Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens

Blog du plan C, pour une Constitution Citoyenne, écrite par et pour les citoyens


C'est notre Constitution qui est notre seule arme (et c'est aussi la meilleure) pour contrôler les pouvoirs. À nous d'en parler, entre simples citoyens, pour devenir des millions à l'avoir compris : ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir.

Bienvenue :o)


Étienne Chouard
Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands principes institutionnels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se protéger des abus de pouvoir.

Je vous propose d'aller voir le FORUM et de suivre le SOMMAIRE, point par point (un principe par jour pour une digestion facile ?), et de réfléchir à votre propre position : Pour ? Contre ? Partagé ?

Et si personne (ni moi, ni d'autres ici) n'a encore défendu les arguments qui vous semblent importants, formulez-les vous-même : nous progressons ensemble en combinant nos réflexions, démocratiquement et positivement :o)

Suggestion :
pour parler nombreux
sur de nombreux sujets :
. soyons brefs,
. dans le sujet,
. et patients :-)

Une fois les principes bien débattus sur le FORUM, vous pouvez, dans la partie WIKI, écrire vous-mêmes les articles qui vous semblent importants dans une Constitution, aussi bien nationale qu'européenne.

Sur cette partie BLOG, je vous propose de nous parler plutôt des problèmes qui ne sont pas spécifiquement institutionnels (économie, histoire, philosophie, sociologie, société, actualité, technique, littérature, etc.), mais qui tournent quand même autour des sujets évoqués sur le forum : on cherche à imaginer ensemble un outil intellectuel, robuste et durable, contre les abus de pouvoir.

J'ai hâte de vous lire :o)

Étienne Chouard


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Le site d'origine s'appelle AEC : "Arc-en-Ciel" (après la pluie le beau temps) :o)


Présentation du PLAN C :


Rouages fondateurs d'une vraie démocratie :


Citoyens Européens Contre le Régime Illégitime :


Malformation congénitale de l'Union européenne :


Liberté d'expression :


Vote blanc = protestation légitime:


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Jean-Jacques ROUSSEAU


Cornélius Castoriadis


Gentils virus






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jeudi 18 août 2011

La logique "libérale" analysée par JEAN-CLAUDE MICHÉA (22)

FORMIDABLE MICHÉA !

Je ne connaissais que ses livres (enthousiasmants, à tous points de vue),
mais je ne l'avais jamais VU. C'est fait (en 2 vidéos), et c'est savoureux.
Son analyse de L'IDÉOLOGIE LIBÉRALE est vraiment intéressante.

Je vous recommande le livre "L'empire du moindre mal" qui donne une bonne clef de lecture du CYNISME MODERNE. C'est un grand livre.

Mais c'est tout le travail de Michéa qui est lumineux.

Cadre théorique : Les origines de la société libérale :


Le jeunisme :

Étienne.

PS : pour ceux qui ont un compte Facebook (et qui peuvent donc lire ce qui s'y passe), je signale l'échange qui a suivi ce billet : http://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=235003423203324&id=600922316.

ASSELINEAU : IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR DE QUITTER L'EURO (39)

Encore une CONFÉRENCE REMARQUABLE,
ADMIRABLEMENT PÉDAGOGIQUE ET COMPLÈTE,
de François Asselineau.

J'espère qu'une retranscription en sera publiée.

Travail à faire connaître largement, entre nous, pour contrer le silence des "journalistes professionnels".

(LES PARTIES 3 ET 4 SONT PARTICULIÈREMENT REMARQUABLES.)


Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ? 1 par UPR-TV


Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ? 2 par UPR-TV


Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ? 3 par UPR-TV


Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ? 4 par UPR-TV

L'union sacrée : sacrifice aux importants (1)

L'union sacrée : sacrifice aux importants.

Lorsque l'Union sacrée se trouve rétablie pour un temps entre le capitaine et l'homme de troupe, soit par le danger commun, soit par la vertu de la Cérémonie, ils sont l'un et l'autre immédiatement heureux par l'imitation des émotions et par l'échange de signes concordants. L'homme est alors meilleur qu'il ne voudrait, et cela est assez beau ; il faut bien quelque terme à ces mouvements de mépris ou de vengeance qui suivent des rapports hiérarchiques et qui abrégeraient la vie par la tristesse.

