USA, GÉNÉRALISATION DE LA TORTURE (PAR LES ÉLUS !),
SANS PROCÈS NI DÉFENSE NI RECOURS :

Je vous signale ici deux documents révoltants, puis je vous propose un court commentaire :

http://groupe.proudhon-fa.over-blog.com/article-l-oublie-de-l-affaire-wikileaks-bradley-manning-90997867.html

L’oublié de l’affaire WikiLeaks : Bradley Manning

Dans l’affaire de WikiLeaks, il y a une personne dont on ne parle pas beaucoup : Bradley Manning, ce jeune soldat de 23 ans qui a été arrêté et accusé d’avoir donné à WikiLeaks des documents classifiés. Il est détenu dans la prison de la base des Marines de Quantico, en Virginie, depuis cinq mois, après avoir été détenu pendant deux mois au Koweït. Pourtant, aucune accusation ne pèse pourtant sur lui. Il est virtuellement tenu au secret.

Glenn Greenwald [1] a décrit de manière extrêmement critique les conditions dans lesquelles le jeune soldat est détenu, qui constituent « un traitement cruel et inhumain et qui, selon les normes de beaucoup de nations, sont assimilables à de la torture ».

Le Rapporteur Spécial de l’ONU sur la torture a commencé à enquêter pour déterminer si le régime d’isolement carcéral de Manning pourrait être qualifié de torture aux termes du droit international. Bien qu’il n’ait fait preuve d’aucun acte de rébellion depuis son arrestation en mai dernier, Manning est placé sous le régime de haute sécurité. Il est isolé dans sa cellule 23 heures sur 24, coupé de tout contact humain, même indirect, sans lecture ni aucune affaire personnelle. « Même à l’intérieur de sa cellule, ses activités sont soumises à de sévèrement restrictions ; on l’empêche même de prendre de l’exercice et il se trouve sous une surveillance constante pour renforcer ces restrictions », dit Glenn Greenwald. Par brimade, on lui dénie même le droit d’avoir un oreiller et des draps. Ses gardiens lui empêchent tout exercice et son sommeil est systématiquement interrompu.

Le Pentagone affirme cependant que les conditions de détention de Manning sont les mêmes que celles que peut connaître n’importe quel détenu, ce qui inclut la télévision, la lecture et l’activité physique sans contrainte. Mais selon un chercheur du MIT, David House, l’une des rares personnes à avoir pu rencontrer Manning à Quantico, ce dernier lui aurait déclaré qu’il n’avait qu’épisodiquement le droit de sortir et qu’en matière d’exercice sa seule possibilité se limite à être placé dans une pièce où il peut tourner en rond.

Manning se voit imposer les mesures qu’on destine aux détenus susceptibles de se suicider alors qu’un examen psychologique a clairement établi qu’il n’était pas suicidaire : il est constamment surveillé par des gardes ; avant de se coucher il doit se déshabiller et ses vêtements sont donnés aux gardes chaque soir ; il dort dans une « couverture de suicide » qui est, déclara-t-il à House, « identique en poids et en consistance aux vêtements de protection utilisés dans les laboratoires de radiologie, et en substance identique à un tapis rugueux et raide ». Selon Greenwald, les médecins de la prison lui administrent des antidépresseurs.

Un psychiatre, Jeff Kaye, déclara à David House après avoir rendu visite à Manning, qu’il est impossible de faire une évaluation complète de son état sans contact personnel, mais il ajouté que « l’isolement carcéral va lentement réduire l’état mental et physique de Bradley Manning ».

L’isolement est une agression contre le corps et l’esprit d’un individu. Il le prive de toute sorte d’interaction physique, sensorielle et sociale avec son environnement et avec d’autres êtres humains. Manning déclara qu’il n’avait pas vu le soleil et quatre semaines. Il ne voit d’autres personnes que quelques heures le weekend. Le système nerveux humain a besoin d’une certaine quantité de stimulations sensorielles et sociales pour conserver un cerveau en état de fonctionnement. Les effets de la privation varient selon les individus et certaines personnes sont affectées plus durement et rapidement, tandis que d’autres supportent plus longtemps l’ennui et le flux quotidien de morosité qui semble ne jamais.

