janvier 2014 - Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens


C'est notre Constitution qui est notre seule arme (et c'est aussi la meilleure) pour contrôler les pouvoirs. À nous d'en parler, entre simples citoyens, pour devenir des millions à l'avoir compris : ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.

Bienvenue :o)


Étienne Chouard
Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands principes institutionnels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se protéger des abus de pouvoir.

Je vous propose d'aller voir le FORUM et de suivre le SOMMAIRE, point par point (un principe par jour pour une digestion facile ?), et de réfléchir à votre propre position : Pour ? Contre ? Partagé ?

Et si personne (ni moi, ni d'autres ici) n'a encore défendu les arguments qui vous semblent importants, formulez-les vous-même : nous progressons ensemble en combinant nos réflexions, démocratiquement et positivement :o)

Suggestion :
pour parler nombreux
sur de nombreux sujets :
. soyons brefs,
. dans le sujet,
. et patients :-)

Une fois les principes bien débattus sur le FORUM, vous pouvez, dans la partie WIKI, écrire vous-mêmes les articles qui vous semblent importants dans une Constitution, aussi bien nationale qu'européenne.

Sur cette partie BLOG, je vous propose de nous parler plutôt des problèmes qui ne sont pas spécifiquement institutionnels (économie, histoire, philosophie, sociologie, société, actualité, technique, littérature, etc.), mais qui tournent quand même autour des sujets évoqués sur le forum : on cherche à imaginer ensemble un outil intellectuel, robuste et durable, contre les abus de pouvoir.

J'ai hâte de vous lire :o)

Étienne Chouard


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Le site d'origine s'appelle AEC : "Arc-en-Ciel" (après la pluie le beau temps) :o)


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jeudi 30 janvier 2014

ATELIER CONSTITUANT DU 22 SEPTEMBRE 2013 À MONTPELLIER (5)

Atelier constituant AUTONOME
Ça commence enfin ! :)

Enfin ! Les ateliers constituants commencent à se former tout seuls, sans avoir besoin de moi pour les animer. Si cette autonomisation ne se généralise pas, c'est que cette idée est mauvaise ; elle ne marchera pas. IL FAUT ABSOLUMENT "déchouardiser" cette idée et que les gens normaux se l'approprient, pour la défendre pied à pied, un peu partout et tout le temps. Cet atelier-là est un très bon signe, je trouve. Pourvu qu'il fasse des petits ! :)


Compte rendu (très intéressant) :

https://www.facebook.com/notes/j%C3%A9r%C3%B4me-bardet/atelier-constituant-du-22-septembre-2013-a-montpellier/659083454131981

(Pardon pour le retard : j'ai mis un temps fou à relayer cette expérience épatante, je suis vraiment un affreux jojo...
Et si vous voyiez la hauteur de la pile d'infos "À SIGNALER / important et urgent" sur mon bureau, vous m'en voudriez encore plus de laisser accumuler tant de retards... Pardon.)

ATELIER CONSTITUANT
DU 22 SEPTEMBRE 2013
À MONTPELLIER

Nous nous sommes réunis ce dimanche 22 septembre à Montpellier, en clôture de la semaine internationale du Revenu de Base et dans le cadre de la « Faites de l’abondance partagée notre nouvelle réalité » en cette fin de semaine ou nous avons planté des Incroyables Comestibles dans un espace municipal. Nous avons pu réaliser entre les personnes présentes et intéressées un atelier constituant. Nous étions une vingtaine.

Nous ne nous sommes pas présentés, car nous sommes partis du fait que toute personne prise au hasard parmi les citoyens devrait être en mesure de « Constituer », quelle que soit sa vie.

Nous avons procédé à deux tours de parole ou toutes les personnes présentes étaient invitées à parler à tour de rôle, pour qu’il ne s’établisse pas une monopolisation de la parole par les plus éloquents et les moins timides :

- Un premier tour de parole ou nous avons pu exprimer chacun notre vision d’une constitution, pour ne pas partir dans un cadre prédéfini d’avance.

- Un deuxième tour de parole pour exprimer ce que nous imaginons chacun être le ou les éléments les plus importants à apporter pour une constitution, et débouchant sur un débat libre.


Je vais essayer de résumer l’ambiance de chacune de ces écoutes collectives, en laissant à la suite la prise de note chronologique, avec l’idée forte soulignée, de chaque prise de paroles.


Qu’est ce que la constitution pour vous ?

Nous avons bien fait de définir chacun ce qu’est une constitution, car nous avons tout de suite constaté que nous n’avions pas la même définition. Beaucoup d’entre nous avaient cette idée d’un texte écrit et formel d’une loi au dessus de toutes les autres lois, et au dessus des différents pouvoirs, afin de protéger le peuple par le peuple. Mais nous avons entendus quelques avis différents concernant la forme de cette constitution.

La notion de territoire définissant les limites d’une constitution revient souvent, qu’elle soit nationale pour exprimer la volonté d’une nation, plus précisément locale pour être adaptée à chaque lieu de vie, ou internationale car nous formons une même espèce humaine sur un tout petit morceau de l’univers. Non pas universelle car ce serait un peu prétentieux et forcement conquérant. Une notion de territoire fortement liée à celle de « collectifs », ou de communautés, qui composent ce territoire, et donc qui constituent ensemble les bases d’un « vivre ensemble ».

La notion de protection revient aussi souvent, contre les forts, contre les riches, contre tous les pouvoirs, contre nous-mêmes en quelque sorte. Il faut pour cela graver cette constitution dans le marbre, sans pour autant la figer puisque le monde change en permanence, et l’étudier et la comprendre dès l’enfance, afin que tout le monde ait le pouvoir de vérifier que son application soit omniprésente sur notre lieu de vie ou dans le monde.

