Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens


C'est notre Constitution qui est notre seule arme (et c'est aussi la meilleure) pour contrôler les pouvoirs. À nous d'en parler, entre simples citoyens, pour devenir des millions à l'avoir compris : ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.

Bienvenue :o)


Étienne Chouard
Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands principes institutionnels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se protéger des abus de pouvoir.

Je vous propose d'aller voir le FORUM et de suivre le SOMMAIRE, point par point (un principe par jour pour une digestion facile ?), et de réfléchir à votre propre position : Pour ? Contre ? Partagé ?

Et si personne (ni moi, ni d'autres ici) n'a encore défendu les arguments qui vous semblent importants, formulez-les vous-même : nous progressons ensemble en combinant nos réflexions, démocratiquement et positivement :o)

Suggestion :
pour parler nombreux
sur de nombreux sujets :
. soyons brefs,
. dans le sujet,
. et patients :-)

Une fois les principes bien débattus sur le FORUM, vous pouvez, dans la partie WIKI, écrire vous-mêmes les articles qui vous semblent importants dans une Constitution, aussi bien nationale qu'européenne.

Sur cette partie BLOG, je vous propose de nous parler plutôt des problèmes qui ne sont pas spécifiquement institutionnels (économie, histoire, philosophie, sociologie, société, actualité, technique, littérature, etc.), mais qui tournent quand même autour des sujets évoqués sur le forum : on cherche à imaginer ensemble un outil intellectuel, robuste et durable, contre les abus de pouvoir.

J'ai hâte de vous lire :o)

Étienne Chouard


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Le site d'origine s'appelle AEC : "Arc-en-Ciel" (après la pluie le beau temps) :o)


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jeudi 29 mars 2012

Mars 2012 : traces de Montpellier et de Cannes (51)

Voici deux vidéos qui conservent les traces récentes
• d'une conférence à Montpellier
• et d'une radio à Cannes :



Etienne CHOUARD AGora FM 16 mars 2011 Le tirage... par alexandry06



Une vraie démocratie par Etienne Chouard à Montpellier le 14 mars 2012 from AmicaleTV on Vimeo.

Rue89 : Étienne Chouard n'est pas mort, il soigne les orphelins du « non » (15)

Bonjour,

J'ai reçu récemment à la maison un jeune journaliste de Rue89, Mathieu Deslandes, avec qui j'ai passé la journée à refaire le monde.
De mon point de vue, ce fut un bon moment, et il en gardé les impressions suivantes :

Étienne Chouard n'est pas mort,
il soigne les orphelins du « non »

Par Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89

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Les candidats à l'élection présidentielle draguent la « France du “non” ». En 2005, un homme avait été son porte-parole. Sept ans après, Etienne Chouard reste mobilisé.


Étienne Chouard, chez lui, en mars 2012 (Mathieu Deslandes/Rue89)

François Hollande et Nicolas Sarkozy sont d'accord au moins sur un point : pour l'emporter le 6 mai, il faut « réconcilier la France du “oui” et la France du “non” ». Ces deux camps dessinés en 1992 lors du référendum sur le traité de Maastricht et renforcés treize ans plus tard à l'occasion du référendum sur le traité constitutionnel européen.

En 2005, la « France du “non” » avait un héraut : Etienne Chouard. Un prof marseillais qui avait fait l'effort de décortiquer le projet de Constitution européenne avant de recenser toutes les raisons qu'il y avait de s'y opposer. Son blog était devenu un point de ralliement.

Sept ans après, Étienne Chouard reste une référence pour de nombreux « nonistes ». Ils le lisent, lui écrivent, l'invitent à prononcer des conférences. Depuis un an, cet émotif volubile aux faux airs de Guy Forget est en tournée permanente. Lyon, Montpellier, Nice, Gap, Paris, Bruxelles...

Un soir, il se produit dans une MJC ou un café citoyen ; le lendemain, dans une université ; la semaine suivante, dans une antenne d'Attac ou chez des militants mi-écolos mi-« indignés ». « On est quelquefois 15, quelquefois 200. En général, on est autour de 80. » Ça peut durer cinq, six, sept heures. Refaire le monde est un marathon.


« Je fais comme Hippocrate »

L'invitation est souvent lancée par « des vieux militants qui se battent contre les injustices sociales depuis trente ou quarante ans ». Ils « se sont rendu compte que ça ne changeait rien mais reprennent espoir quand ils m'entendent, parce que je leur apporte une lumière ».

