme de la pauvreté dans l’un des pays les plus riches du monde. Selon la Commission sur la crise financière, plus de quatre millions de familles ont perdu leurs maisons, et quatre millions sont en cours d’expulsion. Onze milliards de dollars de «patrimoine familial» ont «disparu» quand leurs actifs ont perdu de la valeur, y compris les maisons, les pensions et l’épargne. Une autre conséquence de la crise est son effet sur ​​les prix des denrées alimentaires et autres produits de base, secteurs auxquels les spéculateurs se déplacent avec leur capital (FED incluse). Le résultat c’est l’inflation et la pauvreté qui augmente.

Dans certains cas notoires comme celui de Madoff, l’auteur est en prison et les poursuites engagées contre lui car ses victimes ont du pouvoir économique. Mais en général, celles et ceux qui ont provoqué la crise, non seulement ont encaissé des bénéfices fabuleux, et ne craignent aucune représailles de quelque nature que ce soit. Personne n’enquête leurs responsabilités ni leurs décisions.

Les gouvernements les protègent et l’appareil judiciaire ne les poursuit pas.

En Europe, il y a un bon exemple actuel qui démontre tout ce que j’ai expliqué auparavant : il s’agit du très célèbre projet « pacte de compétitivité» franco allemand, rebaptisé (avec plus de douceur médiatique) « Pacte pour l’Euro ». S’y référant, l’actuel président du Conseil de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, a récemment déclaré: “Notre but ultime est de créer des emplois.” Il l’a très bien dit d’ailleurs : c’est son dernier objectif, et non pas le premier malheureusement. Avant l’emploi en Europe, il y a l’euro, le mécanisme de sauvetage ou la «gouvernance économique».

Nos technocrates se sont vendus, ou plutôt ont vendu leurs âmes au diable. Ils ont complètement oublié que leur mission principale, à partir du moment où ils acceptent d’être des acteurs politiques démocratiquement élus, est celle de servir leurs peuples respectifs. Par conséquent, en acceptant de fermer les yeux sur les pratiques illégales menées jusqu’en Septembre 2008, de sorte que les responsables commerciaux et/ou bancaires ne soient ni poursuivis ni punis, ces mêmes technocrates se retrouvent maintenant dans une impasse parce qu’ils se sont convertis en complices de ce qui s’est passé et tout ce qui reste à se produire.

Si nous avions des notions claires de ce qu’est un crime économique et s’il existait des mécanismes pour enquêter et poursuivre, on aurait pu éviter beaucoup des problèmes actuels. Ce n’est pas une utopie. L’Islande offre un exemple intéressant. Plutôt que de renflouer les banquiers qui ont ruiné le pays en 2008, le procureur général a ouvert une enquête pénale contre les auteurs. En 2009, le gouvernement tout entier a dû démissionner et le remboursement de la dette bancaire a été bloqué. L’Islande n’a pas socialisé les pertes comme le font de nombreux pays, y compris l’Espagne, mais a accepté que les responsables soient punis et que leurs banques fassent faillite.

De la même manière que les institutions et les procédures ont été créées pour juger les crimes politiques contre l’Humanité, il est l’heure de faire la même chose avec les crimes économiques commis par des institutions (quelles qu’elles soient) et des personnes physiques contre l’Humanité.

Maintenant c’est le bon moment, compte tenu que leur existence est difficile de réfuter. Il est urgent que la notion de «crime économique» soit incorporée dans le discours citoyen et que l’on comprenne toute son importance pour construire une démocratie économique et politique réelle. Au moins, tout cela fera apparaitre le besoin urgent que nous avons de réguler les marchés pour qu’ils soient au service de la société, et non vice versa. »

Source : http://notreplanetebleuechange.wordpress.com/2011/06/04/crimes-economiques-contre-lhumanite/



Mon commentaire (l'antienne d'Étienne) :

Bon, tout ça, c'est bien gentil, mais ça rate encore (lamentablement) LA CAUSE DES CAUSES :


1) Qu'est-ce qui CONDUIT les gouvernements à sauver les banques aux dépens de leurs peuples ? Leur dette électorale, puisque la prétendue Constitution impose aux peuples de seulement désigner leurs maîtres en guise de démocratie, à l'occasion d'un processus ruineux et CORRUPTEUR fallacieusement intitulé "suffrage universel".