Mais le terme même de « constitution » fait débat, car si nous pouvons l’écrire, il nous faut avant tout la définir, la comprendre, l’expliquer, pas forcement la rédiger. C’est pourquoi le fait qu’une constitution soit locale est déterminant pour se l’approprier et en débattre autour de soi. Qui s’intéresse à une constitution écrite à Bruxelles par des personnes que nous ne rencontrerons jamais, et en quoi cette constitution doit-elle s’intéresser à nous, ici ? Par contre il en est différemment si elle est internationale, ce qui déterminerait qu’elle ait sa place et qu’elle soit acceptée dans n’importe quel endroit du monde par tous les êtres humains. Et il n’y a pour cela pas forcement besoin de l’écrire, cela peut être un état de conscience de l’Homme, dès l’enfance, que de vivre dans la communauté humaine de son village ou sa ville, étendu au delà à plusieurs milliards d’individus. Un état d’esprit compréhensif de cette nécessité globale à la pérennité humaine d’intégrer tous les autres dans sa pensée comme dans son entourage ; soit, contrairement à cette croyance à caractère plutôt matérialiste que ma liberté s’arrête là ou celle des autres commence, peut-être comme le disait Bakounine que : « la liberté des autres étends la mienne à l’infini » ; ouvrir notre petit espace aux autres plutôt que de s’y enfermer tout seul nous ouvre l’espace des autres et donc le monde entier. Et Plutôt que par le monde clos des juristes ou politiciens affiliés à leur travail et au salaire qui va avec, ce peut être par le rassemblement de grandes idées issues des besoins et envies de l’association de collectifs et de gens désintéressés que nous concevrions la constitution.


Quel est le point le plus important dans une constitution selon vous ?

Le constat est lancé que les constitutions actuelles n’en sont pas vraiment car ce sont de très mauvaises constitutions qui ne permettent rien pour les citoyens. Pour cette raison ainsi que la suivante, la plupart des gens ne s’y intéressent pas malgré l’importance de ce contrat social commun, car même les bonnes constitutions (ex : déclaration de 1789 qui prône un réel partage) ne sont pas appliquées en pratique. Nous avons également pu lire au hasard un article de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, ainsi qu’un article de la « constitution » Européenne (traité de Lisbonne), le premier tout à fait clair en contraste avec le second exprimé en langage juridique et renvoyant constamment à d’autres articles annexes, texte pour le moins incompréhensible pour le commun des mortels.

Les points qui reviennent beaucoup sont ceux du partage des ressources planétaires, eau, nourriture, énergie, partage de la propriété et de la terre aussi, dans une notion d’usage des besoins essentiels pour vivre et dans une limite de leur accumulation en capital. Un changement de paradigme peut être amené par la distribution égale des ressources.

La limitation des pouvoirs qui, comme les enfants qui appréhendent le monde, ne s’arrêtent que lorsqu’ils trouvent une limite, élément essentiel de leur stabilité mentale, comme de la stabilité d’une société. Pour limiter les pouvoirs, il faut être un nombre important. Si nous divisons le pouvoir entre tous, plus personne ne peut prendre le pouvoir puisque tout le monde l’a. En prenant chacun le pouvoir qui lui incombe, la responsabilité par rapport à soi et aux autres augmente, on augmente ainsi la part de liberté de chacun, et ce faisant on augmente la paix entre les gens responsabilisés et libres.

Il est aussi question d’institutionnaliser le bonheur, de lui redonner son importance première en l’incluant comme un élément à part entière dans la constitution, dans la loi, et plus seulement un vague concept lié à son pouvoir d’achat ou au PIB. C’est ce qu’essaye de mettre en pratique l’Observatoire International du Bonheur (OIB) dans le contexte du droit international et en réformant l’ONU, en incluant le concept immatériel qu’est le Bonheur humain.

Plus proche d’un contexte réalisable à plus court terme, il faut définir les personnes ou les institutions en charge des pouvoirs pour les affaiblir. Une séparation minimale du pouvoir législatif, de l’exécutif, du judiciaire, mais aussi du financier et du médiatique parait beaucoup plus juste qu’actuellement avec les trois premiers qui n’ont même pas de distinctions franches. D’ailleurs l’argent ne devrait-il pas avoir des devoirs et des limites clairement établis dans cette constitution ?

Mais même si tout cela serait à inscrire dans la constitution, son application concrète et pratique ne le serait pas moins, car à quoi servent les belles paroles rédigées si nous n’appliquons pas ou détournons ce qui est écrit, comme le droit et la politique actuelle savent si bien le faire. Il faut également pour concrétiser cette application, s’entrainer, s’éduquer, appliquer cette constitution, « constituer » régulièrement en quelques sorte, mais nous allons voir ça au paragraphe suivant.


Si nous avons beaucoup parlé de rédiger la constitution, la définition de ce qu’est le pouvoir du peuple rendu au peuple dans son ensemble, une notion assez singulière s’est détachée de ce contexte formel d’écriture. A mon grand étonnement et intérêt, de nombreuses personnes prenant la parole manifestaient le désir de - ne pas – écrire la constitution, au point que plus d’un quart des personnes présentes ont levés la main à la question « Qui pense que la constitution ne devrait pas être écrite? ».

À cela plusieurs raisons. Beaucoup parmi nous se sont dit inspiré des Accords Toltèques (Que votre parole soit impeccable - Ne réagissez à rien de façon personnelle - Ne faites aucune suppositions - Faites toujours de votre mieux - Soyez septique, mais apprenez à écouter).