« Avec le temps, l’isolement produit un syndrome bien connu qui est apparenté à celui d’un trouble cérébral biologique – le délire. La liste des conséquences possibles sur une personne est longue et peut inclure une incapacité à tolérer des stimulus ordinaires, des troubles du sommeil et de l’appétit, des formes primitives de pensée et des ruminations agressives, des altérations de la perception et des hallucinations, l’agitation, des crises de panique, la claustrophobie, le sentiment de perte de contrôle, la colère, la paranoïa, la perte de mémoire, le manque de concentration, des douleurs généralisées dans tout le corps, des anomalies d’EEG, la dépression, des idées suicidaires et des comportements aléatoires et autodestructeurs. » (Joshua Holland, Bradley Manning Suffering Extreme Isolation, December 24, 2010, http://www.alternet.org/story/149317/)

Selon Kaye, les effets de la détention a déjà ont déjà commencé à apparaître sur Manning – il semble avoir des difficultés de concentration et sa condition physique se détériore. Comme le note Glenn Greenwald, le régime d’isolement prolongé est « largement considéré dans le monde entier comme fortement néfaste, inhumain, et probablement même comme une forme de torture."

Dans un article du New Yorker paru en mars 2009 intitulé « L’isolement permanent est-il de la torture ? » – le chirurgien et journaliste Atul Gawande rassemblait des avis experts et des anecdotes personnelles pour démontrer que, « tous les êtres humains ressentent l’isolement comme de la torture ». En soi, le régime l’isolement prolongé détruit progressivement l’esprit d’une personne et la conduit à la folie. Un article de mars 2010 dans le Journal de l’Académie américaine de Psychiatrie et de Loi explique que « le régime d’isolement est reconnu comme difficile à supporter ; en effet, les causes de stress psychologique tels que l’isolement peuvent être aussi cliniquement destructeurs que la torture physique ».

Il faut reconnaître que Manning est un « whistleblower », un lanceur d’alerte [2]. Pour certains États-uniens, Manning dénonce des crimes commis par les forces US en Irak et se sent obligé de diffuser l’information dans l’espoir qu’elle suscitera « à l’échelle du monde, des discussions, des débats et des réformes ». « Je veux que les gens voient la vérité », écrivit-il, « indépendamment de qui ils sont, car sans information, vous ne pouvez pas en tant que public, prendre des décisions en connaissance de cause. » (Cité par Greenwald.) Il y réussit : la diffusion d’une vidéo montrant l’attaque d’un hélicoptère US contre un groupe de civils désarmés et l’attaque qui s’ensuivit contre les sauveteurs qui se précipitaient pour évacuer les survivants furent des révélateurs des horreurs de la guerre qu’on ne voit jamais dans les images sélectionnées montrées par les militaires.

« Sachant que les États-Unis peuvent faire disparaître, et fait disparaître des gens à volonté dans des “sites noirs”, qu’ils les assassinent avec des drones invisibles, les emprisonnent pour des années sans le moindre procès même en sachant qu’ils sont innocents, les torturent sans pitié, et qu’ils agissent d’une façon générale comme un pouvoir impérial voyou au-dessus des lois, tout cela crée un important climat d’intimidation et de peur. Qui osera défier le gouvernement des États-Unis – même de manière légale – sachant qu’il pourrait agir au mépris des lois, avec violence, sans frein et sans crainte des répercussions ? » (Greenwald.)

Parlant des modalités habituelles d’incarcération définies par le droit international, Greenwald commente : « C’est le côté sombre du régime d’exception américain. Notre volonté de ne pas appliquer ces critères aux prisonniers américains rendit facile le refus d’appliquer la convention de Genève qui interdit de tels traitements aux prisonniers de guerre étrangers, au détriment de la position morale de l’Amérique dans le monde. De la même manière que la génération précédente d’Américains avait accepté la ségrégation légale, notre génération a accepté la torture légale. Et il n’y a pas de plus claire manifestation de cela que notre usage routinier de l’isolement carcéral. »

R. B.

Sources : Bradley Manning Suffering Extreme Isolation Courageous Whistleblower ’Physically Deteriorating’ By Joshua Holland, AlterNet Posted on December 23, 2010, Printed on December 24, 2010 http://www.alternet.org/story/149317/

The Inhumane Conditions of Bradley Manning’s Detention By Glenn Greenwald Salon December 15, 2010 http://www.salon.com/news/opinion/glenn_greenwald/index.html

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[1] Glenn Greenwald est un avocat, auteur et blogger états-unien. Il intervient sur le blog Salon.com où il traite de questions politiques et juridiques. Il est fait référence ici à un article publié le 15 décembre 2010 intitulé « The inhumane conditions of Bradley Manning’s detention ».