2) Qu'est-ce qui PERMET aux gouvernements de sauver les banques aux dépens de leur peuple malgré la colère de ces peuples ? Leur totale irresponsabilité devant le peuple, puisque la prétendue Constitution, au lieu de protéger les citoyens, organise méthodiquement leur totale impuissance politique entre deux élections truquées.


==> Qu'est-ce qui force les peuples à SUBIR d'aussi mauvaises (FAUSSES) "constitutions", toujours et partout ? La mauvaise qualité des processus constituants : L'ÉLECTION DES CONSTITUANTS des Constituants parmi les CANDIDATS PROFESSIONNELS de la politique, ce qui conduit aux pires CONFLITS D'INTÉRÊTS, avec des hommes de pouvoir qui écrivent eux-mêmes les règles supérieures qu'ils devraient craindre (!) et qui organisent DONC très méthodiquement — et très logiquement — la totale impuissance politique des gouvernés.


Cet article intéressant est donc, lui aussi, encore une fois, passé À CÔTÉ de l'essentiel.

Mais on va bien finir par y arriver : la question de la qualité du processus constituant va bien finir par surgir dans le débat public...

On peut rêver.

Étienne.

mercredi 25 janvier 2012

Argent Dette / Louis Even (1962) : La dette publique, une absurdité (22)

Argent Dette / Louis Even (1962) :
La dette publique, une absurdité

Je remercie Nicolas qui vient de me faire connaître (sur facebook) ce DOCUMENT GÉNIAL :

C'est le cours d'économie le plus pétillant, le plus convaincant, le plus ramassé sur l'essentiel et le plus stimulant qu'il m'ait jamais été donné d'entendre ; il faut que je réécoute ça (en rentrant du boulot, tout à l'heure).

Je connais Louis Even et les thèses du Major Douglas (sur le très précieux CRÉDIT SOCIAL) depuis longtemps, je préconise leurs brochures (voir biblio) et j'utilise leurs dessins, mais c'est la première fois que je vois Louis Even en vidéo : il est épatant ce papé !

Merci Nicolas : ça, c'est une très belle GRAINE pour les virus démocratiques de base :o)

À enregistrer chez soi, à dupliquer, et à planter partout autant que nous le pourrons.

Ça urge !

Étienne.

PS : je propose que chacun d'entre nous signale sur ce fil de commentaires les meilleures perles parmi celles publiées par les "bérets blancs" (et il y en a beaucoup).

lundi 23 janvier 2012

LA DETTE, une enquête documentaire sur les traces de l'argent (17)

LA DETTE, une enquête documentaire sur les traces de l'argent

http://www.ladettelefilm.blogspot.com/

Un film en cours de montage, où vous retrouverez (un peu) le père Chouard :-)

Il y a quelques petites ITV sur ce blog.

http://www.ladettelefilm.blogspot.com/

On peut aider ces journalistes indépendants (il n'y en a pas tant que ça en France, il faut protéger l'espèce avant qu'elle ne disparaisse) en préachetant leur DVD, si j'ai bien compris ; un peu comme le font les Mutins de Pangée avec les DVD de Mermet et Chomsky, par exemple : c'est une bonne formule, où les citoyens se forment entre eux — et en payant tout, pour ne surtout pas dépendre des riches. Ça se tient.

Étienne.

lundi 9 janvier 2012

Conférence à MARSEILLE, avec MILLE BÂBORDS, 14 janvier 2012 (5)

Conférence prochaine à MARSEILLE, avec MILLE BÂBORDS,
samedi 14 janvier 2012 à 17 h 30, 61 rue Consolat.

"Cette crise n’est pas une crise mais un hold-up de la finance"

Et on ne s'en sortira pas sans une vraie démocratie => tirage au sort
des amateurs politiques chargés de nous représenter,
ainsi que de ceux qui exerceront tous les contrôles...

http://www.millebabords.org/spip.php?article19348

Au vif plaisir de vous y retrouver :)

Étienne.

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PS : pour info, j'ai mis une zone AGENDA sur la page d'accueil du site, dans la colonne de gauche, en rouge, en-dessous des articles à la une du blog.

J'ai aussi mis (juste en dessous de l'agenda) un lien vers un dossier "documents des conférences" (à télécharger).

Bonne lecture :)