Mais nous avons dès le début constaté que l’application d’une constitution passait beaucoup plus par l’action, l’enthousiasme, la contagion des idées entre les gens, bref par le contact et le lien social, que par l’intellectualisation et la connaissance d’un texte supérieur qui retrace les grandes lignes d’un « Vivre ensemble ». Même dans les collectifs associatifs, non marchands par essence, il peut exister des prises de pouvoir par les plus « sachants », les plus compétant, les plus beaux parleurs. C’est pourquoi l’apprentissage de tous par tous est déterminant pour changer la verticalité de cette société, la hiérarchisation des Hommes, et avancer vers un nouveau paradigme horizontal ou personne n’a plus d’importance que l’autre. Même si tout le monde ne peut pas tout savoir (et même personne, nos centres d’intérêt et nos degrés de connaissance divergent), les bases d’une société plus égale et plus saine dans laquelle l’argent n’a plus une position centrale, mais plutôt la personne, peuvent être mise en œuvre grâce à l’expérimentation et à l’échange d’expériences permanent entre les membres d’une civilisation, locale ou intercontinentale. Il s’agit en fait de « constituer » en permanence, d’appliquer tous les jours dans nos actes et nos paroles cette constitution, écrite ou non. S’entrainer à constituer pour ne plus en avoir besoin. C’est un état de conscience plutôt qu’un texte à apprendre par cœur comme un devoir d’école, un droit et un devoir universel remis en cause, débattu, une responsabilisation et une implication supérieures plutôt qu’un texte supérieur. Aller d’une société de l’Avoir (avoir une constitution) vers une société de l’Être (être constituant). La constitution d’ailleurs, c’est en première définition ce dont une chose est faite, la constitution de notre corps, alors pourquoi pas de notre esprit dont notre corps fait partie.


Mais bien sûr, une « oralisation » totale de la constitution pose problème, ne serait-ce qu’à petite échelle parce que dans une société autogérée, il suffit d’une seule personne déséquilibrée ou malintentionnée pour anéantir les règles de vies établies. Et puis l’écriture c’est la mémoire et nous étions nombreux à défendre cette idée de rédaction (sans ce compte-rendu il n’y aurait d’atelier constituant que dans les mémoires des participants), sans pour autant qu’il y ait de clivage ; car les formes de rédaction peuvent être diverses et variées. Ne venions-nous pas « d’écrire » un article de constitution en plantant des Incroyables Comestibles en place publique ? Ce bac restera là témoin de ce que peuvent faire les humains pour être autonomes alimentairement. L’oral peut être écrit par l’acte, par l’action. Après tout, les enfants réussissent à organiser des règles de vie sans pour autant rédiger de règlement lorsqu’on leur en laisse l’occasion dans une colonie de vacance. Quitte à l’écrire, pourquoi ne pas le faire sous forme poétique diront certains, car cela donne bien plus envie. Ou même la dessiner… Notre plaisir, notre « Eros », ayant été abandonné à la société capitaliste porteuse d’un bonheur matériel irréaliste et mortifère avec l’aide de la publicité, nous devons le retrouver dans la joie de co-construire ensemble un monde auquel nous aspirons. La déclaration des droits de l’Homme, du Citoyen et de la Nature ? Avec le respect du vivant comme dans la nouvelle constitution Bolivienne ! Les panneaux rectangulaires sur lesquels nous avons inscrit des slogans pour le bac des Incroyables Comestibles devraient être ronds et non carrés, pour ne pas enfermer les idées dans un cadre. L’idée d’un globe terrestre sur lequel serait écrite la constitution autour du monde dans toutes les langues germe.


Nous voyons bien en cette fin d’atelier que les deux statuts, de conscience et d’écrit, de cette constitution, non seulement sont possibles, mais sont indissociables. « L’Université du Nous » applique cette approche d’écriture de la conscience (http://universite-du-nous.org ). Le pouvoir, constitutionnel ou non, est passé de la religion à la royauté, et maintenant à la politique marchande. Il est temps, d’après l’intérêt que portent de plus en plus de monde à la vraie politique citoyenne, à ce nouveau militantisme qui s’inscrit dans l’action joyeuse de notre « Eros » retrouvé, non pas de changer le pouvoir de main, mais de transformer le pouvoir institutionnel en une responsabilité constitutionnelle. Ne vivons plus comme des esclaves, le pouvoir ne doit plus être au dessus de nous, mais en nous, et que ceux qui désirent le déléguer soient minoritaires. C’est là une certitude de lui mettre une camisole, c’est là que s’opèrera un changement de paradigme. « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » s’applique ici comme ailleurs, par notre présence dans la société et notre implication dans le monde.


Constituons le changement !


Prise de notes :


Qu’est ce que la constitution pour vous ?

- Une loi au dessus de tout

- Un exercice oral. Il faut retrouver le sens des mots, non pas dire « constitution » mais expliquer ce concept avec des mots simples.

- Une expression locale.

- Constitution est un terme d’après guerre. On disait par exemple « déclaration » en 1789.

- Un texte gravé.

- L’expression d’une Nation.

- Une expression collective.

- Une protection contre les pouvoirs.

- Un partage des grandes idées par de multiples collectifs, comme en mode Wiki, et contrairement à ce qui s’est passé en Tunisie.

- En Grande Bretagne il n’y a pas de constitution écrite. La centralité est discutable.

- Une association de gens plein d’amour dans un lieu de la démocratie.

- Un texte non figé.


Quel est le point le plus important dans une constitution selon vous ?

- Définir un partage des ressources pour nourrir et loger tous les enfants de la terre, et prévoir son application concrète inscrite noir sur blanc.

- L’action, l’enthousiasme, la contagion par le contact entre les gens.

- Le pouvoir au peuple, avec cette définition.

- Le respect de tout ce qui est vivant (constitution Bolivienne).

- Les droits de l’Homme, du citoyen et de la nature, et aussi une définition des limites et des devoirs de l’argent.

- Les Accords Toltèques.

- La limite du droit à la propriété, mais une propriété d’usage pour tout le monde.

- Qui doit être interdit d’écriture de la constitution.

- Pour une constitution, un territoire est à définir.

- La constitution est aussi la constitution de l’Être Humain, ce dont nous sommes faits, la constitution des choses.

- Le pouvoir du droit constitutionnel peut amener une augmentation de la Liberté des gens, qui elle-même amènera une augmentation de la Paix entre les gens.