Mais ce bonheur étonnant ne nous instruit point du tout sur les opinions qu'ils peuvent former l'un et l'autre concernant leur intérêt ou leur propre importance. Autant qu'ils réfléchissent, il est clair que l'un suit son intérêt et ses passions, tandis que l'autre obéit à la triste nécessité. Analysez ce contrat, l'un se dit : « Je ferai ce que je voudrai », et l'autre « je ferai ce que vous voudrez. » L'un cède à son penchant, et l'autre y résiste ; l'un étend sa puissance, et l'autre abandonne toute puissance ; l'un est porté au-delà de ses espérances ; l'autre abandonne toutes ses espérances. Il est trop facile pour le chef d'aimer qu'on obéisse ; il est trop difficile pour l'homme de troupe d'aimer l'obéissance, de l'aimer sans réserve ni précaution. Quand l'un s'emporte avec bonheur et fouette sa propre émotion, il est inévitable que l'autre au contraire se reprenne et se donne un terme, d'où l'on jugera trop vite que l'un est généreux et l'autre sec. Mais il est dans l'ordre que le maître ne sache rien de l'esclave.

Je veux bien considérer cette sorte de frise à l'antique, que l'éloquence a déjà plusieurs fois dessinée. Vaillant et de Mun, tous deux vénérables par l'âge et par la fidélité à soi, s'avancent l'un vers l'autre et s'embrassent. Certes cela est immédiatement beau ; mais par réflexion je ne puis méconnaître que l'un des deux sacrifie plus que l'autre. Car le noble réalise ici ses espérances, et reçoit le serment du prolétaire ; mais le prolétaire ne reçoit aucun serment. Ce qui est nié, en ce sacrifice, c'est tout ce que le prolétaire affirmait de tout son vouloir depuis qu'il affirmait quelque chose, c'est-à-dire justice, égalité, paix, fraternité entre tous les hommes. Ce qui est affirmé au contraire, c'est ce que l'officier de cuirassiers affirmait de tout son vouloir depuis qu'il affirmait quelque chose, c'est-à-dire pouvoir fort, inégalité, guerre. L'un abandonne tout, et l'autre prend tout. L'un se pose, et l'autre s'immole. L'un arrive au moment espéré, l'autre au moment redouté. L'amour de la patrie est puissant sur tous ; mais il faut reconnaître que les puissants aiment leur puissance en même temps que la patrie. Ce que la patrie leur demande et qu'ils accordent avec une énergie bien naturelle, c'est d'être plus puissants que jamais, plus prompts que jamais à soupçonner et à punir. Au prolétaire, la patrie demande justement de céder le peu de liberté qu'il a, de se démettre du peu de puissance qu'il a, trésor péniblement conquis, toujours disputé. C'est lui-même qui doit le nier, qui doit le rejeter de lui, faisant confiance à ceux qui ne lui ont jamais fait confiance, et remettant enfin la décision aux mains de ceux qu'il a mille raisons de craindre, de ceux qu'il croit aveugles et injustes par état. Bref, il jure d'obéir contre ses idées, tandis que l'autre jure de commander selon ses idées. Le moins qu'on puisse dire là-dessus, c'est qu'un contrat de ce genre n'est pas pour toujours ; et voilà ce que le maître ne comprendra jamais. Jupiter fit heureusement les couronnes trop petites.

Alain (Émile Chartier), Le citoyen contre les pouvoirs (1926).

http://classiques.uqac.ca/classiques/Alain/citoyen_contre_les_pouvoirs/citoyen_contre_pouvoirs.html

L'abus de pouvoir des puissants du moment n'a donc pas changé depuis des siècles...
et mon esprit m'impose un parallèle entre le contrat léonin imposé par les capitaines aux hommes de troupe, et le contrat léonin imposé par les élus aux électeurs...

Essayez, pour voir, de RELIRE CE PROPOS EN REMPLAÇANT CAPITAINE PAR ÉLU, ET SOLDAT PAR ÉLECTEUR...

Étienne.

PS : vous avez remarqué que, cette fois, je n'ai RIEN mis en couleur ou en gras... Ça repose.
Mais ce n'est pas que j'ai changé : c'est qu'ici, TOUT mériterait d'être jaune et gras... :o)