Pour les Provençaux,
rendez-vous demain, vendredi 15 novembre 2013,
aux #Rencontres Capitales de Marseille,
Palais du Pharo, 16h, sur le thème :

Société, économie, environnement :
COMMENT SORTIR DE >LA CRISE< ?

http://www.rencontrescapitales.com/les-debats/societe-economie-environnement-comment-sortir-de-la-crise.html

Au plaisir d'y retrouver plein de virus :)

Étienne.


PS : ce n'est pas une "crise", bien sûr :

http://www.noesunacrisis.com/







[Edit 16 novembre (le lendemain à l'aube) :]

Si vous n'étiez pas là hier (à Marseille), vous n'avez pas raté grand-chose, j'en sors déçu. Quatre oligarques (ou équivalents) contre un trublion >populiste<, avec un >journaliste< comme muselière (*)...

Résultat effrayant, par moments : ces gens (très bien habillés) parlent de "la crise" comme d'un concept philosophique éthéré, une idée abstraite, un jouet pour réfléchir en l'air, un accident imparable, venant des USA, une fatalité, comparant la "crise financière" aux "crises d'adolescence" (je vous jure qu'ils ont dit ça), aux "crises de l'âge mûr" ou au "crises d'acné" (sic)... Affligeant de platitude (et d'habile diversion pour ne pas parler des vraies responsabilités de la catastrophe économique et sociale dans laquelle se débattent des millions de victimes bien réelles). Et sans réelle possibilité de réagir, de bondir, de contredire... Ces intellectuels ne servent à rien.

Ce qu'il aurait fallu dire, de mon point de vue, si l'on avait voulu (vraiment) répondre à la question posée : COMMENT SORTIR DE LA CRISE ? :

D'abord, il faut remettre les mots à l'endroit : ce n'est pas "une crise", c'est un coup d'État (bancaire), une entreprise terroriste, une stratégie du choc.

La précarisation et l'inquiétude de la population active (99%) sont des OUTILS DE TERREUR pour rendre les travailleurs bien dociles et perpétuer le régime "libéral" des travaux forcés à bas salaires au profit de la classe oisive (1%).

La cause de la catastrophe qui vient, ce sont nos parlementaires et nos ministres ; la cause de la crise, ce sont les décisions de dérégulation bancaire, de sabordage de la souveraineté nationale et de >libre-échange< depuis 40 ans PAR LES ÉLUS. La solution ne viendra DONC évidemment PAS d'eux : c'est eux qui ont créé cette "crise" !

1) C'est eux qui votent depuis 40 ans des budgets en déficit (première pince de la tenaille antirépublicaine), c'est donc eux qui ont créé de toutes pièces "la dette publique" avec LEURS décisions personnelles, leurs votes au Parlement ou leurs actes au gouvernement (il l'ont fait en baissant les impôts des riches et en gelant les taux de cotisations sociales, et pas du tout en augmentant les dépenses publiques qui sont STABLES depuis 30 ans),

2) et c'est eux qui ont interdit à la puissance publique de créer la monnaie publique dont elle a besoin (deuxième pince de la tenaille antirépublicaine) en nous enfermant dans les griffes des "marchés financiers" (qui sont en fait les plus riches (les 1%), précisément ceux dont on venait justement de baisser les impôts et qui avaient donc beaucoup d'argent à placer, sans prendre de risques de préférence, et qui sont également ceux qui font élire LEURS "élus" avec LEURS "médias").


3) Donc, "la crise" n'en est pas une : elle n'est pas accidentelle, au contraire, TOUT SE PASSE COMME PRÉVU. Il est donc illusoire de penser que ceux-là mêmes qui prétendent nous représenter et qui en fait nous ont volontairement ruinés, il est illusoire de penser, donc, que ce sont ces gredins qui vont nous sortir du pétrin ! Cela n'arrivera pas. La solution ne viendra pas des "élus" (totalement au service de ceux qui les font élire c'est-à-dire des banques).

Nous n'avons pas de constitution (notez que les banquiers, eux, ont une Constitution : moins bêtes que nous, ils l'ont écrite eux-mêmes, c'est l'anticonstitution européenne).
Et si on veut une constitution, il faudra l'écrire nous-mêmes.

La solution ne peut venir que de nous-mêmes, des simples citoyens, mais je désespère, je dois vous l'avouer.

Étienne.

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Le modérateur du débat d'hier, "journaliste" dont j'ai oublié le nom, m'a d'abord donné la parole une ou deux fois, puis, voyant ce que je disais avec une sorte d'effroi outré, ne me l'a plus du tout donnée, n'invitant à parler que les satisfaits...

Ça m'a fait penser à ce Journal de Paris qui, le 28 octobre 1789 relatait les débats à l'Assemblée nationale : "Hier, Monsieur Robespierre est encore monté à la tribune. On s'est rapidement aperçu qu'il voulait encore parler en faveur des pauvres, et on lui a coupé la parole." (cité par Henri Guillemin). Vieille affaire, donc.

PPS : merci à Bruno qui, dans un commentaire, m'a aidé à comprendre ma frustration.

Amitiés à tous.

Étienne.



[Mise à jour 17 janvier 2014 :

la VIDÉO de l'échange est disponible :

http://www.rencontrescapitales.com/videos-2013/debat-12.html.

ÉC.]