- Dans une société autogérée avec une constitution organique non écrite, un seul déséquilibré peut semer la zizanie.

- L’écriture c’est la mémoire (comme ce compte rendu). Le pouvoir partagé par tous empêche l’appropriation du pouvoir par quelques-uns.

- Le changement de paradigme peut advenir par la distribution égale des biens.

- Affaiblir le pouvoir. Définir qui ou quelle institution s’occupe de quels pouvoirs.

- Anecdote : dans certaines sociétés africaines, l’élu est la personne la plus pauvre du village. Il doit offrir tout ce qu’il possède pour se consacrer à aider les autres, et ne doit faire signe d’aucune autorité sous peine d’être radié de la tribu pour toujours. C’est une mission, comme un mandat impératif, le village est heureux par ce sacrifice.

- Il est possible de faire rédiger le cadre des règles de vie par les enfants eux-mêmes dans une colonie de vacance par exemple.

- Dans les statuts associatifs (non marchands), il y a des prises de pouvoir (outils conscients).

- Une constitution peut-être à la fois les deux statuts de conscience et d’écrit (ex : université du Nous).

- Constituer par l’expérimentation, par la pratique, par notre quotidien. Atelier constituant permanent.

- Le bonheur institutionnel (Observatoire International du Bonheur).

- A l’origine, le pouvoir était à la religion. Il est passé à la royauté, puis à la politique marchande.

- Une constitution Orale peut aussi être écrite par l’Acte. Ex : un bac des Incroyable Comestible est comme un article de la constitution.

- Une écriture poétique d’une constitution peut donner plus envie qu’une écriture formelle. Il s’agit de récupérer notre « Eros » délégué à la pseudo « consommation matérielle/bien-être ».

- Dessiner la constitution plutôt que de l’écrire. Commencer par faire des affichettes rondes plutôt qu’un « cadre » rectangulaire pour les informations des bacs.

- S’entrainer à constituer, le faire tous les jours, pour ne plus avoir besoin de l’écrire.

- Une camisole du pouvoir.

- Il faut être un nombre important de personnes pour pouvoir limiter les pouvoirs.

- Aujourd’hui, tout le monde s’en fiche de la constitution pour la raison qu’elle n’est même pas appliquée.

-Nous avons actuellement une très mauvaise constitution qui ne permet rien.


Compte-rendu par Jérôme Bardet



Source : https://www.facebook.com/notes/j%C3%A9r%C3%B4me-bardet/atelier-constituant-du-22-septembre-2013-a-montpellier/659083454131981

mercredi 29 janvier 2014

Rendez-vous à MARSEILLE samedi prochain, 1er février 2014, avec les Colibris, pour des ateliers constituants (91)

Rendez-vous à MARSEILLE
samedi prochain,
1er février 2014, avec les Colibris,
pour des ateliers constituants

Depuis l'émouvante conférence de lancement de "la Révolution des Colibris" avec Pierre Rabhi, une idée importante germe parmi les Colibris, celle d'écrire nous-mêmes la Constitution qui nous donnera la puissance nécessaire pour que le monde change enfin en bien.



Samedi prochain, les Colibris organisent des ateliers citoyens (cette fois-ci, ils n'ont pas osé appeler ça des ateliers constituants, signe qu'il reste encore à correctement déchouardiser cette terminologie émancipatrice :) ), partout en France :

La carte des ateliers citoyens déjà prévus, pour s'inscrire :

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/reinventer-la-democratie/5-actions-pour-reinventer-la-democratie/je-participe-un-atelier

Voyez le détail du "plan démocratie" des Colibris (vous allez sans doute reconnaître des airs de famille avec des idées connues par ici ; c'est chouette :) ) :


LE PLAN DÉMOCRATIE DES COLIBRIS :


http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie


GRANDE DIRECTION

Une véritable démocratie, garantissant que les décisions politiques sont toujours conformes à l'intérêt général, aux équilibres écologiques et sont l'émanation d'une vraie volonté populaire, élaborée à travers de nombreux, intenses et authentiques débats entre les membres de la société.


AXE #1 : Nous doter d'une vraie constitution, au service de l'intérêt général


Faire réécrire notre constitution par une assemblée constituante populaire, tirée au sort et dont les membres seront inéligibles aux mandats qu'ils définiront. Inscrire dans cette constitution les principes permettant aux citoyens les plus actifs d'engager et de garantir une transition écologique, sociale, économique, au service de l'intérêt général, respectant l'équité entre tous et les équilibres naturels. Faire en sorte que les règles du pouvoir ne soient pas écrites par les hommes ou femmes au pouvoir


AXE #2 : Repenser le rôle et les mandats des élus


Organiser le fait que les élus rendent des comptes en fin de mandat, devant des jurys citoyens tirés au sort. Permettre que les représentants élus puissent être révoqués à tout moment, par initiative populaire. Mettre en place des mandats uniques, non cumulables, mais allongés pour permettre une action véritable, et peu (ou non) renouvelables, pour éviter la professionnalisation de la politique.


AXE #3 : Réinventer nos processus électifs et représentatifs

Choisir nos représentants par des modalités qui n'entraînent pas une confiscation du pouvoir par des professionnels de la politique. Introduire, pour certains mandats, de nouvelles procédures de désignation comme le tirage au sort ou les élections sans candidat, et donner une force significative aux votes blancs dans toutes les consultations électorales.


AXE #4 : Développer la responsabilité de tous / Décentraliser le pouvoir

Donner le plus de pouvoir possible aux plus petits échelons de la société, notamment par l'institution de jurys citoyens tirés au sort, avec pouvoir décisionnaire, et pas seulement consultatif. Ces jurys seront une école universelle permanente de civisme : chacun, tiré par le sort hors de ses préoccupations individuelles, et voyant le spectacle de ses semblables dévoués au bien commun, apprendra en pratique à faire de même.