[2] Whistleblower signifie littéralement « celui qui siffle ». C’est quelqu’un qui avertit les autres sur une situation qu’il estime anormale, injuste, éventuellement contre l’avis de sa hiérarchie. Contrairement au délateur, le « lanceur d’alerte » avertit contre une menace mettant en danger la communauté.

Source : http://monde-nouveau.net/spip.php?article299

Dernières nouvelles :

Selon le Monde.fr, la première audience pour Bradley Manning est fixée au 16 décembre
Il comparaîtra devant la justice militaire le 16 décembre à Fort Meade dans le Maryland .

Première étape avant la cour martiale, cette audience, qui intervient dix-huit mois après son arrestation, est "similaire à un grand jury civil, avec des droits supplémentaires pour l'accusé", selon un communiqué de l'armée de terre à Washington.

Il est accusé en particulier de "collusion avec l'ennemi", "diffusion de renseignements militaires", "publication sur Internet de renseignements en sachant qu'ils seront accessibles à l'ennemi" ainsi que "fraude et violation du règlement militaire", détaille l'armée dans ce communiqué et risque la prison à vie.




États-Unis : Le Sénat autorise
la détention militaire indéfinie et sans procès pour tous.

http://www.legrandsoir.info/etats-unis-le-senat-autorise-la-detention-militaire-indefinie-et-sans-proces-pour-tous-oped-news.html

États-Unis : Le Sénat autorise
la détention militaire indéfinie et sans procès pour tous.

par Ralph LOPEZ

Lors d’une détention militaire, vous êtes soumis au bon vouloir d’un commandant, comme Bradley Manning l’a été pendant un an à Quantico, ou José Padilla au cours de ses 3 années et demi passées au trou à Goose Creek en Caroline du Sud. Même avec toutes les garanties constitutionnelles offertes à Troy Davis, et malgré les rétractions de sept des neuf témoins oculaires, la justice n’a pas prévalu, ce qui prouve que la qualité d’un système dépend des qualités de ceux qui le font fonctionner.

La nouvelle loi qui autorise la détention militaire de citoyens états-uniens soupçonnés de terrorisme a été adoptée par le Sénat US la nuit dernière par 93 voix contre 7. Les termes employés sont tellement vagues qu’elle peut viser des gens embarqués sur des navires pour livrer une aide humanitaire à Gaza, un manifestant qui bloque la circulation ou toute personne accusée de tenir un discours qui apporterait un « soutien matériel » au terrorisme, comme pour Anwar Al-Awlaki. Tous les sénateurs Démocrates ont voté pour, à l’exception de Jeff Merkley, Tom Harkin, et Ron Wyden. Les autres qui ont voté contre sont les Républicains Thomas Coburn, Mike Lee, Rand Paul et l’Indépendant Bernie Sanders.

Selon le magazine USA Today : « la législation nierait à toute personne accusée de terrorisme - y compris aux citoyens états-uniens arrêtés à l’intérieur des frontières - le droit à un procès et autoriserait sa détention pour une durée indéterminée. La présidente de la Commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, a proposé un amendement pour épargner les citoyens US mais celui-ci fut rejeté par 55 voix contre 45 ». Voir le détail du vote http://www.govtrack.us/congress/vote.xpd?vote=s2011-218&sort=vote.

