Les journalistes (même à ASI ?!) semblent ne pas avoir envie (ont-ils peur ?) de traiter cette affaire à son échelle réelle.

Ce Denis Robert semble sacrément courageux, si on se met à sa place, et très convaincant, malgré les questions gênantes d’ASI (interruptions fréquentes, procès d’intention, détachement amusé) et les "arguments" parfois très courts du type "que répondez-vous à l’accusation de paranoïa complotiste ?" : le gars écrit un gros livre (étiqueté "roman" peut-être pour se protéger des procès écrasants David-Goliath) tellement il a accumulé d’éléments factuels détaillés dans des conditions d’extrême difficulté, et au lieu de l’aider, on se contente de tout repousser du revers de la main en invoquant la commode théorie du complot.

Pour une fois, je suis un peu déçu par Daniel Schneidermann (ça passera, parce que c'est quelqu'un de bien :o) : ce débat m'a fait penser à celui sur "le traité constitutionnel" où les opposants alignaient patiemment des pages d’arguments précis et où on se contentait de leur opposer des imprécations, des injures et de beaux principes trompeurs.

ASI a été courageuse, encore un fois, de donner un long temps de parole à cet iconoclaste, mais les journalistes d’ASI semblaient avoir peur de se faire berner au point de ne pas aider leur invité (qui en a probablement plus besoin que le monstre en face) pour se protéger eux-mêmes.

On a envie d’aider ce vaillant petit citoyen et de lire son histoire en détail, dans son livre : « La domination du monde » (Julliard, 347 p.).