Appliquer partout la subsidiarité c'est-à-dire qu'une compétence ne soit déléguée (sous contrôle) à un échelon supérieur que lorsqu'elle ne peut être traitée à l'échelon inférieur.

Développer l'éducation populaire, afin de permettre à chacun de s'impliquer plus activement dans la vie de la Cité, au sens large. Enseigner - et faire pratiquer - la philosophie, la politique et le droit constitutionnel, outils majeurs d'émancipation intellectuelle, depuis la plus petite école jusqu'aux classes supérieures.


AXE #5 : Construire une gouvernance partagée dans les organisations


Partager le pouvoir dans les organisations. Permettre à chaque personne (citoyen, salarié, collaborateur) de participer aux décisions qui auront un impact sur lui et, plus largement, sur les orientations de la structure à laquelle il participe.


LEVIERS

Actions des élus nationaux / européens

Déclencher un processus constituant à l'échelle de chaque commune (à l'instar de la Suisse) ou création d'une assemblée tirée au sort en contact permanent avec le reste de la population via des voies numériques (à l'instar de l'Islande) chargée d'écrire une constitution qui garantisse une transition écologique, sociale, économique au service de l'intérêt général, respectant l'équité entre tous et les équilibres naturels.

Vérifier la bonne tenue du processus constituant en diffusant, au fur et à mesure, les travaux en cours et recueillir les réactions, suggestions, bonifications venant des communes et de comités populaires constitués pour l'occasion.

Instaurer un référendum d'initiative populaire à partir de 130 000 signatures de citoyens (ce qui correspond à la proportion dans l'Union Européenne d'un million de citoyens rapportés aux 500 millions d'habitants : 0,2%).

Développer le référendum d'initiative populaire à tous les niveaux, local, régional et national, et en toutes matières : législatif, abrogatoire, révocatoire et constituant.

Créer une chambre tirée au sort chargée d'examiner des propositions citoyennes possibles à soumettre à référendum qui recueillent moins des 130 000 signatures.

Doubler les chambres d'élus professionnels d'élus citoyens tirés au sort, à pouvoir égal.

Mettre en place des mandats uniques, non cumulables, mais allongés pour permettre une action véritable, et peu (ou non) renouvelables, pour éviter la professionnalisation de la politique.


Actions des élus locaux

Financer et trouver des citoyen(e)s pour favoriser la multiplication d'ateliers constituants partout dans le pays. Faire connaître aux autres citoyens l'évolution de ces travaux et leurs résultats.

Recueillir honnêtement des cahiers de propositions/protestations. Les publier à grande échelle : affichage, numérique, papier.

Partager le pouvoir avec ses électeurs : organiser (et respecter) des référendums sur tous les sujets un tant soit peu importants.

Construire ou aménager un espace dans chaque village ou quartier, pour y réunir en assemblée les habitants (tous ceux qui veulent venir) pour y discuter ensemble et décider ce qui est important, ce qu'il faut faire et comment le faire. Puis, utiliser tous les pouvoirs donnés par la République à l'élu local pour donner vie à ces décisions populaires.

• Organiser des campagnes d'information et/ou des sessions de formations sur les grands sujets concernant la vie du territoire à destination des citoyens impliqués dans les prises de décision.

• Mettre en place des cercles de 30 personnes maximum où chacun est amené à participer aux prises de décision qui le concernent.

• Développer les prises de décision par consentement (absence d'objection des personnes qui participent à la décision).


Actions des entrepreneurs

• Former les membres de l'organisation à des techniques relationnelles aidant à l'instauration de la bienveillance et à la compréhension mutuelle (comme la Communication Non Violente, coopération, médiation).

• Recentrer les membres de l'organisation autour de sa "raison d'être", son sens, sa finalité, le service qu'elle rend à la société et au vivant.

• Mettre en place de cercles dans les organisations où chacun est amené à participer aux prises de décision qui le concernent, en développant de la co-responsabilité.

• Inclure ses parties-prenantes internes et externes dans les prises de décisions stratégiques afin d'en mesurer et réguler les impacts.

• Développer les prises de décision par consentement (enrichissement commun des propositions et absence d'objection des personnes qui participent à la décision)

• Mettre en place des pratiques d'autorité alternée ou sectorielle qui permettent à chacun de vivre le rôle de responsable, selon les moments ou selon les compétences requises.

• Amorcer l'évolution avec des initiatives modestes et mesurées, pas à pas, plutôt que de prétendre réformer toute l'organisation d'un seul coup.

Limiter de 1 à 10 les écarts de rémunération dans l'entreprise.


Actions des citoyens

Participer à – ou mieux, organiser – des ateliers constituants.

Se former à des techniques relationnelles (Communication Non Violente…) ou de gouvernance participatives (Sociocratie, Holacratie…).

• Proposer ces modes de gouvernance dans son organisation ou dans ses ateliers.

Se réapproprier individuellement le geste constituant : réfléchir dans son coin aux articles les plus importants d'une bonne constitution.

Réfléchir en son âme et conscience à un nouveau (et bon) contrat social, et en écrire les règles, concrètement.

Réfléchir aux abus de pouvoir et aux moyens de les empêcher, en prenant les problèmes à leur source première, et de façon réaliste.

Pour expliquer les injustices sociales (et y remédier), chercher la cause des causes.

Participer à des cafés philos, des ciné-débats, des rencontres avec des personnes qui s'impliquent dans des sujets de sociétés.

Lire et faire partager ses lectures. Apprendre, creuser les sujets qui font l'actualité ou qui nous concernent directement dans nos vies. Se former et s'informer auprès de sources diverses, conventionnelles ou non-conventionnelles. Entretenir le goût de l'Histoire et la constante recherche de notre vérité.

• Trouver notre juste place dans la société. Où nous sommes en mesure d'exprimer nos talents et notre sensibilité, tout en étant utile aux autres. Trouver le chemin menant à notre propre joie et à notre épanouissement.

• Travailler à nous connaître, à nous améliorer personnellement, à faire grandir nos qualités d'empathie, de générosité, d'altruisme, de solidarité, de coopération.