Chris Anders, avocat auprès de l’ACLU, a déclaré que « Cette loi constitue une menace sans précédent pour les citoyens états-uniens et autres parce qu’elle étend et pérennise l’autorité du président à ordonner la détention militaire, sans accusations et sans procès, de tout citoyen états-unien. »

Dans une tentative pour apparemment faire mieux passer la pilule, de nombreux amendements avaient été proposés pour supprimer les clauses sur la détention militaire, mais ils ont tous été rejetés et tous ceux qui avaient proposé ces amendements se sont finalement ralliés et ont voté en faveur de la loi. La loi doit maintenant être soumise à une commission mixte Sénat-Chambre des Représentants mais Anders souligne que « étant donné que la version de la Chambre des Représentants est déjà très préoccupante, la version mixte qui sera négociée entre les deux chambres sera probablement encore pire. »

Lors d’une détention militaire, ce n’est pas un juge, même conservateur, qui décide qui doit être détenu ou pas, ni même ce qui constitue un acte de soutien au terrorisme. C’est un commandant militaire qui décide et qui peut même passer outre les conclusions de ses propres experts, juridiques ou autres. Dans le cas d’un détenu militaire, Bradley Manning, ce dernier fut soumis à un isolement pendant plus d’un an, dans une cellule de 2 mètres sur 3, sans ouverture sauf une petite sur la porte qui donnait sur le couloir et une lumière artificielle.

Sous prétexte de « préserver son intégrité physique » une mesure punitive de surveillance fut instaurée par le commandant de la base et il fut interdit à Bradley Manning de faire des exercices physiques dans sa cellule, il n’avait droit qu’à une heure de promenade par jour et uniquement dans une autre cellule, avec des fers aux pieds et enchaîné, et avec obligation de marcher en formant des « 8 ». Un ami de Manning, David House, a déclaré à la chaîne MSNBC qu’après 8 mois d’isolement son ami semblait « catatonique » et qu’il avait du mal à « engager une conversation ». Par ailleurs, les militaires lui administraient des « antidépresseurs » pour, aussi incroyable que cela puisse paraître, contrer les effets de son isolement. L’avocat de Manning, David Coombs, écrivait au mois de mars de cette année que « les psychiatres de la prison ont constamment affirmé qu’il n’y avait aucune justification médicale pour le traitement imposé au soldat Manning... La mise en place d’un tel traitement nécessite l’avis de psychiatres, mais la décision finale est prise par le Commandant. »

En plus des mises en gardes formulées par l’ACLU, la volonté d’inclure les citoyens états-uniens et d’autoriser leur détention militaire pendant une durée indéfinie a été clairement affirmée : aucun Sénateur ne peut donc prétendre avoir mal compris le texte. Le Sénateur Lindsey Graham, un des promoteurs de cette mesure, a déclaré devant le Sénat : « (...) s’applique aux citoyens états-uniens et son champ d’action est le monde entier, y compris les États-Unis. »

Cette loi signifie que les États-uniens pourront désormais être traités comme les détenus Irakiens ou Afghans et disparaître derrière le mur de la chaine de commandement. Peu importe de quoi vous seriez coupables ou pas. Et même si la plupart des soldats engagés dans des unités combattantes sont des gens respectables et des patriotes, ce n’est pas toujours le cas. Les États-uniens qui seront soudainement désignés comme « terroristes » seront à la merci de tous les Charles Graners et Lyndie Englands de la terre, sans pouvoir faire appel à un avocat, à la famille, aux amis, ou à 230 ans de jurisprudence bâtie avec soin. Et le tout sera sans limitation de durée, c’est-à-dire éventuellement à perpétuité, et encore une fois selon le bon vouloir des militaires et de la branche exécutive du pouvoir, et de celui ou celle qui succédera à Obama.

Tout est prêt pour qu’un président, quel qu’il soit, puisse annoncer que la « guerre contre le terrorisme » passe à la vitesse supérieure. Jane Mayer dans le New Yorker, écrit sur le traitement des prisonniers accusés de terrorisme sous l’administration Bush : « Selon un rapport adopté au mois de Juin par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, intitulé « Détentions secrètes et transferts illégaux de détenus », les prisonniers étaient « amenés dans leur cellules par des hommes forts qui portaient des tenues noires, des masques qui leur couvraient entièrement le visage, et des lunettes sombres sur les yeux, » (certains portaient des vêtements noirs fabriqués dans un matériau synthétique indéchirable.) Un ancien membre d’une équipe de transport de la CIA a décrit « l’enlèvement » de prisonniers comme une routine soigneusement chorégraphiée de 20 minutes ou cours de laquelle le suspect était pieds et poings lié, déshabillé, photographié, encagoulé, placé sous sédatifs par suppositoires, vêtu d’une couche-culotte, puis transporté par avion vers un lieu secret. Une personne impliquée dans l’enquête du Conseil de l’Europe, en référence aux fouilles des cavités corporelles et à l’usage fréquent de suppositoires, a comparé la traitement à « de la sodomie ». Il a dit que « l’objectif est d’ôter toute dignité au détenu. Ca détruit le sentiment d’inviolabilité de quelqu’un ».