À tous, cet athée de 55 ans révèle que « nos malheurs » (la catastrophe écologique, la destruction des services publics, l'exploitation au travail, le règne de l'argent...) ont été rendus possibles « à cause de notre impuissance à résister ». Il indique :

« Je fais comme Hippocrate. Je cherche à remonter la cause des causes. Il est vain de s'en prendre aux conséquences. »

Il croit que cette « impuissance à résister », cette « infantilisation », est « programmée dans la Constitution ».

Comme « ceux qui rédigent les Constitutions pensent d'abord à préserver leurs intérêts », pour « changer les choses », et instaurer « la vraie démocratie », il ne voit qu'une seule voie : tirer au sort des citoyens qui écriraient eux-mêmes une nouvelle Constitution, « comme en Islande et en Colombie britannique ».

Ils sont quelques uns à s'être déjà mis au travail. Pendant trois ans, à Aix, au sein d'une « université populaire ». Désormais sur le forum et « le wiki » hébergés sur le site d'Étienne Chouard.


« Je suis prêt à croiser le fer avec Hollande »

Son modèle est vieux de 2 500 ans ; c'est la démocratie athénienne.

« On vient de vivre 200 ans de gouvernement des ultrariches. Mais les hommes ont déjà inventé un autre système qui a marché 200 ans aussi. Ils tiraient au sort des délégués pour six mois et le président d'Athènes était tiré au sort tous les jours. »

Il est convaincu que « mettre du tirage au sort en politique va tout changer en bien ». Il est très sûr de lui :

« J'ai des milliers d'heures de travail là-dessus, je me sens invulnérable, je prends Strauss-Kahn ou Giscard d'Estaing quand ils veulent en débat, je n'ai pas peur. Je suis prêt à croiser le fer avec Mosco, Hollande, Barroso, toute la clique. »

Des extraits de certaines de ses conférences circulent sur Internet. Tous les jours, le « père Chouard » – comme il dit – est destinataire de témoignages de gens bouleversés d'avoir enfin identifié une issue possible. Ils l'ont aussi encouragé à se présenter à l'élection présidentielle : « On aurait quelqu'un derrière qui se mettre... »

Patiemment, il a répondu qu'il ne cherchait pas à être élu. « Je cherche juste le bien commun, je ne veux pas le pouvoir, le pouvoir transforme toujours les êtres – c'est pour ça que les Athéniens avaient mis en place une rotation des charges. »


« Je pense comme Robespierre »

Il ne donnera pas non plus de consigne de vote à ses disciples :

« Comment choisir entre le cancer et le sida ? J'aime beaucoup Mélenchon mais il ne veut pas sortir de l'UE. Des lecteurs me disent qu'ils veulent voter Le Pen pour tout faire péter, mais ce n'est pas comme ça qu'on sort du piège.

Hollande fera la même chose que Sarkozy, à quelques bricoles près. C'est un jeu de dupes. On va perdre dans tous les cas. Ce sont tous des marionnettes aux mains des hommes d'affaires. »

Les riches ! Chouard y revient toujours. « L'histoire de la République, c'est celle du gouvernement par les riches pour les riches », répète-t-il. « Qu'est-ce qu'ils se sont goinfrés depuis 200 ans, les Versaillais ! »

Il pense que « l'argent gouverne tout », que « l'élection met toujours Goldman Sachs au pouvoir ». La preuve ? « Les grandes avancées ont toujours été portées par la grève générale, jamais par l'élection. »

Entre deux bouchées de pintade, il peut déclarer : « Je pense très profondément, comme Robespierre, que les trop riches sont les fléaux de l'humanité. » Ou encore :

« La logique de l'Union européenne et des entreprises, c'est des salariés privés de moyens de résistance qui doivent se contenter des rémunérations les plus basses possible. Le bout du bout de cette logique, c'est les camps de travail. C'est bien plus dur de se battre contre ça que contre le fascisme à la papa. »


« Je suis bientôt mort »

Les références historiques et théoriques prolifèrent dans son discours. Depuis 2005, il est lancé dans une quête intellectuelle forcenée. Il vit avec les auteurs qu'il découvre, parle d'eux comme d'êtres familiers.

Au fur et à mesure qu'il investit une nouvelle période, il établit des parallèles avec le présent : « On ne comprend rien à notre époque si... » Il repère des permanences, des sens cachés, des forces à l'œuvre derrière les événements. Cela le réjouit et le terrifie à la fois :

« Fallait m'apprendre tout ça à l'école. A 50 ans, c'est trop tard. Je suis bientôt mort. »


Étienne Chouard, chez lui, en mars 2012 (Mathieu Deslandes/Rue89)

Sa bibliothèque contient désormais 3 000 livres. « Je les ai tous feuilletés, mais je ne vais pas avoir le temps de tous les lire en entier. » Alors il les scanne, page à page, en écoutant des enregistrements de conférences de l'historien Henri Guillemin, puis il les « transforme en documents pour y faire des recherche par mot-clé ».