Source : http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/le-plan-des-colibris/le-plan-democratie





Dans le cadre de cette journée d'ateliers citoyens, les Colibris du 13 (Bouches-Du-Rhône) m'ont gentiment invité à participer à leurs travaux à Marseille, ce que j'ai accepté avec joie, bien sûr.

Voici leur annonce, avec les lieux, horaires et modalités :

QUE NOUS MANQUE-T-IL POUR REPRENDRE NOTRE DÉMOCRATIE EN MAIN ?

 

Une Journée de RÉFLEXION et D'ACTION !!!
Si nous voulons sortir de notre impuissance politique, il est essentiel que chacun fasse sa part et que nous construisions des dynamiques collectives.
Ateliers citoyens, actions locales, nouveaux modes de gouvernance, Initiatives Citoyennes Européennes... Explorons ensembles ces nombreuses solutions ! Reprenons notre pouvoir d'agir et faisons l'avenir de nos territoires !
Réinventer la démocratie, on le fait ! 

http://www.colibris-lemouvement.org/revolution/reinventer-la-democratie
le 1er Fevrier, R(ê)volutionnons la Démocratie, Journée Nationale de la transition démocratique proposé par le mouvement Colibris.

Matinée:

  • Porteurs de Paroles: discussions avec les passants et écriture de leur représentation de la démocratie d'aujourd'hui: 10h-12h, Cours Belsunce/Cannebière
  • Performance théâtralisée: "le dictateur" 11h-12h, Saint Ferréol 

 

Aprés-midi:

Un invité d’honneur nous accompagnera pendant l’après-midi. Il dérange les milieux politiques, il est controversé… Oui, oui, Étienne Chouard sera parmi nous !

 

PROGRAMME:

Conférence et Atelier Constituant menés par Étienne Chouard, juriste et penseur.
Objectif: se réapproprier individuellement le geste constituant en écrivant une constitution qui garantisse une transition écologique, sociale, économique au service de l'intérêt général, respectant l'équité entre tous et les équilibres naturels.
http://vimeo.com/83764848

 

LIEU:
De 14h à 19h à l'Espace d'Épanouissement Populaire LA DAR LAMIFA " la maison de la famille"

127 rue d'Aubagne, Marseille

 

DÉROULÉ:

13h30        Adhésion à la Dar LaMifa (prix libre)

14h            Conférence: Analyse des causes et des conséquences de notre impuissance politique commune et solutions.

15h30        Pause

16h            Atelier: réécrire ENSEMBLE les règles supérieures qui instaurent notre puissance et se rendre compte de notre potentiel constituant

17h30        Goûter

18h/19h    Mise en commun

 

 

COMMENT PARTICIPER?

 

Vous souhaitez participer aux actions de la journée, en tant que participant, bénévole, animateur, figurant ?

C'est ici! http://framadate.org/studs.php?sondage=1wj7kpp2hsj9k816

 

Les inscriptions seront prises dans l’ordre d’arrivée, merci de valider votre inscription sur le Framadate, puis de nous envoyer vos coordonnées (mail et téléphone) ici: ***1fevrier2014.colibrismarseille@gmail.com***

Vous recevrez une confirmation et serez en contact avec l'organisation pour toute question !

L'atelier constituant est limité à 90 personnes.

 

Repas Bio/Local/éthique à prix libre à partir de midi, merci de nous le signaler en même temps que votre inscription !

 

 

Soirée et jusqu'à l'aube !

 

Commémoration de l'appel de 1954 de l'Abbé Pierre

«...Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime ».

Actions des collectifs de soutien aux compagnons d'Emmaüs Saint Marcel

Performances, Flash Mob, Projections, Débats, Camping Solidaire, Soupe, Concerts...

Place Général de Gaulle (Carrousel en bas de la cannebière)

 

Contact Organisation Colibris du 13 

(Uniquement pour partenariats inter-collectifs)

Charlotte/06 14 24 09 89

Marie Charlotte/06 46 40 29 82

 

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"Initialement appelé Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, Colibris tire son nom d’une légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi, penseur et jardinier, créateur de l'agro-écologie:
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »"

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J'ai hâte de vous y retrouver :)

Étienne.

mercredi 22 janvier 2014

JE SUIS TON MAÎTRE : L'ÉLU (432)

JE SUIS TON MAÎTRE : L'ÉLU


Je suis ton maître par Merome



DEMOCRATIX


Democratix par Merome


Merci à Merome : du bon boulot de bon virus :)

Étienne.

dimanche 19 janvier 2014

"Bienvenue dans l'Angle Alpha" : voici enfin l'adaptation pour le théâtre, par Judith Bernard, du livre épatant de Frédéric Lordon, "Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza." (20)

Bienvenue dans l'Angle Alpha
voici enfin l'adaptation pour le théâtre, par Judith Bernard,
du livre épatant de Frédéric Lordon,
"Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza."

Il y a des jours où je voudrais encore habiter Paris :)
J'envie les Parisiens qui vont pouvoir aller voir, autant qu'ils le veulent,
la pièce que nous a préparée Judith, à partir d'un livre de Frédéric que je trouve passionnant :
"Capitalisme, désir et servitude - Marx et Spinoza" :


(je vous en ai parlé là...)


Rappel : Judith et la compagnie ADA nous ont emportés l'an passé
dans leur formidable interprétation de la pièce de Frédéric : "D'un retournement l'autre", dont voici un extrait :


Depuis des mois, Judith bosse avec son équipe sur son nouveau projet, avec nos encouragements enthousiastes,
et les représentations publiques de la pièce "Bienvenue dans l'Angle Alpha" ont enfin commencé !

Ça se passe au Théâtre de Ménilmontant, 15 rue du Retrait, à Paris,
tous les mardis et mercredis, à 21 h, jusqu'au 26 février 2014.
Tél. réservation : 01 46 36 98 60.