Le plus incroyable, ce que tout ceci a été accueilli dans les grands médias par un silence assourdissant. Aujourd’hui, NPR (Radio Publique – NdT) a parlé simplement d’une loi sur l’emploi et a consacré du temps à la Grèce. Le silence de PBS (chaîne publique – NdT), NPR et des médias commerciaux est tout aussi remarquable alors que la loi est sur le point d’être définitivement adoptée. (…)

Les Pères Fondateurs (des États-Unis) avaient précisé que certains droits étaient « inaliénables ». Un d’entre eux était celui d’un procès devant jury.

« Nous tenons ces vérités comme allant d’elles-mêmes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement » Déclaration d’Indépendance des États-Unis, rédigée par Thomas Jefferson, 1776 (version Wikipedia – NdT)

« Je considère que le procès devant jury est le seul moyen imaginé jusqu’à présent par l’homme pour contraindre un gouvernement à respecter les principes de sa Constitution. » - Thomas Jefferson

Si ce projet aboutit, et si tout le monde continue de faire comme si de rien n’était, soyons au moins bien conscients de ce que tout cela signifie. Sans que nous en ayons eu conscience, de façon permanente et pour toujours, le Sénat des États-Unis vient de nous transformer tous en Bradley Manning.

« Je n’ai pas la moindre idée de comment ces gens ont pu entrer dans notre armée » - Ben Nighthorse Campbell, sénateur du Colorado, en parlant des gardiens de la prison d’Abou Ghraib

« Ce sont des assassins, ce sont des terroristes, ce sont des insurgés » - James Inhofe, sénateur républicain, en parlant des prisonniers capturés au hasard et jamais jugés.

Ralph Lopez

http://www.opednews.com/articles/1/We-Are-All-Really-Bradley-by-Ralph-Lopez-111203-835.html

Traduction « c’est bien précisé "pour tous", c’est donc démocratique... » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles (et une légère appréhension) URL de cet article 15402

Source : http://www.legrandsoir.info/etats-unis-le-senat-autorise-la-detention-militaire-indefinie-et-sans-proces-pour-tous-oped-news.html


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MAIS QUAND LES ÉLECTEURS-ENFANTS QUE NOUS SOMMES
VONT-ILS SE RÉVEILLER ET RÉAGIR VRAIMENT, EN CITOYENS-ADULTES ?


Tout pouvoir va jusqu'à ce qu'il rencontre une limite (Montesquieu).

Quelles sont les limites que nous imposons, PERSONNELLEMENT, aux professionnels de la politique ?

Les abus de pouvoir épouvantables constatés aujourd'hui aux USA et en Grèce donnent une idée précise de notre avenir proche.

Il serait temps de cesser de s'occuper de foot et de jeux, et de réfléchir à
L'ÉTAT DE DROIT :

Qu'est-ce que c'est que l'état de droit ?
Pourquoi l'état de droit est-il essentiel pour moi et mes proches ?
Quel rôle j'ai, personnellement et quotidiennement, dans la survie de l'état de droit ?

Mais tout le monde se fout de la Constitution... Au mieux, les pros de la politique réclament (évidemment) une Assemblée constituante ÉLUE (parmi les pros de la politique, bien sûr), meilleur moyen pour que rien ne change, je dis bien : strictement rien.

Et parfois même, quand on cherche ainsi les causes profondes, les vraies racines d'une sorte de "fascisme" éternel (c'est-à-dire règne brutal des privilégiés, la domination de 1% sur les autres 99% par la prise de contrôle de la puissance publique), on se fait traiter... de "fasciste"... (si si, je vous jure que c'est vrai).

Le monde à l'envers, en plein.

Étienne.

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Voir aussi : Recul de nos libertés sous prétexte de "sécurité" : NOUS N'AVONS PAS DE CONSTITUTION.