« Comme un fumeur en manque »

Il y a des papiers partout et une poubelle Obélix. On parcourt les rayonnages :

« Y a les anars, les cocos, ceux qui résistent au travail et à l'idéologie du progrès. Ici, c'est les républicains radicaux, là la pensée de la résistance au totalitarisme... Orwell, Michéa, Lasch, c'est génial.

Puis on a ceux qui s'intéressent à la fabrique du consentement et les lanceurs d'alerte. Le colonialisme, l'économie générale, la création monétaire, les théories du gouvernement représentatif, la critique du sionisme, la critique de Freud, l'éthologie...

Mon fil d'Ariane, c'est la résistance aux abus de pouvoir. »

(Dans cette logique, il rêve d'être végétarien, il a arrêté la viande trois mois, mais il avait mal partout, « comme un fumeur en manque ».)

C'est un peu vertigineux. Il a l'impression de toucher du doigt la vérité. De l'avoir atteinte au terme d'une démonstration méthodique. Il supplie :

« Si je me trompe, qu'on me le montre. Je ne demande pas mieux. Mais qu'on ne me dise pas que je suis paranoïaque, c'est un argument de cour de récré. »


« Je m'en fous du 11 Septembre »

Parano ? Il se voit aussi régulièrement accusé d'avoir « glissé à l'extrême droite » et d'être devenu « complotiste » :

parce que sa critique du parlementarisme et des élites est jugée « fasciste » (« Ils oublient que cette critique relève aussi d'une tradition anarchiste libertaire ») ;
parce qu'il a eu le malheur d'avouer qu'il trouvait Thierry Meyssan « intéressant » et qu'il n'avait « rien trouvé de diabolique dans ses écrits » ;
parce qu'il estime qu'on ne connaît pas « toute la vérité sur le 11 Septembre ».

Il s'explique :

« Je m'en fous du 11 Septembre. Mais on m'a posé la question un jour et j'ai répondu. C'est devenu le truc qui sert de marqueur pour savoir qui peut parler ou pas. Or, moi, je suis pour l'isegoria, le droit de parole pour tous à tout propos. »

En 2005, ceux qui voulaient le discréditer insistaient sur son statut de prof « de BTS » et rappelaient que son œuvre publiée se composait en tout et pour tout de deux méthodes d'informatique (« Créer une application avec Access » et « Prendre de bonnes résolutions avec Excel »).

Il enrage autant qu'il y a sept ans. Et recourt au même remède : le parapente. « Ce qui compte », dit-il, « c'est voler ». Danser avec les martinets dans les nuages. Survoler Gréoux, Valensole, Digne, et toute la chaîne de la Blanche, le lac de Serre-Ponçon au soleil couchant, déboucher face au Grand Morgon. Et rentrer en stop. « La vie est plus belle en haut qu'en bas. »

On vient de se parler cinq heures d'affilée. Il a été tour à tour enthousiaste, grave, inquiet, grandiloquent. On va se quitter et tout à coup, il s'assombrit. Il a une question :

« Est-ce que vous pensez que je pourrais être devenu fasciste sans le savoir ? »


Mathieu Deslandes, Rue89.

Source (et commentaires, très nombreux et souvent intéressants) : Rue89 :
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/03/26/etienne-chouard-nest-pas-mort-il-soigne-les-orphelins-du-non-230208


Erratum : Mathieu exagère : je n'ai que 2 000 livres de travail, pas (encore) 3 000 ;)


Nota : dans les commentaires sur le site de Rue89, apparaissent (à la fin) les prétendus "antifas", évidents chiens de garde des banques, chargés de traiter d'antisémites tous ceux qui voudraient critiquer l'empire bancaire en formation. On espère que pour cette basse besogne de police de la pensée par calomnie professionnelle, il sont —au moins— bien payés.

Je rappelle que "Rudy Reichstadt", après avoir copieusement calomnié les gens, leur interdit de se défendre sur le lieu de ses mensonges (chez lui) : après avoir laissé passer une première réponse, il censure depuis le premier jour toutes mes protestations... Un grand démocrate, vous ne trouvez pas, ce donneur de leçon à la Talleyrand (crapule dont la devise était "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose") ? J'ai donc répondu chez moi à ce triste sire et à ses petits camarades de défense de l'Empire : et , ainsi que .

Monsieur Reichstadt ferait un bon Ministre de la Vérité (chargé de la Police de la pensée et des Dénonciations calomnieuses) sous les ordres du Big Brother qui vient.

Étienne.