L'Humanité a publié récemment une bonne critique de ce nouveau spectacle :


http://www.humanite.fr/culture/le-capital-brule-les-planches-556745


Frédéric Taddéi a reçu Judith — passionnante ! — sur Europe 1 pour qu'elle nous parle de son projet (c'est à la minute 18:55) :


http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Europe-1-social-club-Frederic-Taddei/Sons/Europe-1-Social-Club-Denis-Podalydes-1770781/


Et moi je suis très impatient, je vais monter à Paris spécialement pour voir ça :) On s'y retrouvera peut-être !

Bon, j'espère qu'on sera nombreux à encourager — en y allant — cette forme intelligente d'éducation populaire.
Merci Judith, à toi et à ta joyeuse équipe, pour ce (bien utile) travail de Romains !

Amicalement.

Étienne.

vendredi 17 janvier 2014

Rendez-vous à NANCY, samedi 25 janvier 2014, avec Utopia et les Gentils Virus (31)

Rendez-vous à NANCY,
samedi 25 janvier 2014,
avec Utopia et les Gentils Virus


Mail d'annonce de la rencontre :

Bonjour à tous,

L’association Utopia Lorraine vous invite à participer à une journée de réflexion sur le thème « Sommes-nous en démocratie ? » en présence d’Etienne Chouard, enseignant en économie et en droit.

L’après-midi, de 13h30 à 19h, trois ateliers vous seront proposés (PAF : 5€) :
1. Comment tout citoyen peut-il être co-auteur d'une constitution?
2. Les vertus démocratiques du débat argumenté
3. Les différentes formes de désignation possible en démocratie

A 20H Conférence d'Etienne Chouard (entrée libre).

Nous vous attendons nombreux !

Utopia Lorraine
utopia.lorraine@mailoo.org
06.26.97.68.81

*

Étienne Chouard est enseignant en économie et en droit dans un lycée à Marseille. Il étudie différents régimes démocratiques et constitutions., et défend notamment le système du tirage au sort. Il défend également le référendum d'initiative populaire et soutient que le véritable suffrage universel est le vote direct des lois par les citoyens.

Conférence avec Etienne Chouard
Sommes-nous en démocratie?

Etienne CHOUARD, enseignant en économie et en droit, sera présent pour y répondre à l'occasion de trois ateliers (13h30-19h) et d'une conférence publique (20h-22h - entrée libre) : samedi 25 janvier
à Villers les Nancy
(Centre social Placieux, Boulevard de Cattenoz)

Etienne Chouard dérange le système institutionnel établi et l'establishment politique depuis 2005, année du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. Il fait partie des personnes auxquelles on attribue une grande part de responsabilité dans l'échec de l'adoption du texte. Simple enseignant en économie, il a alerté ses concitoyens sur un blog qui fut le plus lu à l'époque sur la question.
Depuis il a beaucoup travaillé sur la démocratie et son niveau en France.
La perspective des élections municipales et européennes, les deux espaces démocratiques les plus éloignés l'un de l'autre, sont une occasion de revenir aux bases de ce qui constitue notre espace démocratique pour mieux en détecter les dérives dont la montée du Front National.
- Comment expliquer la défiance du « peuple » envers ses représentants ?
- Les citoyens ont-ils plus d'idées et de capacité que leurs élus à faire face aux nouveaux enjeux économiques, sociaux et environnementaux du monde ?
- La Ve République nécessite elle d'être renouvelée par une nouvelle constitution ?
- Une nouvelle constitution doit-elle être écrite par un groupe d'experts ou à partir des doléances des citoyens comme lors de la révolution française ?

Vaste programme auquel les participants à l'invitation d'Utopia Lorraine et des Gentils virus s'attaqueront à partir de 3 ateliers et une conférence de clôture.
#1. Comment tout citoyen peut-il être co-auteur d'une constitution ?
#2. Les vertus démocratiques du débat argumenté
#3. Les différentes formes de désignation possible en démocratie

Inscription et renseignements: utopia.lorraine@mailoo.org

Utopia Lorraine est l'échelon local du mouvement Utopia qui appelle à l'émergence d'un projet politique d'avant-garde fondé sur une identité écologiste, altermondialiste et anti productiviste.

UTOPIA s'emploie à faire converger citoyens, associatifs, intellectuels et politiques, pour imaginer un projet de société fort, humaniste et fraternel, dépassant le système capitaliste. On lui doit la création de l'Organisation pour une Citoyenneté Universelle ainsi que la maison d'édition qui porte son nom.

Les Gentils Virus regroupent tous ceux qui pensent que nous ne sommes pas dans une vraie démocratie et que de nombreux problèmes de notre société sont la conséquence de l'impuissance politique des citoyens, et seraient résolus depuis longtemps si le peuple pouvait vraiment y faire quelque chose.

vendredi 10 janvier 2014

Rendez-vous demain, samedi 11 janvier 2013, 14 h, à VERGEZE avec le Café Repère de la Petite Camargue, pour un deuxième rendez-vous "atelier constituant" (38)

Rendez-vous demain, samedi 11 janvier 2013, 14 h,
à VERGEZE avec le Café Repère de la Petite Camargue,
pour un deuxième rendez-vous "atelier constituant"

Après nos premiers échanges du 14 décembre
(et malgré la "fatwa" de chefs de parti qui a suivi),
on se retrouve demain à nouveau pour vivre enfin l'atelier constituant promis :)

ATELIER CONSTITUANT

"L'atelier constituant de petite Camargue" que nous inaugurons ce samedi 11 janvier à VERGEZE s'inspire de l'énorme travail réalisé depuis 2006 par ÉTIENNE CHOUARD: http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ que nous avons invité à une conférence à AIMARGUES le 14 décembre suivie aux moments de plus large affluence par près de 90 personnes avec un débat qui nous à passionné pendant 6 h !

