Alors là, ça paie...


Chavez défend son peuple contre les banques !
envoyé par librepenseur007.

Savoureux populisme pur jus. Les notables corrompus se sentent moites.

C’est mieux qu'au cinéma puisque c’est vrai ; chacun imagine (mieux encore qu'en la voyant) la tête consternée du vieil usurier en train de s’étrangler… et de transpirer… C'est drôle. Merci Hugo.

Nota : ne nous laissons pas voler le mot "populisme", qui n'est pas du tout péjoratif, pas une injure (comme voudraient bien le faire croire les affreux chiens de garde de Big Brother), mais populisme est un mot important pour décrire une doctrine importante, qui s'occupe prioritairement du peuple, du plus grand nombre, oui oui c'est ça :
voir Christopher Lasch, par exemple, dans son dernier livre, monument d'intelligence : "La révolte des élites et la trahison de la démocratie"

Préface de Jean-Claude Michéa (extrait) : Lasch mode d'emploi

« IL FUT un temps où ce qui était supposé menacer l'ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c'était la "révolte des masses". De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie. » [Cf. chap. 2].

Profondément enracinées dans l'économie planétaire et ses technologies sophistiquées, culturellement libérales, c'est-à-dire "modernes", "ouvertes", voire "de gauche", les nouvelles élites du capitalisme avancé — « celles qui contrôlent le flux international de l'argent et de l'information » [Cf. chap. 2] — manifestent en effet, à mesure que leur pouvoir s'accroît et se mondialise, un mépris grandissant pour les valeurs et les vertus qui fondaient autrefois l'idéal démocratique. Enclavées dans leurs multiples "réseaux" au sein desquels elles "nomadisent" perpétuellement, elles vivent leur enfermement dans le monde humainement rétréci de l'Économie comme une noble aventure "cosmopolite", alors que chaque jour devient plus manifeste leur incapacité dramatique à comprendre ceux qui ne leur ressemblent pas : en premier lieu, les gens ordinaires de leur propre pays.

Dans ce livre-testament, Christopher Lasch a tenu à placer sa critique des nouvelles élites du capitalisme avancé sous le signe du "populisme", c'est-à-dire conformément au sens historique du mot, d'un combat radical pour la liberté et l'égalité mené au nom des vertus populaires. On sait à quel point, depuis quelques années, les médias officiels travaillent méthodiquement à effacer le sens originel du mot, à seule fin de pouvoir dénoncer comme "fascistes" ou "moralisateurs" (à notre époque, le crime de pensée suprême) tous les efforts des simples gens pour maintenir une civilité démocratique minimale et s'opposer à l'emprise croissante des "experts" sur l'organisation de leur vie. Autant dire que beaucoup, parmi ceux que le système a préposés à la défense médiatique de ses nuisances, s'empresseront de faire courir le bruit — pour affecter de s'en réjouir ou pour s'en lamenter — que ce livre est "réactionnaire".

Il n'est cependant pas interdit d'espérer que le lecteur intelligent puisse encore se faire une opinion par lui-même.

Encore un penseur passionnant, ce Jean-Claude Michéa, phrase après phrase ; à découvrir absolument, tout ce qu'il écrit est puissant, éclairant, utile : il vous conduira à Christopher Lasch, donc, mais aussi au formidable et méconnu George Orwell.

Chers amis, je vous recommande chaleureusement ce livre de Christopher Lasch, c'est un de mes meilleurs livres.

Étienne.