Il s'agit donc de passer aux travaux pratiques pour écrire ensemble notre "Loi Fondamentale" aussi bien sur les "grands principes" que sur les modalités particulières de l'organisation des pouvoirs à tous les niveaux.

L'atelier fonctionnera probablement en sous groupes par affinité de thèmes, il sera suivi d'un bilan de notre production mais aussi de nos avancées, difficultés, propositions pour les prochaines rencontres...

L'idée c'est que tout le monde puisse participer à cette écriture et que ces ateliers fleurissent "comme cent fleurs" dans les communes, entreprises, administrations etc...Le simple fait de prendre en charge cette écriture nous aide à retrouver le pouvoir sur nous mêmes et nous prépare à le reconquérir pour tous.

Il n'y a pas d'autre condition de participation à cet atelier que le respect de ce cadre...et de l'horaire: De 14h00 à 18h00 (16h30 pour la première partie)

Sur inscription à notre adresse: cestlemoment@orange.fr


Source : http://gard.demosphere.eu/rv/1310

Au plaisir de vous y retrouver :)

Étienne.

mercredi 8 janvier 2014

Les vidéos du colloque 2013 « Henri Guillemin et la Révolution Française : le moment Robespierre » (37)

Les vidéos du colloque 2013
« Henri Guillemin et la Révolution Française :
le moment Robespierre »

Chouette ! Voici enfin les vidéos de la très émouvante journée du 26 octobre, à Paris : "colloque Henri Guillemin".

J'y ai découvert et rencontré des connaisseurs de Guillemin, mais surtout des amoureux :) amoureux comme moi et d'autres, de plus en plus nombreux sur le net.



Cette journée est un souvenir de nombreux moments de bonheur. Je voudrais remercier du fond du cœur les organisateurs, pour ce colloque et pour tout ce qu'ils font pour la mémoire de ce vieil homme bon que j'aime tant.


Patrick Berthier :
la genèse de l'ouvrage [de Guillemin]
« Robespierre politique et mystique »


Patrick Berthier au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Florence Gauthier :
Robespierre, théoricien et acteur
d'une république démocratique et sociale


Florence Gauthier au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Étienne Chouard :
Henri Guillemin explique Robespierre et le gouvernement prétendument représentatif
De façon générale, la problématique de la représentation politique


Etienne Chouard au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Yannick Bosc :
Robespierre ou la Terreur des droits de l'homme


Yannick Bosc au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Olivier Blanc :
l'argent de la terreur. Les augmentations de patrimoine des élus de l'an II


Olivier Blanc au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Marc Belissa :
Robespierre et la religion dans l'historiographie : 1794 - 2012


Marc Belissa au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Serge Deruette :
le problème de l'héritage de Robespierre aujourd'hui


Serge Deruette au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Patrick Rödel :
genèse du nouveau livre de conférences de Guillemin :
« 1789-1792, 1792-1794 : les deux révolutions françaises »

Patrick nous fait découvrir l'histoire passionnante d'un livre passionnant ; je suis en train de le dévorer : c'est un bijou !

On (la RTS) a perdu les vidéos des 18 conférences de Guillemin sur la révolution française :(
mais on a donc, désormais, le texte de ces conférences perdues ! (grâce à tous ces fans épatants) :)

Un livre original, captivant et utile, à lire et à faire lire :

Voici donc l'histoire de ce livre épatant, racontée par Patrick Rödel :



Patrick Rödel au colloque Henri Guillemin 2013 par presence_henri_guillemin


Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/colloque-henri-guillemin/060114/les-premieres-videos-du-colloque-henri-guillemin


Table ronde finale,
avec Edwy Plenel qui nous a rejoints :


Table ronde de clôture du colloque Henri... par presence_henri_guillemin


Table ronde de clôture du colloque Henri... par presence_henri_guillemin


Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/colloque-henri-guillemin/070114/henri-guillemin-et-la-revolution-les-videos-de-la-table-ronde


Je voudrais aussi mettre un coup de projecteur sur le travail formidable de Patrick Berthier
qui a écrit deux livres (délicieux pour les fans) qui nous racontent la vie de Guillemin :

« Le cas Guillemin » (1979)

« Guillemin, légende et vérité » (1982)

Le premier livre n'est pas facile à trouver, je crois ; le deuxième livre est disponible chez Utovie :
http://editions.utovie.pagesperso-orange.fr/pages/collect/guillemin/html/hgsurhg.html


Rappel :
• tous les livres de Guillemin
sont disponibles (ou en voie de l'être)
aux Éditions Utovie :

http://www.utovie.com/catalog/henriguillemin-c-24.html?osCsid=31496138609b72a330b2599ebec6c909

• Le sommaire de toutes les conférences et sons mp3 :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/05/04/218-henri-guillemin-explique-robespierre-et-les-revolutions-francaises_la-fausse-et-la-vraie



Merci à tous, pour tout ce que vous faites pour entretenir la mémoire des luttes.

Bien amicalement.

Étienne.




[Mise à jour 21 janvier 2014 :

L'adorable Benoît vient d'isoler mes interventions pendant la table ronde du colloque. Mille mercis à ce très gentil virus ! :)


Chouard sur Guillemin - le faux socialisme, le fascisme et la lutte des classes


Chouard sur Guillemin - l'éducation nationale vs populaire/politique (Franck Lepage)


Chouard Guillemin La mise en scène des conflits et Marat



ÉC. ]

samedi 4 janvier 2014

Les vœux pour l’an 2014 d'Ariane Mnouchkine (51)

Les vœux pour l’an 2014 d'Ariane Mnouchkine



« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,

À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.

Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?

Je m’explique :

Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.

D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.

Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.

Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.

Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“

Je crois que j’ose parler de la démocratie.

Être consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.

Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.


L’état, en l’occurrence, c’est nous.

Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.

Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.

Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments. Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.


Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.

Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.

Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.


Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici »

Ariane Mnouchkine


Les vœux de l'an 2014 d'Ariane Mnouchkine par Mediapart